vendredi, 26 mai 2017
vendredi, 22 juillet 2016
Protection Suisse des Animaux PSA

Des siècles durant, l'élevage laitier faisait la fierté de l'agriculture suisse. Mais cette branche de production, autrefois la plus importante en termes d'économie et d'image, est devenue une branche à assainir. Les autorités sont coresponsables de la situation désolante : au lieu de protéger les acquis, elles ont voulu préparer le secteur à la réalisation de leur vision d'avenir. De mauvaises décisions politiques en ont découlé, comme l'abolition du contingentement laitier, la stimulation des importations de fromage et le subventionnement d'un élevage à l'américaine avec des vaches à haute productivité. En conséquence, les agriculteurs sont complètement dépendants du prix du lait.
vendredi, 22 juillet 2016
Nombreux sont les citoyens qui ont dans leur lien de parenté une origine paysanne. Quand on parle des difficultés, des crises qui agitent les producteurs de lait et les autres productions, ils sont touchés comme si on les touchait eux-mêmes. Ces crises sont bien réelles. Depuis 2 années, les agriculteurs produisent en dessous des prix de revient. Se lancer dans le métier est un exercice périlleux voire suicidaire. Face à cette situation, la Commission Européenne reste sourde et se voile la face, en s'obstinant dans sa vision de conquête des marchés extra-européens aléatoires pour écouler notre production.
vendredi, 22 juillet 2016
Le groupement de producteurs laitiers MIG a lancé mercredi un appel aux éleveurs à se rendre en tracteur vendredi à la Foire agricole de Libramont pour protester contre la politique agricole européenne. Le MIG a également annoncé des barrages filtrants vendredi sur les routes d'accès au champ de foire.
mercredi, 20 juillet 2016
CNUCED, 19 juillet 2016, Nairobi, Kenya.
« La souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation saine, dans le respect des cultures, produite à l'aide de méthodes durables et respectueuses de l'environnement, ainsi que leur droit à définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles.
vendredi, 08 juillet 2016
Uniterre et ses alliés ont déposé, fin mars 2016, 109'000 signatures pour l'initiative « Pour la souveraineté alimentaire. L'agriculture nous concerne toutes et tous ». Le 22 juin dernier, le Conseil fédéral recommandait de rejeter notre initiative sans contre-projet. Une semaine plus tard, il annonçait qu'il souhaitait préparer, parallèlement à la prolongation du moratoire sur les OGM jusqu'en 2021, la mise en place de zones où il serait possible d'en cultiver. Voici deux prises de positions du Gouvernement qui vont donner des ailes à la future coalition en faveur de l'initiative pour la souveraineté alimentaire qui sera lancée le 21 septembre prochain à Berne.
mardi, 05 juillet 2016
Mais où se situent les perspectives d'avenir dans l'agriculture ?
Le 4 juillet dernier, la commission consultative agricole s'est fendue d'un communiqué pour annoncer qu'elle soutenait à une large majorité la décision du Conseil fédéral de refuser l'initiative « Pour la souveraineté alimentaire. L'agriculture nous concerne toutes et tous » sans contre-projet. Elle s'en explique par la phrase suivante : « L'initiative n'ouvre pas de perspectives d'avenir pour l'agriculture et le secteur agroalimentaire suisses, soulignant également le risque d'isolement de la Suisse à l'échelle internationale, si le texte est accepté ». Dans le même communiqué elle « se félicite par ailleurs de l'amélioration de l'appréciation des revenus agricoles ».
vendredi, 01 juillet 2016
Nous étions entre nous, sur le Gurten, en ce 27 mai 2016 à 9 heures du matin. Des hauts représentants de la production, la transformation et la commercialisation, triés sur le volet. Après tout, il fallait trouver des solutions à la crise et, donc, éviter les complications liées aux stupides questions des organisations de base. Le temps propice à la fenaison aidant, seule une poignée d'activistes infatigables s'est retrouvée pour protester.
vendredi, 01 juillet 2016
Les mesures prises jusqu'ici par la Commission européenne sont inefficaces - le Parlement européen doit s'impliquer davantage dans le débat sur le lait
communiqué de presse EMB
Bruxelles, le 21/06/2016 : L'Union européenne poursuit toujours sa politique de la terre brûlée vis-à-vis du secteur laitier. En l'absence de concept prévoyant de plafonner les volumes de lait en temps de crise, cette politique, qui nuit aux producteurs de lait mais aussi aux secteurs en amont et en aval, se poursuivra.
vendredi, 01 juillet 2016
Pendant une semaine, plus d'une vingtaine de délégués paysans étaient présents à Genève. L'objectif était de s'assurer que nos revendications principales concernant le revenu, l'accès aux marchés, à la terre, aux semences, à la biodiversité, à la souveraineté alimentaire soient conservées dans le texte révisé de la Déclaration. Ci-après, nous publions 3 interview basé sur les interventions de nos collègues indonésiens lors de la soirée publique organisée à Genève. Ils ont effectué un travail admirable au niveau de leur législation nationale.
C'est au début des années 2000 que le syndicat paysan indonésien (SPI) a accepté d'être le leader du processus des droits paysans au sein de La Via Campesina. Les 3 délégués présents à Genève expliquent ce que cela a représenté.
vendredi, 01 juillet 2016
 
