vendredi, 26 mai 2017
vendredi, 22 juillet 2016
Protection Suisse des Animaux PSA

Des siècles durant, l'élevage laitier faisait la fierté de l'agriculture suisse. Mais cette branche de production, autrefois la plus importante en termes d'économie et d'image, est devenue une branche à assainir. Les autorités sont coresponsables de la situation désolante : au lieu de protéger les acquis, elles ont voulu préparer le secteur à la réalisation de leur vision d'avenir. De mauvaises décisions politiques en ont découlé, comme l'abolition du contingentement laitier, la stimulation des importations de fromage et le subventionnement d'un élevage à l'américaine avec des vaches à haute productivité. En conséquence, les agriculteurs sont complètement dépendants du prix du lait.
vendredi, 22 juillet 2016
Nombreux sont les citoyens qui ont dans leur lien de parenté une origine paysanne. Quand on parle des difficultés, des crises qui agitent les producteurs de lait et les autres productions, ils sont touchés comme si on les touchait eux-mêmes. Ces crises sont bien réelles. Depuis 2 années, les agriculteurs produisent en dessous des prix de revient. Se lancer dans le métier est un exercice périlleux voire suicidaire. Face à cette situation, la Commission Européenne reste sourde et se voile la face, en s'obstinant dans sa vision de conquête des marchés extra-européens aléatoires pour écouler notre production.
vendredi, 22 juillet 2016
Le groupement de producteurs laitiers MIG a lancé mercredi un appel aux éleveurs à se rendre en tracteur vendredi à la Foire agricole de Libramont pour protester contre la politique agricole européenne. Le MIG a également annoncé des barrages filtrants vendredi sur les routes d'accès au champ de foire.
mercredi, 20 juillet 2016
CNUCED, 19 juillet 2016, Nairobi, Kenya.
« La souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation saine, dans le respect des cultures, produite à l'aide de méthodes durables et respectueuses de l'environnement, ainsi que leur droit à définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles.
vendredi, 08 juillet 2016
Uniterre et ses alliés ont déposé, fin mars 2016, 109'000 signatures pour l'initiative « Pour la souveraineté alimentaire. L'agriculture nous concerne toutes et tous ». Le 22 juin dernier, le Conseil fédéral recommandait de rejeter notre initiative sans contre-projet. Une semaine plus tard, il annonçait qu'il souhaitait préparer, parallèlement à la prolongation du moratoire sur les OGM jusqu'en 2021, la mise en place de zones où il serait possible d'en cultiver. Voici deux prises de positions du Gouvernement qui vont donner des ailes à la future coalition en faveur de l'initiative pour la souveraineté alimentaire qui sera lancée le 21 septembre prochain à Berne.
mardi, 05 juillet 2016
Mais où se situent les perspectives d'avenir dans l'agriculture ?
Le 4 juillet dernier, la commission consultative agricole s'est fendue d'un communiqué pour annoncer qu'elle soutenait à une large majorité la décision du Conseil fédéral de refuser l'initiative « Pour la souveraineté alimentaire. L'agriculture nous concerne toutes et tous » sans contre-projet. Elle s'en explique par la phrase suivante : « L'initiative n'ouvre pas de perspectives d'avenir pour l'agriculture et le secteur agroalimentaire suisses, soulignant également le risque d'isolement de la Suisse à l'échelle internationale, si le texte est accepté ». Dans le même communiqué elle « se félicite par ailleurs de l'amélioration de l'appréciation des revenus agricoles ».
vendredi, 01 juillet 2016
Nous étions entre nous, sur le Gurten, en ce 27 mai 2016 à 9 heures du matin. Des hauts représentants de la production, la transformation et la commercialisation, triés sur le volet. Après tout, il fallait trouver des solutions à la crise et, donc, éviter les complications liées aux stupides questions des organisations de base. Le temps propice à la fenaison aidant, seule une poignée d'activistes infatigables s'est retrouvée pour protester.
vendredi, 01 juillet 2016
Les mesures prises jusqu'ici par la Commission européenne sont inefficaces - le Parlement européen doit s'impliquer davantage dans le débat sur le lait
communiqué de presse EMB
Bruxelles, le 21/06/2016 : L'Union européenne poursuit toujours sa politique de la terre brûlée vis-à-vis du secteur laitier. En l'absence de concept prévoyant de plafonner les volumes de lait en temps de crise, cette politique, qui nuit aux producteurs de lait mais aussi aux secteurs en amont et en aval, se poursuivra.
vendredi, 01 juillet 2016
Pendant une semaine, plus d'une vingtaine de délégués paysans étaient présents à Genève. L'objectif était de s'assurer que nos revendications principales concernant le revenu, l'accès aux marchés, à la terre, aux semences, à la biodiversité, à la souveraineté alimentaire soient conservées dans le texte révisé de la Déclaration. Ci-après, nous publions 3 interview basé sur les interventions de nos collègues indonésiens lors de la soirée publique organisée à Genève. Ils ont effectué un travail admirable au niveau de leur législation nationale.
C'est au début des années 2000 que le syndicat paysan indonésien (SPI) a accepté d'être le leader du processus des droits paysans au sein de La Via Campesina. Les 3 délégués présents à Genève expliquent ce que cela a représenté.
vendredi, 01 juillet 2016
 
