vendredi, 26 mai 2017
vendredi, 22 juillet 2016
Protection Suisse des Animaux PSA

Des siècles durant, l'élevage laitier faisait la fierté de l'agriculture suisse. Mais cette branche de production, autrefois la plus importante en termes d'économie et d'image, est devenue une branche à assainir. Les autorités sont coresponsables de la situation désolante : au lieu de protéger les acquis, elles ont voulu préparer le secteur à la réalisation de leur vision d'avenir. De mauvaises décisions politiques en ont découlé, comme l'abolition du contingentement laitier, la stimulation des importations de fromage et le subventionnement d'un élevage à l'américaine avec des vaches à haute productivité. En conséquence, les agriculteurs sont complètement dépendants du prix du lait.
vendredi, 22 juillet 2016
Nombreux sont les citoyens qui ont dans leur lien de parenté une origine paysanne. Quand on parle des difficultés, des crises qui agitent les producteurs de lait et les autres productions, ils sont touchés comme si on les touchait eux-mêmes. Ces crises sont bien réelles. Depuis 2 années, les agriculteurs produisent en dessous des prix de revient. Se lancer dans le métier est un exercice périlleux voire suicidaire. Face à cette situation, la Commission Européenne reste sourde et se voile la face, en s'obstinant dans sa vision de conquête des marchés extra-européens aléatoires pour écouler notre production.
vendredi, 22 juillet 2016
Le groupement de producteurs laitiers MIG a lancé mercredi un appel aux éleveurs à se rendre en tracteur vendredi à la Foire agricole de Libramont pour protester contre la politique agricole européenne. Le MIG a également annoncé des barrages filtrants vendredi sur les routes d'accès au champ de foire.
mercredi, 20 juillet 2016
CNUCED, 19 juillet 2016, Nairobi, Kenya.
« La souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation saine, dans le respect des cultures, produite à l'aide de méthodes durables et respectueuses de l'environnement, ainsi que leur droit à définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles.
vendredi, 08 juillet 2016
Uniterre et ses alliés ont déposé, fin mars 2016, 109'000 signatures pour l'initiative « Pour la souveraineté alimentaire. L'agriculture nous concerne toutes et tous ». Le 22 juin dernier, le Conseil fédéral recommandait de rejeter notre initiative sans contre-projet. Une semaine plus tard, il annonçait qu'il souhaitait préparer, parallèlement à la prolongation du moratoire sur les OGM jusqu'en 2021, la mise en place de zones où il serait possible d'en cultiver. Voici deux prises de positions du Gouvernement qui vont donner des ailes à la future coalition en faveur de l'initiative pour la souveraineté alimentaire qui sera lancée le 21 septembre prochain à Berne.
mardi, 05 juillet 2016
Mais où se situent les perspectives d'avenir dans l'agriculture ?
Le 4 juillet dernier, la commission consultative agricole s'est fendue d'un communiqué pour annoncer qu'elle soutenait à une large majorité la décision du Conseil fédéral de refuser l'initiative « Pour la souveraineté alimentaire. L'agriculture nous concerne toutes et tous » sans contre-projet. Elle s'en explique par la phrase suivante : « L'initiative n'ouvre pas de perspectives d'avenir pour l'agriculture et le secteur agroalimentaire suisses, soulignant également le risque d'isolement de la Suisse à l'échelle internationale, si le texte est accepté ». Dans le même communiqué elle « se félicite par ailleurs de l'amélioration de l'appréciation des revenus agricoles ».
vendredi, 01 juillet 2016
Nous étions entre nous, sur le Gurten, en ce 27 mai 2016 à 9 heures du matin. Des hauts représentants de la production, la transformation et la commercialisation, triés sur le volet. Après tout, il fallait trouver des solutions à la crise et, donc, éviter les complications liées aux stupides questions des organisations de base. Le temps propice à la fenaison aidant, seule une poignée d'activistes infatigables s'est retrouvée pour protester.
vendredi, 01 juillet 2016
Les mesures prises jusqu'ici par la Commission européenne sont inefficaces - le Parlement européen doit s'impliquer davantage dans le débat sur le lait
communiqué de presse EMB
Bruxelles, le 21/06/2016 : L'Union européenne poursuit toujours sa politique de la terre brûlée vis-à-vis du secteur laitier. En l'absence de concept prévoyant de plafonner les volumes de lait en temps de crise, cette politique, qui nuit aux producteurs de lait mais aussi aux secteurs en amont et en aval, se poursuivra.
vendredi, 01 juillet 2016
Pendant une semaine, plus d'une vingtaine de délégués paysans étaient présents à Genève. L'objectif était de s'assurer que nos revendications principales concernant le revenu, l'accès aux marchés, à la terre, aux semences, à la biodiversité, à la souveraineté alimentaire soient conservées dans le texte révisé de la Déclaration. Ci-après, nous publions 3 interview basé sur les interventions de nos collègues indonésiens lors de la soirée publique organisée à Genève. Ils ont effectué un travail admirable au niveau de leur législation nationale.
C'est au début des années 2000 que le syndicat paysan indonésien (SPI) a accepté d'être le leader du processus des droits paysans au sein de La Via Campesina. Les 3 délégués présents à Genève expliquent ce que cela a représenté.
vendredi, 01 juillet 2016
 
