vendredi, 26 mai 2017
mardi, 24 mai 2016
Le 27 avril dernier, le Conseil National s'est positionné favorablement à la mise en oeuvre de la motion de Leo Müller. Cette motion a pour objectif de corriger les inégalités de traitement fiscal que subit l'agriculture pour l'impôt sur les gains immobiliers, suite à un arrêt du Tribunal fédéral en 2011 qui a fait jurisprudence. Le Conseil des Etats devrait se positionner en juin.
mardi, 24 mai 2016
Le RBI pousse à la réflexion
Le 5 juin, le peuple suisse se positionnera sur le RBI ou revenu de base inconditionnel. Voter dans un sens ou dans l'autre implique une réflexion personnelle sur la valeur de notre propre travail et sur nos différents engagements bénévoles ou citoyens. Cette votation nous pousse, toutes et tous à nous poser la question : Que ferions-nous avec 2'500 Frs par mois ?
mardi, 24 mai 2016
Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Morges et à Bâle contre l'agriculture industrielle et le pouvoir de géants des pesticides et des OGM comme Monsanto et Syngenta
Environ 2000 personnes à Bâle et 1200 à Morges ont marché dans les rues samedi pour soutenir une agriculture durable et demander la fin du «diktat» de multinationales de l'agrochi- mie. Cette marche «pacifique et citoyenne» était organisée par les groupes bénévoles vaudois et genevois de Greenpeace, avec le soutien d'Attac, de Stop OGM et de PAN Swiss, ont-ils indiqué dans un communiqué.
vendredi, 20 mai 2016
Tribune de Genève - Gustavo Kuhn - 18 mai 2016
Une déclaration sur les droits des paysans doit être rédigée par l'ONU. Interview d'un leader indonésien de passage à Genève.
Interview de Henry Saragih, président du Syndicat paysan indonésien et ancien coordinateur de Via Campesina, actuellement à Genève pour défendre cette cause devant le Conseil des droits de l'homme.
>> lire l'article en ligne sur tdg.ch
> télécharger l'article
 
vendredi, 06 mai 2016

Appel Nyéléni pour le 2ème forum Nyéléni Europe pour la souveraineté alimentaire
26-30 OCTOBRE 2016, Cluj-Napoca, Roumanie 
Vers un grand et passionnant mouvement pour la souveraineté alimentaire en Europe
 