Pendant une semaine, plus d'une vingtaine de délégués paysans étaient présents à Genève. L'objectif était de s'assurer que nos revendications principales concernant le revenu, l'accès aux marchés, à la terre, aux semences, à la biodiversité, à la souveraineté alimentaire soient conservées dans le texte révisé de la Déclaration.
Ci-après, nous publions l'allocution de Vincent Delobel, jeune paysan belge, au Palais des Nations Unies. Avec force et détermination, il a présenté les revendications des paysans européens. 
vendredi, 01 juillet 2016
Lait de restriction : exigeons plus de transparence !
Comme en 2015 à cette même période, le marché des pâtes dures à haute valeur ajoutée est morose. De nombreuses interprofessions ont décidé de restreindre la production de fromage et donc d'imposer des restrictions à la production. Or qui dit restriction de fabrication ne dit pas forcément restriction de la production. Une vache reste une vache et il n'est pas forcément simple de lui « clouer les pis » du jour au lendemain.
mardi, 28 juin 2016
Aux médias
Lausanne, 28 juin 2016
Dans son message du 22 juin 2016, le Conseil fédéral recommande de rejeter l'initiative « Pour la souveraineté alimentaire. L'agriculture nous concerne toutes et tous »
Le Conseil fédéral sacrifie l'agriculture à son idéologie néolibérale. La nourriture saine, la protection de l'environnement, le commerce équitable et la production locale et durable sont secondaires. Ce qui importe davantage, ce sont les transports, les importations à prix cassés, l'industrie agraire et la concurrence entre agricultrices et agriculteurs.
lundi, 27 juin 2016
Bonjour, 
l'agriculture urbaine ou l'entrepreneuriat social vous titille ? ALTERNAT recherche des co-entrepreneurs pour développer des projets d'agriculture urbaine en suisse romande.
vendredi, 24 juin 2016
Comme cela était à prévoir, le Conseil Fédéral a, le 22 juin 2016, recommandé de rejeter l'initiative pour la souveraineté alimentaire. Dans son message, il argumente entre autres de la manière suivante : « (Cette initiative) remettrait en question les acquis réalisés dans le cadre de la réforme agricole des 25 dernières années et affaiblirait la compétitivité et la capacité d'innovation du secteur agroalimentaire suisse. »
mercredi, 22 juin 2016
Une cinquantaine d'éleveurs français (Confédération paysanne) et belges (MIG/FMB, FUGEA et MAP) bloquent en ce moment l'entrée de la coopérative Milcobel à Langemark, en Belgique, qui collecte quotidiennement, entre autres, plusieurs dizaines de milliers de litres de lait de l'usine des 1000 vaches. En pleine crise laitière et alors que le prix du lait chute de mois en mois (0,20 € en Belgique et 0,26 € en France), l'usine des 1000 vaches est le symbole de la surproduction qui casse les prix au détriment des éleveurs européens.
vendredi, 17 juin 2016
Tout un chacun est en droit d'obtenir une information fiable sur la provenance des denrées et de leur ingrédient principal, notamment la viande et le poisson. La FRC et ses collègues alémaniques et tessinois SKS et ACSI refusent d'entendre hennir un nouveau horsegate.
Vous aussi, vous voulez savoir ce que vous mangez?  Partagez et faites du bruit! #‎lepouvoirdagirLire l'article www.frc.ch/provenance likez le film de la FRC sur facebook
mardi, 14 juin 2016

La société BAYER AG veut acquérir Monsanto, la multinationale d'herbicides et de semences la plus contestée de la planète.Lettre ouverte au Président du Conseil d'administration de BAYER, Monsieur Werner Baumann.
Amsterdam, le 7 juin 2016
Monsieur le Président,
vendredi, 10 juin 2016
Réécoutez les 24h des luttes paysannes - Radio Canut
Il y a 20 ans, le 17 avril 1996, une manifestation du Mouvement des sans Terres au Brésil est attaquée par la Police, qui tue 19 personnes. A l'occasion des 20 ans de cette journée, devenue «journée internationale des luttes paysannes », Les paysannes et paysans dans la lutte des classes ont pris l'antenne pendant 24 heures, du 16 avril 2016 à 15h, au 17 avril 2016 à 15h, pour relayer cette journée.
Réécoutez les 24h des luttes paysannes
mardi, 07 juin 2016
Au début du mois de juin, le Parlement jurassien a accepté à 46 voix contre une la résolution de l'élue Erica Hennequin. 
Ainsi, le Parlement jurassien charge le Gouvernement d'intervenir auprès des autorités fédérales afin d'exclure l'huile de palme de l'accord de libre-échange actuellement en négociation avec la Malaisie.
Le texte de la députée 
La feuille des avis officiels du canton (résultat du vote à la page 2 point 25)
mercredi, 01 juin 2016
Chères combattantes et chers combattants !
Nous, paysannes et paysans sommes aujourd'hui avec vous à Bâle pour montrer que nous voulons une autre agriculture et une autre façon de produire les aliments. Nous sommes là aujourd'hui, - et nous protestons ! Contre Monsanto et Syngenta. Nous protestons contre les conséquences écologiquement destructrices de l'industrialisation de l'agriculture.
mardi, 31 mai 2016

