lundi, 13 décembre 2021
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Ce webinaire a pour objectif d'explorer collectivement la Déclaration des droits des paysans et des autres travailleurs des zones rurales (UNDROP en anglais) et son rôle pour promouvoir les droits à "niveau de vie décent" et de "à la sécurité sociale".

Programme et inscription

mercredi, 08 décembre 2021
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Soixante ans, c’est assez : neuf organisations suisses ont réalisé ce mercredi une action de protestation à Genève pour demander la dissolution de l’Union internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV). Elles se mobilisent ainsi contre la mainmise de cette organisation sur les semences et la menace qu’elle fait planer sur la souveraineté alimentaire. Près de 300 organisations et réseaux dans le monde soutiennent l'appel.

À l’occasion du 60e anniversaire de l’UPOV, des militantes de neuf organisations actives dans le domaine du développement, de l’agriculture et des droits humains*, déguisés en plantes alimentaires, se sont enchaînés devant le bâtiment de l’UPOV à Genève. Cette action symbolisait la situation des paysannes qui, en raison des lois sur la protection des variétés exigées par cette organisation, ne peuvent plus utiliser librement les semences. Or, c’est précisément cette libre utilisation qui est l’un des principaux piliers de la souveraineté alimentaire et du droit à l’alimentation, mais aussi un atout important pour préserver l’agrobiodiversité.

L’UPOV a été créée en 1961 par quelques pays européens pour adopter une convention qui donne aux semenciers la possibilité d’imposer un droit de propriété intellectuelle, analogue au brevet, sur les semences. Depuis cette date, les normes ont été plusieurs fois durcies et la version de la convention en vigueur depuis 1991 (UPOV 1991) interdit aux paysannes de conserver, de multiplier, de planter, d’échanger ou de vendre librement les semences protégées par des certificats d’obtention végétale.

Cette limitation contredit la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysannes et le Traité international sur les ressources phytogénétiques de la FAO qui garantit aux paysannes le droit de se livrer à ces activités. Il faut en effet que les paysannes puissent disposer librement des semences pour qu’ils soient en mesure de jouer leurs rôles de nourriciers d’une grande partie de la population mondiale et de gardiens des semences pour les générations futures.

Le Sud sous pression

En raison des pressions toujours plus fortes exercées ces dernières décennies par des pays industrialisés, de plus en plus de pays en développement ont dû se soumettre aux règles de l’UPOV. Les grands semenciers, le secrétariat de l’UPOV et, en particulier, divers pays industrialisés ne relâchent pas la pression afin de convaincre les pays récalcitrants de modifier leur législation et de limiter les droits des paysannes.

En l’occurrence, la Suisse joue elle aussi un rôle peu glorieux en obligeant les pays partenaires, dans les accords négociés par l’Association européenne de libre-échange (AELE), à adhérer à l’UPOV ou à adopter ses règles. Paradoxalement, les pays membres de l’AELE – la Suisse, la Norvège et le Liechtenstein – ont décidé de ne pas adapter leurs lois nationales aux exigences de l’UPOV 1991. Il est hypocrite et inéquitable, de la part de ces nations, d’exiger des pays en développement l’adoption de lois qu’elles jugent inadéquates.

En lieu et place des droits d’obtention végétale régis par l’UPOV, les ONG demandent d’adopter des lois qui favorisent plutôt que limitent l’échange et l’utilisation des semences. C’est en effet la seule façon de préserver la diversité des semences et d’en garantir l’utilisation à long terme. Et seule une agriculture diversifiée sera à même de faire face aux menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire, comme les changements climatiques.

*L’action a reçu le soutien des organisations suivantes : Action de Carême, Alliance Sud, EPER, FIAN, Pain pour le prochain, Public Eye, Swissaid, Uniterre et APBREBES.

Plus d’informations :

Personnes de contact :

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mercredi, 17 novembre 2021

Les Artisans de la transition préparent, en partenariat avec Uniterre et des comités locaux d’organisation, six soirées-conférences, une dans chaque canton romand, pour octobre-novembre 2021.


Programme

17h : Accueil et stands

18h30 : Introduction puis projection d’un film réalisé à partir des enquêtes de LaRevueDurable sur le premier agroécoquartier de Suisse, à Meyrin.

19h : Table ronde 1: Les épiceries participatives, levier des circuits courts alimentaires

Avec Benoît Molineaux, La Fève, Antonin Calderon, Le Nid, Nathalie Ruegger, L’Epicerie du village de Plan-les-Ouates, Léna Strasser, députée au Grand Conseil genevois et Rémy Zinder,directeur du Service cantonal du développement durable.

