mardi, 16 juillet 2019
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Nous nous sommes retrouvés en ce mardi 16 juillet devant la Migros du Shopiland de Schonbühl pour protester contre l'annonce de la baisse du prix du lait annoncée par ELSA- le transformateur de Migros - à ses producteur.trice.s de lait au 1er juillet 2019. Cette annonce de baisse de prix du lait est inacceptable et incompréhensible ; alors que la situation du marché laitier en Suisse comme en Europe vit actuellement une embellie. Cette décision ne va faire qu'aggraver la situation déjà catastrophique des producteur.trice.s de lait Suisse.

Au moyen d'un cercueil représentant le.la dernier.ère producteur.trice de lait Suisse, nous - Uniterre mais aussi les organisations paysannes Big-M, BZS (Bäuerliche Zentrum Schweiz) et BBK (Bernische Bäuerliche Komitees) - avons exprimés notre mécontentement envers ELSA/Migros et demandons un retour en arrière sur cette décision scandaleuse.

Ci après: le discours lu lors de l'action expliquant la situation et les faux arguments mis en avant par ELSA/Migros pour justifier cette baisse de prix.

Discours

lundi, 15 juillet 2019
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La commission de branche qui fixe le prix indicatif pour les grandes cultures bio, dont fait partie BioSuisse, a décidé de baisser linéairement tous les prix des grandes cultures bio. Blé, seigle, épeautre, mais, orge, etc. Pour le blé panifiable cette baisse est de 3 ct/kg passant de 106.- à 103.-.

Au moment ou deux initiatives et la société réclament le passage à une production sans pesticides et à une agriculture plus soucieuse des ressources, le marché bio reproduit le schéma du marché conventionnel. Pourquoi baisse-t-on le prix du blé indigène bio alors que les grands distributeurs nous vantent à grand renfort de publicité les efforts du marché pour favoriser une production plus durable ? Pourquoi BioSuisse toujours si prompt à invoquer les bienfaits du marché libéralisé ne réagit pas alors que le potentiel de production indigène reste très grand et que cette baisse de prix met à mal la durabilité économique de la production céréalière suisse ? La raison invoquée est l'augmentation de l'offre et le danger d'un décrochage du pain bio par rapport au pain conventionnel !

Il est vrai que les surfaces cultivées en bio sont en augmentation mais pour l'approvisionnement indigène nous n'atteignons aujourd'hui que 55 % ! Ce pourcentage reste toujours extrêmement bas et la Suisse aurait largement le potentiel de subvenir à ses besoins en blé panifiable bio. Mais cette augmentation de la production suisse signifie que la part de blé importé diminue. Les transformateurs achètent en effet le blé bio importé du Canada ou d'Argentine à environ 75 cts. Avec une augmentation de l'offre indigène, même faible, leur marge diminue.

C'est pour cette raison que sous la pression de l'industrie et de la grande distribution, l'organisation sectorielle de la branche a décidé de reporter cette baisse sur les producteur.trice.s. Le prix du blé bio s'approche ainsi du prix du blé conventionnel d'il y a 20 ans, alors que les rendements sont inférieurs et qu'il est impossible de développer une production suisse durable si l'on ne paye pas équitablement les producteur.trice.s. A noter que le coût du blé payé au producteur.trice ne représente que 11% environ du prix d'un kilo de pain. Le renchérissement potentiel reporté sur les consommateur.trice.s si les marges restent intouchées représente 3 cts/kg de pain.

Il reste encore plus indispensable de se mobiliser et d'imposer au marché des règles pour favoriser une économie équitable et durable, donnant la priorité à une production de proximité basée sur un usage respectueux des ressources disponibles !

Nous attendons que BioSuisse, malgré sa relation de dépendance auprès de Coop, s'engage pour cet objectif au nom de la survie économique des producteur.trice.s et de sa vision d'une Suisse pionnière de l'agriculture biologique!

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vendredi, 05 juillet 2019
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Pour la première fois depuis longtemps, le marché laitier vit une embellie : la production actuelle n’est pas excédentaire, les stocks de beurre et de poudre sont au plus bas (production cumulée de janvier à mars 2019, en comparaison à 2018 : lait – 3.3% et beurre – 12.6%). La situation sur le marché européen est similaire. Et pourtant, des transformateurs décident de baisser le prix du lait. En particulier, ELSA - transformateur de Migros - qui a l'une des meilleures mises en valeur du lait sur le marché, impose la baisse la plus importante : 3 centimes par litre de lait à partir du 1er juillet 2019.