Un documentaire du Partenariat Access to land
Plus d'informations sur ce documentaire:http://www.accesstoland.eu/film-La-terre-qui-nous-nourrit
 
vendredi, 27 mai 2016
Ce 27 mai 2016, les organisations de la base paysannes Uniterre, NBKS, SAM, IG BäuerlicheFamilienbetriebe posent des revendications unanimes et communes pour stopper la déroute complète dumarché laitier suisse et notamment le marché du lait industriel. Ils souhaitent pouvoir vendreéquitablement du lait d'excellente qualité et durable pour tous les consommateurs du pays. Oractuellement les prix n'ont jamais été aussi bas, ce qui remet en cause, à très court terme la viabilité denombreuses fermes. Il y a urgence!
vendredi, 27 mai 2016
Uniterre est à l'origine de toute la démarche pour exclure l'huile de palme des accords de libre-échange avec la Malaisie. Tout a commencé en août 2015 déjà. Uniterre a fait une gros travail de coordination et de coalition avec d'autres organisations (ONGs, Fondation Bruno Manser, FRC, FSPC, etc.) pour s'opposer à la présence de l'huile de palme dans l'accord de libre-échange avec la Malaisie. Parallèlement à cette démarche, la Fondation Bruno Manser a décidé de lancer une pétition en ligne pour des objectifs semblables, avec les mêmes revendications. Cette dernière a récolté plus de 20'000 sigantures.
mercredi, 25 mai 2016
Deux rapports de la FAT
Le N°608 Système de production laitière en région de plaine (2004) 
Agridea
Données économique - coûts de production du lait (2013)
mardi, 24 mai 2016
Action en marge du forum USP-FPSL-IP-Lait.Vendredi 27 Mai 2016, 10:00Dorfstrasse 39, 3084 Wabern (départ du funiculaire pour le Gurten, proche de la gare CFF de Wabern bei Bern)
Organisation conjointe entre différentes organisations des paysannes et de paysans en Suisse romande et Suisse alémanique. Tout le monde est invité
Communiqé de presse
 contact 0763479060 / c.demierre@uniterre.ch
jeudi, 04 avril 2019
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Chaque année, l’administration fédérale, par sa station de recherche de Tänikon, nous livre un rapport complet sur la situation économique des familles paysannes. Il vaut la peine de décortiquer la façon dont ces chiffres nous sont présentés, car ce document recèle quelques surprises, plus ou moins bonnes.

L’agriculture en Suisse, à l’instar de beaucoup de pays dans le monde, présente une double composante. Elle est à la fois perçue comme une branche économique à part entière, dont il est attendu des résultats positifs en termes de rentabilité. Elle est également à charge de l’Etat et de ce fait représente un service à la population, service qui englobe différentes prestations telles que naturellement l’approvisionnement en denrées alimentaires, mais aussi l’entretien du paysage, la préservation de la biodiversité, l’occupation décentralisée du territoire. Les pays qui engagent de telles sommes dans un secteur voudront naturellement connaître les résultats de leur « investissement », raison pour laquelle le revenu agricole fait l’objet d’une enquête approfondie et d’un rapport.

Méthode de travail

Les données sont obtenues directement auprès d’un échantillon aléatoire d’exploitations, par le biais d’un questionnaire rempli par la famille paysanne et par son fiduciaire (le cas échéant). Les données sont anonymisées. Tant l’exploitant que le fiduciaire sont dédommagés pour le travail occasionné. Le panel d’exploitation doit permettre un regard complet sur la situation de l’agriculture en Suisse, ce qui n’est pas une sinécure quand on songe aux immenses différences entre région, altitude, type de production et taille d’exploitation.

De façon générale, le dernier rapport disponible fait état d’une année agricole 2017 plutôt favorable. Diverses explications sont avancées, en particulier les conditions météorologiques globalement favorables malgré quelques extrêmes (gelées d’avril, en particulier, puis sécheresse persistante dans de nombreuses régions), et une augmentation des charges plus modérée que celle des produits. Ce sont donc de bonnes récoltes qui ont amélioré le revenu par rapport à l’année précédente.

Quelques définitions sont nécessaires pour bien situer de quoi l’on parle :

  • Revenu agricole : Excédent annuel dégagé par l’exploitation agricole servant à rétribuer les fonds propres investis dans l’exploitation et le travail accompli par la main-d’œuvre familiale non salariée.
  • Revenu extra-agricole : Comprend tous les éléments de revenu extra-agricoles de la famille de l’exploitant (non seulement ceux issus d’activités lucratives), sans les héritages ou dons, ni les versements des assurances capital.
  • Revenu total : somme du revenu agricole et extra-agricole

Revenu annexe nécessaire

L’agriculture est probablement le seul domaine en Suisse où on l’on regroupe non seulement des revenus de plusieurs activités, mais également les revenus des deux conjoints pour en déduire un revenu total pour la famille. Cela démontre plusieurs choses. La méthodologie admet comme postulat de base que l’agriculture seule n’est pas suffisante. De fait, combien de fermes peuvent encore prétendre aujourd’hui pouvoir tourner sans un apport extérieur ? Il est nécessaire de pratiquer une activité annexe, que celle-ci soit du fait du/de la chef.fe d’exploitation ou de son/sa conjoint.e, voire des deux bien souvent. Personne ne peut en ignorer les conséquences, une charge de travail de plus en plus lourde, alors que le seul métier de paysan.ne est déjà très prenant. La moyenne suisse nous apprend que les revenus annexes représentent environ 30% du revenu total d’un ménage agricole.