Pendant une semaine, plus d'une vingtaine de délégués paysans étaient présents à Genève. L'objectif était de s'assurer que nos revendications principales concernant le revenu, l'accès aux marchés, à la terre, aux semences, à la biodiversité, à la souveraineté alimentaire soient conservées dans le texte révisé de la Déclaration.
Ci-après, nous publions l'allocution de Vincent Delobel, jeune paysan belge, au Palais des Nations Unies. Avec force et détermination, il a présenté les revendications des paysans européens. 
vendredi, 01 juillet 2016
Lait de restriction : exigeons plus de transparence !
Comme en 2015 à cette même période, le marché des pâtes dures à haute valeur ajoutée est morose. De nombreuses interprofessions ont décidé de restreindre la production de fromage et donc d'imposer des restrictions à la production. Or qui dit restriction de fabrication ne dit pas forcément restriction de la production. Une vache reste une vache et il n'est pas forcément simple de lui « clouer les pis » du jour au lendemain.
mardi, 28 juin 2016
Aux médias
Lausanne, 28 juin 2016
Dans son message du 22 juin 2016, le Conseil fédéral recommande de rejeter l'initiative « Pour la souveraineté alimentaire. L'agriculture nous concerne toutes et tous »
Le Conseil fédéral sacrifie l'agriculture à son idéologie néolibérale. La nourriture saine, la protection de l'environnement, le commerce équitable et la production locale et durable sont secondaires. Ce qui importe davantage, ce sont les transports, les importations à prix cassés, l'industrie agraire et la concurrence entre agricultrices et agriculteurs.
lundi, 27 juin 2016
Bonjour, 
l'agriculture urbaine ou l'entrepreneuriat social vous titille ? ALTERNAT recherche des co-entrepreneurs pour développer des projets d'agriculture urbaine en suisse romande.
vendredi, 24 juin 2016
Comme cela était à prévoir, le Conseil Fédéral a, le 22 juin 2016, recommandé de rejeter l'initiative pour la souveraineté alimentaire. Dans son message, il argumente entre autres de la manière suivante : « (Cette initiative) remettrait en question les acquis réalisés dans le cadre de la réforme agricole des 25 dernières années et affaiblirait la compétitivité et la capacité d'innovation du secteur agroalimentaire suisse. »
mercredi, 22 juin 2016
Une cinquantaine d'éleveurs français (Confédération paysanne) et belges (MIG/FMB, FUGEA et MAP) bloquent en ce moment l'entrée de la coopérative Milcobel à Langemark, en Belgique, qui collecte quotidiennement, entre autres, plusieurs dizaines de milliers de litres de lait de l'usine des 1000 vaches. En pleine crise laitière et alors que le prix du lait chute de mois en mois (0,20 € en Belgique et 0,26 € en France), l'usine des 1000 vaches est le symbole de la surproduction qui casse les prix au détriment des éleveurs européens.
vendredi, 17 juin 2016
Tout un chacun est en droit d'obtenir une information fiable sur la provenance des denrées et de leur ingrédient principal, notamment la viande et le poisson. La FRC et ses collègues alémaniques et tessinois SKS et ACSI refusent d'entendre hennir un nouveau horsegate.
Vous aussi, vous voulez savoir ce que vous mangez?  Partagez et faites du bruit! #‎lepouvoirdagirLire l'article www.frc.ch/provenance likez le film de la FRC sur facebook
mardi, 14 juin 2016

La société BAYER AG veut acquérir Monsanto, la multinationale d'herbicides et de semences la plus contestée de la planète.Lettre ouverte au Président du Conseil d'administration de BAYER, Monsieur Werner Baumann.
Amsterdam, le 7 juin 2016
Monsieur le Président,
vendredi, 10 juin 2016
Réécoutez les 24h des luttes paysannes - Radio Canut
Il y a 20 ans, le 17 avril 1996, une manifestation du Mouvement des sans Terres au Brésil est attaquée par la Police, qui tue 19 personnes. A l'occasion des 20 ans de cette journée, devenue «journée internationale des luttes paysannes », Les paysannes et paysans dans la lutte des classes ont pris l'antenne pendant 24 heures, du 16 avril 2016 à 15h, au 17 avril 2016 à 15h, pour relayer cette journée.
Réécoutez les 24h des luttes paysannes
mardi, 07 juin 2016
Au début du mois de juin, le Parlement jurassien a accepté à 46 voix contre une la résolution de l'élue Erica Hennequin. 
Ainsi, le Parlement jurassien charge le Gouvernement d'intervenir auprès des autorités fédérales afin d'exclure l'huile de palme de l'accord de libre-échange actuellement en négociation avec la Malaisie.
Le texte de la députée 
La feuille des avis officiels du canton (résultat du vote à la page 2 point 25)
mercredi, 01 juin 2016
Chères combattantes et chers combattants !
Nous, paysannes et paysans sommes aujourd'hui avec vous à Bâle pour montrer que nous voulons une autre agriculture et une autre façon de produire les aliments. Nous sommes là aujourd'hui, - et nous protestons ! Contre Monsanto et Syngenta. Nous protestons contre les conséquences écologiquement destructrices de l'industrialisation de l'agriculture.
mardi, 31 mai 2016