Migros propose un lait « durable » depuis le début de l'année 2019 mais cela ne garantit en rien la pérennité des exploitations laitières avec une baisse de 3 cts sur du lait qui est déjà payé 40% de moins que les coûts de production. Le seul point durable qu'il y a dans le lait Migros, c'est la durabilité de ses marges! Et cerise sur le gâteau : son lait « durable » est mis en avant avec, entre autres, la mention « partenariats équitables »... !!

Elsa n'est pas le seul transformateur à agir en ce sens. Emmi a également annoncé une baisse de 0,4%.

Cette décision ne va faire qu'aggraver la détresse des producteur.trice.s de lait. Pour rappel: pour produire 1l de lait en Suisse, cela coûte environ 1fr. en plaine alors que les producteur.trice.s de lait touchent entre 50 et 60 centimes par litre.

Message pour ELSA-Migros : si vous ne vous décidez pas à revenir en arrière, attendez vous à nous voir débarquer avec nos grosses bottes dans vos magasins!

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mercredi, 03 juillet 2019
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La COORDINATION EUROPÉENNE VIA CAMPESINA (ECVC) appelle le Parlement européen et les États membres à rejeter l'accord


Vendredi dernier, la Commission européenne a signé l'accord dit de libre-échange avec les pays du Mercosur.
L'accord avec le Mercosur s'ajoute à d'autres accords de libre-échange tels que le CETA, qui détruisent le modèle d'agriculture durable des petit.e.s et moyen.ne.s agriculteur.rice.s, la souverainetéalimentaire et les modèles alimentaires sains et durables.
La signature de cet accord - selon Andoni García Arriola, membre du comité de coordinaton de l'ECVC) - montre clairement l'hypocrisie de la CE et des États-membres qui se cachent derrière elle :
Comment est-il possible, dans un contexte de crise climatique, de signer un accord qui promeut le modèle d'industrialisaton de l'agriculture plutôt que la localisation des systèmes agricoles, etce en totale contradiction avec les objectifs de l'accord de Paris sur le changement climatique?

Comment est-il possible de signer un accord qui aura un impact négatif évident sur les revenus des agriculteur.rice.s en Europe alors que les revenus des ces dernier.ère.s sont déjà très faiblespar rapport à ceux d'autres secteurs de la société européenne et qu'aucun mécanisme sérieux de réglementaion interne à l'UE n'est mis en place pour faire changer la situation? .....

Lire la suite : pdf


mercredi, 03 juillet 2019
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La Confédération envisage d’abolir l'obligation de déclarer l’origine des bois.

Cela va à l'encontre des préoccupations des consommatrices et consommateurs ! Nous voulons pouvoir décider, lors de nos achats, en fonction de l’origine des bois.

Grâce à cette déclaration, la consommation en Suisse de bois tropicaux est passée de 12’000 t (2010) à 7’000t (2018) par an!

Préservons l’obligation de déclaration! Préservons les forêts! Préservons le climat!

Pour signer la pétition, voir ci-dessous :

https://www.bmf.ch/holzdeklaration/fr/home/

lundi, 24 juin 2019
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La prime à la transformation fromagère, anciennement à 15 cts par kilo de lait, aujourd’hui à 10,5cts par kilo de lait suite à la suppression de la loi chocolatière au 1er janvier 2019, est une prime versée par la Confédération à l’industrie laitière. Cette prime est destinée à maintenir le prix du lait dans un marché fromager libéralisé. Cette prime à la transformation fromagère doit revenir directement aux producteur.trice.s de lait. Ceci est stipulé dans l’art. 6 let.b de l’Ordonnance sur le Soutien du prix du Lait (OSL) et dans l’art. 38 de la loi fédérale sur l’agriculture (Lagr). Cependant, force est de constater que l’ordonnance et la loi ne sont que partiellement appliquées.

Selon une analyse de la Recherche Agronomique Suisse*, datant de 2014, entre 60 et 100 Mio de Fr sur les environ 300 millions versés par la Confédération, ne sont pas versés aux producteur.trice.s. Cette situation n'a pas changée. Suite à ce constat, un parlementaire, Monsieur Molina, a déposé en décembre dernier une interpellation à ce sujet, intitulée : « Suppléments pour le lait transformé en fromage. Tromperie systématique? ». Dans sa réponse, le Conseil Fédéral nie l'ampleur de l’abus et affirme que l'application de la loi est contrôlée ponctuellement par sondage. Nous avons donc envoyé une lettre ouverte à Monsieur Parmelin afin de dénoncer ce scandale !