Un peu plus loin, le rapport évoque la comparaison entre le revenu agricole et les autres salaires d’une région donnée. Dans ce domaine, les différences sont flagrantes et démontrent que les objectifs constitutionnels ne sont de loin pas atteints. Même en plaine, la médiane du revenu agricole n’atteint que le 79% des salaires comparables. La situation est bien pire en montagne où cette proportion n’est que de 55% ! Ces chiffres sont d’ailleurs biaisés, puisqu’ils ne prennent pas totalement en compte le nombre réel d’heures de travail effectuées. L’office fédéral de la statistique fournit à cet égard un graphique intéressant. Le ou la chef.fe d’exploitation est occupé en moyenne à hauteur de 60 heures par semaine. C’est 10h de plus que la moyenne des indépendants, et presque 20h de plus que la moyenne des salariés. Avec ce fait, on s’éloigne encore plus de l’objectif constitutionnel !

Travail invisible des femmes

La part des paiements directs dans le revenu agricole est conséquente, sans surprise. Le plus intéressant est de constater qu’en moyenne suisse et dans les régions de collines et de montagne, les paiements directs sont supérieurs au revenu agricole. Seule la région de plaine présente un ratio inversé, avec un revenu agricole supérieur. En plaine, les domaines sont un peu plus grands : la vente des produits agricoles est plus importante, alors que les paiements directs prévus à l’hectare sont plus faibles.

Quel est la place du travail de la femme dans ce contexte, et comment son apport sur l’exploitation se démarque-t-il? Sa contribution à l’exploitation est invisible dans les statistiques. Par contre, son éventuel travail à l’extérieur sera bien pris en compte dans le revenu total du ménage. Au final, il faut retenir que lorsque le rapport sur le revenu agricole est publié, la presse ne retient en général que le montant du revenu agricole moyen par exploitation (en 2017 : 67'800.- frs, + 5.6% par rapport à 2016), montant qui englobe donc très souvent le travail de deux personnes qui cumulent de longues heures. Dès lors la comparaison avec d’autres secteurs économiques perd complètement de sa substance.

Vanessa Renfer, Paysanne, secrétaire à Uniterre

mercredi, 03 avril 2019
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Article d'ECVC:

Réunis pour son Assemblée Générale, les délégués et deleguées de la Coordination Européenne Via Campesina (ECVC) expriment leur solidarité avec les camarades du MAB (Mouvement contre les barrages) et dénoncent les meurtres de leurs militant.e.s, Dilma Ferreira Silva, Claudio Costa de Silva et Hilton Lopès.

Ces faits s’inscrivent dans une politique inacceptable de criminalisation et de répression des mouvements sociaux et des luttes au Brésil.
ECVC dénonce l’augmentation de la violence et de la répression au Brésil et dans toute l’Amérique latine.

La semaine dernière, huit dirigeants autochtones du Cauca/Colombie ont été assassinés, ainsi que Sergio, un dirigeant autochtone du Costa Rica.

ECVC condamne la montée de l’extrême droite, du fascisme et de la répression qui profitent aux grandes multinationales qui pillent les ressources des communautés rurales de toute la planète.

Unité et lutte contre la criminalisation des paysans et des militants des droits humains !

lundi, 01 avril 2019
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La Suisse négocie un accord commercial avec le « Mercosur » (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay).

La viande de bœuf responsable de la déforestation et à l’origine de nombreuses violations des droits humains pourrait bientôt entrer en concurrence avec la viande suisse. Utilisons nos voix et envoyons un message au Conseil fédéral pour montrer que les citoyen.ne.s suisses attendent des garanties sociales et environnementales sérieuses.

Signez la pétition ci après: http://chng.it/MVmpgHR6Lk

Merci !

La coalition Mercosur

mercredi, 20 mars 2019
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE de la Coalition sur l’huile de palme

La Coalition sur l'huile de palme* demande au Conseil national de rester fidèle à sa position ce jeudi et d'exclure l'huile de palme de l'accord de libre-échange avec la Malaisie, en cours de négociation. Les plantations de palmiers à huile sont responsables de la destruction catastrophique de la forêt tropicale à proximité immédiate du seul site du patrimoine mondial de l'UNESCO à Sarawak, Malaisie.