Un documentaire du Partenariat Access to land
Plus d'informations sur ce documentaire:http://www.accesstoland.eu/film-La-terre-qui-nous-nourrit
 
vendredi, 27 mai 2016
Ce 27 mai 2016, les organisations de la base paysannes Uniterre, NBKS, SAM, IG BäuerlicheFamilienbetriebe posent des revendications unanimes et communes pour stopper la déroute complète dumarché laitier suisse et notamment le marché du lait industriel. Ils souhaitent pouvoir vendreéquitablement du lait d'excellente qualité et durable pour tous les consommateurs du pays. Oractuellement les prix n'ont jamais été aussi bas, ce qui remet en cause, à très court terme la viabilité denombreuses fermes. Il y a urgence!
vendredi, 27 mai 2016
Uniterre est à l'origine de toute la démarche pour exclure l'huile de palme des accords de libre-échange avec la Malaisie. Tout a commencé en août 2015 déjà. Uniterre a fait une gros travail de coordination et de coalition avec d'autres organisations (ONGs, Fondation Bruno Manser, FRC, FSPC, etc.) pour s'opposer à la présence de l'huile de palme dans l'accord de libre-échange avec la Malaisie. Parallèlement à cette démarche, la Fondation Bruno Manser a décidé de lancer une pétition en ligne pour des objectifs semblables, avec les mêmes revendications. Cette dernière a récolté plus de 20'000 sigantures.
mercredi, 25 mai 2016
Deux rapports de la FAT
Le N°608 Système de production laitière en région de plaine (2004) 
Agridea
Données économique - coûts de production du lait (2013)
mardi, 24 mai 2016
Action en marge du forum USP-FPSL-IP-Lait.Vendredi 27 Mai 2016, 10:00Dorfstrasse 39, 3084 Wabern (départ du funiculaire pour le Gurten, proche de la gare CFF de Wabern bei Bern)
Organisation conjointe entre différentes organisations des paysannes et de paysans en Suisse romande et Suisse alémanique. Tout le monde est invité
Communiqé de presse
 contact 0763479060 / c.demierre@uniterre.ch
lundi, 11 mai 2020

Neuchâtel, zone montagne. Vaches allaitantes.

Profil : expérience agricole et bétail. Maniement tracteur et machines. Capacité de travailler de manière autonome.

Possibilité de reprise graduelle de l’exploitation.

Pour plus de renseignements : 079 201 90 85

mercredi, 06 mai 2020
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De Big-M et Uniterre

Les producteurs laitiers de nombreux pays européens vont manifester demain contre le train de mesures de la Commission européenne, impuissante face à la crise laitière actuelle. Les agriculteurs de l'EMB (European Milk Board) prennent note de cette décision avec incompréhension. Ce n'est certainement pas une solution au problème si les excédents de lait sont simplement stockés sous forme de beurre et de lait en poudre. Les crises de ces dernières années ont montré que ces stocks empêchent une augmentation du prix du lait après la crise jusqu'à ce que ces stocks soient vides. Si les ventes stagnent, il n'y a qu'une seule solution raisonnable : produire moins de lait !

Nous connaissons une situation similaire en Suisse. Ici, les agriculteurs sont obligés de livrer du lait segment B bon marché, qui est payé à peine 45 centimes ! À ce prix, même les meilleurs agriculteurs perdent de l'argent. Et ce qui est absurde, c'est que ce lait moins cher ne sert pas à faire du beurre mais des produits bon marché.Et au final, ce manque de beurre est compensé par des importations. Cela suffit !

Nous nous demandons : est-il juste que les conditions cadres du marché du lait soient telles que les laiteries travaillent à plein régime alors que les producteurs laitiers doivent livrer leur lait à des prix de dumping ? N'est-ce pas précisément cette pression permanente sur les prix qui pousse les agriculteurs à adopter des méthodes de production qui ne sont pas du tout souhaitables pour la société ? Comment les agriculteurs sont-ils censés faire face aux coûts supplémentaires des nouvelles exigences environnementales alors que le prix du lait ne couvre même pas le prix actuel ?Obliger les agriculteurs à fournir du lait bon marché est une mauvaise stratégie. Si les agriculteurs cessent de produire du lait, ce sera aussi la fin des transformateurs.

Avec les actions de demain, l'EMB appelle la société civile à s'exprimer enfin d'une voix forte (voir communiqué de presse). Il est temps que les intérêts des grandes entreprises passent au second plan.


(Pour simplifier, la forme masculine est employée pour désigner autant les femmes que les hommes)


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vendredi, 01 mai 2020
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La pandémie COVID-19 s'ajoute et renforce les persécutions historiquement pratiquées contre les peuples. Et cette pandémie ne peut nous faire oublier la violence systémique et systématique à l'encontre des paysans et paysannes, et autres travailleurs ruraux, ainsi que les violations de leurs droits. À la recherche d'un revenu décent et pour assurer leurs moyens de production, les travailleurs ruraux dans différentes parties du monde sont constamment confrontés à des hostilités, à la violence, à la persécution et à la criminalisation. Cette situation est exacerbée par la mise en place des mesures exceptionnelles contre la maladie.

