mardi, 20 février 2018
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La production de lait en Suisse et ailleurs…

…De la vache à la brique de lait

Les voyages du lait…

…Qui bénéficie de l’or blanc?

Uniterre a développé un dossier pédagogique autour de la problématique du lait :

Le lait au coeur des enjeux agricoles et alimentaires : en route vers la souveraineté alimentaire

Ce document est destiné à toute personne (enseignant-e, animateur-trice, éducateur-trice,…) souhaitant développer les questions d’interdépendances mondiales sur l’agriculture et l’alimentation. Il est à destination des enfants de 8 à 12 ans (5-8 H).

Ce projet pédagogique est construit autour de cinq séquences de 90 minutes chacune avec un thème et des objectifs spécifiques ainsi que d’une évaluation finale.

Pour chaque séquence la thématique est exposée, une liste de références et des propositions d’activités mises à disposition.

Comme fil rouge, le choix s’est porté sur la production de lait en Suisse et ses interdépendances mondiales.

Ce dossier comprend :

  • un document de travail pour l’enseignant
  • un document de travail pour l’élève
  • 3 vidéos de producteurs laitiers d’horizons différents : Belgique, Suisse et Tunisie.

Ce dossier pédagogique a été développé avec le soutien d’education21.


Pour obtenir ce dossier, 2 possibilités :

Pour tout rensiegnement, merci de contacter Berthe Darras : b.darras@uniterre.ch 079 904 63 74


jeudi, 25 janvier 2018
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communiqué de presse Uniterre et Alliance pour la Souveraineté Alimentaire.

Après la présentation le 15 mai 2017 à la CER-CN du Conseil National de l’initiative sur «la souveraineté alimentaire – l’agriculture nous concerne toutes et tous », c’est ce mardi 22 janvier que deux représentants de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire ont pu présenter l’initiative au sein de la Commission d’Economie et de Redevances du Conseil des Etats (CER-CE).

Bien que la commission fût sceptique vis-à-vis de cette initiative, elle a reconnu l’importance de l’enjeu et les débats furent intéressants. La discussion a principalement porté sur des questions liées au marché au sein d’un environnement globalisé et sur le rôle du gouvernement pour mettre en place des conditions cadres assurant un revenu équitable pour les paysannes et les paysans. La pertinence de la revendication d’obtenir des « prix équitables pour des produits de haute qualité » a fait l‘unanimité. De même, le fait que la population soit préoccupée par l’alimentation, la situation de l’agriculture et la santé a été reconnu.

Pourtant, la commission n’en a pas tenu compte et, préférant un statu quo frileux, elle donne un préavis négatif à l’initiative. (11contre/ 0 pour/ 2 abstentions). Nous regrettons que cette opportunité de faire un choix historique et de placer la Suisse comme pionnière en Europe ait été manquée.

Le gouvernement refuse pour l’instant de faire face aux grands défis de nos sociétés avec des solutions constructives. Ceci signifie que la souveraineté alimentaire et l’agriculture paysanne continueront à être mises à mal. Et les grands traités de libre-échange à venir vont encore accentuer cette évolution négative.

Uniterre continuera pour sa part, avec le parti des Verts et leur initiative sur le commerce équitable, à relever ces défis. Il n’y aura de toute évidence pas d’alternative durable à une agriculture nourricière et paysanne, ni sur le plan social, ni économique et environnemental.



samedi, 09 décembre 2017
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Nous insistons pour que l’agri- culture ne fasse partie d’aucune des négociations de l’OMC!

NON À L’OMC! NON AUX ACCORDS DE LIBRE-ÉCHANGE!

NON AUX ACCORDS SUR LES SERVICES !

POUR LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE DES PEUPLES!

MONDIALISONS LA LUTTE! MONDIALISONS L’ESPOIR!


téléchargez l'affiche











jeudi, 30 novembre 2017
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Mardi 28 novembre a eu lieu la réunion du groupe interparlementaire pour la souveraineté alimentaire à Berne.