(Berne, le 19 mars 2019) Ce jeudi, le Conseil national discutera de deux initiatives cantonales visant à exclure l'huile de palme des accords de libre-échange. Au printemps dernier, le Conseil national a voté par 140:35 en faveur de l'exclusion de l'huile de palme. La Coalition sur l'huile de palme lui demande de rester fidèle à sa position et d'approuver les initiatives cantonales correspondantes de Genève et de Thurgovie.

La Malaisie est encore loin d'une production durable d'huile de palme. Actuellement, une forêt tropicale précieuse est en cours de destruction pour laisser la place à une plantation de palmiers à huile. Elle se situe à proximité immédiate du Parc national du Mulu, le seul site classé au patrimoine naturel mondial de l'UNESCO dans l'État malaisien de Sarawak. Les populations autochtones locales des Penan et Berawan n'ont pas été consultées. L'entreprise d'huile de palme viole ainsi les droits internationalement reconnus des peuples autochtones. Cette décision va également à l'encontre de la promesse répétée de la Malaisie de mettre un terme au déboisement pour planter des palmiers à huile.

"Ce n'est malheureusement que l'un des nombreux cas où les droits de la population locale ne sont pas respectés et où la forêt tropicale est détruite au profit de l’huile de palme", explique Johanna Michel, directrice adjointe du Bruno Manser Fonds. La forêt tropicale est détruite tous les jours au profit de l’huile de palme, qui arrive également en Suisse : en 2018, la Suisse a importé environ un quart de son huile de palme directement de Malaisie. Les réductions tarifaires dans le cadre de l'accord de libre-échange avec la Malaisie stimuleraient davantage les importations d'huile de palme et mettraient ainsi sous forte pression la production et la transformation du colza en Suisse. Cependant, les consommateurs sont très critiques à l'égard de l'huile de palme. Une pétition lancée récemment par le Bruno Manser Fonds, appelant à un moratoire sur de nouvelles plantations de palmiers à huile, a déjà été signée par plus de 43.000 personnes.

Contacts médias

Johanna Michel, Bruno Manser Fond, 079 868 45 45 15

Miges Baumann, Pain pour le prochain, 079 489 38 24

Bertrand Sansonnens, Pro Natura/ Amis de la Terre Suisse, 076 396 02 22

* La coalition contre l’huile de palme est composée des organisations suivantes : Associazione consumatrici e consumatori della Svizzera italiana, Alliance Sud, Biovision, Bruno Manser Fonds, Fédération romande des consommateurs, Fédération suisse des producteurs de céréales, Pain pour le prochain, PanEco, Pro Natura, Public Eye, Stiftung für Konsumentenschutz, Union suisse des paysans, Uniterre.

pdf

mercredi, 13 mars 2019
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Aujourd'hui est lancée en Suisse une pétition de solidarité avec les producteur.trice.s de lait.


Les revendications de cette pétition:


  1. Les prix indicatifs de l’Interprofession Lait (IP Lait) doivent avoir valeur départ ferme (et non franco rampe*)
  2. Les indications de quantités pour la segmentation doivent être faits obligatoirement en kilos
  3. La segmentation doit aussi s’appliquer à l’échelon producteur.trice – acheteur de lait
  4. La livraison de lait en-dessous du prix indicatif-A doit être volontaire pour les producteur.trice.s

* Franco rampe signifie le prix transport compris jusqu'à la laiterie ou l'usine de transformation

Regardez la vidéo ci après: https://www.uniterre.ch/download_file/view/874

Signez la pétition : rdv sur www.farmersolidarity.com/ch

Cette pétition fait partie d'une pétition de solidarité pour tous les producteur.trice.s de lait européen, pétition lancée par l'EMB (European Milk Board). Cette pétition sera lancée à l'ensemble de l'Europe très prochainement.


Explications:

Une production laitière sur mesure – pas de surplus !

Depuis 10 ans la production laitière suisse dépasse les quantités qui peuvent être vendues à un prix raisonnable. Et depuis 10 ans le lait excédentaire est dégagé sur le marché mondial à des prix de dumping. Pour ce lait, le prix payé aux producteur.trice.s signifie des pertes nettes.

La segmentation

La segmentation sépare le lait selon les utilisations en trois segments :

Le segment A : produits laitiers avec une bonne valorisation (protégé par des tarifs douaniers ou des primes de soutien)
Le segment B : produits laitiers avec une valorisation limitée càd. plus de pression de concurrence (pas de protection, pas de soutien), à l’exception de lait d’industrie transformé en fromage pour l’exportation
Le segment C : produits de régulation, de dégagement sans soutien

La segmentation devrait remplir deux fonctions :

  1. Elle sépare sur le marché le lait vendu dans le segment protégé, ou les quantités au bénéfice d’une prime de soutien direct. Ce lait est désigné par lait A (voir règlement Interprofession Lait).
  2. Elle devrait donner une liberté de choix aux producteur.trice.s pour leur permettre de décider s’ils.elles veulent produire du lait mal payé. Pour pouvoir garantir cette liberté la livraison de lait C devrait être volontaire pour les paysan.ne.s. La segmentation est aujourd’hui contournée, puisque le lait C a quasiment disparu et que le lait excédentaire est déclaré comme lait B. Car à ce moment le.la paysan.ne n’a plus le choix. Dans ce système, les paysan.ne.s livrent forcément des quantités de lait, souvent soutenues par des primes fédérales, mais qui doivent être dégagés à des prix de dumping sur des marchés étrangers.