Les sociétés transnationales minières, agroalimentaires et hydro-industrielles, harcelaient déjà les populations des campagnes, des eaux et des forêts ; avec la pandémie, les gouvernements assujettis à ces grandes entreprises justifient leurs actes de persécution et même d’extermination. Car en réalité, leur préoccupation n'est pas de sauver des vies, mais d'essayer de sauver l'économie capitaliste, qui repose sur le sang de milliers de personnes dans le monde.

Pour les paysans et paysannes, les peuples de pêcheurs et des forêts, la lutte quotidienne dans le contexte du COVID-19 n'est pas facile. Dans plusieurs pays, lorsqu'ils tentent d'accéder aux marchés pour vendre leurs récoltes ou leurs produits, les paysans et autres producteurs de denrées alimentaires sont confrontés à des sanctions économiques ou pénales pour tout déplacement hors de leur communauté. Les marchés locaux, les marchés paysans, etc. ont été fermés à titre préventif, mais les supermarchés sont encouragés à poursuivre leurs activités, en exploitant leurs travailleurs et en spéculant parfois sur les prix des denrées alimentaires et d'autres produits tels que les masques. Nous affirmons que le monde paysan est capable d'adopter des mesures d'hygiène rigoureuses afin d'éviter la contamination et d'être contaminé.

Dans le secteur agricole, les personnes qui ont été amenées à utiliser des produits toxiques, tels que les pesticides, insecticides et autres, comptent aujourd'hui parmi les groupes les plus exposés au COVID-19, en raison de la faiblesse physique et des maladies que ces produits chimiques provoquent.

Les communautés d'ascendance africaine, les peuples autochtones, les migrants, les personnes LGBTI, les populations urbaines en situation de pauvreté et les femmes sont parmi les personnes qui souffrent de l'impact disproportionné de la crise sanitaire, sociale et économique.

La violence domestique s'est intensifiée avec le confinement ; les foyers sont devenus plus dangereux pour les femmes, les enfants et les personnes âgées qui étaient déjà victimes de violence. Les groupes féministes qui soutiennent les personnes confrontées à la violence voient leur action limitée par l'enfermement forcé et subissent des atteintes à leur liberté d'expression dans les médias numériques.

La situation touche également les migrants internationaux et les déplacés internes, notamment dans les camps de réfugiés surpeuplés. Les adultes et les enfants sont confrontés à une détention arbitraire et prolongée et à des traitements abusifs dans des conditions insalubres et dégradantes, en plus des abus policiers. Les personnes impliquées dans l'aide alimentaire ont été condamnées à des amendes dans les pays du Nord et persécutées dans les pays à régime autoritaire.

Depuis l'apparition du COVID-19, les gouvernements du monde entier ont appliqué des restrictions plus ou moins drastiques à la liberté de mouvement et à la liberté de réunion. Une pandémie est combattue par l'information, les soins, la santé publique universelle et gratuite, et non par la police et l'armée qui s'attaquent aux gens. Certains gouvernements se cachent derrière cette crise pour attaquer ou laisser attaquer spécifiquement les leaders sociaux et les défenseurs des territoires. De nombreux journalistes ou écrivains ont également été attaqués pour avoir diffusé des critiques sur les gouvernements, certain.e.s ont disparu ou ont été réduit.e.s au silence. Dans le même temps, les grands médias ont continué à jouer un rôle important dans la diffusion de la discrimination et des discours de haine contre certains groupes sociaux.

Il y a toujours des cas d'emprisonnement arbitraire, de détention au secret de prisonniers politiques et des mesures de quarantaine qui ont entraîné la suspension des services judiciaires, ce qui a servi de prétexte pour empêcher la libération de personnes, ainsi que les plaintes et l'accès à des recours judiciaires par les personnes qui ont été menacées ou attaquées. Les revendications pour de meilleures conditions sanitaires pour les prisonniers, face au Coronavirus, ont été durement réprimées dans plusieurs pays. Les états d'alerte, la militarisation accrue et la présence policière sont devenus la nouvelle norme dans de nombreuses régions du monde, ce qui fait craindre que ces pouvoirs continuent d'être exercés une fois la crise passée.

Les militants et les dirigeants d'organisations populaires, hommes et femmes, attirent également l'attention sur les conséquences et les implications à long terme de la surveillance numérique accrue qui est mise en place dans le monde entier pour soi-disant contenir la propagation du virus. Non seulement elle mettrait en danger les droits numériques et la vie privée de la société dans son ensemble, mais elle permettrait également un plus grand contrôle du travail et des mouvements des personnes, et des attaques - en ligne sur leur liberté d'expression, et hors ligne sur leur vie - sur eux, leurs familles, leurs communautés et leurs organisations. Dans le même temps, les personnes qui n'ont pas accès aux technologies et aux différents outils de communication se retrouvent isolées et incapables de communiquer sur leur situation et de s'organiser en collectifs.

