vendredi, 26 mai 2017
mardi, 27 septembre 2016
Loin des regards, dans la plus complète opacité, des méga-accords commerciaux poursuivent la privatisation des semences du monde et de la biodiversité. Comment expliquer qu'en notre nom, sans que cela n'émeuve grand-monde, le bien commun de l'humanité soit bradé aux géants de l'industrie des semences et des biotechnologies ; et ce, au détriment des droits les plus élémentaires de celles et ceux qui nourrissent l'humanité en améliorant et en transmettant ces semences depuis la nuit des temps ?
mardi, 27 septembre 2016
Depuis la divulgation en 2013 des négociations autour du TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement), la Arbeitsgemeinschaft bäuerliche Landwirtschaft (AbL)[i] et le regroupement TTIP unfairhandelbar[ii] jouent un rôle prépondérant dans le mouvement de protestation. En Allemagne, cette opposition aux traités est un des mouvements citoyens actuels les plus puissants. Le 17 septembre 2016, des centaines de milliers de citoyennes et de citoyens ont manifesté dans 7 villes d'Allemagne.
 
mardi, 27 septembre 2016
Qu'est-ce que le TTIP ?
Le Partenariat Transatlantique de Commerce et d'Investissement TTIP entre l'UE et les États-Unis vise principalement une chose : laisser le champ libre aux multinationales. La Suisse ne peut pas participer aux négociations, mais elle peut rejoindre l'accord en tant qu'État tiers. Le SECO a déjà entamé les pourparlers dans ce sens.
mardi, 27 septembre 2016
 
Les nouveaux défis pour une sélection végétale sans génie génétique
- Evaluer les techniques et leurs produits
- Protéger la diversité génétique
- Garantir la liberté de choix
 
téléchargez la brochure de Stop OGM
mercredi, 14 septembre 2016
Les producteurs de lait et de viande portugais ont manifesté ensemble mardi 23 août. Ils ont organisé une opération escargot avec plus de 60 tracteurs entre Ovar et Estarreja (Region Aveiro). Cette action a été organisée par l'organisation CNA - Confederação Nacional da Agricultura et sa filiale APPLC - Associação Portuguesa de Produtores de Leite e Carne.
mardi, 13 septembre 2016
Lettre ouverte de paysannes bio et employées agricoles à Bio Suisse
Selon l'étude de la CISA, un accord de libre-échange trilatéral entre la Suisse, l'UE et les États-Unis (TTIP) causeraitaux paysan-ne-s suissesd'énormes pertesde l'ordre de 587 millions par an, mais selon cette évalutation il ne menacerait pas leur existence. Parmi les membres de la CISA, aux côtés de Nestlé, Migros et Economiesuisse on trouve également des organisations agricoles comme IP Suisse, Bio Suisse, Suisseporcs et Vache Mère Suisse.
mardi, 13 septembre 2016
Une cinquantaine d'éleveurs français (Confédération paysanne) et belges (MIG/FMB, FUGEA et MAP) viennent de stopper, à la frontière franco-belge, le camion qui collecte pour la coopérative Milcobel l'usine des 1000 vaches, symbole de la surproduction qui casse les prix au détriment des éleveurs européens. Déjà en juin dernier, ils avaient bloqué l'entrée de la coopérative, tentant de sensibiliser ses dirigeants aux ravages engendrés par l'industrialisation de l'agriculture.
mardi, 13 septembre 2016
Chers amis producteurs et productrices de lait, chers sympathisants,
L'Association nationale des agriculteurs danois (LDM) salue l'adoption par l'UE d'un mécanisme de réduction de la production laitière. Malheureusement, seule une partie de l'ensemble des mesures est destinée à cette réduction.
mardi, 13 septembre 2016
Communiqué ECVC - Bruxelles, le 6 septembre, 2016
Aujourd'hui, la Coordination Européenne Via Campesina et l'European Milk Board ont présenté à l'Observatoire du Marché du Lait (MMO) leur analyse et leur diagnostic de la situation actuelle dans le secteur laitier, notamment celle des producteurs.
vendredi, 09 septembre 2016
Communiqué de Presse de la Via Campesina
(Harare, le 8 septembre 2016) Le 10 septembre est la journée d'action contre l'OMC, La Via Campesina, mouvement paysan international qui rassemble plus de 200 millions de paysans venant de 164 organisations membres dans 73 pays, commémore la mort de Lee Kyung Hae et continue à lutter pour la FIN de l'OMC.
mardi, 06 septembre 2016
Fondation de la section Uniterre BernSamedi 5 novembre de 15h à 18h Restaurant Bären Ostermundigen an der Bernstrasse 25
Fondation de la section Uniterre AargauMercredi 9 novembre à 19hauf dem Hof von Fabio Tanner, Altenberg 307, Wölflinswil
Contact: m.stalder@uniterre.ch
 