19h45 : Table ronde 2: L’ accès à la terre, maillon essentiel de la transition alimentaire

Avec Laurent Vu, Le Lombric, Marie Brault, Mouvement pour une agriculture paysanne et citoyenne (MAPC), Raeto Cadotsch, Coopérative des ateliers paysans aux Vergers, Willy Cretegny, maire de Satigny et Valentina Hemmeler Maïga, directrice de l’Office de l’agriculture et de la nature du canton de Genève (OCAN).

20h30 : Verrée

21h30 : Fin de la soirée

Inscription obligatoire sur artisansdelatransition.org/alimentation

mercredi, 10 novembre 2021
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Les petit.e.s paysan.ne.s de la Coordination Européenne Via Campesina et de La Via Campesina internationale font parmi de celles et ceux qui continuent de se battre à la COP 26 pour des systèmes agricoles réellement durables et pour une transition urgente vers l'agroécologie en opposition au modèle agricole industriel promu par les grandes entreprises et soutenu par de nombreux gouvernements dans le monde. L'événement de Glasgow a donné lieu à des promesses de réduction des émissions de méthane et de réduction de la déforestation. Cependant, nous devons lire entre les lignes des accords en raison du manque d'engagements fermes de la part des gouvernements pour résoudre le problème.

En tant qu'organisation de petit.e.s paysan.ne.s représentant 31 organisations provenant de toute l'Europe, ECVC souligne le rôle que l'agriculture doit jouer en tant que première ligne de défense pour l'atténuation du changement climatique. Cependant, avec de nombreux autres mouvements sociaux et organisations de la société civile, nous rejetons les fausses solutions telles que les propositions de "net zéro" et de "mécanismes de compensation".

En Europe, un énorme risque se profile de vouer de grandes surfaces de terres agricoles à des mécanismes de compensation plutôt qu’à la production alimentaire, notamment via l’initiative à venir "Rétablir des cycles de carbone durables" annoncée pour la fin 2021 (anciennement appelée "Initiative pour l'agriculture carbone"). S'il est positif de soutenir une transition vers une agriculture plus durable, les crédits carbones et le marché du carbone conduiront à la financiarisation et à une concentration encore plus grande des terres, ce qui portera préjudice à la planète, aux citoyen.ne.s et aux agriculteurs et agricultrices.

Le système alimentaire global est responsable de 44 à 57 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES)[1]. L'agriculture est donc un facteur essentiel à prendre en compte dans la lutte contre les changements climatiques. Face à ce constat, les solutions sont déjà sur la table : les systèmes agroécologiques paysans ont un énorme potentiel d'absorption du carbone. En effet, ces systèmes travaillent avec la nature et permettent ainsi de protéger la biodiversité et l'environnement. Au lieu de compenser le carbone produit par un système globalement non durable, les dirigeants mondiaux doivent s'attacher à apporter un réel soutien à l'agroécologie et à l'agroforesterie afin de les développer et de rendre le système alimentaire et agricole réellement durable d'un point de vue social, économique et environnemental.

Pour parvenir à de véritables changements, les agriculteurs doivent être rémunérés équitablement pour leur travail et les citoyens doivent avoir les moyens d'accéder à une alimentation saine, socialement juste et produite de manière durable. Le seul moyen d'y parvenir est de mettre en œuvre une régulation du marché qui permette réellement une transition agroécologique et de mettre également un terme à l'agriculture intensive industrielle. Autrement, les petites exploitations durables qui existent encore continueront à disparaître, les citoyens et citoyennes continueront à payer de leur santé, la planète continuera à se réchauffer et les grandes entreprises continueront à s'enrichir et à devenir plus puissantes.

Beaucoup ont critiqué les fausses solutions colportées lors de la COP26. Comme l'a déclaré Paula Gioia, agricultrice et membre du comité de coordination de l'ECVC, dans un discours prononcé lors du rassemblement de la coalition COP 26, qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes samedi dernier à Glasgow, les négociations ont été dominées par « les solutions basées sur le marché, les nouvelles technologies et les propositions "net zéro" des gouvernements et promues par les transnationales, les organisations philanthropes, les médias grand public et la plupart des ONG. Tous alimentent leur inaction climatique. » Dee Woods de la Landworkers' Alliance, l'organisation membre d'ECVC basée au Royaume-Uni, a ajouté lors d'une action organisée par les délégués de LVC au sein de la Zone Bleue le lundi 8 novembre :« Plusieurs des acteurs orientés vers le profit, qui ont mis en place l'UNFSS plus tôt cette année, font maintenant pression pour des initiatives comme l'Agriculture Innovation Mission for Climate (AIM4C) à Glasgow, qui excluent les personnes les plus touchées par la crise climatique, poussent à de fausses solutions, y compris au détriment des droits humains. »