Pendant une semaine, plus d'une vingtaine de délégués paysans étaient présents à Genève. L'objectif était de s'assurer que nos revendications principales concernant le revenu, l'accès aux marchés, à la terre, aux semences, à la biodiversité, à la souveraineté alimentaire soient conservées dans le texte révisé de la Déclaration.
Ci-après, nous publions l'allocution de Vincent Delobel, jeune paysan belge, au Palais des Nations Unies. Avec force et détermination, il a présenté les revendications des paysans européens. 
vendredi, 01 juillet 2016
Lait de restriction : exigeons plus de transparence !
Comme en 2015 à cette même période, le marché des pâtes dures à haute valeur ajoutée est morose. De nombreuses interprofessions ont décidé de restreindre la production de fromage et donc d'imposer des restrictions à la production. Or qui dit restriction de fabrication ne dit pas forcément restriction de la production. Une vache reste une vache et il n'est pas forcément simple de lui « clouer les pis » du jour au lendemain.
mardi, 28 juin 2016
Aux médias
Lausanne, 28 juin 2016
Dans son message du 22 juin 2016, le Conseil fédéral recommande de rejeter l'initiative « Pour la souveraineté alimentaire. L'agriculture nous concerne toutes et tous »
Le Conseil fédéral sacrifie l'agriculture à son idéologie néolibérale. La nourriture saine, la protection de l'environnement, le commerce équitable et la production locale et durable sont secondaires. Ce qui importe davantage, ce sont les transports, les importations à prix cassés, l'industrie agraire et la concurrence entre agricultrices et agriculteurs.
lundi, 27 juin 2016
Bonjour, 
l'agriculture urbaine ou l'entrepreneuriat social vous titille ? ALTERNAT recherche des co-entrepreneurs pour développer des projets d'agriculture urbaine en suisse romande.
vendredi, 24 juin 2016
Comme cela était à prévoir, le Conseil Fédéral a, le 22 juin 2016, recommandé de rejeter l'initiative pour la souveraineté alimentaire. Dans son message, il argumente entre autres de la manière suivante : « (Cette initiative) remettrait en question les acquis réalisés dans le cadre de la réforme agricole des 25 dernières années et affaiblirait la compétitivité et la capacité d'innovation du secteur agroalimentaire suisse. »
mercredi, 22 juin 2016
Une cinquantaine d'éleveurs français (Confédération paysanne) et belges (MIG/FMB, FUGEA et MAP) bloquent en ce moment l'entrée de la coopérative Milcobel à Langemark, en Belgique, qui collecte quotidiennement, entre autres, plusieurs dizaines de milliers de litres de lait de l'usine des 1000 vaches. En pleine crise laitière et alors que le prix du lait chute de mois en mois (0,20 € en Belgique et 0,26 € en France), l'usine des 1000 vaches est le symbole de la surproduction qui casse les prix au détriment des éleveurs européens.
vendredi, 17 juin 2016
Tout un chacun est en droit d'obtenir une information fiable sur la provenance des denrées et de leur ingrédient principal, notamment la viande et le poisson. La FRC et ses collègues alémaniques et tessinois SKS et ACSI refusent d'entendre hennir un nouveau horsegate.
Vous aussi, vous voulez savoir ce que vous mangez?  Partagez et faites du bruit! #‎lepouvoirdagirLire l'article www.frc.ch/provenance likez le film de la FRC sur facebook
mardi, 14 juin 2016