mardi, 30 août 2016
Lancé le 3 décembre 2015 à Paris, le Tribunal Monsanto aura pour mission d'évaluer les faits qui sont reprochés à la multinationale ainsi que de juger les dommages causés. Il sera organisé à La Haye, du 14 au 16 octobre 2016. Les initiateurs du Tribunal Monsanto, dont StopOGM et La Via Campesina font partie, lancent un appel à la société civile pour qu'ils participent au financement de cette opération.
+interviews de Marie-Monique Robin et Olivier de Schutter
mardi, 30 août 2016
Depuis l'adhésion de la Pologne à l'UE et l'abolition des quotas, le nombre de fermes laitières dans ce pays a diminué ; il y a moins de vaches et plus de lait. Mais toutes les exploitations n'ont pas grandi.
mardi, 30 août 2016
Interview avec Tina Siegenthaler, membre du comité de Loconomie, qui offre une formation en agriculture solidaire, et membre de la coopérative de légumes Ortoloco à Zurich.
 
mardi, 30 août 2016
Par principe, le comité d'Uniterre ne donne pas de consigne de vote pour des sujets qui ne sont pas directement liés à l'agriculture. Néanmoins, il est persuadé que cette initiative peut apporter des opportunités pour les familles paysannes, notamment dans la production d'énergie, le soutien aux circuits courts et à l'économie locale en général.
 
vendredi, 26 août 2016
Pendant deux ans, Uniterre a oeuvré, sous mandat de la Ville de Nyon, à la création de l'association d'agriculture contractuelle de proximité « Les Jardins de Nyon ». Après avoir invité l'ensemble des familles paysannes du district à une première séance d'information, un groupe de personnes motivées a travaillé à la création de l'association proprement dite. Une année après sa fondation et les premiers légumes livrés, Gian Paolo Berta livre son point de vue et analyse les défis pour l'avenir de la jeune structure.
mardi, 23 août 2016

Contre le pouvoir et l'impunité des multinationales de l'agro-business
Un nombre croissant de citoyens de différentes régions du monde voient aujourd'hui l'entreprise américaine Monsanto comme le symbole d'une agriculture industrielle et chimiquequi pollue, accélère la perte de biodiversité et contribue de manière massive au réchauffement climatique.Le modèle agro-industriel promu par Monsanto est à l'origine d'au moins un tiers des émissions de gaz à effet de serre mondiales dues à l'activité humaine ; il est aussi largement responsable de l'épuisement des sols et des ressources en eau, de l'extinction de la biodiversité et de la marginalisation de millions de petits paysans. Il menace aussi la souveraineté alimentaire des peuples par le jeu des brevets sur les semences et de la privatisation du vivant.
Aidez à organiser le Tribunal Monsantohttp://www.monsanto-tribunalf.org 
 