En quelques semaines, la situation d'exclusion et d'inégalité a été mise en évidence pendant la pandémie. Le système agroalimentaire hégémonique s'est révélé incapable de lutter contre la faim, la précarité et les terribles conditions de travail. Si les causes structurelles des nombreuses crises que connaît l'humanité ne sont pas traitées, les mobilisations sociales et les protestations s'intensifieront et avec elles les mesures de répression et de contrôle de la part de ceux qui maintiennent le monopole politique et économique. La pandémie a précipité une crise structurelle du capitalisme déjà annoncée.

Nous devons renforcer les alliances entre les organisations populaires, en préservant la vie des personnes qui se battent pour leur territoire, pour leur culture, pour une façon de produire qui ne détruise pas la planète. Nous devons rendre visibles et faire prendre conscience des menaces qui pèsent sur les personnes et leurs organisations, en particulier les plus isolées. Nous devons dénoncer de toutes les manières possibles la violence subie, en ciblant les gouvernements, les entreprises, les propriétaires terriens et les autres personnes qui sont impliquées dans la persécution, la criminalisation, la disparition et l'assassinat de militants et de dirigeants de mouvements et d'organisations populaires. La violence est, et reste, un phénomène structurel plutôt qu'un phénomène d'urgence, et doit être traitée comme telle par le déploiement des ressources nécessaires.

La construction collective est fondamentale pour faire face au monde d'aujourd'hui et de demain. La crise a également mis en évidence la solidarité et la construction d'alternatives, existantes et nouvelles, qui doivent être le moteur de nos futures actions collectives. Nous ne reviendrons pas à la "normalité" de la violence, aux situations précaires. Le capitalisme n'a rien à offrir à nos peuples, seulement la violence, l'exploitation et la mort. Ce que nous disons aujourd'hui était fondamental hier et le sera encore demain. Il est temps de promouvoir de nouvelles valeurs, il est temps d'organiser la résistance, de renforcer les connaissances locales et la création de connaissances et l'apprentissage participatifs, de produire sur nos territoires, de nourrir le monde et de préserver la planète et l'humanité.

Il est temps de renforcer la solidarité, d'exercer la résistance, de cultiver l'espoir.

jeudi, 30 avril 2020
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Alors que plus que jamais, nous constatons qu’une agriculture indigène est indispensable à la sécurité de l’approvisionnement de notre pays et à la souveraineté alimentaire ; que les consommateurs prennent conscience de l’importance d’une agriculture de proximité et dévalisent les marchés à la ferme, self-services et autres, la demande de l’IP lait du 23 avril d’importer 1000 tonnes de beurre tombe totalement à rebours du bon sens et elle est choquante en cette période de crise historique.

Nous vous demandons de refuser catégoriquement cette demande. La fabrication de beurre à partir de matière première suisse est possible et plus que souhaitable ! Comme indiqué dans notre précédent courrier adressé à M. Parmelin, le 14 avril dernier, il est temps de mettre fin aux aberrations que la production laitière subit depuis des années: le système de segmentation du lait en place aujourd’hui est opaque et profite surtout aux acheteurs de lait qui utilisent tous les stratagèmes possibles pour acquérir cette précieuse matière première au prix le plus bas possible. Voici quelques exemples :

- Entre septembre 2019 et janvier 2020, la part de lait segment B chez l’un des plus gros acheteurs - Mooh - est passée de 10 à 40%. Et comme par hasard, cette augmentation du lait en segment B s’est faite en parallèle de la mise en place du « Tapis vert » (Swissmilk green).

- Une partie du lait segment B sert à la fabrication de fromage à pâte molle vendu à l’exportation environ 3 Fr.-/kg. Comment cela est-il possible ? Parce que le supplément pour le lait transformé en fromage est également versé sur ce lait segment B, ce qui est contraire à la loi : ce supplément ne doit aller que sur du lait segment A.Pour rappel, le lait segment B a été payé en moyenne 45,42 centimes par litre de lait en 2019.

- De plus, l’acheteur Mooh a annoncé dans son bulletin d’avril 2020 qu’à cause de l’effondrement brutal des prix internationaux du lait et de la poudre de lait lié à la crise du corona virus, le prix du lait segment B est impacté et a déjà diminué de 3 centimes sur le mois d’avril pour arriver à 42 centimes. Et que l’on peut s’attendre à une nouvelle baisse importante en mai.

Comment ce secteur déjà fortement ébranlé va-t-il pouvoir faire face à une nouvelle baisse des prix ?

Nous demandons donc : une revalorisation du prix départ ferme, un transfert d’une majorité du lait segment B, utilisé à la fabrication de pâtes molles, de poudre de lait écrémé, yogourts, autres produits frais pour l’exportation vers le segment A pour la fabrication de beurre pour le marché Suisse.

Comme nous pouvons le constater ses dernières semaines, la Confédération a su nous montrer, qu’en temps de grave crise, elle est capable de jouer son rôle et de prendre ses responsabilités, même au prix de nombreux sacrifices. Nous demandons que l’Office Fédéral de l’Agriculture prenne aussi ses responsabilités et mette en place de véritables mesures pour encadrer la production laitière suisse et garantir le maintien de cette dernière. L’heure est grave également pour la production laitière suisse ! Et force est de constater que la Fédération des Producteurs Suisses de Lait ainsi que l’Interprofession Lait ont montré depuis des années et montrent encore aujourd’hui, en temps de crise, leur incapacité à défendre et mettre en place de réelles solutions en faveur des producteurs de lait suisses.