vendredi, 06 mai 2016
Un livre co-édité par le CETIM et GRAIN. L'ouvrage examine l'impact des activités des sociétés transnationales au niveau mondial. Il démontre que le système alimentaire industriel est responsable de plus de 40 % des émissions de gaz à effet de serre. L'industrie agro-alimentaire pollue en masse.
mardi, 03 mai 2016
Fabien Fivaz remet la présidence de l'Alliance suisse pour une agriculture sans génie génétique (StopOGM) qu'il a conduit avec succès depuis six ans. L'assemblée générale a élu Isabelle Chevalley, Conseillère nationale, pour lui succéder.
mardi, 03 mai 2016
En lutte pour la reconnaissance de nos droits
Ou comment un mouvement paysan international pousse le Conseil des Droits de l'Homme à agir
Le mouvement paysan international La Via Campesina travaille depuis 15 ans à la reconnaissance par l'ONU des droits des paysans, travailleurs agricoles, nomades, pastoralistes et pêcheurs. Il a été rejoint par de nombreux alliés. Depuis 2013, un projet de Déclaration internationale est en négociation au Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU.
vendredi, 29 avril 2016
INITIATIVE UNITERRE: UN PREMIER PAS VERS UNE AUTRE AGRICULTURE. Par Dominique Hartmann, Le Courrier du 28.04.16
La souveraineté alimentaire mobilise. En peu de temps, quatre initiatives sur la question ont abouti. Dernière en date, celle d'Uniterre, annonçait hier la Chancellerie fédérale.Alimentation saine, transparence, salaires dignes dans l'agriculture, tout ou partie de ces promesses a intéressé les signataires. Signe que le rejet des dérives mondialistes en la matière progresse.
vendredi, 29 avril 2016
Du 17 au 20 mai 2016, un groupe de travail intergouvernemental au sein du Conseil des Droits de l'Homme se réunira à Genève pour négocier article par article le projet de déclaration sur les droits des paysans et autres personnes travaillant en milieu rural. Afin de défendre le contenu de ce projet et chercher à y adjoindre certains aspects, une forte délégation de La Via Campesina se rendra à Genève du 15 au 20 mai.
mercredi, 27 avril 2016
La Chancellerie confirme l'aboutissement de l'initiative « Pour la souveraineté alimentaire. L'agriculture nous concerne toutes et tous »
Pour un changement de cap de la politique agricole !
Le syndicat paysan Uniterre et l'autre syndicat, deux organisations membres de La Via Campesina, ainsi que plus de 70 organisations alliées, permettent à la suisse d'amorcer enfin un vrai débat public sur nos politiques agricoles et alimentaires. En effet, avec 108'680 signatures validées par la chancellerie fédérale sur les 131'600 reçues, nous sommes heureux de pouvoir annoncer l'aboutissement de cette première étape.
mercredi, 27 avril 2016
Le syndicat paysan Uniterre et l'autre syndicat, deux organisations membres de La Via Campesina, ainsi que plus de 70 organisations alliées, permettent à la suisse d'amorcer enfin un vrai débat public sur nos politiques agricoles et alimentaires. En effet, avec 108'680 signatures validées par la chancellerie fédérale sur les 131'600 reçues, nous sommes heureux de pouvoir annoncer l'aboutissement de cette première étape.
dimanche, 24 avril 2016
à la ferme de  Dominique Fragnière à Fuyens (FR)
 
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vendredi, 15 avril 2016
Fin des quotas, un an après - un fiasco pour les producteurs de lait
Au 1er avril, une année se sera écoulée depuis l'abolition, par le monde politique, des quotas laitiers baptisés par les experts jargonnant, le règlement des quantités de lait garanties. Cette mesure visant la libéralisation du marché laitier en UE s'est, en si peu de temps, révélée être une erreur qui entrera dans l'histoire.
vendredi, 15 avril 2016
Le prix rémunérateur est le prix qui permet dans un espace économique donné de couvrir les coûts de production (intrants, charges structurelles et financières, capacité d'investissement) et de rémunérer correctement le travail fourni. Par rémunération correcte et équitable on entend une rémunération qui correspond au moins à la moyenne des revenus de la région. C'est par ailleurs un tel revenu auquel les paysannes et les paysans ont droit selon la Loi fédérale sur l'agriculture (LAgr) art.5.
vendredi, 15 avril 2016
Nous exigeons un renforcement de l'agriculture paysanne!
Notre objectif pour le dépôt de cette initiative populaire est de lancer un débat public aussi large que possible au sujet de notre alimentation, de l'agriculture et des implications politiques. Nous voulons lancer ce débat pour éviter que notre Constitution ne dégénère en avortement.
 
vendredi, 01 avril 2016
17 avril, 11h-15h L'initiative pour la souveraineté alimentaire a été déposée le 30 mars à Berne.A l'occasion de la journée internationale des luttes paysannes, nous fêterons cette belle victoire: Il faut s'inscrire d'ici au 8 avril
vendredi, 01 avril 2016
Dépôt de l'initiative « Pour la souveraineté alimentaire. L'agriculture nous concerne toutes et tous » 
Pour un changement de cap de la politique agricole !
Le « syndicat paysan parlons de système Uniterre » et « l'autre syndicat », deux organisations membres de La Via Campesina, ainsi que plus de 70 organisations alliées, permettent à la Suisse d'amorcer enfin un débat salutaire sur nos politiques agricoles et alimentaires. En effet, avec plus de 109'655 signatures validées par les communes sur les 131'600 reçues, nous sommes heureux de pouvoir annoncer l'aboutissement de cette première étape.
vendredi, 01 avril 2016
ECVC réclame une responsabilité politique de la part de ceux qui ont décidé et soutenu la dite suppression du fait du désastre, la situation dramatique et la mort à la quelle des milliers d'exploitations en Europe ont été condamnées.
mercredi, 30 mars 2016