mardi, 23 août 2016
L'inititative pour la souveraineté alimentaire et les paysan-ne-s du syndicat Uniterre se mobilisent avec une large alliance contre les traités TTIP, TISA & Co 
manifestation nationale à Berne le Samedi 8 octobre
La souveraineté alimentaire au lieu du libre-échange!
Nous Paysannes et Paysans, Consommatrices et consommateurs, ne sommes pas d'accord avec l'orientation libre-échangeiste du Conseil Fédéral et du SECO.
vendredi, 19 août 2016
La problématique de l'accès à la terre est un préalable central à toute réflexion sur l'agriculture. Pour permettre l'existence d'une agriculture de proximité, respectueuse de l'environnement et de la santé humaine, il ne suffit pas de sauvegarder des zones agricoles. Il faut encore s'assurer de la répartition des terres et des conditions de leur travail.
mercredi, 17 août 2016
La conférence extraordinaire des ministres de l'agriculture des Länder allemands s'est tenue le 15 juillet à Bruxelles en raison de la crise persistante dans le secteur laitier. Les ministres de l'agriculture de tous les Länder étaient présents ainsi que le ministre fédéral de l'agriculture, Christian Schmidt, et le commissaire européen Phil Hogan. Le ministre français de l'agriculture, Stéphane Le Foll, avait également été invité mais s'est excusé au dernier moment. Le BDM était représenté à ce rendez-vous important par Romuald Schaber et une délégation sur place.
mercredi, 17 août 2016
Dans le contexte de l'incertitude qui continue de planer autour du Brexit, le Président de la fédération irlandaise ICMSA, John Comer, en appelle à l'UE pour qu'elle suspende immédiatement les négociations avec le Mercosur, les négociations du TTIP et d'autres éventuels accords de libre échange dans l'attente d'une vision claire des implications du Brexit et leur prise en considération dans tout accord commercial à venir.
mardi, 16 août 2016
Alors que la Fête du 1er août, donne à nos édiles l'occasion d'enfiler quelques perles au collier des bonnes intentions et des orientations à suivre pour un futur radieux, il faut surtout s'attacher aux citations de ceux qui nous gouvernent au plus haut niveau pour s'assurer de leur crédibilité. Notre président 2016 s'est évidemment, de par sa fonction de magistrat suprême, prêté à l'exercice. «Notre petit pays n'est pas une simple tache sur la carte du monde» s'est-il exclamé sans rire!
Pour un pays qui a autant blanchi d'argent et continue certainement de le faire, l'image de la tache est particulièrement bien choisi et ne prête pas forcément à rire, juste à sourire!
vendredi, 29 juillet 2016
On ne lâche rien! Ensemble, solidaires pour notre paysannerie.
Plus que jamais, les familles paysannes sont esseulées et leurs problèmes niés par les instances politiques, sociales et économiques de notre pays. Même celles censées les défendre. Un coup d'oeil au rapport agricole 2015 publié en novembre par l'OFAG et intégralement disponible sur Internet montre la profondeur et l'ampleur des doutes et des craintes qui secouent l'entier du monde agricole suisse. Les fermes continuent à mettre la clé sous la porte, et les si mal-nommés exploitants agricoles à se suicider.
vendredi, 22 juillet 2016
« La souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation saine, dans le respect des cultures, produite à l'aide de méthodes durables et respectueuses de l'environnement, ainsi que leur droit à définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles. La souveraineté alimentaire met au coeur des systèmes de production et des politiques les aspirations et les besoins de ceux qui produisent, distribuent et consomment les aliments en lieu et place des exigences des marchés et des transnationales. » - Déclaration de Nyéléni sur la souveraineté alimentaire (Mali, 2007)
vendredi, 22 juillet 2016
Participez à la délégation suisse!
Inscrivez-vous!
Du mercredi 26 au dimanche 30 octobre aura lieu à Cluj, en Roumanie, le 2ème forum Nyéléni pour la souveraineté alimentaire. Plus de 1000 personnes venant de 42 pays - paysans- nes, bergers-ères, consommateurs-trices, jardiniers-ières urbains-nes, peuples indigènes, chercheurs-euses, travailleurs-euses agricoles, écologistes, militants-tes pour les droits humains et syndicalistes venant de toute l'Europe se rassemblerons pour une série d'ateliers et de débats sur les moyens de reprendre le contrôle du système agricole et alimentaire.
vendredi, 06 septembre 2019
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Le 1er Regio Challenge de Suisse aura lieu du 9 au 15 septembre 2019. Pendant une semaine du 9 au 15 septembre 2019, il s’agit de ne boire et de ne manger que ce qui est produit à la distance d'un tour à vélo. L'objectif de la campagne nationale «Regio Challenge» est de promouvoir une consommation durable, de saison et régionale. L'idée est simple : utiliser sa propre consommation pour renforcer une agriculture durable et, si possible, régionale. Le type de production, la saisonnalité et surtout la transparence de la fourche à la fourchette sont au coeur de cette démarche, et ils contribuent à rendre aux aliments leur juste valeur et à moins les gaspiller. Tout le monde peut participer, seul ou en équipe.