N’oublions pas que si nous en sommes arrivés là - à manquer de matière première pour fabriquer du beurre -, c'est avant tout à cause de l’hécatombe du nombre de producteurs de lait en Suisse, qui est la conséquence d’un prix du lait tous segments confondus couvrant à peine la moitié des coûts de production.

De nombreux producteurs sont au bord du gouffre et de plus en plus de consommateurs se rebiffent contre cette libéralisation des importations particulièrement en ces temps de semi-confinement qui exacerbent les réactions. Accepter cette demande d'IP Lait est indigne d'un pays qui dit soutenir ces producteurs. Cela pourrait, de plus, amener ces producteurs qui n'ont plus rien à perdre à des réactions en chaîne. Plusieurs d'entre eux ont déjà parlé de vider les rayons de beurre étrangers dans les magasins qui en vendraient. Des consommateurs semblent de plus en plus prêts à les appuyer. La situation est déjà tendue et ce serait un non sens que de mettre de l'huile sur le feu.

Il est temps d’agir en faveur des producteurs !

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de croire, Monsieur Hofer, à l’assurance de nos salutations distinguées.

(Pour simplifier, la forme masculine est employée pour désigner autant les femmes que les hommes)


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mardi, 28 avril 2020
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Protection

Parlons du libre-échange. Il ne s'agit jamais de libre-échange sur un pied d'égalité ou de relations commerciales égalitaires, mais bien de faire prévaloir les énormes intérêts des multinationales et des investisseurs. Dans le cas des droits sur la propriété intellectuelle ou dans celui des semences, par exemple, ils sont très protectionnistes ; l'accord économique avec l'Indonésie ne fait pas exception. La sociologue allemande Maria Mies analyse avec justesse le contexte : "Cette inégalité croissante entre les pays et au sein de ceux-ci n'est toutefois pas fortuite, mais constitue un élément structurel nécessaire à la mondialisation néolibérale. Pour les multinationales, cette inégalité constitue un "avantage comparatif" dans leur lutte pour obtenir la main-d'œuvre la moins chère et les conditions environnementales les plus laxistes." Selon le critique de la mondialisation Noam Chomsky, contrairement au Premier Monde, le Tiers Monde est contraint de se libéraliser. Avec des conséquences dévastatrices pour les humains et l'environnement.
Une autre particularité du libre-échange est que, dans la mesure du possible, tous les processus décisionnels démocratiques sont contournés. Le libre-échange ne doit pas passer l'écueil du peuple et les négociations sont totalement opaques. Ce fut notamment le cas dans le cadre de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT, adhésion en 1966) et également pour l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995. L'accord (Suisse-Indonésie) met en avant la durabilité et le nouvel article constitutionnel (art. 104 d) met l'accent sur des "relations commerciales transfrontalières qui contribuent au développement durable de l’agriculture et du secteur agroalimentaire". Pour la première fois, les valeurs fondamentales des Nations Unies en matière de développement durable sont inscrites dans le préambule de l'accord économique, ainsi que des dispositions sur les questions environnementales, les normes de travail et la gestion durable du secteur des huiles végétales, pour n'en citer que quelques-unes. Que de belles paroles ! Il manque des moyens pratiques de contrôle et de sanction. Nous préférons protéger notre agriculture indigène et, dans la mesure du possible, nous passer de l'huile de palme, qui détruit l'environnement en Indonésie et dont les risques pour la santé sont connus. Le comité d'Uniterre a décidé le 14 janvier 2020 de soutenir le référendum contre l'accord de libre-échange avec l'Indonésie, qui a été approuvé par le parlement le 20 décembre 2019. C'est la première fois en Suisse qu'un référendum est lancé contre un accord de libre-échange. Il ne nous reste cependant pas beaucoup de temps : le délai pour le dépôt des signature est fixé au 9 avril 2020. Signez maintenant la feuille de signature ci-jointe et renvoyez-la immédiatement.

Mathias Stalder, Uniterre Sekretär


mardi, 28 avril 2020
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Le vent tourne…


Le 23 septembre 2019, la Coopérative du Lait équitable célébrait la mise sur le marché de la brique de lait équitable Faireswiss, ainsi que cinq fromages à pâte molle, chez Manor. Un an plus tôt, jour pour jour, nous votions sur l’initiative pour la Souveraineté alimentaire. Même si nous avons perdu la bataille en 2018, le succès immédiat du lait équitable Faireswiss – une superbe application de la souveraineté alimentaire – nous montre que les lignes sont en train de bouger !

Le 11 octobre 2019, Willy Cretigny – président de l’Association Suisse des Vignerons-Encaveurs Indépendants et membre d’Uniterre – entamait une grève de la faim pour dénoncer l’incohérence de la politique agricole qui profite essentiellement à l’importation, au détriment de la production locale dans la filière vinicole. Et ce n’est pas la seule branche de production concernée : la filière céréalière, et principalement les producteur.trice.s de blé panifiable, vit également un sale moment. L’article « Qui se fait du blé sur le pain ? » vous en dévoilera la complexité.

L’appel au secours de Willy Cretigny a débouché sur la rédaction d’un manifeste à destination des politiques, pour lequel nous avons besoin de vous ! Tout est expliqué en page X.