Le « syndicat paysan parlons de système Uniterre » et « l'autre syndicat », deux organisations membres de La Via Campesina, ainsi que plus de 70 organisations alliées, permettent à la Suisse d'amorcer enfin un débat salutaire sur nos politiques agricoles et alimentaires. En effet, avec plus de 109'655 signatures validées par les communes sur les 131'600 reçues, nous sommes heureux de pouvoir annoncer l'aboutissement de cette première étape.
mercredi, 30 mars 2016

Le « syndicat paysan parlons de système Uniterre » et « l'autre syndicat », deux organisations membres de La Via Campesina, ainsi que plus de 70 organisations alliées, permettent à la Suisse d'amorcer enfin un débat salutaire sur nos politiques agricoles et alimentaires. En effet, avec plus de 109'655 signatures validées par les communes sur les 131'600 reçues, nous sommes heureux de pouvoir annoncer l'aboutissement de cette première étape.
jeudi, 17 mars 2016
Les inscriptions sont ouvertes
Pour vous inscrire, rendez-vous sur le site de la semaine du goût ou renvoyez nous le document en lien ci-dessous avant le 30 avril.
Les Parrains 2016 sont Theres et Markus Dettwiler, producteurs à Ormalingen (BL) et la Ville du Goût, Liestal.
Pour rappel, pour les membres d'Uniterre, l'inscription est gratuite. Pour cela il est important de le spécifier lors de l'inscription.
site de la Semaine du goût
Télechargement du formulaire d'inscription
mercredi, 16 mars 2016
(Managua, le 16 mars 2016) La Vía Campesina dénonce la forte criminalisation en cours aujourd'hui au Honduras: emprisonnements, répression et assassinats de dirigeantes et de dirigeants paysans et autochtones. Au cours des dernières semaines, la situation s'est considérablement aggravée avec la prolifération des tueurs à gages qui portent atteinte à la vie de ceux et celles qui revendiquent des terres pour produire des aliments ou luttent contre l'extractivisme, les barrages et l'agrobusiness.
mardi, 15 mars 2016
Avec la crise du secteur laitier qui a fait disparaître des milliers de producteurs laitiers l'année passée, causé la faillite de plusieurs autres et poussé à la mobilisation de milliers de personnes en Europe, il y avait de quoi espérer un certain résultat du Conseil européen de l'agriculture d'hier.
mardi, 15 mars 2016
En effet, une coordination centrale aurait une grande importance. Une réduction volontaire des volumes uniquement à l'échelon des organisations de producteurs et des coopératives ne peut EN AUCUN CAS stabiliser le marché du lait
vendredi, 05 juillet 2019
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Pour la première fois depuis longtemps, le marché laitier vit une embellie : la production actuelle n’est pas excédentaire, les stocks de beurre et de poudre sont au plus bas (production cumulée de janvier à mars 2019, en comparaison à 2018 : lait – 3.3% et beurre – 12.6%). La situation sur le marché européen est similaire. Et pourtant, des transformateurs décident de baisser le prix du lait. En particulier, ELSA - transformateur de Migros - qui a l'une des meilleures mises en valeur du lait sur le marché, impose la baisse la plus importante : 3 centimes par litre de lait à partir du 1er juillet 2019.

Migros propose un lait « durable » depuis le début de l'année 2019 mais cela ne garantit en rien la pérennité des exploitations laitières avec une baisse de 3 cts sur du lait qui est déjà payé 40% de moins que les coûts de production. Le seul point durable qu'il y a dans le lait Migros, c'est la durabilité de ses marges! Et cerise sur le gâteau : son lait « durable » est mis en avant avec, entre autres, la mention « partenariats équitables »... !!

Elsa n'est pas le seul transformateur à agir en ce sens. Emmi a également annoncé une baisse de 0,4%.