Pour ECVC, si les mesures compensatoires qui vont à l'encontre de la nature avaient vraiment le potentiel d'arrêter le changement climatique, nous aurions déjà observé des progrès grâce aux mesures prises dans le passé. De plus, la recherche de solutions dans la digitalisation et les nouvelles technologies est un écran de fumée pour l'agriculture industrielle et les grandes entreprises afin de pouvoir continuer à profiter des ressources de la planète et d’avancer dans leur recherche de profit, tout en minant les petits et moyens agriculteurs.trices. Ceux-là même sont celles et ceux qui mettent déjà 70% de la nourriture dans nos assiettes, tout en utilisant seulement 30% des terres arables mondiales. Ils disposent du savoir-faire nécessaire pour œuvrer en faveur de la durabilité, mais pas des ressources nécessaires pour surmonter les difficultés mises en place par ceux qui souhaitent maintenir le statu quo pour leur propre bénéfice.

Pour plus d'informations et les positions des membres de l'ECVC et de la LVC sur le terrain à Glasgow, ainsi que des revendications politiques plus détaillées, vous pouvez consulter :

ECVC sur Twitter, Landworkers' Alliance sur Twitter, La Via Campesina sur Twitter

Réponse d'ECVC à l'évaluation de l'initiative "Restaurer les cycles durables du carbone".

Infographie ECVC sur le climat

Communiqué de presse ECVC sur le paquet Fit for 55

Contacts

Andoni Garcia Arriola - Comité de coordination du CEVC :+34 636 45 15 69 - ES, EUS

Paula Gioia - Comité de coordination ECVC : +49 152 05 76 45 91- DE, ES, PT, EN

Dee Woods - Membre de Landworkers’ Alliance et de l'ECVC - +44 7703 3574 43


[1] https://grain.org/article/entries/5102-food-sovereignty-five-steps-to-cool-the-planet-and-feed-its-people

mardi, 09 novembre 2021
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En Suisse, 94% des exploitations ont un homme à leur tête. Aline Chollet veut briser l’omerta sur cette mise à l’écart des femmes.

Retrouvez son témoignage paru dans 24 heures et la Tribune de Genève.

Voici quelques extraits :

"Cette Genevoise de 40 ans sait de quoi elle parle: fille d’agriculteur,elle a tenté de reprendre une partie des activités du domaine. En vain."

"À un moment donné, j’ai voulu m’engager plus concrètement,avoir mon mot à dire, et j’ai revendiqué un statut de coexploitante avec mon frère qui dirigeait déjà la ferme.» Mais sa famille n’accepte pas, craignant les difficultés d’une collaboration à plusieurs et le risque d’un démantèlement du domaine. Pour elle, pas de doute, la machine était en route et elle a été «sacrifiée»."

Vous trouverez également au lien ici une étude faite par agroscope en 2015 sur les cheffes d'exploitation agricole en Suisse.

mercredi, 03 novembre 2021

Organisé par Uniterre et La Via Campesina dans le cadre de la semaine d'événement d'„Agro-Ecology Works“

La gestion agro-écologique d’exploitations agricoles en Suisse - à la fois une vision d'avenir et une réalité déjà vécue – mais encore comme une niche.

Face au changement climatique, à la perte de biodiversité et à d'autres évolutions, certains agriculteurs considèrent l'agroécologie comme un modèle pour le développement futur de l'agriculture en général et implémentent aujourd'hui déjà une agriculture régénérative. D'autres sont sceptiques et considèrent l'agriculture agro-écologique comme peu praticable ou au mieux comme une niche.

Uniterre et Via Campesina vous invitent à cette table ronde. Cinq agriculteurs nous donneront un aperçu de leurs exploitations et discuteront des potentiels et des défis des exploitations agro-écologiques. Les exploitations pionnières en agroécologie ainsi que les agriculteurs qui s'orientent vers l'agroécologie ou qui prévoient des mesures dans ce sens auront leur mot à dire. Participants :

- Simon Jöhr ("regenerativ.ch")

- Lukas Puijenbroek ("Bioforum/Uniterre/Coopérative "Minga vo Meile"),

- Ulrike Minkner ("Uniterre/"Ferme La Souriche", Mont-Soleil)".

- Frank Meissner ("Meh als Gmües" Zurich)

- Rudi Berli ("Les Jardins de Cocagne, Genève").

La Table ronde se fera en allemand sans traduction, mais nous pouvons assurer la traduction de questions en français ou italien.

Lien zoom : https://ethz.zoom.us/j/63891600728

Pour plus d'informations : https://agroecologyworks.ch/fr/event_detail.php?e=...

Contact : Uniterre@agraroekologie.ch


En même temps, nous souhaitons attirer votre attention sur l'événement suivant :

Agrobiodiversité et sélection végétale participative - pour une transformation agroécologique de l'agriculture.