Charles-Bernard Bolay, président d'Uniterre a ouvert la réunion et a parlé en tant que paysan et grand-père des défis et problèmes de l'agriculture. Il a insisté sur l'importance de notre initiative pour la sécurité d'existence des agricultrices et agriculteurs en demandant des prix équitables.

Rudi Berli, paysan maraîcher et président de la section Genève d'Uniterre a souligné l'importance de la gestion des frontières. Sans cela l'agriculture suisse ne peut pas exister sur le marché mondial. Trois exploitations agricoles et 6 emplois disparaissent chaque jour. En même temps nous sommes le plus grand importateur net mondial sur le commerce transfrontalier. Il a également été souligné que nous ne soutenons plus la politique des paiements directs mais nous exigeons plutôt des prix équitables et des organisations agricoles fortes pour aligner l'offre aux besoins réels de la population.

Ulrike Minkner, paysanne au Mont-Soleil et Vice-Présidente de l'Alliance pour la souveraineté alimentaire a souligné l'importance d'une agriculture paysanne, diversifié et durable pour l'approvisionnement alimentaire de la Suisse. L'initiative s'adresse à toute l'agriculture, qu'elle soit à grande ou à petite échelle, conventionnelle ou biologique.

Balthazar Glättli, conseiller national des Verts et président du groupe interparlementaire, a soulignée l'importance de notre initiative en ce qui concerne la "vision globale et l'évolution à moyen terme de la politique agricole" publié le 1er Novembre 2017 qui a provoqué un tremblement de terre dans l'Union Suisse des Paysans à la suite du vote favorable sur le contre-projet de la sécurité alimentaire.

Nous attendons avec intéret le débat parlementaire des 5 et 7 Décembre 2017. Un soutien au-delà des différents partis serait souhaitable, sur un débat déjà extremement controversé. Nous serons présent.e.s sur place et continuons à rapporter l'avancement de ce processus parlementaire via Facebook.



> Lire l'intervention de Charles-Bernard Bolay, président d'Uniterre

mercredi, 29 novembre 2017
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L'Union suisse des paysans critique le double jeu du Conseil fédéral, dont la stratégie agricole vise une ouverture des frontières tout en exigeant une production helvétique de qualité et respectueuse des ressources. Interview du conseiller national Jacques Bourgeois, directeur de l'USP. Et réponse aux questions de Paul Ecoffey - membre d'Uniterre - par rapport à l'initiative sur la Souveraineté Alimentaire.

https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/les-pays...

jeudi, 16 novembre 2017
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Communiqué de presse Uniterre et Alliance pour la souveraineté alimentaire


Lausanne, 16 novembre 2017


Traitement de l'initiative populaire "Pour la souveraineté alimentaire. L'agriculture nous concerne toutes et tous" à la commission économie et redevances du National (CER-N)

L’organisation paysanne Uniterre ainsi que l’Alliance pour la Souveraineté alimentaire ont pris note avec déception de la décision de la CER-N de proposer au Conseil national de refuser l'initiative populaire (7 contre 0 et 15 abstentions) ainsi que de ne pas entrer en matière sur le contre-projet proposé par le député socialiste M. Beat Jans (13 contre, 4 pour et 5 abstentions).

La vue générale sur l’agriculture présentée par le Conseil fédéral a montré le fossé profond qui existe entre les promesses et les actes concernant la politique agricole. Cette vue générale a fortement influencé les débats de la CER-N puisque 15 parlementaires (une majorité) ont décidé de s'abstenir sur le rejet de l'initiative souveraineté alimentaire en raison des récentes propositions de J. Schneider Ammann. Ainsi, entre les promesses de ce dernier lors de la campagne sur le contre-projet sécurité alimentaire voté le 24 septembre 2017 et ses visions de la politique agricole présentées il y a quelque jours, il y a un gouffre qui a laissé les citoyen.ne.s, les parlementaires et les paysan.ne.s dans une situation plus qu'inconfortable. Le fait que le Conseiller fédéral ait balayé d'un revers de main tous ce que lui-même, ses services et les initiants avaient annoncés comme points positifs du nouvel article 104a démontre malheureusement à quel point un article constitutionnel rédigé en termes généraux peut être interprété de diverses manières.