Le 20 octobre 2019, on assiste à la montée historique des Verts et des femmes à Berne lors des élections fédérales. Même si ce bouleversement peut effrayer ou décourager certain.ne.s d’entre nous, paysan.ne.s, nous pouvons faire en sorte que cela soit positif pour notre cause. Et nous arriverons à trouver des solutions qui nous permettront de concilier écologie, équité et production.

En ce sens, après des débats animés au sein du comité d’Uniterre, nous avons finalement pris position face aux initiatives « Pour une Suisse sans pesticides de synthèse » et « Pour une eau potable propre et une alimentation saine ».Je ne dévoilerai rien ici. Retrouvez nos arguments en page 6.

2019 arrive à sa fin. 2020 nous réserve de grands défis : la suite des discussions sur la Politique Agricole 22+, les accords de libre-échange en cours de signature, la mise en place du nouveau parlement, la votation sur les deux initiatives citées ci-dessus, pour n’en évoquer que quelques-uns.

En attendant, même s’il est encore un peu tôt pour vous le souhaiter, passez de belles fêtes de fin d’année auprès de vos familles, amis et voisins ! Nous restons à vos côtés en 2020 pour de nouvelles aventures !

Berthe Darras

mardi, 28 avril 2020
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Que de mensonges


Qui aurait cru, il y a dix ans, que la Suisse, notre « château d’eau » serait mis à l’épreuve face aux changements climatiques, en particulier l’agriculture ? Les vagues de chaleur et les conditions climatiques changeantes exercent une forte pression sur nos paysan.ne.s. Raison de plus pour qu’Uniterre s’engage en faveur d’une agriculture durable et respectueuse du climat. C’est pourquoi nous soutenons l’alliance pour une agriculture d’avenir qui fait le pont avec le mouvement pour le climat.

Le 1er juillet 2019, les pingres de la Migros ont coupé l’herbe sous les pieds des productrices et producteurs de lait en imposant une baisse de 2,5 centimes sur le prix de base. Emmi a également suivi avec une réduction de 0,4 centime. Le 16 juillet 2019, nous avons manifesté avec d’autres organisations paysannes de base contre ces baisses devant Shoppyland Schönbühl. Werner Locher, membre d’Uniterre et porte-parole de BIG-M, écrit dans une lettre à l’adresse de la Migros : « Vous voulez montrer à vos consommateurs que vous défendez leur patrie et distribuez gratuitement des casquettes portant l’inscription « Heimatliebe » (amour de la patrie). Mais quel est l’intérêt ? Ce n’est pas de l’amour si Migros ruine précisément ceux qui jouent un rôle majeur dans la culture et le paysage de cette patrie. »

Ça me donne le vertige lorsque Balz Strasser, directeur général de Bio Suisse, dit dans un entretien avec le Bieler Tagblatt, que : « les employé.e.s des exploitations certifiées biologiques ne travaillent pas pour des salaires de misère ». Selon lui, les 2000 entreprises étrangères certifiées seraient soumises aux exigences sociales strictes de Bio Suisse. Toutefois, la réalité est différente – le salaire minimal n’est pas respecté et la représentation syndicale est muselée, comme le dénonce le syndicat de base espagnol SOC-SAT à propos de « Bio Sabor » à Almeria. Néanmoins, « Bio Sabor » ne perd pas le bourgeon. Sur le plan du commerce équitable, l’association Bio Suisse parvient également à faire des contorsions invraisemblables en imposant une réduction des prix du seigle, du blé et de l’épeautre. En dépit d’une demande croissante, la baisse des prix serait sensée sécuriser la demande. Visiblement, la stratégie d’améliorer les marges au détriment des paysan.ne.s gagne également du terrain en agriculture biologique. À l’étalage, les produits biologiques sont mis en concurrence directe avec les produits conventionnels.

Les burgers végétaliens de Beyound Meat et Impossible Foods assurent des retours de rêve à l’industrie de la viande et de l’alimentation. Ils prennent d’assaut les chaînes de supermarchés et restaurants. Les burgers à base de protéines végétales sont commercialisés comme étant propres, respectueux de l’environnement et sains.

Il ne fait aucun doute que l'industrie de la viande est en partie responsable du réchauffement climatique, mais l'élevage durable d'animaux, basé sur les herbages, est judicieux car il permet de produire de l'humus, contribue à la biodiversité et assure les revenus des exploitations en Suisse.

Mathias Stalder

jeudi, 23 avril 2020
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L’Interprofession du Lait veut importer 1000 tonnes de beurre. Pour l’Union suisse des paysans, cette décision est totalement incompréhensible et fait un affront aux producteurs suisses de lait. Des importations de beurre ne sont pas indiquées à l’heure actuelle. Les stocks de beurre ont grossi ces dernières semaines. Quant aux producteurs de lait, ils se voient toujours imposer des déductions sur les exportations de matière grasse du lait ! Les prix à la production diminuent partiellement en mai, alors que les déductions restent élevées. La hausse annoncée pour juillet des prix à la production se révèle insuffisante dans ce contexte. Pour l’USP, il est hors de ques-tion d’importer du beurre dans les circonstances actuelles !