Cette décision ne va faire qu'aggraver la détresse des producteur.trice.s de lait. Pour rappel: pour produire 1l de lait en Suisse, cela coûte environ 1fr. en plaine alors que les producteur.trice.s de lait touchent entre 50 et 60 centimes par litre.

Message pour ELSA-Migros : si vous ne vous décidez pas à revenir en arrière, attendez vous à nous voir débarquer avec nos grosses bottes dans vos magasins!

Pdf

mercredi, 03 juillet 2019
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La COORDINATION EUROPÉENNE VIA CAMPESINA (ECVC) appelle le Parlement européen et les États membres à rejeter l'accord


Vendredi dernier, la Commission européenne a signé l'accord dit de libre-échange avec les pays du Mercosur.
L'accord avec le Mercosur s'ajoute à d'autres accords de libre-échange tels que le CETA, qui détruisent le modèle d'agriculture durable des petit.e.s et moyen.ne.s agriculteur.rice.s, la souverainetéalimentaire et les modèles alimentaires sains et durables.
La signature de cet accord - selon Andoni García Arriola, membre du comité de coordinaton de l'ECVC) - montre clairement l'hypocrisie de la CE et des États-membres qui se cachent derrière elle :
Comment est-il possible, dans un contexte de crise climatique, de signer un accord qui promeut le modèle d'industrialisaton de l'agriculture plutôt que la localisation des systèmes agricoles, etce en totale contradiction avec les objectifs de l'accord de Paris sur le changement climatique?

Comment est-il possible de signer un accord qui aura un impact négatif évident sur les revenus des agriculteur.rice.s en Europe alors que les revenus des ces dernier.ère.s sont déjà très faiblespar rapport à ceux d'autres secteurs de la société européenne et qu'aucun mécanisme sérieux de réglementaion interne à l'UE n'est mis en place pour faire changer la situation? .....

Lire la suite : pdf


mercredi, 03 juillet 2019
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La Confédération envisage d’abolir l'obligation de déclarer l’origine des bois.

Cela va à l'encontre des préoccupations des consommatrices et consommateurs ! Nous voulons pouvoir décider, lors de nos achats, en fonction de l’origine des bois.

Grâce à cette déclaration, la consommation en Suisse de bois tropicaux est passée de 12’000 t (2010) à 7’000t (2018) par an!

Préservons l’obligation de déclaration! Préservons les forêts! Préservons le climat!

Pour signer la pétition, voir ci-dessous :

https://www.bmf.ch/holzdeklaration/fr/home/

lundi, 24 juin 2019
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La prime à la transformation fromagère, anciennement à 15 cts par kilo de lait, aujourd’hui à 10,5cts par kilo de lait suite à la suppression de la loi chocolatière au 1er janvier 2019, est une prime versée par la Confédération à l’industrie laitière. Cette prime est destinée à maintenir le prix du lait dans un marché fromager libéralisé. Cette prime à la transformation fromagère doit revenir directement aux producteur.trice.s de lait. Ceci est stipulé dans l’art. 6 let.b de l’Ordonnance sur le Soutien du prix du Lait (OSL) et dans l’art. 38 de la loi fédérale sur l’agriculture (Lagr). Cependant, force est de constater que l’ordonnance et la loi ne sont que partiellement appliquées.

Selon une analyse de la Recherche Agronomique Suisse*, datant de 2014, entre 60 et 100 Mio de Fr sur les environ 300 millions versés par la Confédération, ne sont pas versés aux producteur.trice.s. Cette situation n'a pas changée. Suite à ce constat, un parlementaire, Monsieur Molina, a déposé en décembre dernier une interpellation à ce sujet, intitulée : « Suppléments pour le lait transformé en fromage. Tromperie systématique? ». Dans sa réponse, le Conseil Fédéral nie l'ampleur de l’abus et affirme que l'application de la loi est contrôlée ponctuellement par sondage. Nous avons donc envoyé une lettre ouverte à Monsieur Parmelin afin de dénoncer ce scandale !