Ainsi nous sommes quelque peu surpris de lire que "pour la majorité de la commission, l’art. 104 (Agriculture) et le nouvel art. 104a (Sécurité alimentaire) de la Constitution fédérale constituent une base solide sur laquelle la politique agricole peut reposer; ils donnent au Parlement une marge de manœuvre suffisante pour participer au façonnage de la politique agricole et, si nécessaire, de prévoir des mesures supplémentaires dans la loi". Le déni du récent plébiscite de la population suisse prouve que sans un contre-pouvoir sérieux aux visées néolibérales de certains Conseillers fédéraux, ces articles ne sont de loin pas suffisants pour empêcher la destruction pure et simple de l'agriculture paysanne suisse à court terme.

Une ouverture forcée des frontières et des traités de libre-échange s’opposent à l‘agriculture indigène, durable et diversifiée que nous défendons fermement. En tant que champion mondial des importations nettes d’aliments, il est indispensable de maintenir une régulation douanière flexible. C’est un aspect qui doit également se retrouver dans la future politique agricole 22+.


Sur l'initiative

Nous saluons le fait que plusieurs membres de la commission aient relevé l'importance "du renforcement de la production locale, de la protection des terres cultivables et de l’encouragement de l’agriculture sans OGM".

Aux membres de la CER-N qui estiment que notre initiative vise à ce que "l’Etat gère les prix et les quotas et qu'il limite les exportations", nous tenons à répondre qu'il n'en est rien. En effet, notre initiative se borne à demander la garantie d'une transparence du marché visant à une meilleure répartition de la valeur ajoutée dans les filières et à la formation de prix équitables qui seraient déterminés non pas par l'Etat, mais par les acteurs des filières. Sur la gestion des quantités, l'initiative demande seulement que la Confédération soutienne la création d'organisations agricoles qui auraient pour objectif d'assurer l'adéquation entre l'offre et les besoins de la population. Nullement l'Etat ne serait impliqué dans une quelconque gestion des quotas. Enfin, en ce qui concerne les exportations, nous ne les limitons pas, nous demandons la suppression des subventions étatiques à l'exportation afin d'éviter de provoquer une concurrence déloyale auprès de nos collègues d'autres régions du monde comme contrepartie au droit à une régulation douanière flexible.


Sur le contre-projet

L’organisation paysanne Uniterre ainsi que l’Alliance pour la Souveraineté alimentaire ont étudié le contre-projet déposé par le Conseiller national Beat Jans (PS) au sein de la CER-CN. Le comité d’initiative a salué le contre-projet avec certaines réserves, mais restait ouvert à une discussion sur d’éventuelles améliorations substantielles.

Une compétence fédérale sur les conditions de travail des employés agricoles, l’ancrage légal de l’interdiction des OGM, le renforcement de la position de négociation des producteurs et productrices sur le marché, la garantie d’un accès aux semences ainsi que le soutien aux circuits courts régionaux et locaux sont des parties importantes de notre initiative qui sont reprises dans le contre-projet. Mais les exigences du contre-projet demeurent insuffisantes. L'harmonisation des conditions de travail au niveau fédéral est nécessaire et l’interdiction des OGM doit être complétée par l'interdiction d’autres techniques de recombinaison du génome. Dans le cadre du renforcement de la position de négociation des producteurs sur le marché, comme indiqué plus haut, la transparence au sein des filières est indispensable en vue de la formation de prix équitables et d'une juste répartition de la valeur ajoutée tout au long de la chaîne. De plus, le maintien d’une régulation douanière flexible est essentiel. Malheureusement ces points n'ont pas été repris dans le contre-projet présenté.