Toutes les informations sur www.petitspaysans.ch/regiochallenge ou sur https://www.facebook.com/groups/regiochallengeCH


Six contributions d’ONG invitées sont publiées sur le site web du Regio Challenge et traitent des différents thèmes liés à une alimentation durable : vérité des coûts, agriculture solidaire, Nord-Sud, gaspillage alimentaire, climat et biodiversité.

lundi, 02 septembre 2019
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Depuis plus d'une décennie, l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) couvre le détournement organisé de l'argent des contribuables. Le fait est que les transformateurs et les fromageries n'ont pas toujours transmis le supplément à la transformation fromagère (15 cents/kg de lait) aux producteur.trice.s de lait et l'ont retenu pour eux-memes. L'OFAG en avait conscience ce que confirme l'analyse de la recherche agronomique suisse (2014, source*). Selon cette étude seulement 60% des primes fromagères ont effectivement été rétrocédées aux producteur.trice.s de lait. En 2018, Emmi, la plus grande entreprise de transformation du lait, a perçu à elle seule 50,3 millions de francs de primes fromagères.

Un petit calcul montre l'ampleur du problème : on peut supposer que sur un montant annuel de 300 millions de francs de supplément de prime à la transformation fromagère, 120 millions de francs par an n'ont pas été versés correctement. Les primes au fromage ont été introduites en 1999. Le total de cette estimation s'élève à plus d'un milliard de francs.

Uniterre a attiré à plusieurs reprises l'attention sur cette pratique illégale et le non respect de l’ordonnance sur le soutien du prix du lait (OSL Art. 6b). En dernier lieu le 12 décembre 2018 par une interpellation du conseiller national Fabian Molina « Supplément pour le lait transformé en fromage. Tromperie systématique? »

Les agriculteur.trice.s sont immédiatement sanctionnés pour toute mauvaise conduite dans les controles. Nous exigeons un traitement transparent, des conséquences pour le personnel et une adaptation immédiate et conforme à la loi des contrats d'achat de lait et des pratiques de paiement.

Nous vous invitons à la conférence de presse du jeudi 5 septembre à 9h30 au Café fédéral (1 étage), Barenplatz 31 à Berne :

Fabian Molina (Conseiller national SP)

Berthe Darras (Commission Uniterre du lait)

Andreas Volkart (Recherche)

Heinz Siegenthaler (Bäuerliches Zentrum Schwer)

Rudolf Andres (Bäuerliches Komitee)

Mathias Stalder (Uniterre)


Manifestation pour un prix du lait équitable et un marché du lait transparent !

Nous nous mobilisons également devant le siège d'Emmi, Seetalstrasse 200 à Emmen le mardi 17 septembre 2019, de 11 h 00 - 12 h 00.