Plus de transparence et d’obligations

La différence entre le prix indicatif décidé et communiqué par l’IP-Lait et le prix payé aux producteur.trice.s est énorme. Le prix communiqué dans les médias vaut franco rampe. Le prix payé aux producteur.trice.s se situe aujourd’hui entre 10 à 20 centimes en dessous de ce prix ! Les innombrables déductions faites sur chaque litre ne peuvent pas être comparées et ne sont pas transparentes. Le prix franco rampe n’a aucune pertinence.. A l’avenir l’IP-Lait doit fixer le prix indicatif départ ferme. C’est ce prix qui est déterminant pour les paysan.ne.s !

Moins de lait à un meilleur prix

Chaque producteur.trice doit pouvoir choisir s’il.elle veut produire du lait (excédentaire) bon marché ou s’il.elle veut y renoncer. S’il.elle renonce à la production de lait bon marché, le prix de son lait livré doit s’améliorer. De nombreuses fermes surtout dans des zones topographiques moins favorables retrouveraient une perspective. Celui.celle qui veut tout de même livrer ce lait excédentaire bon marché pourra toujours le faire. Mais il.elle devra assumer de son côté tout le coût de « valorisation ». Il n’est pas tolérable de faire payer aux producteur.trice.s qui renoncent à la production d’excédents, les coûts engendrés par la production de ces excédents. Il est inadmissible que des fonds publics soient abusivement utilisés pour ces quantités de lait.

C’est un non-sens absolu de forcer les producteur.trice.s de lait à livrer du lait, qui doit par la suite être dégagé sur le marché mondial. Cela ne sert qu’à amortir les surcapacités des transformateurs laitiers. Ce n’est pas défendable du point du vue économique et écologique très élevé. Ça suffit définitivement!

C’est le travail de traite des vaches qui doit générer de l’argent et pas l’exploitation des paysan.ne.s.

lundi, 11 mars 2019
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Lausanne, le 11 mars 2019

Uniterre note que le Conseil fédéral, malgré le rejet de la "vue d'ensemble" et la large acceptation de l'initiative sur la sécurité alimentaire, ne veut pass'écarter de sa vision de la politique agricole menée jusqu’à présent.
Le découplage systématique de la production, de l'économie, du commerce et des aspects sociaux et environnementaux se poursuit. Cette séparation nous éloigne peu à peu d'une véritable politique agricole et alimentaire.
C'est une grave contradiction que de voir les agriculteur.trice.s répondre à des exigences toujours plus élevées en termes de protection de l'environnement et de bien-être animal, tout en développant une compétitivité et une productivité accrues
sur des marchés ouverts.
Les OGM et autres techniques de génie génétique n'ont pas tenu leur promesse de réduire l'utilisation des pesticides, le moratoire doit donc être prolongé. En ce qui concerne l'augmentation des exigences en matière de formation, la règle
actuelle suffit.
Le droit foncier rural doit être protégé ! Uniterre s'oppose à faciliter l'achat de terrains par des personnes morales dans les conditions proposées. Uniterre est contre la possibilité de dépasser la charge maximale actuelle. Un des problèmes de
l'agriculture est le surendettement. Cette mesure aggravera la situation et affaiblira la survie à long terme des exploitations agricoles.
Reconnaissance des structures collectives des travailleurs agricoles.
La politique agricole doit viser à faciliter et à promouvoir l'accès des jeunes et autres néo-ruraux aux terres agricoles et aux paiements directs. Les structures collectives (associations, coopératives, SA, SARL , etc) de travailleur.se.s devraient avoir la
possibilité d'accéder à la terre et d'être légalement reconnues comme "exploitations agricoles" avec les mêmes droits qu'un exploitant à titre individuel. De plus, nous proposons que ces structures se composent exclusivement de main-d'oeuvre
agricole active.
Dans le cadre de l'amélioration exigée de la situation générale des revenus au stade de la production, Uniterre soutient la demande des paysannes pour l'amélioration de la sécurité sociale et le couplage avec une prime fermière unique.
Le projet est contraire à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales signée par la Suisse. Uniterre appelle à la mise en oeuvre des articles 104 et 104a actuels de la
Constitution, dans le cadre de la loi agricole existante. L'agriculture agricole, qui dépend du sol et des ressources naturelles, doit être systématiquement renforcée.


Contact Uniterre : Rudi Berli, Tel. 078 707 78 83

Communiqué de presse (pdf)

Complément du communiqué de presse

Prise de position complète


vendredi, 08 mars 2019
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Communiqué de presse de La Vía Campesina – Journée internationale des femmes travailleuses.

(Harare, le 8 mars 2019). Les objectifs qui se trouvent à l'origine de la Journée internationale des femmes travailleuses sont toujours en vigueur et deviennent des bannières de lutte des hommes et femmes dans tous les coins de la planète, qui résistent organisé.e.s contre le capitalisme et le patriarcat.