La société BAYER AG veut acquérir Monsanto, la multinationale d'herbicides et de semences la plus contestée de la planète.Lettre ouverte au Président du Conseil d'administration de BAYER, Monsieur Werner Baumann.
Amsterdam, le 7 juin 2016
Monsieur le Président,
vendredi, 10 juin 2016
Réécoutez les 24h des luttes paysannes - Radio Canut
Il y a 20 ans, le 17 avril 1996, une manifestation du Mouvement des sans Terres au Brésil est attaquée par la Police, qui tue 19 personnes. A l'occasion des 20 ans de cette journée, devenue «journée internationale des luttes paysannes », Les paysannes et paysans dans la lutte des classes ont pris l'antenne pendant 24 heures, du 16 avril 2016 à 15h, au 17 avril 2016 à 15h, pour relayer cette journée.
Réécoutez les 24h des luttes paysannes
mardi, 07 juin 2016
Au début du mois de juin, le Parlement jurassien a accepté à 46 voix contre une la résolution de l'élue Erica Hennequin. 
Ainsi, le Parlement jurassien charge le Gouvernement d'intervenir auprès des autorités fédérales afin d'exclure l'huile de palme de l'accord de libre-échange actuellement en négociation avec la Malaisie.
Le texte de la députée 
La feuille des avis officiels du canton (résultat du vote à la page 2 point 25)
mercredi, 01 juin 2016
Chères combattantes et chers combattants !
Nous, paysannes et paysans sommes aujourd'hui avec vous à Bâle pour montrer que nous voulons une autre agriculture et une autre façon de produire les aliments. Nous sommes là aujourd'hui, - et nous protestons ! Contre Monsanto et Syngenta. Nous protestons contre les conséquences écologiquement destructrices de l'industrialisation de l'agriculture.
mardi, 31 mai 2016

Un documentaire du Partenariat Access to land
Plus d'informations sur ce documentaire:http://www.accesstoland.eu/film-La-terre-qui-nous-nourrit
 
vendredi, 27 mai 2016
Ce 27 mai 2016, les organisations de la base paysannes Uniterre, NBKS, SAM, IG BäuerlicheFamilienbetriebe posent des revendications unanimes et communes pour stopper la déroute complète dumarché laitier suisse et notamment le marché du lait industriel. Ils souhaitent pouvoir vendreéquitablement du lait d'excellente qualité et durable pour tous les consommateurs du pays. Oractuellement les prix n'ont jamais été aussi bas, ce qui remet en cause, à très court terme la viabilité denombreuses fermes. Il y a urgence!
vendredi, 27 mai 2016
Uniterre est à l'origine de toute la démarche pour exclure l'huile de palme des accords de libre-échange avec la Malaisie. Tout a commencé en août 2015 déjà. Uniterre a fait une gros travail de coordination et de coalition avec d'autres organisations (ONGs, Fondation Bruno Manser, FRC, FSPC, etc.) pour s'opposer à la présence de l'huile de palme dans l'accord de libre-échange avec la Malaisie. Parallèlement à cette démarche, la Fondation Bruno Manser a décidé de lancer une pétition en ligne pour des objectifs semblables, avec les mêmes revendications. Cette dernière a récolté plus de 20'000 sigantures.
mercredi, 25 mai 2016
Deux rapports de la FAT
Le N°608 Système de production laitière en région de plaine (2004) 
Agridea
Données économique - coûts de production du lait (2013)
mardi, 24 mai 2016
Action en marge du forum USP-FPSL-IP-Lait.Vendredi 27 Mai 2016, 10:00Dorfstrasse 39, 3084 Wabern (départ du funiculaire pour le Gurten, proche de la gare CFF de Wabern bei Bern)
Organisation conjointe entre différentes organisations des paysannes et de paysans en Suisse romande et Suisse alémanique. Tout le monde est invité
Communiqé de presse
 contact 0763479060 / c.demierre@uniterre.ch
jeudi, 10 mars 2022
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Communiqué de presse de la commission lait d’Uniterre

L’Interprofession Lait (IP Lait) a annoncé jeudi 3 mars une augmentation du prix du lait de centrale sur le segment A de 5 cts, passant ainsi de 73 cts à 78 cts.

La commission lait d’Uniterre salue cette augmentation du prix du lait segment A de 5 cts. Il était plus que temps que l’IP Lait réagisse aux différents cris d’alerte de la profession.

Cependant, cette augmentation reste encore trop faible ! Elle est bien loin de la couverture des coûts de production, qui tournait aux alentours de 1 fr. le kg avant la hausse des intrants. En effet, cette augmentation va à peine permettre de couvrir la hausse des coûts de l’énergie, des intrants, que le monde est en train de vivre en ce moment. Et cela ne va pas aller en s’arrangeant avec la guerre actuelle.