Par le moyen de cet encaissement du supplément à la transformation fromagère non conforme à la loi, l'industrie laitière organise un dumping avec l'exportation de fromage à un prix en dessous du prix du lait payé en Europe. Cette situation ne peut plus durer !

*Analyse de l’impact sur le marché laitier du supplément pour le lait transformé en fromage, Listorti G., Tonini A.,Recherche Agronomique Suisse 5(5), 212-215, 2014


Annexes :

  1. Lettre ouverte envoyée à Monsieur Parmelin, responsable de l’OFAG
  2. Interpellation de Fabian Molina
  3. Avis du Conseil Fédéral à l’interpellation de Fabian Molina

Pdf avec les annexes

mercredi, 12 juin 2019

Le 19 décembre 2018, le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation sur l’avant-projet de loi fédérale relative à l’approbation des accords de libre-échange. Ce projet prévoit la suppression de la soumission au référendum facultatif des accords de libre-échange. Le prétexte invoqué pour ce démantèlement des droits démocratiques est la "lenteur administrative", une "dilution politique" et "l'influence négative sur l'attrait de la place économique et la réputation de partenaire". Si on comprend bien la logique du Conseil Fédéral autant supprimer directement la démocratie. Uniterre se positionne très fermement contre ce projet qui veut limiter les droits démocratiques sur des questions qui touchent les bases de notre vie dans la société.

Les accords de libre-échange ont eu un impact global extrêmement négatif, notamment en termes de dégradation des conditions de travail, mais aussi de destruction environnementale. Aujourd'hui, il est question d'intégrer des critères de durabilité dans ces accords de libre-échange. Mais la logique commerciale dominante, qui s’appuie sur une mise en concurrence acharnée, assigne d'emblée une fonction d'alibi à ses prétendues bonnes intentions. Le droit au travail et aux moyens de production, la protection de l'environnement et un développement porteur d'avenir sont les éléments clés des relations commerciales et pas un annexe en bas de page.

Bien que la planète surchauffe, la Suisse accélère la cadence des négociations sur de nouveaux accords de libre-échange (Indonésie signé en attente de ratification, Malaisie, Mercosur, Etats-Unis, Accord cadre avec l'UE). Chacun de ces projets porte atteinte à la Constitution, à la sécurité et à la souveraineté alimentaire. Que faudra-t-il comme pression populaire pour faire comprendre à notre gouvernement que le local vaut mieux que le global au niveau des transports de marchandises, au niveau environnemental et au niveau de la protection des salaires et des revenus suisses ? Les accords de libre-échange sont une régression par rapport à un système douanier différencié, démocratiquement instauré et qui peut à tout moment évolué et être adapté.

Rudi Berli, secrétaire d'Uniterre


mercredi, 12 juin 2019
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Il y a 37 ans l’article constitutionnel sur l’égalité a été voté et depuis 22 ans la Loi sur l’égalité existe. Pourtant les disparités salariales entre hommes et femmes sont toujours de mise, les retraites des femmes sont souvent misérables. Elles sont en moyenne 37% moindres que celles des hommes.

Les femmes travaillent à temps partiel pour pouvoir s’acquitter des tâches ménagères, du soin des enfants, des proches.

Les femmes paysannes sont dans la même situation. Elles aident leur conjoint en prenant en charge la gestion familiale. Elles soutiennent leur mari sur l’exploitation, en prenant la responsabilité de la comptabilité, elles s’occupent aussi des animaux de la ferme, elles s’engagent aux travaux des champs lors des périodes chargées et font la cuisine pour les ouvrières et ouvriers.

Le 14 juin 2019, toutes les femmes, quelles que soient leur profession, leur rôle, leur appartenance sociale et politique sont appelées à manifester pour démontrer leur solidarité envers les autres femmes. Mais aussi pour que le travail des femmes soit reconnu, pour qu’elles soient visibles, car nombreuses sont les femmes qui travaillent dans l’ombre.