Renseignements :
Martin Rufer, directeur de l’Union suisse des paysans, tél. 078 803 45 54

vendredi, 17 avril 2020
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En cette journée internationale des luttes paysannes du 17 avril 2020, les paysans n’ont qu’un mot pour le conseil Fédéral : « cela suffit ! ». Les annonces de M. le Conseiller Fédéral Parmelin du 1er avril visant à faciliter certaines importations pour faire face à la crise actuelle du COVID-19 ne sont pas acceptables. Alors que les agriculteurs et artisans sont sacrifiés depuis des décennies sur l’autel de la croissance à court terme et de la tertiarisation de l’économie, quand le système se grippe, l’État favorise encore et toujours le marché globalisé et les acteurs industriels de l’agro-alimentaire. L’épidémie du COVID-19 a mis en lumière les fragilités du système alimentaire dirigé depuis plusieurs décennies par les logiques capitalistes de marché. Les échecs de ce modèle sont plus flagrants que jamais et mettent en péril les bases vitales de la société, il est donc temps de changer de paradigme.

Il incombe au Conseil fédéral et au Parlement de tirer les leçons de la crise que nous traversons actuellement et d’enfin mettre en œuvre la Souveraineté alimentaire par la création d’un cadre qui valorise la production indigène, les circuits courts, l’agriculture paysanne et les artisans locaux. La production alimentaire ne doit plus être conçue comme un quelconque bien à commercialiser, mais bien comme la base vivrière d’un pays lui permettant de survivre en temps de grave crise et au-delà. La Souveraineté alimentaire permet cette mutation radicale.

Appel à une convergence des mouvements sociaux en ce 17 avril, journée internationale des luttes paysannes

Cette journée internationale des luttes paysannes est aussi l’occasion pour Uniterre de se joindre aux mouvements paysans du monde entier, ainsi qu’à ceux pour la justice climatique et sociale, afin d’inscrire dans la durée un soutien concret et direct à l’agriculture paysanne et aux circuits courts et de mettre en œuvre dès à présent les principes de la Souveraineté alimentaire, à l’échelon national et international.

Avec eux, Uniterre tient à rappeler également que l’urgence climatique ne s’est pas dissipée avec la crise sanitaire actuelle et que la mise en application de la Souveraineté alimentaire est une condition nécessaire pour engager la transition vers plus de justice sociale et écologique.

Nous avons besoin de plus d’actifs dans l’agriculture pour réaliser la Souveraineté alimentaire. Ainsi, nous invitons dès aujourd’hui la population, meilleure alliée de l’agriculture paysanne, et les agriculteurs à se rapprocher et à élaborer ensemble les contours du système alimentaire de demain.A l’image des militants qui sont allés proposer leur soutien auprès d’agriculteurs de toute la Romandie, nous invitons le plus grand nombre à s’engager dès maintenant et sur la durée. Pour ce faire, Uniterre et Agriculture du futur lancent officiellement aujourd’hui le réseau romand de solidarité à l’agriculture paysanne via la plateforme https://agriculturedufutur.ch/reseau-solidaire ! L’alimentation nous concerne toutes et tous, reprenons en main notre avenir !

Lettre ouverte au Conseiller Fédéral M. Parmelin

Communiqué de presse (pdf)

Liens :

Agriculture du futur-https://agriculturedufutur.ch/

MAPC (Mouvement pour une Agriculture Paysanne et Citoyenne) - https://mapc-ge.ch/manifeste/

jeudi, 16 avril 2020
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Bravo les Producteurs suisses de lait ! La Suisse connaît une pénurie de matière première dans le secteur laitier, entraînant l’impossibilité pour les usines de transformation d’assurer un approvisionnement suffisant en beurre. La faute à qui ? Aux producteurs ? Non !!! Aux acheteurs et à la grande distribution qui, à force de faire pression sur les prix, ont réussi à dégouter des milliers de productrices et producteurs de lait, avec des prix si bas qu’il est impossible de tourner sans faire d’immenses sacrifices, et surtout sans trouver un travail annexe, histoire de cumuler les heures de travail au-delà du raisonnable. Oui, nos paysannes et paysans travaillent à perte quand ils produisent du lait.

Cela va réjouir nos deux géants orange. Les voilà pleinement légitimés pour importer du beurre européen à bas prix, afin de garnir leurs rayons. Quel sera le prix au consommateur de ce beurre étranger ? Bonne question !

Et pendant ce temps, quelle est la réponse donnée par la faîtière des producteur.trice.s de lait ? Embaucher un mannequin pour promouvoir le beurre helvétique… C’est bien connu qu’avec une jolie fille, on va résoudre la crise profonde qui continue de plonger dans le désarroi des milliers de familles paysannes ! Et si on faisait plutôt pression pour obtenir la seule chose qui manque : un revenu décent, un prix du lait qui couvre les frais de production, et qui donc permet de se constituer un revenu décent ! Ça ne serait pas une riche idée ? Une rémunération équitable pour les familles paysannes, voilà qui serait une excellente pub !

Mais peut-être que quand on a une double casquette acheteur-producteur, on a un peu de peine à assumer son rôle au sein de la défense professionnelle ?

Uniterre