De plus, il faut maintenant s’assurer que la grande distribution accepte cette hausse du prix du lait et arrête de mettre la pression sur les transformateurs et au final les producteurs !

Prime fromagère enfin payée directement aux producteurs à partir de 2024 !

Dans la consultation sur le train d’ordonnances agricole 2022, ouverte jusqu’au 2 mai 2022, il est indiqué que la prime à la transformation fromagère sera payée directement aux producteurs à partir de janvier 2024. Nous saluons cette décision ! Cela fait des années qu’Uniterre se bat pour que cette prime soit payée directement aux producteurs.

En effet, malheureusement, une partie de cette prime n’est jamais retournée aux producteurs, ce qui est scandaleux, alors qu’il est écrit noir sur blanc dans l’ordonnance sur le soutien au prix du lait que cette prime doit revenir aux producteurs. De plus, nous ne comprenons pas pourquoi le versement de cette prime directement aux producteurs inquiète tant nos organisations et l’IP Lait, à moins qu'elles ne craignent pour les dizaines de millions annuels qui se perdent quelque part sur le chemin des producteurs...

Contacts presse :

Philippe Reichenbach : 079 640 89 63

Maurus Gerber : 081 864 70 22

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mercredi, 09 mars 2022
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Communiqué de presse d'ECVC

Le 8 mars 2022, journée internationale des femmes qui travaillent, aux côtés de La Via Campesina internationale, la Coordination Européenne Via Campesina salue les luttes historiques des femmes qui travaillent organisées dans les campagnes et les villes pour leurs droits et pour vivre dignement.

Les femmes nourrissent la population, préservent la mémoire collective, et mènent la résistance à travers le monde. Pourtant, la valeur et le poids de leur rôle sociétal continuent d’être négligés et sous-estimés, tant dans les campagnes que dans les villes. Dans un scénario de violence brutale et d’exploitation capitaliste, patriarcale et raciste qui opprime les femmes, les paysannes, les sans-terre, les migrantes, les travailleuses de l’économie parallèle, les enfants, les femmes autochtones, les femmes noires et les personnes LGBTQ+, nous appelons à une action unie. Nous cherchons à rendre visible et à dénoncer le système politique et économique utilisé pour exploiter le travail des femmes, leur corps et les ressources naturelles au nom du profit. Ce qui provoque le chômage, la faim, l’appauvrissement et des logements de plus en plus précaires, laissant la santé et l’éducation uniquement pour quelques privilégiés.

Les graves crises politiques, économiques et sociales que connaissent nos sociétés accentuent les contradictions du système capitaliste et menacent les conditions de vie réelles et la survie non seulement des femmes et des personnes sexuellement diverses et des genres diverses, mais de toute vie humaine et de la planète elle-même.

Il est honteux de constater que si les choses ont empiré pour la plupart des gens pendant la pandémie, le fossé entre les riches et les pauvres s’est également creusé, selon un rapport d’Oxfam. Alors que les mesures néolibérales et d’urgence sont jetées en pâture aux travailleurs, faisant sérieusement reculer les programmes sociaux, le pouvoir économique est concentré aux mains de moins en moins de personnes.

2021 a été une année record pour l’agrobusiness en termes de production et de commercialisation de cultures d’exportation, malgré son modèle de mort insoutenable basé sur les monocultures, l’utilisation excessive d’agrotoxines, les OGM et l’expulsion des paysans de leurs terres. Au lieu d’apporter le développement à nos territoires, elle ne fait que polluer et laisser les gens affamés, pauvres et malades.

Ces problèmes et inégalités touchent souvent et de manière plus violente les femmes, la communauté LGBTQI+ et d’autres groupes marginalisés en premier lieu. Réfléchissant à la situation des femmes qui vivent en zones rurales, des agricultrices et des travailleuses agricoles en Europe. Les membres d’ECVC soulignent les difficultés et les inquiétudes contre lesquelles elles luttent : « Pendant cette crise sanitaire, nous, les paysannes, avons reculés dans nos droits, nous avons connu la faim et le chômage. Nous sommes revenus trente ou quarante ans en arrière, même en Europe. C’est pourquoi il est si important de nous réorganiser et de nous renforcer en tant qu’ECVC et LVC et de nous connecter avec les femmes dans leur vie quotidienne. Nous, les paysannes, subissons la violence, l’accaparement des terres, et la prise en charge des soins continue d’être préoccupante en cette période post-pandémique », Sonia Vidal du Sindicato Labriego Gallego et membre de l’articulation des femmes d’ECVC et de la section des femmes de LVC.