Nous tenons à remercier l’engagement de Beat Jans visant à enrichir une discussion nécessaire qui a été malheureusement avortée en commission, mais que nous espérons riche lors de la plénière du National et dans la suite du processus au Parlement. Comme le disait l'ancien Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation de l'ONU M. Olivier de Schutter, "un des principaux déficit du système alimentaire est son manque de démocratie". Alors que nos systèmes alimentaires sont fragilisés, dénoncés de toutes parts, gourmands en énergie et en ressources naturelles, économiquement peu performants, socialement remis en cause, donc non durables, osons croire que le Parlement aura le courage d'entamer le changement de cap nécessaire de nos politiques agricoles et alimentaires.

Communiqué de presse en pdf

mercredi, 15 novembre 2017
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24 septembre 2017: et maintenant?

Sans surprise, le nouvel article constitutionnel sur la Sécurité alimentaire a passé haut la main l’épreuve du vote populaire, avec des résultats proches des records nationaux. L’on peut sans autre se réjouir que le peuple helvétique ait dans son ensemble clairement manifesté son soutien à notre agriculture, en ayant à cœur de suivre le mot d’ordre donné par les constructions bucoliques en paille à proximité des fermes. Si l’agriculture est souvent critiquée pour diverses raisons, ce jour-là en tout cas les doutes ont été balayés et remplacés par une très belle preuve de confiance.

Reste qu’aujourd’hui, les défis sont nombreux. De l’avis même des initiants et de Johan Schneider-Amman, l’article constitutionnel en tant que tel ne va pas changer grand-chose à la situation. Et pourtant! Il n’est pas exagéré de dire qu’actuellement l’agriculture se trouve à la croisée des chemins, et toutes et tous nous braquons nos regards sur la façon dont elle va répondre à nos attentes. Quelles décisions vont être prises au sein du Conseil fédéral? Quels soutiens pour les familles paysannes? Quel type d’agriculture sera privilégié? Est-ce que ce vote assurera le maintien d’une agriculture portée par une grande diversité d’exploitations agricoles? Qu’est-ce qui sera concrètement mis en œuvre pour maintenir les fermes, voire en augmenter le nombre? Quels acteurs de la chaîne alimentaire seront prioritaires? Une première étape sera de faire le tri parmi les attentes, de déterminer lesquelles sont les plus fondamentales, et lesquelles il sera possible de satisfaire.

La tâche n’est pas aisée: les paysannes et les paysans de ce pays connaissent des quotidiens infiniment variés, que ce soit en termes de type de production, de taille d’exploitation, de contexte familial. L’agriculture n’est pas faite pour rentrer dans un moule! Il est pourtant un point essentiel sur lequel tout le monde peut s’accorder: en tant que branche économique, les personnes qui y travaillent doivent pouvoir en vivre dignement. Nous savons que ce n’est pas le cas actuellement. Nous sommes cependant persuadés que c’est possible.

Du point de vue du consommateur, ce n’est en tout cas pas plus simple. Les revendications de nos concitoyen-ne-s, quoique légitimes, sont légion. Répondre à leurs attentes en termes d’écologie, de goût, de prix, de proximité, de diversité, d’accessibilité, sera un exercice des plus périlleux, mais ce sont les promesses qui ont été faites tout au long de la campagne par les porteurs du contre-projet! Et y répondre, demandera du courage politique, et une volonté partagée d’aller vers un système alimentaire résilient.