Dans le cadre de la semaine de manifestations sur l'agroécologie, l'élevage de céréales Peter Kunz, semnar / saatgutpolitik & wissenschaft, Critical Scientists Switzerland et Swissaid organisent un événement sur ce thème (en anglais) le 2.11.2021 (13h30 à 17h00). Lieu : KGH Steigerhubel, Steigerhubelstrasse 65, 3008 Berne. Éventuellement, une participation en ligne sera aussi possible. Contact : Info@semna.ch

Et enfin, nous vous demandons de soutenir la Pétition pour la promotion de l'Agro-Écologie / Petizione per la promozione dell'Agro-Ecologia / Petition zur Förderung der Agrarökologie

à signer - merci d'avance !

FR : https://act.campax.org/petitions/promouvoir-l-agroecologie-en-suisse-et-dans-le-monde-entier

DE : https://act.campax.org/petitions/agrarokologie-fordern-in-der-schweiz-und-weltweit

IT : https://act.campax.org/petitions/promuovere-l-agroecologia-in-svizzera-e-nel-mondo

Contact : d.langmeier@biovision.ch


mercredi, 27 octobre 2021
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Actuellement, les impacts des changements climatiques se ressentent sur la production céréalière au niveau mondial, provoquant notamment une hausse des prix au niveau international. Tout porte à croire que c’est une évolution qui durera.

Dans le même temps, en Suisse, tant la Confédération que les acheteurs mettent la pression sur les prix tout en augmentant les exigences écologiques. Ainsi Migros a déclaré ne vouloir vendre, à partir de 2023, plus que des denrées issues de blé produit sans herbicide. Cette déclaration reflète certainement une tendance de fond du marché.

Du coté des acheteurs, notamment de la grande distribution et des transformateurs affiliés, nous avons déjà assisté à une baisse de 7.- frs/dt du prix du blé Bio depuis 2019, pour atteindre aujourd’hui un prix de 100.- frs/dt alors que le prix rémunérateur se situe à au moins 125.- frs/dt.

Quant au blé conventionnel, la situation des prix est déjà préoccupante depuis une dizaine d’années avec des prix indicatifs de 52.- frs/dt et un prix effectif au producteur de 49.- frs/dt. Ceci alors que le prix rémunérateur se situe à 100.- frs/dt.

Cette attitude de la part des acheteurs, ainsi que les importations massives de 120'000 tonnes de pâtons de pain, hors des quotas d’importation de blé, engendrent une pression inacceptable sur le revenu agricole.

Aujourd’hui, déjà près de 50% du blé panifiable suisse est cultivé sans insecticides, fongicides ou régulateurs de croissance (selon les directives du programme extenso) ; il est notamment commercialisé par IP-Suisse (environ 30% du volume), en partenariat avec la Migros. Pour cette production, les producteurs touchent une prime de 6.- frs/dt, ce qui ramène le prix indicatif à 58.- frs/dt. Pour la campagne 2022, IP-Suisse souhaite doubler les surfaces de production de blé sans utilisation d’herbicide, qui devraient ainsi passer de 5’000 à 10’000 hectares, avec une prime supplémentaire de 10.- frs/dt.Nous nous en réjouissons, mais nous estimons qu’un prix indicatif de 68.- frs/dt est largement insuffisant pour compenser les coûts supplémentaires et les baisses de rendement ! Par ailleurs, une véritable production sans herbicides doit se faire sur un cycle d’au moins deux ans pour être crédible. Il s’agit de clarifier ce point au niveau de la communication, sous peine de mettre sous pression la production biologique.

Pour Uniterre il est impératif de faire admettre à la grande distribution qu’une répartition plus juste des marges (la farine comme matière première ne représente que 13% du prix d’un pain) doit rémunérer les coûts d’une production plus écologique, coûts qui sont aujourd’hui exclusivement assumés par les paysan.ne.s.IP-Suisse doit faire comprendre à ses acheteurs qu’une agriculture durable a un prix et qu’elle ne pourra pas se maintenir et se développer sans garantir des revenus équitables. Nous attendons également qu’IP-Suisse, membre de l’Alliance agraire, revendique enfin une stratégie de qualité qui prenne en compte les coûts de production, ainsi que la durabilité sociale et économique.

Du côté de la Confédération, le 28 septembre dernier, l’OFAG a publié les droits de douane pour les céréales panifiables en vigueur dès le 1er octobre: la charge douanière (droits de douane et contributions au fonds de garantie) pour les céréales panifiables sera réduite de 4.40 frs/dt, passant de 23.- frs/dt à 18.60 frs/dt. C’est une nouvelle pression politique exercée pour faire baisser le prix d’importation du blé, qui se situe aujourd’hui à 53.- frs/dt. C’est la première baisse depuis 2013 et cela constitue un signal désastreux. Nous exigeons une correction immédiate pour éviter des importations à bon marché qui feront encore plus concurrence aux céréales suisses.

