Le 17 juin dernier, une déréglementation massive du génie génétique (NGT) a été acceptée au sein du Parlement européen, après trois ans de négociation. Uniterre se joint à la Coordination européenne Via Campesina (ECVC) pour dénoncer la trahison des paysan·nes et des consommateur·rices.
À l’avenir, 90% de toutes les plantes génétiquement modifiées (à l’exception des semences) seront autorisées sans évaluation des risques ni étiquetage. Ce nouveau règlement NTG ouvre donc la voie à la privatisation généralisées des ressources génétiques pour l’intérêt économique d’une minorité de multinationales semencières. Il s’agit d’une catastrophe pour la biodiversité, pour les paysan·nes et pour notre souveraineté alimentaire.
La Suisse, qui importe une grande partie de son alimentation depuis les pays voisins de l’UE, sera fortement concernée par cette déréglementation des OGM. Ainsi, les produits génétiquement modifiées ne seront plus étiquetés comme tels et il ne seront donc plus possible de distinguer si l’alimentation est génétiquement modifiée ou non. De plus, cette déréglementation entraînera une forte augmentation du nombre de brevets qui profitera uniquement aux grandes entreprises. Pour rappel, il existe en Suisse une obligation d’étiquetage des denrées alimentaires OGM et le principe de précaution est de mise. Cette nouvelle réglementation européenne va à l’encontre du système juridique suisse. Comment l’importation d’alimentation depuis l’UE sera-t-elle gérée ?
Le génie génétique a besoin de règles strictes pour protéger les paysan·nes et les consommateur·rices. C’est pourquoi, nous vous invitons à signer l’appel adressé au Conseil fédéral pour exiger le droit à la liberté de choix : https://stopogm.ch/ogm-en-suisse/les-ogm-dans-le-commerce/appel/
Pour plus d’informations : https://viacampesina.org/fr/le-parlement-europeen-approuve-la-dereglementation-des-plantes-ogm-ntg/