* Wirkungsanalyse der Verkäsungszulage auf den Milchmarkt | Kurzbericht215/Agrarforschung Schweiz 5 (5): 212–215, 2014 Giulia Listorti und Axel Tonini, Bundesamt für Landwirtschaft BLW, 3003 Bern, Schweiz

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lundi, 26 août 2019
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Peu de gagnants, beaucoup de perdants : les secteurs industriels transnationaux de la viande, de l'agriculture et de l'agrochimie sont sans aucun doute les gagnants de l'accord signé ce vendredi 23 août entre la Suisse et le Mercosur. Les perdants sont les exploitations agricoles familiales, les agriculteur.trice.s et les petites entreprises de transformation alimentaire du Sud et d'ici. L'organisation faîtière "Coordinadora de Centrales Sindicales del Cono Sur" (CCSCS), une association de vingt syndicats d'Argentine, de Bolivie, du Brésil, du Chili, du Paraguay, du Paraguay, d'Uruguay et du Venezuela, critique le fait que les puissantes entreprises européennes bénéficient avant tout de la baisse, voire de la suppression des droits de douane, ce qui menace la production nationale. Uniterre rejette cet accord, comme tous les autres accords de libre-échange.

L'exemple du Brésil : La concentration des grands domaines est favorisée par l'expansion des monocultures, par exemple pour l'exportation du soja et l'élevage de masse. Déjà maintenant, 1 % de la population possède 46 % des terres agricoles, alors que 4 millions de petits exploitants ne possèdent pas de terres. Depuis l'arrivée au pouvoir du président populiste de droite Jair Bolsonaro, la déforestation s'est poursuivie massivement : + 88 % et + 278 % respectivement en juin et juillet 2019 (source : Institut de recherche spatiale INPE). De plus en plus de violations des droits de l'homme et d'attaques contre des mouvements sociaux tels que notre organisation sœur MST (Movimento dos Sem Terra), les peuples indigènes, les LGBTQ et d'autres communautés traditionnelles sont observées.

Aucune trace de durabilité : Depuis juin 2017, la Suisse négocie un accord de libre-échange avec les pays du Mercosur dans le cadre de l'AELE. Uniterre a critiqué l'accord dès le début et a appelé à une plus grande durabilité avec les organisations de développement et de consommateur.trice.s : la mise en œuvre de l'Agenda 2030 et des objectifs de l'ONU pour le développement durable (SDG), le respect de l'article constitutionnel suisse sur la sécurité alimentaire et le commerce durable (article 104a Const., lettre d), ainsi que la protection animale, l'application des accords sur les droits des paysan.ne.s et la Déclaration des Nations Unies sur le climat.

En signant cet accord avec le Mercosur, la Suisse torpille tous les accords susmentionnés. Les négociations à huis clos et le manque de transparence sur le contenu de l'accord sont indignes d'une démocratie.

Les quotas d'importation en franchise de droits pour le bœuf, le poulet bon marché, le blé, le soja, les fruits et le vin font baisser les prix à la production en Suisse, menacent les moyens de subsistance des agriculteur.trice.s et compromettent la sécurité alimentaire.

Uniterre continue de plaider en faveur d'une agriculture diversifiée et durable en Suisse et demande au Conseil fédéral de cesser de bafouer la Constitution en sacrifiant la production alimentaire indigène pour des intérêts commerciaux.

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mardi, 16 juillet 2019
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Nous nous sommes retrouvés en ce mardi 16 juillet devant la Migros du Shopiland de Schonbühl pour protester contre l'annonce de la baisse du prix du lait annoncée par ELSA- le transformateur de Migros - à ses producteur.trice.s de lait au 1er juillet 2019. Cette annonce de baisse de prix du lait est inacceptable et incompréhensible ; alors que la situation du marché laitier en Suisse comme en Europe vit actuellement une embellie. Cette décision ne va faire qu'aggraver la situation déjà catastrophique des producteur.trice.s de lait Suisse.

