jeudi, 23 avril 2020
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L’Interprofession du Lait veut importer 1000 tonnes de beurre. Pour l’Union suisse des paysans, cette décision est totalement incompréhensible et fait un affront aux producteurs suisses de lait. Des importations de beurre ne sont pas indiquées à l’heure actuelle. Les stocks de beurre ont grossi ces dernières semaines. Quant aux producteurs de lait, ils se voient toujours imposer des déductions sur les exportations de matière grasse du lait ! Les prix à la production diminuent partiellement en mai, alors que les déductions restent élevées. La hausse annoncée pour juillet des prix à la production se révèle insuffisante dans ce contexte. Pour l’USP, il est hors de ques-tion d’importer du beurre dans les circonstances actuelles !


Renseignements :
Martin Rufer, directeur de l’Union suisse des paysans, tél. 078 803 45 54

vendredi, 17 avril 2020
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En cette journée internationale des luttes paysannes du 17 avril 2020, les paysans n’ont qu’un mot pour le conseil Fédéral : « cela suffit ! ». Les annonces de M. le Conseiller Fédéral Parmelin du 1er avril visant à faciliter certaines importations pour faire face à la crise actuelle du COVID-19 ne sont pas acceptables. Alors que les agriculteurs et artisans sont sacrifiés depuis des décennies sur l’autel de la croissance à court terme et de la tertiarisation de l’économie, quand le système se grippe, l’État favorise encore et toujours le marché globalisé et les acteurs industriels de l’agro-alimentaire. L’épidémie du COVID-19 a mis en lumière les fragilités du système alimentaire dirigé depuis plusieurs décennies par les logiques capitalistes de marché. Les échecs de ce modèle sont plus flagrants que jamais et mettent en péril les bases vitales de la société, il est donc temps de changer de paradigme.

Il incombe au Conseil fédéral et au Parlement de tirer les leçons de la crise que nous traversons actuellement et d’enfin mettre en œuvre la Souveraineté alimentaire par la création d’un cadre qui valorise la production indigène, les circuits courts, l’agriculture paysanne et les artisans locaux. La production alimentaire ne doit plus être conçue comme un quelconque bien à commercialiser, mais bien comme la base vivrière d’un pays lui permettant de survivre en temps de grave crise et au-delà. La Souveraineté alimentaire permet cette mutation radicale.

Appel à une convergence des mouvements sociaux en ce 17 avril, journée internationale des luttes paysannes

Cette journée internationale des luttes paysannes est aussi l’occasion pour Uniterre de se joindre aux mouvements paysans du monde entier, ainsi qu’à ceux pour la justice climatique et sociale, afin d’inscrire dans la durée un soutien concret et direct à l’agriculture paysanne et aux circuits courts et de mettre en œuvre dès à présent les principes de la Souveraineté alimentaire, à l’échelon national et international.

Avec eux, Uniterre tient à rappeler également que l’urgence climatique ne s’est pas dissipée avec la crise sanitaire actuelle et que la mise en application de la Souveraineté alimentaire est une condition nécessaire pour engager la transition vers plus de justice sociale et écologique.

Nous avons besoin de plus d’actifs dans l’agriculture pour réaliser la Souveraineté alimentaire. Ainsi, nous invitons dès aujourd’hui la population, meilleure alliée de l’agriculture paysanne, et les agriculteurs à se rapprocher et à élaborer ensemble les contours du système alimentaire de demain.A l’image des militants qui sont allés proposer leur soutien auprès d’agriculteurs de toute la Romandie, nous invitons le plus grand nombre à s’engager dès maintenant et sur la durée. Pour ce faire, Uniterre et Agriculture du futur lancent officiellement aujourd’hui le réseau romand de solidarité à l’agriculture paysanne via la plateforme https://agriculturedufutur.ch/reseau-solidaire ! L’alimentation nous concerne toutes et tous, reprenons en main notre avenir !