Dans les cantons, les femmes organisent des soirées de discussion, des conférences à la suite de la diffusion d’un film, des fêtes, des ventes de soutien, etc.

Informez-vous sur les activités prévues dans votre canton ! La coordination romande de la grève des femmes vous donnera les contacts et coordonnées nécessaires. Voir : grevefeministe@gmail.com, mais aussi Facebook : Grève des femmes, grève féministe.

Ce serait magnifique que les femmes paysannes soient visibles et qu’elles démontrent leur solidarité envers toutes les autres femmes ! Une remarque encore : la grève vise un système patriarcal, elle n’est pas une grève contre les hommes, qui sont bienvenus s’ils veulent témoigner leur soutien à la cause des femmes.

Extrait de la Déclaration sur les droits des paysan.ne.s en lien avec le rôle des femmes.

« Les paysannes et les autres femmes vivant en milieu rural jouent un grand rôle dans la survie économique de leur famille et dans l’économie rurale et nationale, notamment par leur travail dans les secteurs non monétaires de l’économie, mais se voient souvent refuser la jouissance et la propriété de la terre, un accès équitable à la terre, aux ressources productives, aux services financiers, à l’information, à l’emploi ou à la protection sociale, et sont souvent victimes de violence et de discrimination sous des formes et dans des manifestations diverses »

Michelle Zufferey, secrétaire à Uniterre

vendredi, 07 juin 2019
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La multinationale suisse Interholco, basée dans le canton de Zoug, possède une énorme concession forestière dans le nord du Congo. Cette zone correspond au type de forêt nécessitant une protection particulière (« critical habitat »). Interholco ouvre des routes dans la forêt tropicale intacte pour abattre du bois et met ainsi en danger l’habitat naturel du gorille des plaines, une espèce menacée.

Interholco détruit la forêt tropicale sur l’équivalent d’un quart de la surface de la Suisse. Cette zone correspond au type de forêt nécessitant une protection particulière («critical habitat»). La déforestation s’avère très grave, car la zone présente une très grande biodiversité. Grâce à l’initiative pour des multinationales responsables, nous pouvons mettre un terme à cette déforestation.

Avec cette lettre de protestation, le comité de l'initiative multinationales responsables exige d’Interholco de ne plus abattre aucun arbre pour construire de nouvelles routes dans la forêt tropicale intacte !

Lien vers la lettre de protestation à signer : https://initiative-multinationales.ch/lettre-de-protestation


samedi, 25 mai 2019
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Le bas de laine


Le nombre d'éleveuses et éleveurs d'ovins ne cesse de diminuer. La viande d’agneau est très populaire, mais environ la moitié de la consommation est importée. Au premier semestre 2016, ce chiffre atteignait 4035 tonnes. 60 pour cent des importations proviennent de Nouvelle-Zélande ou d'Australie. Ce sont surtout les morceaux nobles que l'on mange en Suisse. La production indigène, en revanche, est en baisse ; en 2015, elle représentait 4 415 tonnes. En Suisse, l'agneau est surtout consommé au printemps et en automne après l'alpage. Beaucoup de gens ne savent pas que la viande a aussi une saison.

Les contributions de la Confédération à la transformation de la laine, ces dernières années, ont au moins empêché que la laine ne devienne un déchet en Suisse. Aujourd'hui, ces contributions sur le recyclage font à nouveau l'objet d'un débat. Une mauvaise idée et une mauvaise nouvelle pour les nombreuses initiatives, petites et grandes, qui ont essayé avec créativité de rendre la laine populaire en tant que produit naturel suisse.

Non, les moutons ne sont pas bêtes. En troupeau, les moutons valorisent de manière idéale nos Alpes et de nombreuses petites "parcelles marginales". Ce sont des animaux attachants qui ont un lien étroit avec leur progéniture et leurs congénères.

Mais attention, il faut veiller à distinguer le vrai mouton du loup déguisé en agneau! Au risque de se mettre en péril.