L’initiative pour la Souveraineté alimentaire permettra des débats de fonds et l’émergence de systèmes novateurs et de projets-pilotes ouvrant la voie vers une société plus juste, respectueuse, diversifiée et responsable. Pour qui s’est amusé à se promener sur les réseaux sociaux au mois de septembre, il a été facile de constater que les souhaits des consommateurs dépassent de très loin les objectifs fixés par le contre-projet. Un ras-le-bol général suite aux trop nombreux scandales alimentaires; un soutien affectif profond aux paysannes et paysans qui sont leurs voisins; une volonté clairement exprimée de retourner faire ses achats directement chez le producteur; le refus quasi-unanime des fermes-usines qui n’offrent aucune sécurité; le rejet également très marqué des OGM; ce sont tous ces arguments que l’on retrouve tout simplement dans l’initiative lancée par Uniterre. C’est à se demander si au final, les votants n’ont pas déjà pris un peu d’avance sur le programme fédéral.


Vanessa Renfer et Michelle Zufferey


mardi, 14 novembre 2017
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Du 10 au 13 décembre aura lieu la conférence ministérielle de l’OMC à Buenos Aires en Argentine. La Via Campesina et les mouvements sociaux appellent à une semaine mondiale d’actions (8 - 15 décembre) contre l’OMC et les accords de libre-échange.

Depuis le mois de janvier la Suisse a entamé les négociations de libre-échange avec le MERCOSUR (Marché commun Amérique Latine). Parmi les pays impliqués on trouve les poids lourds des pays exportateurs de produits de l’agro-industrie, comme le Brésil ou l’Argentine. Ces accords auraient des conséquences dramatiques pour la production alimentaire indigène. Pour le Conseil Fédéral tous les moyens sont bons pour avancer avec son agenda de dérégulation. Ce faisant il méprise ses propres déclarations, il ignore les accords signés et refuse de tenir compte de la volonté populaire qui s’est pourtant exprimée avec une écrasante majorité pour la sécurité alimentaire. De plus, le Rapport agricole mondial, signé par le gouvernement suisse, dit clairement que l’agriculture industrielle nous mène vers une impasse et n’est pas à même de garantir la sécurité alimentaire.

Mais la résistance contre l’aveuglement du Conseil Fédéral grandit, l’accord avec la Malaisie bute pour l’instant contre les résistances face aux importations d’huile de palme, qui représentent un exemple typique des dérives industrielles de l’agriculture et qui mettent en danger la production indigène d’huile de colza ou de tournesol. A la fin du mois d’octobre c’est le Parlement qui a réduit le mandat délirant accordé au SECO par le Conseil Fédéral pour négocier à l’OMC. Ce mandat aurait permis de considérer un tiers des paiements directs comme des distorsions commerciales, y compris les contributions de base, contributions pour les terres ouvertes et les cultures pérennes, les primes de non-ensilage et de transformation en fromage ainsi que les primes pour les cultures particulières. Un mandat de massacre contre l’agriculture suisse ! Pour l’instant ce mandat doit être revu sous la pression des chambres fédérales. Mais il est déjà clair que l’administration ne reculera que si le rapport de force politique est suffisamment fort.

La pensée unique du Conseil Fédéral apparaît encore dans le rapport sur la vue d’ensemble de la politique agricole publié début novembre. Ce rapport clame et revendique une accélération de l’évolution structurelle, euphémisme qui désigne la destruction de l’agriculture paysanne. Dans ce contexte le positionnement de l’Alliance agraire en faveur d’une ouverture des frontières, positionnement réaffirmé dans le dernier rapport Agro Forte 2022, est très négatif, puisqu’il renforce les tenants de la dérégulation des marchés agricoles – et ceci au nom de la durabilité !

Au-delà des frontières suisses, en Europe et sur tous les continents, des plateformes citoyennes puissantes, réunissant paysans et paysannes, mouvements écologistes, mouvements de défense des consommateurs et syndicats se battent contre le libre-échange et l’industrialisation pour enfin imposer un cadre équitable et durable au marché ! En Suisse également il faut que cette voix monte et fasse le lien entre les multitudes de projets locaux et régionaux et les décisions politiques au niveau fédéral. C’est au nom d’une compétitivité débridée que Le Conseil Fédéral veut déréguler les marchés encore davantage. Mais ces marchés globalisés détruisent déjà les économies locales, ses variables d’ajustement sont les populations des campagnes et des villes, les animaux, la biodiversité, les ressources naturelles et le climat… considérés comme des « freins » pour le pillage des multinationales et d’une économie financiarisée.