C'est pourquoi aujourd'hui, les femmes de La Vía Campesina de l'Afrique, l'Amérique, l'Asie et l'Europe rejoignent en unité toutes les actions et manifestations convoquées par les femmes travailleuses de la campagne et des villes, dans la lutte pour nos droits et pour la vie.

Ce 8 mars, nous aussi faisons la grève !

Cette journée d'action globale, nous sommes dans les rues, les places publiques, dans les communautés paysannes et dans les zones rurales avec notre force, notre résistance, notre organisation et la réaffirmation de nos bannières de lutte. Dans le contexte actuel d'une offensive sauvage et accablante du capitalisme et de crise migratoire, les inégalités sociales, les conflits, la criminalisation, la xénophobie et l'homophobie augmentent contre ceux et celles qui luttent pour les droits et la vie, ce qui promeut la guerre et provoque la misère et la violence contre des millions de personnes, y inclues des millions de femmes.

C'est pourquoi les femmes de La Vía Campesina, nous nous manifestons aujourd'hui, 8 mars, tel qu'on l'a fait historiquement, en luttant, en nous organisant et en criant : Assez de néolibéralisme, assez de patriarcat ! Nous revendiquons notre projet de construction d'un monde meilleur et notre Déclaration sur les droits de paysannes et paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales, un instrument politique reconnu au sein des Nations Unies et que nous avons obtenu avec la lutte et l'organisation ; cette déclaration protège le droit à une vie digne pour ceux et celles qui nourrissent la planète, tout en préservant la terre, l'eau et les forêts.

Pour nous, les femmes de La Vía Campesina, les aliments ne peuvent pas être des marchandises du marché global, qui s'intéresse au profit et non pas à calmer la faim de millions de personnes. Pour nous, la production d'aliments doit se baser sur les principes de la Souveraineté Alimentaire construite avec l'agroécologie. Dans ce contexte nous sommes les protagonistes : nous favorisons l'agriculture paysanne, fondée sur le respect des droits des paysannes et paysans, ce qui implique un changement des politiques territoriales pour les milieux ruraux, avec une perspective féministe, un féminisme paysan populaire, qui promeut et garantit les droits et la participation des femmes dans les décisions politiques.

Nous croyons que garantir les droits et l'émancipation des femmes est une tâche fondamentale pour mettre fin à la violence de genre. Nous, les femmes et hommes de La Vía Campesina, dans un seul cri de lutte et de libération, nous disons : Pour la dignité des femmes, luttons uni.e.s contre l'exploitation et l'oppression !

Nous restons fermement attaché.e.s à notre mission de germer l'espoir et la libération des femmes de la campagne et des villes partout dans le monde. Nous nous unissons donc dans un esprit de fraternité avec toutes les femmes de la Grève Internationale des Femmes, qui vise à démontrer que le travail des femmes est un facteur clé pour la subsistance et la reproduction de la vie et de l'économie mondiale. Ce n'est qu'avec l'organisation sociale, la formation et l'étude politique, en unité avec d'autres organisations féministes et de travailleuses, que nous pourrons mener notre lutte pour une vie digne pour femmes et hommes.

Pour la dignité des femmes, luttons uni.e.s contre l'exploitation et l'oppression !

vendredi, 01 mars 2019
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Les citoyens helvétiques ont tranché le 10 février dernier. Ils ne souhaitent pas offrir une protection supplémentaire à nos précieux sols. Réflexions en lien avec la Souveraineté alimentaire.

Pour les membres d’Uniterre, la votation du 10 février dernier laisse comme une impression désagréable de déjà-vu. Si l’on reprend les acteurs-clé de cette tragédie, on a d’un côté les Jeunes Verts, dans le rôle des gauchistes idéalistes et dictateurs, et de l’autre, les milieux économiques et les partis bourgeois, posés comme fiers défenseurs de la liberté d’entreprendre. Au cœur du champ de bataille, nos sols continuent de se réduire, impuissants face à l’assaut de nos gourmands besoins en routes, habitations, espaces de détente, de loisirs, et surtout, temples de consommation.

De même que pour le texte que nous avons défendu au mois de septembre 2018, l’initiative Stop Mitage a connu d’abord un excellent départ. Les sondages étaient encourageants. Ils ont malheureusement vite dégringolé, à la faveur de la contre-campagne choc des opposants. Les arguments classiques ont été mis en avant : perte de liberté individuelle, recul économique, extrémisme… et malheureusement, ils ont fait mouche. Au final, c’est 63,7% de votants qui ont dit non.

Nous félicitons les Jeunes Verts pour avoir porté ce débat sur la place publique. Comme bien souvent, la votation populaire est l’occasion de mettre en avant les intérêts collectifs avant notre petit confort personnel. Le comité directeur d’Uniterre avait choisi d’apporter son soutien à l’initiative, parce qu’elle reprenait une de nos préoccupations majeures : la préservation de terres agricoles, précieuse richesse d’un pays, pour garantir l’approvisionnement durable de notre population. Certes, la sévérité du texte dans certains de ces aspects avait de quoi effrayer le monde paysan. Car les constructions agricoles étaient aussi dans le viseur, et en conséquence, certaines productions telles la volaille ou le porc risquaient de voir leurs opportunités diminuer.