Lettre ouverte au Conseiller Fédéral M. Parmelin

Communiqué de presse (pdf)

Liens :

Agriculture du futur-https://agriculturedufutur.ch/

MAPC (Mouvement pour une Agriculture Paysanne et Citoyenne) - https://mapc-ge.ch/manifeste/

jeudi, 16 avril 2020
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Bravo les Producteurs suisses de lait ! La Suisse connaît une pénurie de matière première dans le secteur laitier, entraînant l’impossibilité pour les usines de transformation d’assurer un approvisionnement suffisant en beurre. La faute à qui ? Aux producteurs ? Non !!! Aux acheteurs et à la grande distribution qui, à force de faire pression sur les prix, ont réussi à dégouter des milliers de productrices et producteurs de lait, avec des prix si bas qu’il est impossible de tourner sans faire d’immenses sacrifices, et surtout sans trouver un travail annexe, histoire de cumuler les heures de travail au-delà du raisonnable. Oui, nos paysannes et paysans travaillent à perte quand ils produisent du lait.

Cela va réjouir nos deux géants orange. Les voilà pleinement légitimés pour importer du beurre européen à bas prix, afin de garnir leurs rayons. Quel sera le prix au consommateur de ce beurre étranger ? Bonne question !

Et pendant ce temps, quelle est la réponse donnée par la faîtière des producteur.trice.s de lait ? Embaucher un mannequin pour promouvoir le beurre helvétique… C’est bien connu qu’avec une jolie fille, on va résoudre la crise profonde qui continue de plonger dans le désarroi des milliers de familles paysannes ! Et si on faisait plutôt pression pour obtenir la seule chose qui manque : un revenu décent, un prix du lait qui couvre les frais de production, et qui donc permet de se constituer un revenu décent ! Ça ne serait pas une riche idée ? Une rémunération équitable pour les familles paysannes, voilà qui serait une excellente pub !

Mais peut-être que quand on a une double casquette acheteur-producteur, on a un peu de peine à assumer son rôle au sein de la défense professionnelle ?

Uniterre

mercredi, 08 avril 2020
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Texte de Claude Bezençon, sociologue de la santé et de l'environnement

1) Discriminations, inégalités de traitement et révolte confuse

Lors de la fermeture du marché, plusieurs personnes de mon entourage se sont demandé pourquoi la Migros (particulièrement) pouvait ouvrir et les producteurs locaux étaient discriminés.

Dans mon milieu, la Migros n'a pas une très bonne image. En effet, comment peut-on décemment, en pleine crise sanitaire, proposer des étals de fraises en hiver? Le présent devrait être déjà l'avenir. Il devrait être interdit de proposer à la clientèle une abondance de produits hors saison, bourrés de pesticides.

La population de la ville est attachée à son marché, ses commerçants qu'elle rencontre régulièrement une ou plusieurs fois par semaine. Nous savons que ces commerçants paysans vivent une vie difficile, faite de travail et d'abnégation. La relation entre la population et nos producteurs/trices est imprégnée de ce sentiment et les gens ont vécu cette fermeture comme une profonde injustice.

Que sont devenus nos paysans? Comment pourront-ils tenir le coup, si on leur interdit d'exercer leur activité?

Dès le début de la crise, sont apparues dans le pays des autorités cantonales très vindicatives, qui ont donné le sentiment qu'ils désiraient avoir un contrôle social total sur la population. Les gens, sidérés par la croissance du virus, n'ont pas réagi à la fermeture des marchés.

Mais dès la prise des pleins pouvoirs par le Conseil fédéral, nous a été transmis un message beaucoup plus clair, un message de respect envers la population, un message de confiance envers les individus, jugés capables de prendre leurs responsabilités en matière d'auto-discipline concernant notamment les règles de distanciations sociale.

Lors de l'annonce de mesure très serrées, interdiction de rassemblement de plus de cinq personnes, maintient d'une distance de deux mètres, conseils appuyés de rester à la maison pour les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques, certaines autorités cantonales se sont senties pousser des ailes autoritaristes et se sont mises à vouloir interdire tout ce qui leur tombait sous la main.