Depuis ses débuts en 1995, l’Organisation Mondiale du Commerce s’est engagée à généraliser la libéralisation des marchés nationaux au détriment de la souveraineté. Dans ce cadre, les multinationales utilisent les gouvernements complices pour saper la démocratie et tous les instruments institutionnels qui servaient à défendre les vies, les territoires et les écosystèmes alimentaires et agricoles des peuples du monde. Ce n’est pas seulement le système alimentaire mais également tous les services et les biens publics que l’OMC entend privatiser.

Durant plus de 20 années de lutte contre l’OMC, les peuples ont résisté à ses tentatives de marchandisation de la vie, à commencer par le système agroalimentaire. Nos luttes ont été un obstacle majeur à la progression de cette organisation.

Nous serons là pour dénoncer l’OMC et pour brandir la bannière de la souveraineté alimentaire. Nous dénoncerons les gouvernements qui, après avoir constaté l’affaiblissement de l’OMC, veulent recourir à des traités de libre-échange bilatéraux et régionaux qui menacent d’anéantir nos systèmes alimentaires, tout comme l’OMC l’a fait au cours des deux dernières décennies.

Nous insistons pour que l’agriculture ne fasse partie d’aucune des négociations de l’OMC !

NON À L’OMC ! NON AUX ACCORDS DE LIBRE-ÉCHANGE !

NON AUX ACCORDS SUR LES SERVICES !

POUR LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE DES PEUPLES !

MONDIALISONS LA LUTTE ! MONDIALISONS L’ESPOIR !

MANIFESTATION INTERNATIONALE
Genève, 9 décembre 14h, place de la Navigation

Rudi Berli


lundi, 13 novembre 2017
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article de Jean-Luc Wenger paru dans Le Courrier du 10 novembre 2017

Rencontre avec Fernand Cuche qui poursuit sa lutte pour une politique agricole durable.

«Nous ne pouvons pas régater sur
le prix du lait. Un producteur touche 50 cen- times le litre en Suisse, alors que c’est 25 centimes en France. Nous ne sommes pas concurrentiels.»

lire l'article

mardi, 07 novembre 2017
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La souveraineté au service des peuples

Suivi de : L’agriculture paysanne, la voie de l’avenir !
Samir Amin


Collection PubliCetim no 41, éditions du CETIM, Genève, 2017, 9782880531270, 96 pages.

Résumé: Un point fait aujourd’hui largement débat : faut-il soutenir ou au contraire rejeter la souveraineté nationale ? Or pour l’auteur, cette question de stratégie fait l’objet de graves malentendus, tant que son contenu de classe n’est pas identifié.
En effet, dans les sociétés capitalistes, le bloc social dominant conçoit toujours la souveraineté nationale comme un instrument pour promouvoir ses intérêts de classe. On comprend dès lors pourquoi le discours national faisant l’éloge des vertus de la souveraineté ‒ tout en cachant les intérêts de classe qu’elle sert ‒ a toujours été inacceptable pour tous ceux qui défendent les classes travailleuses.

Pourtant, nous ne devrions pas réduire la défense de la souveraineté à cette modalité. Cette défense n'est pas moins décisive pour la protection d’une alternative populaire. Elle constitue même une condition incontournable d’avancées dans cette direction.

La question agraire, l’accès à la terre pour tous, la souveraineté alimentaire sont au cœur des problèmes à résoudre. Et l’agriculture paysanne s’impose comme la voie de l’avenir !


> détails sur le site du Cetim

Livre à commander à contact@cetim.ch

Prix CHF 11.-