Par le moyen de cet encaissement du supplément à la transformation fromagère non conforme à la loi, l'industrie laitière organise un dumping avec l'exportation de fromage à un prix en dessous du prix du lait payé en Europe. Cette situation ne peut plus durer !

*Analyse de l’impact sur le marché laitier du supplément pour le lait transformé en fromage, Listorti G., Tonini A.,Recherche Agronomique Suisse 5(5), 212-215, 2014


Annexes :

  1. Lettre ouverte envoyée à Monsieur Parmelin, responsable de l’OFAG
  2. Interpellation de Fabian Molina
  3. Avis du Conseil Fédéral à l’interpellation de Fabian Molina

Pdf avec les annexes

mercredi, 12 juin 2019

Le 19 décembre 2018, le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation sur l’avant-projet de loi fédérale relative à l’approbation des accords de libre-échange. Ce projet prévoit la suppression de la soumission au référendum facultatif des accords de libre-échange. Le prétexte invoqué pour ce démantèlement des droits démocratiques est la "lenteur administrative", une "dilution politique" et "l'influence négative sur l'attrait de la place économique et la réputation de partenaire". Si on comprend bien la logique du Conseil Fédéral autant supprimer directement la démocratie. Uniterre se positionne très fermement contre ce projet qui veut limiter les droits démocratiques sur des questions qui touchent les bases de notre vie dans la société.

Les accords de libre-échange ont eu un impact global extrêmement négatif, notamment en termes de dégradation des conditions de travail, mais aussi de destruction environnementale. Aujourd'hui, il est question d'intégrer des critères de durabilité dans ces accords de libre-échange. Mais la logique commerciale dominante, qui s’appuie sur une mise en concurrence acharnée, assigne d'emblée une fonction d'alibi à ses prétendues bonnes intentions. Le droit au travail et aux moyens de production, la protection de l'environnement et un développement porteur d'avenir sont les éléments clés des relations commerciales et pas un annexe en bas de page.

Bien que la planète surchauffe, la Suisse accélère la cadence des négociations sur de nouveaux accords de libre-échange (Indonésie signé en attente de ratification, Malaisie, Mercosur, Etats-Unis, Accord cadre avec l'UE). Chacun de ces projets porte atteinte à la Constitution, à la sécurité et à la souveraineté alimentaire. Que faudra-t-il comme pression populaire pour faire comprendre à notre gouvernement que le local vaut mieux que le global au niveau des transports de marchandises, au niveau environnemental et au niveau de la protection des salaires et des revenus suisses ? Les accords de libre-échange sont une régression par rapport à un système douanier différencié, démocratiquement instauré et qui peut à tout moment évolué et être adapté.

Rudi Berli, secrétaire d'Uniterre


mercredi, 12 juin 2019
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Il y a 37 ans l’article constitutionnel sur l’égalité a été voté et depuis 22 ans la Loi sur l’égalité existe. Pourtant les disparités salariales entre hommes et femmes sont toujours de mise, les retraites des femmes sont souvent misérables. Elles sont en moyenne 37% moindres que celles des hommes.

Les femmes travaillent à temps partiel pour pouvoir s’acquitter des tâches ménagères, du soin des enfants, des proches.

Les femmes paysannes sont dans la même situation. Elles aident leur conjoint en prenant en charge la gestion familiale. Elles soutiennent leur mari sur l’exploitation, en prenant la responsabilité de la comptabilité, elles s’occupent aussi des animaux de la ferme, elles s’engagent aux travaux des champs lors des périodes chargées et font la cuisine pour les ouvrières et ouvriers.

Le 14 juin 2019, toutes les femmes, quelles que soient leur profession, leur rôle, leur appartenance sociale et politique sont appelées à manifester pour démontrer leur solidarité envers les autres femmes. Mais aussi pour que le travail des femmes soit reconnu, pour qu’elles soient visibles, car nombreuses sont les femmes qui travaillent dans l’ombre.

Dans les cantons, les femmes organisent des soirées de discussion, des conférences à la suite de la diffusion d’un film, des fêtes, des ventes de soutien, etc.

Informez-vous sur les activités prévues dans votre canton ! La coordination romande de la grève des femmes vous donnera les contacts et coordonnées nécessaires. Voir : grevefeministe@gmail.com, mais aussi Facebook : Grève des femmes, grève féministe.

Ce serait magnifique que les femmes paysannes soient visibles et qu’elles démontrent leur solidarité envers toutes les autres femmes ! Une remarque encore : la grève vise un système patriarcal, elle n’est pas une grève contre les hommes, qui sont bienvenus s’ils veulent témoigner leur soutien à la cause des femmes.