Au moyen d'un cercueil représentant le.la dernier.ère producteur.trice de lait Suisse, nous - Uniterre mais aussi les organisations paysannes Big-M, BZS (Bäuerliche Zentrum Schweiz) et BBK (Bernische Bäuerliche Komitees) - avons exprimés notre mécontentement envers ELSA/Migros et demandons un retour en arrière sur cette décision scandaleuse.

Ci après: le discours lu lors de l'action expliquant la situation et les faux arguments mis en avant par ELSA/Migros pour justifier cette baisse de prix.

Discours

Revue de presse:

https://www.agrihebdo.ch/news/la-baisse-de-trop-/5...

https://www.agrihebdo.ch/video/nos-videos/83?LinkI...

https://www.srf.ch/play/tv/10vor10/video/fokus-in-der-schweiz-grasen-immer-weniger-milchkuehe?id=c624aaf0-c824-4791-ab93-726ad2adc3bc

https://www.bauernzeitung.ch/artikel/milchpreissen...

https://www.schweizerbauer.ch/politik--wirtschaft/...

https://www.badenertagblatt.ch/wirtschaft/bauern-p...

https://avenue.argusdatainsights.ch/kundenartikel/...

https://avenue.argusdatainsights.ch/kundenartikel/...

lundi, 15 juillet 2019
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La commission de branche qui fixe le prix indicatif pour les grandes cultures bio, dont fait partie BioSuisse, a décidé de baisser linéairement tous les prix des grandes cultures bio. Blé, seigle, épeautre, mais, orge, etc. Pour le blé panifiable cette baisse est de 3 ct/kg passant de 106.- à 103.-.

Au moment ou deux initiatives et la société réclament le passage à une production sans pesticides et à une agriculture plus soucieuse des ressources, le marché bio reproduit le schéma du marché conventionnel. Pourquoi baisse-t-on le prix du blé indigène bio alors que les grands distributeurs nous vantent à grand renfort de publicité les efforts du marché pour favoriser une production plus durable ? Pourquoi BioSuisse toujours si prompt à invoquer les bienfaits du marché libéralisé ne réagit pas alors que le potentiel de production indigène reste très grand et que cette baisse de prix met à mal la durabilité économique de la production céréalière suisse ? La raison invoquée est l'augmentation de l'offre et le danger d'un décrochage du pain bio par rapport au pain conventionnel !

Il est vrai que les surfaces cultivées en bio sont en augmentation mais pour l'approvisionnement indigène nous n'atteignons aujourd'hui que 55 % ! Ce pourcentage reste toujours extrêmement bas et la Suisse aurait largement le potentiel de subvenir à ses besoins en blé panifiable bio. Mais cette augmentation de la production suisse signifie que la part de blé importé diminue. Les transformateurs achètent en effet le blé bio importé du Canada ou d'Argentine à environ 75 cts. Avec une augmentation de l'offre indigène, même faible, leur marge diminue.

C'est pour cette raison que sous la pression de l'industrie et de la grande distribution, l'organisation sectorielle de la branche a décidé de reporter cette baisse sur les producteur.trice.s. Le prix du blé bio s'approche ainsi du prix du blé conventionnel d'il y a 20 ans, alors que les rendements sont inférieurs et qu'il est impossible de développer une production suisse durable si l'on ne paye pas équitablement les producteur.trice.s. A noter que le coût du blé payé au producteur.trice ne représente que 11% environ du prix d'un kilo de pain. Le renchérissement potentiel reporté sur les consommateur.trice.s si les marges restent intouchées représente 3 cts/kg de pain.

Il reste encore plus indispensable de se mobiliser et d'imposer au marché des règles pour favoriser une économie équitable et durable, donnant la priorité à une production de proximité basée sur un usage respectueux des ressources disponibles !

Nous attendons que BioSuisse, malgré sa relation de dépendance auprès de Coop, s'engage pour cet objectif au nom de la survie économique des producteur.trice.s et de sa vision d'une Suisse pionnière de l'agriculture biologique!