Il est pourtant une vérité qu’il est grand temps que nous admettions : nous vivons dans un monde aux contours bien délimités. L’argent peut bien couler à flots, il ne permettra jamais de faire apparaître, d’un coup de baguette magique, de nouvelles terres où nous pourrons nous étendre. A quoi bon construire de nouvelles maisons, si on ne peut nourrir les familles qui s’y trouvent ? Notre génération, mais surtout celles qui nous suivront, auront à se prêter au plus périlleux des exercices d’équilibriste : découvrir le nombre magique, celui d’une population qui, à l’intérieur d’un périmètre défini, voit ses besoins satisfaits, que ce soit en termes d’alimentation, de logements, de places de travail ou d’espaces de détente. Quel est ce nombre ? Est-ce à dire que nous sommes trop nombreux, ou en voie de l’être ? Ou est-ce l’accaparement des privilèges par une poignée d’individus qui crée ce chaos ? Une chose est certaine, une belle occasion d’inverser la vapeur vient encore de nous passer sous le nez.

Vanessa Renfer, secrétaire d'Uniterre et paysanne

jeudi, 28 février 2019

Bonjour! Je suis à la recherche d'un champs pour pouvoir mener à bien un projet en agroforesterie à petite échelle et dans le respect de la nature.

L'idéal serait un terrain relativement plat d'une surface entre 6000m2 et 1 hectare, qui n'aurait pas été exploité trop intensivement durant ces dernières années. Souhaitant entre autre planter des arbres, mon projet porte sur le long terme, c'est pourquoi je désirerais devenir propriétaire du terrain. Si ce dernier était situé dans le canton de Vaud, cela serait idéal, néanmoins je suis ouvert à d'autres cantons romands.

Meilleures salutations!

Thomas Reichen (thomas_reichen@sunrise.ch)

Projet complet

mercredi, 20 février 2019
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Lausanne, le 20 février 2019


Certes, on pense à toutes ses familles paysannes productrices de lait qui ont dû arrêter leur production de lait et se séparer de leur cheptel mais avant tout, nous sommes désolés pour les consommateur.trice.s qui ne trouveront bientôt plus de lait de proximité. Eh oui, nous sommes passés en dessous du seuil fatidique de 20 000 producteur.trice.s de lait en Suisse (19 568) (Fiduciaire TSM - février 2019).

C’est un échec pour la Suisse et son image d’une agriculture traditionnelle. Cela touche toutes les filières : des personnes qui sont sensées faire de la défense professionnelle jusqu’aux écoles qui forment nos jeunes, pour quel avenir ?

Concentration de la production ? Est-ce cela que nous voulons ? Ne devrions nous pas privilégier le maintien des fermes sur l’ensemble du territoire ? Chaque exploitation laitière qui ferme entraine des pertes de places de travail en amont et en aval : cela va du semencier au transformateur en passant par le vétérinaire… Et tous les métiers annexes. D’ailleurs, on justifie toujours au producteur qu’il doit s’adapter à la demande. Si on suit cette logique, au vue de la disparition de plus de 20 000 exploitations laitières en 20 ans, de combien la Fédération des Producteurs Suisse de Lait a t-elle réduit ses effectifs ?

Et pourtant, la solution existe : pour stopper cette hémorragie, il est urgent d’augmenter le prix du lait pour assurer un revenu équitable au producteur de lait. Pour atteindre ce but, il est indispensable d’avoir une gestion des quantités et une répartition des marges plus équitable.

La commission lait d’Uniterre

Contact presse : Philippe Reichenbach : 079 640 89 63

Chiffres sur le marché laitier Suisse

  • Les producteur-trice-s de lait de centrale en plaine sont payés en moyenne entre 50 et 55 cts/litre de lait alors que le coût de production revient à environ Fr.1.- /litre en plaine. (Chiffre AGRIDEA, 2015)
  • En Suisse, le prix du lait est divisé en trois segments (source : rapport du prix du lait, PSL, mars 2018) :
    • Segment A = lait pour le marché Suisse = prix indicatif : 68 cts/l (mais en réalité payé le plus souvent autour de 60 cts/l)
    • Segment B = lait pour le marché Européen = 38,05 cts/l
    • Segment C = lait pour le marché Mondial (principalement pour faire de la poudre de lait) = 30,79 cts/l
  • --> Ce qui nous amène à un prix moyen entre 50 et 55cts/ litre de lait

  • Les paiements directs couvrent 21 cts/litre en plaine (Chiffre AGRIDEA, 2015) à manque à gagner de plus de 30 cts/litre.
  • Il y a 20 ans, il y avait 44’ 360 producteur-trice-s de lait. Début 2019, il en reste 19'568. Diminution de plus de 50%.
  • Depuis 20 ans, le prix de vente pour le consommateur-trice a baissé de 10% tandis que pour le producteur-trice, il a chuté de 50%.
  • Le lait que nous achetons aujourd’hui en magasin est aux alentours de Fr. 1,40 - 1,50 /l

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