Extrait de la Déclaration sur les droits des paysan.ne.s en lien avec le rôle des femmes.

« Les paysannes et les autres femmes vivant en milieu rural jouent un grand rôle dans la survie économique de leur famille et dans l’économie rurale et nationale, notamment par leur travail dans les secteurs non monétaires de l’économie, mais se voient souvent refuser la jouissance et la propriété de la terre, un accès équitable à la terre, aux ressources productives, aux services financiers, à l’information, à l’emploi ou à la protection sociale, et sont souvent victimes de violence et de discrimination sous des formes et dans des manifestations diverses »

Michelle Zufferey, secrétaire à Uniterre

vendredi, 07 juin 2019
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La multinationale suisse Interholco, basée dans le canton de Zoug, possède une énorme concession forestière dans le nord du Congo. Cette zone correspond au type de forêt nécessitant une protection particulière (« critical habitat »). Interholco ouvre des routes dans la forêt tropicale intacte pour abattre du bois et met ainsi en danger l’habitat naturel du gorille des plaines, une espèce menacée.

Interholco détruit la forêt tropicale sur l’équivalent d’un quart de la surface de la Suisse. Cette zone correspond au type de forêt nécessitant une protection particulière («critical habitat»). La déforestation s’avère très grave, car la zone présente une très grande biodiversité. Grâce à l’initiative pour des multinationales responsables, nous pouvons mettre un terme à cette déforestation.

Avec cette lettre de protestation, le comité de l'initiative multinationales responsables exige d’Interholco de ne plus abattre aucun arbre pour construire de nouvelles routes dans la forêt tropicale intacte !

Lien vers la lettre de protestation à signer : https://initiative-multinationales.ch/lettre-de-protestation


samedi, 25 mai 2019
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Le bas de laine


Le nombre d'éleveuses et éleveurs d'ovins ne cesse de diminuer. La viande d’agneau est très populaire, mais environ la moitié de la consommation est importée. Au premier semestre 2016, ce chiffre atteignait 4035 tonnes. 60 pour cent des importations proviennent de Nouvelle-Zélande ou d'Australie. Ce sont surtout les morceaux nobles que l'on mange en Suisse. La production indigène, en revanche, est en baisse ; en 2015, elle représentait 4 415 tonnes. En Suisse, l'agneau est surtout consommé au printemps et en automne après l'alpage. Beaucoup de gens ne savent pas que la viande a aussi une saison.

Les contributions de la Confédération à la transformation de la laine, ces dernières années, ont au moins empêché que la laine ne devienne un déchet en Suisse. Aujourd'hui, ces contributions sur le recyclage font à nouveau l'objet d'un débat. Une mauvaise idée et une mauvaise nouvelle pour les nombreuses initiatives, petites et grandes, qui ont essayé avec créativité de rendre la laine populaire en tant que produit naturel suisse.

Non, les moutons ne sont pas bêtes. En troupeau, les moutons valorisent de manière idéale nos Alpes et de nombreuses petites "parcelles marginales". Ce sont des animaux attachants qui ont un lien étroit avec leur progéniture et leurs congénères.

Mais attention, il faut veiller à distinguer le vrai mouton du loup déguisé en agneau! Au risque de se mettre en péril.

L’ex-conseiller fédéral, M. Schneider-Ammann fait partie de la deuxième catégorie. Sous son apparence affable, il a néanmoins défendu une politique libérale très dure privilégiant les intérêts des compagnies suisses, reléguant l'éthique et la morale à un rang secondaire – et mêmes les voix critiques ont relevé qu’il a su redonner le sourire à l'économie suisse. Au cours de son mandat de ministre de l'Économie, M. Schneider-Ammann a conclu des accords de libre-échange avec 11 pays, dont le plus récent avec l'Indonésie. Les problèmes liés à la déforestation des forêts tropicales ont, une fois de plus, été occultés par les intérêts des entreprises (notamment agro-alimentaires, agro-chimiques). Pour M. Schneider-Amman et les lobbyistes, ces accords permettront de développer des affaires très lucratives pour la Suisse. Reste à voir aussi comment ces buts économiques pourront être conciliés avec les objectifs climatiques.

M. Guy Parmelin a repris le dossier économique à la suite de M. Schneider-Amman. Un successeur à la tête de l'Office fédéral de l'agriculture est également recherché, pour remplacer le directeur actuel, M. Lehmann. On peut changer les têtes, mais il faut plus que cela pour mettre la politique agricole sur une nouvelle voie. •