C'est excès d'autoritarisme a été rapidement confronté au discours du Conseil fédéral, empreint de sagesse et de modération en la circonstance, et à des contradictions évidentes entre l'autorisation d'enfreindre les restrictions, accordée à certains groupes privilégies, notamment aux entreprises de gros calibre et l'interdiction d'exercer leurs activités à des milieux économiques plus faibles. L'injustice faite aux agriculteurs locaux et petits commerçants des marchés face notamment aux grandes surfaces a frappé de plus en plus les esprits.

Le Conseil fédéral a senti très rapidement, et a même anticipé l'effet délétère des injustices, discriminations, et certains abus d'autorité. C'est pourquoi il a fixé, dès le départ de sa stratégie de gestion de crise, la priorité de préserver les classes inférieures, et à assurer l'égalité de traitement entre les différentes couches de la population.

2) L'autoritarisme se nourrit de l'ignorance et le respect se nourrit de la connaissance

Les gens sont trop peu curieux. J'ai été étonné que personne n'ait remarqué que le Conseil fédéral avait dès le 21 mars souligné que les stands de nourriture au marché étaient des magasins d'alimentation pouvaient rester ouverts.

Les courriers échangés avec les autorités communales ont d'abord montré un refus de l'évidence, c'est-à-dire qu'elles devaient mettre en place les conditions de l'autorisation aux commerçants de produits alimentaires au marché. C'est grâce à la discussion, aux échanges d'arguments, que celles-ci ont compris le sens des dispositions prises par le Conseil fédéral.

Le Conseil communal de La Chaux-de-Fonds est même allé au-delà de ce que nous pouvions espérer, en autorisant, dans un esprit d'égalité de traitement entre tous les acteurs économiques du commerce de détail de produits alimentaires, l'ouverture de stands de nourriture selon les mêmes horaires que les magasins pratiquant sous un toit. Cela montre la force de l'agir communicationnel (voir Habermas). Cet exemple est une illustration de la culture de discussion qui a eu cours en l'occurrence et constitue une victoire de la logique.

Il s’agit dès lors de dépasser le sentiment que nous sommes sur une mauvaise pente pour l'avenir de l'humanité. Il incombe à chacun-e d’entre nous de s’informer, d’étudier pour en arriver à la connaissance, par exemple, que la pandémie du coronavirus est une conséquence directe de la surexploitation des ressources et de la paupérisation de populations de plus en plus nombreuses.

C’est avec la force de nos arguments et grâce à la culture de l’écoute respectueuse de part et d’autre que nous pourrons étendre la conviction que le système capitaliste doit être dépassé.

3) Le monde de demain se construit aujourd'hui

Un autre élément qui a hérissé la sensibilité de la population face à la fermeture des marchés, c'est l'importance, voire l'urgence, de modifier nos comportements en matière de consommation. Il existe un mouvement de plus en plus profond et de plus en plus majoritaire dans la population à vouloir consommer des produits régionaux, pour le bien de la santé et de l'environnement, à vouloir vivre en meilleure harmonie avec la nature.

La fermeture des marchés a été ressentie jusque dans les tripes comme une sorte de tentative de passage en force de modes de productions et de consommations destructeurs des géants de l’agro-alimentaire, un peu comme un coup d'Etat de ceux qui vendent des fraises hors saison contre celles et ceux qui veulent respecter la saisonnalité et la régionalité des produits, favoriser des modes de production agricole extensifs (production intégrée, et de plus en plus biologique).

La réouverture des marchés, alors qu’elle survient au plus fort de la crise sanitaire, est vécue par beaucoup comme une victoire contre les modes de production intensifs, abusant de produits phytosanitaires. D'autres crises surviendront, d'autres virus apparaîtront, car les microbes existent depuis toujours. Si nous ne changeons pas la compétition en coopération, la surconsommation en sobriété, etc., nous ne nous pourrons pas nous adapter aux changements climatiques qui transforment le monde pour les siècles à venir. C'est une question de vie ou de mort. C'est un combat contre les prédateurs qui nous ont menés à ces crises.

mercredi, 08 avril 2020
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Suite au Communiqué de presse du 3 avril concernant la ré-ouverture possible des marchés (https://uniterre.ch/fr/thematiques/communique-de-p...), voici ci après un lien vers un courrier-type à envoyer à vos communes pour les engager dans cette démarche!