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vendredi, 05 juillet 2019
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Pour la première fois depuis longtemps, le marché laitier vit une embellie : la production actuelle n’est pas excédentaire, les stocks de beurre et de poudre sont au plus bas (production cumulée de janvier à mars 2019, en comparaison à 2018 : lait – 3.3% et beurre – 12.6%). La situation sur le marché européen est similaire. Et pourtant, des transformateurs décident de baisser le prix du lait. En particulier, ELSA - transformateur de Migros - qui a l'une des meilleures mises en valeur du lait sur le marché, impose la baisse la plus importante : 3 centimes par litre de lait à partir du 1er juillet 2019.

Migros propose un lait « durable » depuis le début de l'année 2019 mais cela ne garantit en rien la pérennité des exploitations laitières avec une baisse de 3 cts sur du lait qui est déjà payé 40% de moins que les coûts de production. Le seul point durable qu'il y a dans le lait Migros, c'est la durabilité de ses marges! Et cerise sur le gâteau : son lait « durable » est mis en avant avec, entre autres, la mention « partenariats équitables »... !!

Elsa n'est pas le seul transformateur à agir en ce sens. Emmi a également annoncé une baisse de 0,4%.

Cette décision ne va faire qu'aggraver la détresse des producteur.trice.s de lait. Pour rappel: pour produire 1l de lait en Suisse, cela coûte environ 1fr. en plaine alors que les producteur.trice.s de lait touchent entre 50 et 60 centimes par litre.

Message pour ELSA-Migros : si vous ne vous décidez pas à revenir en arrière, attendez vous à nous voir débarquer avec nos grosses bottes dans vos magasins!

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mercredi, 03 juillet 2019
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La COORDINATION EUROPÉENNE VIA CAMPESINA (ECVC) appelle le Parlement européen et les États membres à rejeter l'accord


Vendredi dernier, la Commission européenne a signé l'accord dit de libre-échange avec les pays du Mercosur.
L'accord avec le Mercosur s'ajoute à d'autres accords de libre-échange tels que le CETA, qui détruisent le modèle d'agriculture durable des petit.e.s et moyen.ne.s agriculteur.rice.s, la souverainetéalimentaire et les modèles alimentaires sains et durables.
La signature de cet accord - selon Andoni García Arriola, membre du comité de coordinaton de l'ECVC) - montre clairement l'hypocrisie de la CE et des États-membres qui se cachent derrière elle :
Comment est-il possible, dans un contexte de crise climatique, de signer un accord qui promeut le modèle d'industrialisaton de l'agriculture plutôt que la localisation des systèmes agricoles, etce en totale contradiction avec les objectifs de l'accord de Paris sur le changement climatique?

Comment est-il possible de signer un accord qui aura un impact négatif évident sur les revenus des agriculteur.rice.s en Europe alors que les revenus des ces dernier.ère.s sont déjà très faiblespar rapport à ceux d'autres secteurs de la société européenne et qu'aucun mécanisme sérieux de réglementaion interne à l'UE n'est mis en place pour faire changer la situation? .....

Lire la suite : pdf


mercredi, 03 juillet 2019
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La Confédération envisage d’abolir l'obligation de déclarer l’origine des bois.

Cela va à l'encontre des préoccupations des consommatrices et consommateurs ! Nous voulons pouvoir décider, lors de nos achats, en fonction de l’origine des bois.

Grâce à cette déclaration, la consommation en Suisse de bois tropicaux est passée de 12’000 t (2010) à 7’000t (2018) par an!

Préservons l’obligation de déclaration! Préservons les forêts! Préservons le climat!