Afin de pouvoir garantir un approvisionnement sûr et durable, Uniterre exige de disposer de conditions-cadre, tant au niveau des négociations avec les acheteurs qu’au niveau de la protection douanière, qui permettent de couvrir les coûts de production. Les prix indicatifs négociés au sein de l’interprofession swiss granum pour la récolte 2021 doivent être appliqués départ ferme. Il n’y aura aucune transition écologique du système alimentaire sans justice au niveau des prix payés aux producteur.trice.s.

Contact presse : Rudi Berli - 078 70 77 883 – r.berli@uniterre.ch

CP

jeudi, 21 octobre 2021
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Communication du réseau “Résistance au plat du jour”

Lundi 18 octobre 2021, le réseau "Résistance au plat du jour" a remis la "Pétition pour de meilleures conditions de travail dans l'agriculture" aux gouvernements du canton de Berne et du canton de Zurich.

La pétition a été signée par 5280 personnes !

Nous sommes maintenant très curieux de connaître la réponse des gouvernements des cantons de Berne et de Zurich et espérons qu'ils verront la nécessité d'agir !

Pour nous, il est clair qu'il est urgent d'adapter la base juridique des relations de travail dans l'agriculture. Parce qu'en Suisse, c'est de plus en plus la main-d'œuvre non familiale qui cultive, récolte et emballe nos légumes et cueille les fruits et les baies. Ils et elles sont souvent recruté-e-s comme travailleurs saisonniers à l'étranger - en Pologne, au Portugal ou en Roumanie.

Le salaire minimum mensuel actuel, non contraignant, pour les travailleurs agricoles dans la plupart des cantons est de 3’300 francs suisses par mois. Dans les cantons de Berne et de Zurich, les travailleurs et travailleuses agricoles travaillent 55 heures par semaine selon les contrats-types de travail cantonaux (CTT) - par vent et intempéries, sous une chaleur étouffante et une pluie battante.

Bien que plusieurs initiatives parlementaires aient été déposées depuis 2000 pour soumettre l'agriculture à la Loi sur le travail, rien ne s'est produit au niveau politique jusqu'à présent. Et bien que ces ouvriers et ouvrières aient été désigné-e-s comme des travailleurs d'importance systémique au cours de la pandémie de Corona, rien n'a changé dans leurs conditions matérielles et sociales.

Le réseau "Résistance au plat du jour" a donc lancé une pétition pour de meilleures conditions de travail dans l'agriculture au printemps 2021. Nous y demandons :

1. Semaine de 45 heures en moyenne annuelle (précédemment : 55) avec une limitation des heures supplémentaires

2. Introduction d'un salaire minimum obligatoire de 4 000 francs suisses bruts par mois.

Pour toute information, veuillez contacter
Philippe Sauvin (079 509 31 10, francais), Sarah Schilliger (076 521 67 76, Deutsch), Jelena Filipovic (079 289 06 41, Deutsch)

jeudi, 14 octobre 2021
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DÉCLARATION OFFICIELLE DE LA VIA CAMPESINA, A L'OCCASION DES 25 ANS DE NOS LUTTES COLLECTIVES POUR LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

La souveraineté alimentaire est une philosophie de vie.

Elle définit les principes autour desquels nous organisons notre vie quotidienne et coexistons avec la Terre-Mère. C'est une célébration de la vie et de toute la diversité qui nous entoure. Elle embrasse chaque élément de notre cosmos ; Le ciel au-dessus de nos têtes, la terre sous nos pieds, l'air que nous respirons, les forêts, les montagnes, les vallées, les fermes, les océans, les rivières et les étangs. Elle reconnaît et protège l'interdépendance entre huit millions d'espèces qui partagent cette maison avec nous.

Nous avons hérité cette sagesse collective de nos ancêtres, qui ont labouré la terre et pataugé dans les eaux pendant 10 000 ans, période au cours de laquelle nous avons évolué vers une société agraire. La souveraineté alimentaire promeut la justice, l'égalité, la dignité, la fraternité et la solidarité. La souveraineté alimentaire est aussi la science de la vie, construite à travers des réalités de vies réparties sur d'innombrables générations, chacune enseignant quelque chose de nouveau à sa progéniture, inventant de nouvelles méthodes et techniques qui s'harmonisent avec la nature.

En tant que détenteurs de ce riche patrimoine, il est de notre responsabilité collective de le défendre et de le préserver. Reconnaissant cela comme notre devoir (en particulier à la fin des années 90, lorsque les conflits, la faim aiguë, le réchauffement climatique et l'extrême pauvreté étaient trop visibles pour être ignorés) La Via Campesina (LVC) a introduit le paradigme de la souveraineté alimentaire dans les espaces internationaux d'élaboration des politiques. LVC a rappelé au monde que cette philosophie de vie doit guider les principes de notre vie commune.