Ces préoccupations sont devenues encore plus concrètes ces dernières semaines, avec la réalité dramatique de la situation en Ukraine. Des milliers de personnes meurent, des millions de personnes sont en danger et des centaines de milliers d’autres fuient pour trouver refuge en raison de la guerre en Ukraine déclenchée par l’invasion de la Russie. En outre, à ce stade, les agriculteurs ukrainiens ne seront probablement pas en mesure de planter cette année. Ce 8 mars nous appelons nos organisations membres et alliées à faire entendre leur voix et à montrer leur solidarité pour exiger la fin de la guerre et trouver une solution diplomatique pour rétablir la paix dans la région. Nous sommes avec les paysans et les autres personnes vivant dans les zones rurales et urbaines en Ukraine qui continuent à résister pour défendre les droits humains.

Tout au long de 2022, ECVC et LVC continueront à défendre la réforme agraire populaire, la souveraineté alimentaire, l’agroécologie et le féminisme paysan et populaire. Il s’agit de propositions spécifiques de dialogue et de solutions pour établir un ensemble de politiques publiques qui pourraient promouvoir un véritable développement basé sur des actions concrètes telles que la redistribution des terres et des bénéfices, et la promotion de la justice sociale et de la paix dans les zones rurales et urbaines.

Au cours de cette journée d’action, nous appelons nos organisations membres, nos alliés et nos amis à exiger un engagement fort et des actions concrètes pour autonomiser, protéger et soutenir les femmes par un changement de politique et de paradigme. Nous demandons la fin de toutes les formes de violence et d’oppression, tant en Europe qu’en solidarité avec nos sœurs du monde entier. Nous demandons la mise en place de programmes, de campagnes d’éducation et de communication pour construire des sociétés et des relations entre les sexes plus saines et plus justes. Nous demandons des revenus équitables pour les agricultrices, en tant qu’élément clé de la valorisation du travail des agricultrices du monde entier. Nous demandons l’accès à la terre pour les femmes, afin de garantir la sécurité et la souveraineté alimentaire des générations futures. Et nous appelons à l’unité et à l’action des alliés, des institutions et des individus pour faire avancer la lutte pour l’égalité des femmes partout dans le monde.

Avec la souveraineté alimentaire et la solidarité, nous récoltons des droits et une vie digne ! Les femmes et les filles paysannes sèment la paix !

https://www.eurovia.org/fr/8-mars-larticulation-de...

mardi, 08 mars 2022
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Uniterre a le plaisir d'annoncer que le dialogue avec Bio Suisse sur la question de l'huile de palme évolue dans une direction positive : des organisations membres de Bio Suisse avaient décidé début février de présenter une motion sur l'huile de palme à l'attention de l'Assemblée des Délégués de printemps. Parallèlement, Uniterre a déposé auprès de Bio Suisse une proposition pour la poursuite du développement du dialogue sur l'huile de palme. Bio Suisse a réagi positivement aux demandes et à la proposition, de sorte qu’une discussion très ouverte s'est ensuite développée entre Bio Suisse, les associations requérantes et Uniterre.

Cette première discussion permettra de lancer un processus d'échange commun sur ce thème. Uniterre attend que les interlocuteurs abordent sans tarder des thèmes centraux en rapport avec la durabilité des matières premières critiques. Elle est confiante que le dialogue portera ses fruits !

Par ailleurs, Uniterre communique que le géant brésilien de l'huile de palme Agropalma (43'000 ha de cultures, dont 4'000 en bio, certifié Bio Suisse) a été condamné en 2020 par le Tribunal de Justice de l’État du Parà dans le Nord-est du Brésil pour avoir falsifié entre 1987 et 2006 des titres de propriété pour des dizaines de milliers d’hectares. Par ce biais, de nombreuses communautés indigènes ont été expulsées de leurs terres. Depuis plusieurs semaines, plusieurs communautés ont occupé une partie des plantations qu’Agropalma prétend posséder et exigent qu’on leur rende leur terres! Agropalma a bloqué toutes les routes vers les terres reconquises, sa police privée encercle les communautés et leur campement de fortune. Les journaux brésiliens en parlent presque quotidiennement, Uniterre pense qu'Agropalma va perdre cette partie malgré de nombreuses manœuvres pour essayer de légaliser ce vol de terres sur une grande échelle.