L’ex-conseiller fédéral, M. Schneider-Ammann fait partie de la deuxième catégorie. Sous son apparence affable, il a néanmoins défendu une politique libérale très dure privilégiant les intérêts des compagnies suisses, reléguant l'éthique et la morale à un rang secondaire – et mêmes les voix critiques ont relevé qu’il a su redonner le sourire à l'économie suisse. Au cours de son mandat de ministre de l'Économie, M. Schneider-Ammann a conclu des accords de libre-échange avec 11 pays, dont le plus récent avec l'Indonésie. Les problèmes liés à la déforestation des forêts tropicales ont, une fois de plus, été occultés par les intérêts des entreprises (notamment agro-alimentaires, agro-chimiques). Pour M. Schneider-Amman et les lobbyistes, ces accords permettront de développer des affaires très lucratives pour la Suisse. Reste à voir aussi comment ces buts économiques pourront être conciliés avec les objectifs climatiques.

M. Guy Parmelin a repris le dossier économique à la suite de M. Schneider-Amman. Un successeur à la tête de l'Office fédéral de l'agriculture est également recherché, pour remplacer le directeur actuel, M. Lehmann. On peut changer les têtes, mais il faut plus que cela pour mettre la politique agricole sur une nouvelle voie. •

vendredi, 24 mai 2019
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Nous avons besoin de votre soutien - producteur.trice.s, consommateur.trice.s - pour la pétition de solidarité du marché laitier!

Les revendications de cette pétition:

  1. Les prix indicatifs de l’Interprofession Lait (IP Lait) doivent avoir valeur départ ferme (et non franco rampe*)
  2. Les indications de quantités pour la segmentation doivent être faits obligatoirement en kilos
  3. La segmentation doit aussi s’appliquer à l’échelon producteur.trice – acheteur de lait
  4. La livraison de lait en-dessous du prix indicatif-A doit être volontaire pour les producteur.trice.s

* Franco rampe signifie le prix transport compris jusqu'à la laiterie ou l'usine de transformation

Regardez la vidéo ci après: https://www.uniterre.ch/download_file/view/874

Signez la pétition : rdv sur www.farmersolidarity.com/ch ou

remplissez le coupon ci joint à envoyer.

Cette pétition fait partie d'une pétition de solidarité pour tous les producteur.trice.s de lait européen, pétition lancée par l'EMB (European Milk Board). Cette pétition sera lancée à l'ensemble de l'Europe très prochainement.


Explications:

Une production laitière sur mesure – pas de surplus !

Depuis 10 ans la production laitière suisse dépasse les quantités qui peuvent être vendues à un prix raisonnable. Et depuis 10 ans le lait excédentaire est dégagé sur le marché mondial à des prix de dumping. Pour ce lait, le prix payé aux producteur.trice.s signifie des pertes nettes.

La segmentation

La segmentation sépare le lait selon les utilisations en trois segments :

Le segment A : produits laitiers avec une bonne valorisation (protégé par des tarifs douaniers ou des primes de soutien)
Le segment B : produits laitiers avec une valorisation limitée càd. plus de pression de concurrence (pas de protection, pas de soutien), à l’exception de lait d’industrie transformé en fromage pour l’exportation
Le segment C : produits de régulation, de dégagement sans soutien

La segmentation devrait remplir deux fonctions :

  1. Elle sépare sur le marché le lait vendu dans le segment protégé, ou les quantités au bénéfice d’une prime de soutien direct. Ce lait est désigné par lait A (voir règlement Interprofession Lait).
  2. Elle devrait donner une liberté de choix aux producteur.trice.s pour leur permettre de décider s’ils.elles veulent produire du lait mal payé. Pour pouvoir garantir cette liberté la livraison de lait C devrait être volontaire pour les paysan.ne.s. La segmentation est aujourd’hui contournée, puisque le lait C a quasiment disparu et que le lait excédentaire est déclaré comme lait B. Car à ce moment le.la paysan.ne n’a plus le choix. Dans ce système, les paysan.ne.s livrent forcément des quantités de lait, souvent soutenues par des primes fédérales, mais qui doivent être dégagés à des prix de dumping sur des marchés étrangers.