Les années 80 et 90 ont été une ère d'expansion capitaliste débridée, à un rythme jamais vu auparavant dans l'histoire de l'humanité. Les villes s'étendaient, se développant aux dépens d'une main-d'œuvre bon marché, non rémunérée et sous-payée. La campagne était plongée dans l'oubli. Les communautés rurales et les modes de vie ruraux ont été balayés par une nouvelle idéologie qui voulait faire de chacun⋅e un⋅e simple consommateur, consommatrice de choses et un objet d'exploitation à but lucratif. La culture et la conscience populaires étaient sous le charme de publicités scintillantes, incitant les gens à « acheter plus ». Cependant, dans tout cela, ceux et celles qui produisaient (la classe ouvrière dans les zones rurales, les côtes et les villes, qui comprenait les paysan⋅nes et d'autres petits producteurs et productrices alimentaires) restaient invisibles, tandis que ceux et celles qui pouvaient se permettre de consommer à loisir occupaient le devant de la scène. Poussés à la limite, les travailleurs et travailleuses paysans[1] et les communautés indigènes du monde entier ont reconnu la nécessité urgente d'une réponse organisée et internationaliste à cette idéologie mondialiste et libérale propagée par les défenseurs de l'ordre mondial capitaliste.

La souveraineté alimentaire est devenue l'une des expressions de cette réponse collective.

Au sommet mondial de l'alimentation de 1996, lors d'un débat sur la façon dont nous organisons nos systèmes alimentaires mondiaux, La Via Campesina a inventé ce terme afin d'insister sur l'importance des petits producteurs et productrices alimentaires, la sagesse accumulée des générations, l'autonomie et la diversité des communautés rurales et urbaines et la solidarité entre les peuples, comme des éléments essentiels pour élaborer des politiques autour de l'alimentation et de l'agriculture.

Au cours de la décennie suivante, les mouvements sociaux et les acteurs de la société civile ont travaillé ensemble pour la définir davantage « comme le droit des peuples à une alimentation saine et culturellement appropriée, produite par des méthodes écologiquement saines et durables, et leur droit de définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles. Cela place les aspirations et les besoins de celles et ceux qui produisent, distribuent et consomment des aliments au cœur des systèmes et des politiques alimentaires, plutôt que les demandes des marchés et des entreprises. »

L'introduction de la souveraineté alimentaire en tant que droit collectif a changé la façon dont le monde comprenait la pauvreté et la faim.

Jusque-là, en particulier dans les premières années du 21ème siècle, une conception étroite de « sécurité alimentaire » dominait les cercles de gouvernance et d'élaboration des politiques. Noble dans son intention, la sécurité alimentaire traitait les personnes touchées par la faim comme des objets de compassion, les réduisant à des consommateurs passifs et consommatrices passives d'aliments produits provenant d'ailleurs. Même si la sécurité alimentaire, reconnaissait l'alimentation comme un droit humain fondamental, elle ne défendait pas les conditions objectives de production alimentaire. Qui produit ? Pour qui ? Comment ? Où ? Et pourquoi ? Toutes ces questions étaient absentes et l'accent était résolument mis sur simplement « nourrir les peuples ». L'accent mis ouvertement sur la sécurité alimentaire des populations a ignoré les conséquences dangereuses de la production alimentaire industrielle et de l'agriculture industrielle, fondées sur la sueur et la main-d'œuvre des travailleurs et travailleuses migrantes.

La souveraineté alimentaire, en revanche, propose une refonte radicale. Elle reconnaît les personnes et les communautés locales comme les principaux acteurs et actrices de la lutte contre la pauvreté et la faim. Elle appelle à des communautés locales fortes et défend leur droit de produire et de consommer avant de commercialiser l'excédent. Elle exige l'autonomie et des conditions objectives d'utilisation des ressources locales, appelle à la réforme agraire et à la propriété collective des territoires. Elle défend les droits des communautés paysannes à utiliser, garder et échanger des semences. Elle défend le droit des personnes à manger des aliments sains et nutritifs. Elle encourage les cycles de production agroécologiques, respectant les diversités climatiques et culturelles de chaque communauté. La paix sociale, la justice sociale, la justice de genre et les économies solidaires sont des conditions préalables essentielles pour atteindre la souveraineté alimentaire. Elle appelle à un ordre commercial international basé sur la coopération et la compassion, contrairement à la concurrence et la coercition. Elle appelle à une société qui rejette la discrimination sous toutes ses formes (caste, classe, race et sexe) et qui pousse les gens à lutter contre le patriarcat et l'esprit de clocher. Un arbre n'est fort que si ses racines le sont. La souveraineté alimentaire, définie par les mouvements sociaux dans les années 90 et par la suite au Forum de Nyéléni au Mali en 2007, vise à faire justement cela.