Uniterre a proposé à Bio Suisse et son organisme de certification d’examiner le cas pour prendre sans délai des mesures afin que la propriété des communautés locales sur les territoires qui leur ont été volés soit reconnue et que les terres soient immédiatement restituées aux communautés qui en furent expulsées. Nous nous réjouissons d’avoir appris de Bio Suisse qu’elle entrait en matière et a ouvert une enquête sur ce cas.

Uniterre se réjouit de la discussion avec Bio Suisse. Elle remercie également Pain pour le Prochain (aujourd'hui intégrée dans l’ »EPER »), "Friends of the Earth", FIAN et "Heidi's Mist", pour leur soutien constant dans toutes les recherches sur l'huile de palme depuis 2020 : ce travail a porté ses fruits et en portera encore !

vendredi, 04 mars 2022
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Chère lectrice, cher lecteur,

L’Assemblée générale du 26 novembre 2021 m’a confié la présidence d’Uniterre. J’ai un grand respect pour cette tâche, mais je sais que j’ai l’appui d’un secrétariat et d’un comité performants et engagés. Je ressens mon rôle surtout comme serviteur d’Uniterre et de ses visions, et non pas comme celui d’un grand chef.

Je vois le travail d’Uniterre sur trois axes :

  • La Souveraineté Alimentaire telle que définie par La Via Campesina
  • La Durabilité avec les volets social, économique et écologique
  • La coopération avec les consommatrices et consommateurs

Il est bien évident que la Souveraineté alimentaire est absolument incompatible avec le crédo néolibéral et globaliste de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).C’est pour cela qu’Uniterre doit se battre pour sortir le secteur agro-alimentaire des accords de libre-échange et de l’OMC.

La durabilité sociale doit assurer au monde rural des salaires, une couverture sociale et des conditions de travail corrects.

Cela ne peut se faire que si la durabilité économique du secteur est garantie par des prix rémunérateurs qui couvrent les frais de production et qui permettent de créer les réserves nécessaires à des investissements futurs.

Quant à la durabilité écologique, la protection du climat est primordiale. L’agriculture est la première à faire les frais du réchauffement climatique. En même temps, elle est culpabilisée pour ses émissions de gaz à effet de serre (CO2 par les carburants fossiles, et méthane, ammoniac et gaz hilarant par l’élevage et la fumure).

Si, nous voulons stopper l’hémorragie de l’agriculture et viser des structures plus durables et équitables, nous serons obligés de responsabiliser les consommatrices et consommateurs. Souveraineté alimentaire et durabilité sont indispensables, mais elles ont un prix. Et les 12 % que le ménage suisse consacre en moyenne à la nourriture ne permettront pas d’atteindre cet objectif de prix. D’où la nécessité de travailler main dans la main avec les consommateurs.

Je me réjouis de pouvoir mener en équipe le bateau d’Uniterre à bon port, malgré vents et marées.

Maurus Gerber

Je me présente brièvement :

Je suis né en 1955 à Goldau / SZ, et au bout de ma formation, j’ai obtenu le diplôme d’Agro-Ingénieur ETS du Technicum Agricole Suisse TAS (aujourd’hui HAFL) à Zollikofen. Dès 1989, j’ai géré et développé avec ma famille un domaine laitier à Ste-Croix/VD. Fin octobre 2020, nous avons pu le remettre à un jeune couple motivé qui continue dans la même lancée. Depuis, nous vivons à Scuol en Basse Engadine.

jeudi, 03 mars 2022
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Communiqué de presse d’Uniterre action Migros à Fribourg

Pourquoi sommes-nous ici aujourd’hui ? Pour dire quelques mots à la Migros.

Chère Migros,

Nous avons appris avec grande déception le retrait du lait équitable de tes rayons fin février. Pour cause : depuis le 1er juillet 2021, toute la gamme de tes laits de consommation a commencé à être converti en lait IP Suisse pour une implémentation totale au 1er janvier 2022, sauf pour les laits Bio et Demeter. Le lait équitable Faireswiss ne répondant pas aux critères IP Suisse, tu l’as retiré de tes rayons. Le même sort subit le lait régional et équitable « Genève Région Terre Avenir », vendu depuis plusieurs années dans les succursales genevoises. Jusqu’ici, cela semble cohérent.

MAIS à Uniterre, nous nous sommes penchés sur cette mise en place du lait IP Suisse chez toi et nous avons découvert que la majorité de la prime supplémentaire promise aux paysans n’a pas été versée entre le 1er juillet et le 31 décembre 2021.