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Organisation qui soutiennent la réouverture des marchés : Uniterre, Slow Food, La Semaine du goût, Mouvement pour une agriculture paysanne et citoyenne (MAPC), Agriculture du futur Romandie, la FRACP, Association romande marché paysan, Les Artisans de la transition, Association romande des magasins du monde, Bio Fribourg, Chrétiens au travail, GRASSROOTED.

vendredi, 03 avril 2020
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Communiqué de presse du Réseau suisse pour la réouverture des marchés

Nous sommes un groupe de citoyen.ne.s, de paysan.ne.s et de détaillants en alimentation actifs sur différents marchés en Suisse romande et en Suisse alémanique. Nous demandons la reprise de la commercialisation directe via les marchés alimentaires. La discrimination et l'inégalité de traitement avec les grands distributeurs ont commencé avec la fermeture des marchés le 17 mars 2020, décrétée par le gouvernement fédéral.

Dès le 21 mars 2020 déjà, le Conseil fédéral a publié sur la page d'accueil de l'OFSP trois rapports explicatifs sur l'ordonnance 2 Covid-19, qui définissent clairement que les étalages de denrées alimentaires sur le marché sont considérés comme des magasins d'alimentation et sont donc exemptés de l'interdiction de vente tant que les règles de la distanciation sociale sont respectées. Ils peuvent donc rester ouverts sur un pied d'égalité avec tous les magasins d'alimentation et les supermarchés. Le troisième de ces rapports étaye encore cette directive du Conseil fédéral en précisant la différence entre les stands (réguliers) des marchés de denrées alimentaires, qu'il ne faut pas confondre avec les marchés de produits alimentaires (par exemple les foires aux produits du terroir). Selon la loi sur les épidémies (art. 75), les cantons doivent appliquer les directives du Conseil fédéral sous peine de sanctions (art. 83).

Ainsi, le 23 mars 2020, des citoyen.ne.s et paysan.ne.s chaux-de-fonniers ont pris contact avec le Conseil communal de La Chaux-de-Fonds. Après moult échanges de courriers avec le réseau chaux-de-fonnier, le Conseil communal a décidé, lors de sa réunion du 1er avril 2020, des solutions à mettre en place pour réintroduire les étals de nourriture sur le marché. Dès lors, les marchés de La Chaux-de-Fonds pourront être ré-ouverts à partir du 8 avril 2020, répartis sur différentes rues.

Nous incitons les organisations paysannes et citoyennes ainsi que les détaillants à rejoindre notre réseau et soutenir notre demande aux autorités cantonales pour qu’elles exécutent sans délai les directives du Conseil fédéral afin que les paysannes et paysans locaux puissent fournir à la population des produits sains et régionaux. Nous appelons les communes et les cantons à informer les commerçants et le public sur les modalités de mise en œuvre de la prochaine réouverture des étals de produits alimentaires.

Réseau suisse pour la réouverture des marchés

Avec le soutien de : Uniterre, Slow Food, La Semaine du goût, Mouvement pour une agriculture paysanne et citoyenne (MAPC), Agriculture du futur Romandie, Association romande marché paysan, Les Artisans de la transition, Chrétiens au travail, GRASSROOTED.

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jeudi, 02 avril 2020
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Pour votre bien, pour celui de la planète, soutenez l’agriculture de proximité !

Il y a, dans votre région, ville, village, de nombreuses offres de vente directe ou de paniers, certaines d’entre elles proposent un service de livraison à un point de collecte ou dans des agglomérations !