Cette année nous célébrons les 25 ans de cette construction collective.

Le monde est loin d'être parfait. Même face à des inégalités sans précédent, à la montée de la faim et de l'extrême pauvreté, le capitalisme et l'idéologie du marché libre continuent de dominer les cercles politiques. Encore pire, de nouvelles tentatives sont également faites pour imaginer un avenir numérique, avec de l'agriculture sans agriculteurs ni agricultrices, de la pêche sans pêcheurs ou pếcheuses, le tout sous couvert de numérisation de l'agriculture et de création de nouveaux marchés pour les aliments synthétiques.

Malgré tous ces défis, le mouvement pour la souveraineté alimentaire, qui est maintenant beaucoup plus étendu que La Via Campesina et se compose de plusieurs acteurs et actrices, a fait des avancées significatives.

Grâce à nos luttes communes, les institutions de gouvernance mondiale telles que la FAO[2] en sont venues à reconnaître la centralité de la souveraineté alimentaire des peuples dans l'élaboration des politiques internationales. La déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales insiste à nouveau sur ce point dans l'Article 15.4, lorsqu'il déclare : « Les paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales ont le droit de déterminer leurs propres systèmes alimentaires et agricoles, reconnus par de nombreux États et régions comme droit à la souveraineté alimentaire. Cela inclut le droit de participer aux processus de prise de décisions sur la politique alimentaire et agricole et le droit à une alimentation saine et adéquate produite par des méthodes écologiquement saines et durables qui respectent leurs cultures. »

Certaines nations ont également accordé une reconnaissance constitutionnelle à la souveraineté alimentaire. Les perturbations causées par la pandémie de COVID-19 dans les chaînes alimentaires industrielles ont rappelé aux gouvernements nationaux l'importance de créer des économies locales solides.

L'agroécologie paysanne, qui est fondamentale pour assurer la souveraineté alimentaire de nos territoires, est désormais reconnue à la FAO comme essentielle pour notre lutte contre le réchauffement climatique. Les rapporteurs spéciaux actuels et précédents des Nations unies ont soutenu la souveraineté alimentaire comme une idée simple mais puissante qui peut transformer le système alimentaire mondial en favorisant les petits producteurs et productrices alimentaires. Les campagnes menées par les mouvements sociaux ont également permis de remporter plusieurs victoires juridiques contre des entreprises produisant des agrotoxiques et des semences chimiques et transgéniques.

Pourtant, ce qui nous attend est une route semée de nombreux obstacles.

Les champion⋅nes de l'ordre mondial capitaliste se rendent compte que la souveraineté alimentaire est une idée qui empiète sur leurs intérêts financiers. Ils et elles préfèrent un monde de monoculture et de goûts homogènes, où la nourriture puisse être produite en masse en utilisant une main-d'œuvre bon marché dans des usines lointaines, sans tenir compte de ses impacts écologiques, humains et sociaux. Ils et elles préfèrent les économies d'échelle aux économies locales robustes. Ils et elles préfèrent un marché mondial libre (basé sur la spéculation et la concurrence acharnée) à des économies solidaires qui nécessitent des marchés territoriaux plus robustes (marchés paysans locaux) et une participation active des producteurs et productrices alimentaires locaux. Ils et elles préfèrent avoir des réserves foncières où l'agriculture contractuelle à l'échelle industrielle puisse remplacer les petits producteurs et productrices. Ils et elles injectent dans notre sol des produits agrotoxiques pour de meilleurs rendements à court terme, ignorant les dommages irréversibles sur la santé des sols. Leurs chalutiers vont parcourir à nouveau les océans et les rivières, pêchant des poissons pour le marché mondial tandis que les communautés côtières meurent de faim. Ils et elles vont continuer d'essayer de détourner les semences paysannes indigènes par le biais de brevets et de traités semenciers. Les accords commerciaux qu'ils et elles élaborent visent à nouveau à faire baisser les tarifs qui protègent nos économies locales.