Oui nous devons aller vers une agriculture plus durable, plus respectueuse de l’environnement, de la biodiversité, mais comme toujours, le respect du travail du paysan est bafoué. La durabilité passe aussi et avant tout par sa durabilité économique. Toute contrainte supplémentaire demandée aux paysans, qui aura un impact sur les coûts de production, doit être rémunérée à sa juste valeur.

L’un des seuls laits qui aujourd’hui reverse vraiment la plus-value aux paysans, c’est le lait équitable Faireswiss, et celui-là, tu l’éjectes.

Nous en avons marre de ce dumping économique et social, au nom d’une écologie de façade qui ruine la production indigène.

Alors, très chère Migros, arrête de prendre les paysans pour des cons, et au passage les consommateurs aussi!

Contacts presse : Philippe Reichenbach : 079 640 89 63

Rudi Berli : 078 707 78 83

Annexe : Argumentaire historique lait durable ELSA et lait des prés IP Suisse

Pdf Communiqué de Presse

Texte complémentaire


Photos : Eric Roset

vendredi, 25 février 2022
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La Coordination Européenne Via Campesina, en tant qu'organisation de base européenne qui regroupe actuellement 31 organisations nationales et régionales d'agriculteurs, de travailleurs agricoles et de ruraux basées dans 21 pays européens, exprime sa plus profonde solidarité avec le peuple ukrainien et appelle au respect strict des droits des civils.

Nous appelons à un arrêt immédiat de l'action militaire.


Ces dernières semaines, nous avons suivi avec beaucoup d'inquiétude l'augmentation de la tension dans la région, où les populations rurales se sont retrouvées en première ligne, sans voix et complètement vulnérables. Dans chaque guerre, les populations civiles, et en particulier les ruraux, sont les premières victimes et les plus invisibles. Nos soeurs et frères en Ukraine sont à présents sous les bombardements, piégés dans un conflit entre les superpuissances. L’Europe a trop souffert de ces divisions par le passé. Aujourd’hui, nous ne voulons plus être des pions entre les mains d’un jeu géostratégique qui n’a que faire des intérêts des populations. Nous voulons la paix et la démocratie. Nous voulons pouvoir décider pour nous-même, et la souveraineté alimentaire est un élément essentiel de ce droit à l’auto-détermination.


ECVC défend des valeurs internationalistes. A ce titre, la solidarité avec les populations rurales opprimées, sous le coup de guerres, de violence économique ou d’accaparement des ressources, fait partie de nos fondamentaux. D’ores et déjà, des dizaines de milliers de réfugiés fuient l’Ukraine vers des pays voisins. Nous participerons partout où nous en serons capables à promouvoir et organiser un accueil digne pour ces réfugiés. Nous demandons à l'Union européenne de fournir tous les moyens nécessaires à l'accueil des réfugiés que la guerre génère déjà.


Nous appelons nos organisations membres et alliées à faire entendre leur voix et à montrer leur solidarité pour exiger la fin de la guerre et trouver une solution diplomatique pour rétablir la paix dans la région. Nous sommes avec les paysans et les autres personnes vivant dans les zones rurales et urbaines en Ukraine qui continuent à résister pour défendre les droits humains.


Des terres pour l'alimentation, pas pour les bombardements !
Paysan.ne.s uni.e.s pour la paix !
La paix en Ukraine !


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jeudi, 17 février 2022
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Campax a lancé une pétition adressée à Coop & Migros sous le titre : Pas d’OGM par la petite porte !

Ils y critiquent l'abandon par Coop & Migros de la stratégie qualité de l'agriculture et de l'industrie alimentaire suisses, qui s'engage entre autres à renoncer à l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés, ainsi que leur adhésion à l'association « Variétés pour demain », qui soutient les efforts visant à ce que les nouvelles techniques de génie génétique, tels que l'édition du génome, ne soient plus soumis au strict moratoire sur les OGM.


Signez la pétition ici!

Merci


mercredi, 02 février 2022
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Communiqué de presse de la commission lait d’Uniterre


La situation des producteurs de lait suisse est de plus en plus critique, face à la hausse des coûts de production.

La commission lait d’Uniterre salue les dernières revendications de son pendant suisse-alémanique, Big-M*, qui affirme que : « Sans couverture des coûts de production, il n'y a pas de production laitière durable à long terme !».

La commission lait d’Uniterre salue également que la Fédération des producteurs de lait du centre-est (VMMO) soit enfin sortie du bois, pour reconnaitre un lien direct entre le manque de vérité sur les coûts de production et de nombreuses cessations d'activité. La VMMO exige que le prix indicatif devienne le minimum absolu.