Pour signer la pétition, voir ci-dessous :

https://www.bmf.ch/holzdeklaration/fr/home/

lundi, 24 juin 2019
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La prime à la transformation fromagère, anciennement à 15 cts par kilo de lait, aujourd’hui à 10,5cts par kilo de lait suite à la suppression de la loi chocolatière au 1er janvier 2019, est une prime versée par la Confédération à l’industrie laitière. Cette prime est destinée à maintenir le prix du lait dans un marché fromager libéralisé. Cette prime à la transformation fromagère doit revenir directement aux producteur.trice.s de lait. Ceci est stipulé dans l’art. 6 let.b de l’Ordonnance sur le Soutien du prix du Lait (OSL) et dans l’art. 38 de la loi fédérale sur l’agriculture (Lagr). Cependant, force est de constater que l’ordonnance et la loi ne sont que partiellement appliquées.

Selon une analyse de la Recherche Agronomique Suisse*, datant de 2014, entre 60 et 100 Mio de Fr sur les environ 300 millions versés par la Confédération, ne sont pas versés aux producteur.trice.s. Cette situation n'a pas changée. Suite à ce constat, un parlementaire, Monsieur Molina, a déposé en décembre dernier une interpellation à ce sujet, intitulée : « Suppléments pour le lait transformé en fromage. Tromperie systématique? ». Dans sa réponse, le Conseil Fédéral nie l'ampleur de l’abus et affirme que l'application de la loi est contrôlée ponctuellement par sondage. Nous avons donc envoyé une lettre ouverte à Monsieur Parmelin afin de dénoncer ce scandale !

Par le moyen de cet encaissement du supplément à la transformation fromagère non conforme à la loi, l'industrie laitière organise un dumping avec l'exportation de fromage à un prix en dessous du prix du lait payé en Europe. Cette situation ne peut plus durer !

*Analyse de l’impact sur le marché laitier du supplément pour le lait transformé en fromage, Listorti G., Tonini A.,Recherche Agronomique Suisse 5(5), 212-215, 2014


Annexes :

  1. Lettre ouverte envoyée à Monsieur Parmelin, responsable de l’OFAG
  2. Interpellation de Fabian Molina
  3. Avis du Conseil Fédéral à l’interpellation de Fabian Molina

Pdf avec les annexes

mercredi, 12 juin 2019

Le 19 décembre 2018, le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation sur l’avant-projet de loi fédérale relative à l’approbation des accords de libre-échange. Ce projet prévoit la suppression de la soumission au référendum facultatif des accords de libre-échange. Le prétexte invoqué pour ce démantèlement des droits démocratiques est la "lenteur administrative", une "dilution politique" et "l'influence négative sur l'attrait de la place économique et la réputation de partenaire". Si on comprend bien la logique du Conseil Fédéral autant supprimer directement la démocratie. Uniterre se positionne très fermement contre ce projet qui veut limiter les droits démocratiques sur des questions qui touchent les bases de notre vie dans la société.

Les accords de libre-échange ont eu un impact global extrêmement négatif, notamment en termes de dégradation des conditions de travail, mais aussi de destruction environnementale. Aujourd'hui, il est question d'intégrer des critères de durabilité dans ces accords de libre-échange. Mais la logique commerciale dominante, qui s’appuie sur une mise en concurrence acharnée, assigne d'emblée une fonction d'alibi à ses prétendues bonnes intentions. Le droit au travail et aux moyens de production, la protection de l'environnement et un développement porteur d'avenir sont les éléments clés des relations commerciales et pas un annexe en bas de page.

Bien que la planète surchauffe, la Suisse accélère la cadence des négociations sur de nouveaux accords de libre-échange (Indonésie signé en attente de ratification, Malaisie, Mercosur, Etats-Unis, Accord cadre avec l'UE). Chacun de ces projets porte atteinte à la Constitution, à la sécurité et à la souveraineté alimentaire. Que faudra-t-il comme pression populaire pour faire comprendre à notre gouvernement que le local vaut mieux que le global au niveau des transports de marchandises, au niveau environnemental et au niveau de la protection des salaires et des revenus suisses ? Les accords de libre-échange sont une régression par rapport à un système douanier différencié, démocratiquement instauré et qui peut à tout moment évolué et être adapté.

Rudi Berli, secrétaire d'Uniterre