Plus de transparence et d’obligations

La différence entre le prix indicatif décidé et communiqué par l’IP-Lait et le prix payé aux producteur.trice.s est énorme. Le prix communiqué dans les médias vaut franco rampe. Le prix payé aux producteur.trice.s se situe aujourd’hui entre 10 à 20 centimes en dessous de ce prix ! Les innombrables déductions faites sur chaque litre ne peuvent pas être comparées et ne sont pas transparentes. Le prix franco rampe n’a aucune pertinence.. A l’avenir l’IP-Lait doit fixer le prix indicatif départ ferme. C’est ce prix qui est déterminant pour les paysan.ne.s !

Moins de lait à un meilleur prix

Chaque producteur.trice doit pouvoir choisir s’il.elle veut produire du lait (excédentaire) bon marché ou s’il.elle veut y renoncer. S’il.elle renonce à la production de lait bon marché, le prix de son lait livré doit s’améliorer. De nombreuses fermes surtout dans des zones topographiques moins favorables retrouveraient une perspective. Celui.celle qui veut tout de même livrer ce lait excédentaire bon marché pourra toujours le faire. Mais il.elle devra assumer de son côté tout le coût de « valorisation ». Il n’est pas tolérable de faire payer aux producteur.trice.s qui renoncent à la production d’excédents, les coûts engendrés par la production de ces excédents. Il est inadmissible que des fonds publics soient abusivement utilisés pour ces quantités de lait.

C’est un non-sens absolu de forcer les producteur.trice.s de lait à livrer du lait, qui doit par la suite être dégagé sur le marché mondial. Cela ne sert qu’à amortir les surcapacités des transformateurs laitiers. Ce n’est pas défendable du point du vue économique et écologique très élevé. Ça suffit définitivement!

C’est le travail de traite des vaches qui doit générer de l’argent et pas l’exploitation des paysan.ne.s.

jeudi, 09 mai 2019
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Lausanne, le 9 mai 2019

Modification de l’ordonnance sur l’importation de produits agricoles (OIAgr)

Lors de sa séance de comité du 3 mai 2019, l’organisation paysanne Uniterre s’est penchée sur ladite consultation. Dans son ensemble, le projet tel qu’il est formulé n’a pas suscité d’opposition, à l’exception notable de la proposition de suppression du régime d’importation sur divers produits végétaux.

Même en l’absence de taxes douanières, le permis général d’importation (ci-après PGI) doit rester un privilège que la Confédération peut accorder ou refuser. Il porte notamment sur l’importation de fleurs coupées, de semences céréalières et autres et plants. La production de semences céréalières et de fleurs coupées subit déjà de très fortes pressions en Suisse, à cause de la concurrence étrangère. Se passer de cet instrument permettant de réguler les importations, c’est risquer de porter un coup fatal à nos productions locales. Ce serait également contraire aux accords de Paris que la Suisse a signés et porte préjudice à la réalisation des objectifs climatiques qu’elle s’est fixés.

L’importation des fleurs coupées doit être limitée et non pas promue. En effet, la production de fleurs coupées pose problème en termes de justice sociale et de santé pour les travailleuses et travailleurs et en termes d’environnement du fait de l’utilisation massive de produits phytosanitaires et des longs transports
S’agissant de la production de plants et de semences, ce sont des activités fondamentales d’un point de vue de sécurité et souveraineté alimentaires: protection et promotion de la diversité biologique des variétés locales, traçabilité et circuits courts. Il est du devoir de la Confédération, conformément à l’article 104a de la constitution, de faire son maximum non seulement pour maintenir les variétés locales, mais aussi pour les promouvoir. Le PGI est en ce sens un indispensable outil de régulation et de protection.

Ce sont les raisons pour lesquelles Uniterre plaide pour que l’obtention d’un PGI reste obligatoire et rejette la proposition de suppression du régime du permis d’importation pour divers produits végétaux.

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