C’est un début mais ce n’est pas suffisant ! Le prix indicatif actuel est de 73 cts/litre de lait. Il ne permet de loin pas de couvrir les coûts de production, d’autant plus que depuis quelques mois, les producteurs de lait font face à une forte hausse de ces derniers : coûts de l'énergie, des engrais, des aliments pour animaux ainsi qu’à une qualité moindre de leur fourrage, qui impacte leur production laitière.

Pour la dixième fois, il est plus qu’urgent que La Fédération des Producteurs Suisses de Lait (FPSL) et l’Interprofession Lait (IP Lait) se réveillent pour faire augmenter immédiatement et drastiquement le prix indicatif du lait et de le faire appliquer !

Nos collègues producteurs sont en train d’arrêter les uns après les autres, complètement découragés. Une pénurie de produits laitiers, est-ce vraiment ce que nous souhaitons ?

Et si la FPSL et l’IP Lait sont incapables de réagir, alors c’est à la Confédération de prendre ses responsabilités !

La commission lait d’Uniterre

Contacts presse :

Philippe Reichenbach : 079 640 89 63

Maurus Gerber : 081 864 70 22

*Bäuerliche IG für Marktkampf

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mardi, 01 février 2022
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Plutôt que de soutenir une prolongation du moratoire sur les OGM incluant les nouvelles techniques de génie génétique (NTGG), la commission de la science du conseil national (CSEC-N) a opté, le 28 janvier dernier, pour un compromis à savoir un délai jusqu’à mi-2024 durant lequel une réglementation d’autorisation des NTGG devra être élaborée. Pourtant de nombreuses questions devraient être clarifiées, notamment concernant la coexistence et la responsabilité en cas de contamination des filières ou de l’environnement. Il en va aussi de la liberté de choix des paysan*nes et consommateur*trices !

La CSEC-N s’est heureusement prononcée le 28 janvier dernier contre la proposition du Conseil des États, qui voulait autoriser de manière précipitée les nouvelles techniques de génie génétique. Elle a pris position à une courte majorité pour une variante qui fixe à mi-2024, le délai pour l'élaboration d'une réglementation d'autorisation.

Uniterre pense que dans l’état actuel des connaissances, il n’est pas raisonnable d’affirmer que l'édition du génome sans introduction de matériel génétique étranger à l'espèce est sans danger. Le risque ne dépend pas uniquement de l’ADN introduit mais aussi de la technique utilisée. Le niveau d'intervention accru que permettent ces nouvelles techniques de génie génétique - entre autres la possibilité de modifier plusieurs gènes à la fois et d'accéder à des zones du génome qui sont autrement protégées des mutations naturelles - a pour conséquence un risque accru et non évalué.

Il y a donc un impératif de procéder selon le principe de précaution et des clarifications, demandées par 3 postulats en attente de réponses, sont nécessaires, entre autres :

Quels sont les coûts liés à une cohabitation des cultures génétiquement modifiées et traditionnelles en Suisse ? Comment continuer à garantir la liberté de choix des consommatrices et consommateurs et des productrices et producteurs ? Comment évaluer les risques des nouvelles techniques de modification génétique ? À qui incombe la responsabilité en cas de contamination des filières ou entre producteurs ?

Il faut donc se donner le temps d’une évaluation sérieuse des risques. De plus, pour garantir une réglementation rigoureuse des NTGG, il faut qu’elle soit intégrée dans le cadre de la loi sur le génie génétique. C'est la seule façon de préserver la stratégie de qualité de l'agriculture et de l'industrie alimentaire suisses et de garantir la liberté de choix aux consommatrices et consommateurs et aux productrices et producteurs.

Uniterre demande au Conseil national de se positionner en faveur de l’inclusion des NTGG dans le moratoire sur le génie génétique lors de la session de printemps.

Informations :

Michelle Zufferey, 078 640 82 50 (FR)

Maurus Gerber, 081 864 70 22 (DE/FR)

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mardi, 25 janvier 2022
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Dans le cadre du Forum "Putting Peasants Rights into practice", organisé par HEKS le 10 décembre 2021 en ligne, Michelle Zufferey et Vanessa Renfer sont intervenues pour parler des droits des paysans.

Vous retrouvez ici leurs interventions:

Intervention de Michelle Zufferey

Intervention de Vanessa Renfer

Pour plus d'informations sur l'ensemble du Forum, rdv ici