Un exode de jeunes chômeurs et chômeuses, désertant les fermes des villages et choisissant le travail salarié dans les villes, correspond parfaitement à leur envie de trouver une offre régulière de main-d'œuvre bon marché. Leur attention incessante sur les « marges » signifierait qu'ils et elles trouveront tous les moyens de faire baisser les prix de vente à la ferme, tout en négociant des prix plus élevés dans les supermarchés de détail. En fin de compte, celles et ceux qui perdent sont les gens, les producteurs et productrices ainsi que les consommateurs et consommatrices. Celles et ceux qui résistent seront criminalisées. Une coexistence heureuse de l'élite financière mondiale avec des gouvernements autoritaires signifierait que même les plus hautes institutions (nationales et mondiales) censées surveiller et arrêter les violations des droits humains détourneront le regard. Les milliardaires utiliseraient leurs fondations philanthropiques pour financer des agences qui produisent des « rapports de recherche » et des « journaux scientifiques » pour justifier cette vision d'entreprise de nos systèmes alimentaires. Chaque espace de gouvernance mondiale, où les mouvements sociaux et les membres de la société civile ont fait campagne pour obtenir une place à la table, fera place à des conglomérats d'entreprises qui entreront en scène en tant que « parties prenantes ». Tous les efforts seront faits pour ridiculiser celles et ceux d'entre nous qui défendent la souveraineté alimentaire comme étant non scientifiques, primitifs ou primitives, peu pratiques et idéalistes. Tout cela se produira, tel qu'il s'est produit au cours des deux dernières décennies.

Rien de tout cela n'est nouveau pour nous. Celles et ceux qui sont condamnées aux périphéries de nos sociétés par un système capitaliste cruel et dévorant n'ont d'autre choix que de riposter. Nous devons résister et montrer que nous existons. Il ne s'agit pas seulement de notre survie, mais aussi des générations futures et d'un mode de vie transmis de génération en génération. C'est pour l'avenir de l'humanité que nous défendons notre souveraineté alimentaire.

Cela n'est possible que si nous insistons sur le fait que toute proposition de politique locale, nationale ou mondiale sur l'alimentation et l'agriculture doit s'appuyer sur les principes de la souveraineté alimentaire, telle que définie par les mouvements sociaux. Les jeunes paysan⋅nes, les travailleurs et travailleuses du mouvement mondial doivent mener ce combat. Nous devons nous rappeler que la seule façon de faire entendre notre voix est de nous unir et de construire de nouvelles alliances à l'intérieur et au-delà de chaque frontière. Les mouvements sociaux ruraux et urbains, les syndicats et les acteurs de la société civile, les gouvernements progressistes, les universitaires, les scientifiques et les passionné⋅es de la technologie doivent s'unir pour défendre cette vision de notre avenir. Les femmes paysannes et toutes les autres minorités de genre oppressées doivent trouver une place d'égalité dans la direction de notre mouvement à tous les niveaux. Nous devons semer les graines de la solidarité dans nos communautés et lutter contre toutes les formes de discrimination qui maintiennent les sociétés rurales divisées.

La souveraineté alimentaire propose un manifeste pour l'avenir, une vision féministe qui embrasse la diversité. C'est une idée qui unit l'humanité et nous met au service de la Terre-Mère qui nous nourrit.

Nous sommes uni⋅es pour sa défense.

Mondialisons la Lutte, Mondialisons l'Espoir.

#Pasd'AvenirSansSouverainetéAlimentaire

La Via Campesina

10 octobre 2021

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[1] Paysan⋅ne ici est un terme général utilisé pour reconnaître les travailleurs et travailleuses sans terre, les ouvriers et ouvrières agricoles, les pêcheurs, hommes et femmes, les migrant⋅es, les éleveurs, éleveuses, les artisan⋅es alimentaires.

[2] L'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture

mercredi, 13 octobre 2021

Les Artisans de la transition préparent, en partenariat avec Uniterre et des comités locaux d’organisation, six soirées-conférences, une dans chaque canton romand, pour octobre-novembre 2021.

Programme

17h : Accueil et stands

18h30 : Introduction puis projection d’un film réalisé à partir des enquêtes de LaRevueDurable sur le premier agroécoquartier de Suisse, à Meyrin.

19h : Table ronde 1: Vers un approvisionnement bio et local à Fribourg

Avec Urs Gfeller, maraîcher bio, Pascale Waelti, enseignante à la Haute Ecole des sciences agronomiques, forestières et alimentaires (HAFL) de Zollikofen, Sylvie Bonvin, paysanne et présidente du Grand Conseil fribourgeois, Alexis Balimann, créateur du panier bio pour étudiants Bouteka et Nicolas Lucchini, impliqué dans le projet d’agroécoquartier des Vergers jusqu’en 2020 en tant qu’urbaniste à la commune de Meyrin.

19h45 : Table ronde 2: La restauration collective publique, levier des circuits courts alimentaires

Avec Marisa Rolle, directrice de la crèche Pérollino à Fribourg, Loïc Chauvel, cuisinier bio à Vaulruz, Jacques Mader, spécialiste en santé globale, Elise Guillaume, représentante des parents au Conseil des parents de la Ville de Fribourg, Julien Vuilleumier, élu au Conseil général de la Ville de Fribourg et Nicolas Lucchini.

20h30 : Verrée

21h30 : Fin de la soirée

Inscription obligatoire sur artisansdelatransition.org/alimentation