Voici quelques liens vers des plateformes qui regroupent les offres de Ventes directes à la ferme :


Au niveau national

www.a-la-ferme.ch

https://www.bio-suisse.ch/fr/ventedirecte.php


Au niveau romand

https://www.marchepaysan.ch/

Ce site est géré par les productrices et producteurs.

https://www.bioconsommacteurs.ch/

Ce site répertorie les magasins, la vente directe à la ferme et les paniers.

https://www.saveurs-de-saisons.ch/

Fermes paysannes bio du Jura, livraison commune une fois par mois dans le canton du Jura, Jura Bernois et Chaux-de-fonds

https://local-heroes.ch

www.mon-producteur.ch

Application gratuite


Paniers

Fédération romande de l'agriculture contractuelle de proximité- Association romande

https://www.fracp.ch/


Marché en ligne

https://www.vitaminelocale.ch/epicerie-locale


A la recherche d’idées de recettes ?
Ce site propose des plans de menus hebdomadaires : sains, de saison et de proximité. Des recettes variées et accessibles à toutes les bourses !

https://www.paysannes.ch/fr/alimentation/recettes/

mercredi, 01 avril 2020
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Dans sa consultation du train d’ordonnances agricoles 2020, l'OFAG propose de verser la prime de transformation fromagère et la prime de non-ensilage directement aux producteurs de lait à partir de janvier 2022.

En effet, il semblerait qu’actuellement une partie importante de cette prime, qui représente au total 293 millions de francs par an, n'arrive pas chez le producteur comme c'est prévu selon la loi (art. 6 let.b de l’Ordonnance sur le Soutien du prix du Lait (OSL) et art. 38 de la loi fédérale sur l’agriculture (Lagr)). Selon une analyse de la Recherche Agronomique Suisse*, entre 60 et 100 millions de francs par an ne reviendrait pas aux producteurs.

L’objectif de cette prime était de stabiliser le prix du lait industriel après la libéralisation du marché fromager (juin 2007). Elle doit être versée pour une transformation fromagère de haute valeur ajoutée du segment A dont le prix indicatif est actuellement à 71cts/kg. De nombreuses fromageries artisanales transmettent cette prime correctement aux producteurs. Par contre, certains grands acheteurs et transformateurs contournent cet objectif par une application opaque de la segmentation, ce qui empêche les producteurs de savoir exactement quel est le prix réel de leur lait.

Cette situation a été tolérée par l'OFAG durant des années. Malgré l'existence d'une protection douanière cruciale pour le secteur, le prix du lait industriel a dégringolé avec un prix du lait payé au producteur d’environ 57 cts/kg. Du lait B avec un prix moyen de 45cts/kg. Une fois déduite la prime de transformation fromagère, les transformateurs payent réellement le prix du lait aux alentours de 30 cts ! Cela explique que des milliers de tonnes de fromages sont exportées en dessous de Fr 3/kg.

La Fédération des Producteurs Suisse de Lait (FPSL) a fait savoir dans un communiqué de presse du 27 mars qu’elle rejette ce changement de système. En effet, la FPSL craint une pression supplémentaire sur les prix du lait et notamment sur le prix du lait de centrale, ce qu’indique le rapport explicatif de l’ordonnance : "Une baisse du prix du lait destiné à la fabrication de fromage pourrait en particulier conduire les négociants actifs comme exportateurs à faire pression sur le prix des fromages, ce qui se répercuterait négativement sur le prix du lait en Suisse. Le prix du lait d'industrie pourrait aussi être affecté par une diminution du prix du lait transformé en fromage."

Certes, il est probable que l'industrie laitière cherche à baisser le prix du lait par un truchement sur les segments, comme elle le fait déjà. Mais nous rappelons à la FPSL que son rôle est de défendre l’intérêt des producteurs de lait et de faire en sorte que cette pression sur les prix n’ait pas lieu !

De plus, le rapport indique également que « le versement direct des suppléments aux producteurs améliore la transparence du prix du lait. »

Uniterre se bat depuis des années pour que le versement de cette prime fromagère se fasse directement aux producteurs, en parfaite application de l’ordonnance sur le soutien du prix du lait (OSL Art. 6b) ! Nous maintenons cette position et soutenons la proposition de la consultation du train d’ordonnances agricoles 2020.

Contact presse :

Berthe Darras, 079 904 63 74 (F)

* Analyse de l’impact sur le marché laitier du supplément pour le lait transformé en fromage, Listorti G., Tonini A.,Recherche Agronomique Suisse 5(5), 212-215, 2014

Le texte est valable en langage épicène.

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lundi, 30 mars 2020
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Le syndicat SOC-SAT informe qu'Haciendas Bio SA vient de licencier dans son centre de Pujaire Cabo de Gata Almeria plus de 20 ouvrières et ouvriers agricoles, y compris des représentants de la section syndicale SAT. Tout.e.s avaient revendiqué leurs droits et le respect de la législation du travail.

Haciendas Bio, qui vend aux consommatrices*teurs et client.e.s des fruits et légumes bio sous l'étiquette du développement durable et de la responsabilité sociale, ne paie pas les salaires légaux, elle ne paie que partiellement les contributions à la Sécurité Sociale et une longue liste d'autres irrégularités pourrait suivre, étayée par les témoignages de dizaines d’ ouvrières et ouvriers agricoles.

Il y a 3 jours, l'entreprise a eu recours au licenciement et à l'intimidation pour éviter l'élection d'un comité d'entreprise, qui permettrait aux ouvrières et ouvriers agricoles d’avoir des représentants syndicaux et de défendre leurs droits. Devant ces patrons qui utilisent l'état d'urgence pour écraser la démocratie et maltraiter la classe ouvrière, il n'y a qu'une seule voie possible, s’organiser et lutter ! Le conflit du travail est ouvert.

Nous demandons aux certificateurs de Bio Suisse, Naturland, Demeter, Global Gap de tout mettre en oeuvre pour que les ouvrières et ouvriers agricoles soient réengagés et qu’ils exigent qu’un processus électoral transparent et démocratique soit mis en place pour assurer le respect des droits du travail dans l'entreprise. S'ils ne s'y emploient pas, le discrédit sur les labels sera sans appel. Les preuves de l'exploitation et des abus dans cette entreprise sont évidentes.

Sur cette base, le syndicat SOC-SAT appelle ses partenaires en Suisse et en Europe à collaborer à la campagne : Réengagement des ouvrières et ouvriers agricoles licenciés à Haciendas Bio! (#Readmisión despedidos Haciendas Bio !)

L'heure a sonné ! Le Bio n’est pas bio sans le respect des droits des travailleuses et ouvrières et ouvriers agricoles!

vendredi, 27 mars 2020
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La plateforme Agrix a été rafraîchie, adaptée à la situation spéciale que nous vivons et traduite en allemand pour fonctionner à l’échelle nationale. Elle demeure une bourse à l’emploi, mais s’élargit également.

En effet, constatant que certains producteur.trice.s souffraient en direct, parfois violemment, de l’interdiction des marchés de rue et de la fermeture des établissements publics, Prométerre a cherché une solution pour faciliter la mise en contact d’un côté entre professionnels « lésés » dans ces circonstances et d’autre part confrères ou autres professionnels susceptibles de pouvoir contribuer à l’écoulement de tout ou partie de leur marchandise, par exemple via leur propre structure de vente directe à la ferme.

L’annonce sur Agrix est gratuite, le processus d’inscription est très simple : il suffit de créer un nom d’utilisateur et un mot de passe, après quoi on peut directement publier une annonce (exemple : j’ai cinq plateaux d’œufs à vendre) ou un avis de recherche (exemple : j’ai besoin de cinq plateaux d’œufs).

Si vous êtes concerné.e.s, à utiliser sans modération!

Si vous connaissez des producteur.trice.s qui ont besoin de cette aide, à diffuser très largement!

On compte sur vous!

Merci!