vendredi, 26 mai 2017
mardi, 27 septembre 2016
Loin des regards, dans la plus complète opacité, des méga-accords commerciaux poursuivent la privatisation des semences du monde et de la biodiversité. Comment expliquer qu'en notre nom, sans que cela n'émeuve grand-monde, le bien commun de l'humanité soit bradé aux géants de l'industrie des semences et des biotechnologies ; et ce, au détriment des droits les plus élémentaires de celles et ceux qui nourrissent l'humanité en améliorant et en transmettant ces semences depuis la nuit des temps ?
mardi, 27 septembre 2016
Depuis la divulgation en 2013 des négociations autour du TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement), la Arbeitsgemeinschaft bäuerliche Landwirtschaft (AbL)[i] et le regroupement TTIP unfairhandelbar[ii] jouent un rôle prépondérant dans le mouvement de protestation. En Allemagne, cette opposition aux traités est un des mouvements citoyens actuels les plus puissants. Le 17 septembre 2016, des centaines de milliers de citoyennes et de citoyens ont manifesté dans 7 villes d'Allemagne.
 
mardi, 27 septembre 2016
Qu'est-ce que le TTIP ?
Le Partenariat Transatlantique de Commerce et d'Investissement TTIP entre l'UE et les États-Unis vise principalement une chose : laisser le champ libre aux multinationales. La Suisse ne peut pas participer aux négociations, mais elle peut rejoindre l'accord en tant qu'État tiers. Le SECO a déjà entamé les pourparlers dans ce sens.
mardi, 27 septembre 2016
 
Les nouveaux défis pour une sélection végétale sans génie génétique
- Evaluer les techniques et leurs produits
- Protéger la diversité génétique
- Garantir la liberté de choix
 
téléchargez la brochure de Stop OGM
mercredi, 14 septembre 2016
Les producteurs de lait et de viande portugais ont manifesté ensemble mardi 23 août. Ils ont organisé une opération escargot avec plus de 60 tracteurs entre Ovar et Estarreja (Region Aveiro). Cette action a été organisée par l'organisation CNA - Confederação Nacional da Agricultura et sa filiale APPLC - Associação Portuguesa de Produtores de Leite e Carne.
mardi, 13 septembre 2016
Lettre ouverte de paysannes bio et employées agricoles à Bio Suisse
Selon l'étude de la CISA, un accord de libre-échange trilatéral entre la Suisse, l'UE et les États-Unis (TTIP) causeraitaux paysan-ne-s suissesd'énormes pertesde l'ordre de 587 millions par an, mais selon cette évalutation il ne menacerait pas leur existence. Parmi les membres de la CISA, aux côtés de Nestlé, Migros et Economiesuisse on trouve également des organisations agricoles comme IP Suisse, Bio Suisse, Suisseporcs et Vache Mère Suisse.
mardi, 13 septembre 2016
Une cinquantaine d'éleveurs français (Confédération paysanne) et belges (MIG/FMB, FUGEA et MAP) viennent de stopper, à la frontière franco-belge, le camion qui collecte pour la coopérative Milcobel l'usine des 1000 vaches, symbole de la surproduction qui casse les prix au détriment des éleveurs européens. Déjà en juin dernier, ils avaient bloqué l'entrée de la coopérative, tentant de sensibiliser ses dirigeants aux ravages engendrés par l'industrialisation de l'agriculture.
mardi, 13 septembre 2016
Chers amis producteurs et productrices de lait, chers sympathisants,
L'Association nationale des agriculteurs danois (LDM) salue l'adoption par l'UE d'un mécanisme de réduction de la production laitière. Malheureusement, seule une partie de l'ensemble des mesures est destinée à cette réduction.
mardi, 13 septembre 2016
Communiqué ECVC - Bruxelles, le 6 septembre, 2016
Aujourd'hui, la Coordination Européenne Via Campesina et l'European Milk Board ont présenté à l'Observatoire du Marché du Lait (MMO) leur analyse et leur diagnostic de la situation actuelle dans le secteur laitier, notamment celle des producteurs.
vendredi, 09 septembre 2016
Communiqué de Presse de la Via Campesina
(Harare, le 8 septembre 2016) Le 10 septembre est la journée d'action contre l'OMC, La Via Campesina, mouvement paysan international qui rassemble plus de 200 millions de paysans venant de 164 organisations membres dans 73 pays, commémore la mort de Lee Kyung Hae et continue à lutter pour la FIN de l'OMC.
mardi, 06 septembre 2016
Fondation de la section Uniterre BernSamedi 5 novembre de 15h à 18h Restaurant Bären Ostermundigen an der Bernstrasse 25
Fondation de la section Uniterre AargauMercredi 9 novembre à 19hauf dem Hof von Fabio Tanner, Altenberg 307, Wölflinswil
Contact: m.stalder@uniterre.ch
 
mardi, 30 août 2016
Lancé le 3 décembre 2015 à Paris, le Tribunal Monsanto aura pour mission d'évaluer les faits qui sont reprochés à la multinationale ainsi que de juger les dommages causés. Il sera organisé à La Haye, du 14 au 16 octobre 2016. Les initiateurs du Tribunal Monsanto, dont StopOGM et La Via Campesina font partie, lancent un appel à la société civile pour qu'ils participent au financement de cette opération.
+interviews de Marie-Monique Robin et Olivier de Schutter
mardi, 30 août 2016
Depuis l'adhésion de la Pologne à l'UE et l'abolition des quotas, le nombre de fermes laitières dans ce pays a diminué ; il y a moins de vaches et plus de lait. Mais toutes les exploitations n'ont pas grandi.
mardi, 30 août 2016
Interview avec Tina Siegenthaler, membre du comité de Loconomie, qui offre une formation en agriculture solidaire, et membre de la coopérative de légumes Ortoloco à Zurich.
 
mardi, 30 août 2016
Par principe, le comité d'Uniterre ne donne pas de consigne de vote pour des sujets qui ne sont pas directement liés à l'agriculture. Néanmoins, il est persuadé que cette initiative peut apporter des opportunités pour les familles paysannes, notamment dans la production d'énergie, le soutien aux circuits courts et à l'économie locale en général.
 
vendredi, 26 août 2016
Pendant deux ans, Uniterre a oeuvré, sous mandat de la Ville de Nyon, à la création de l'association d'agriculture contractuelle de proximité « Les Jardins de Nyon ». Après avoir invité l'ensemble des familles paysannes du district à une première séance d'information, un groupe de personnes motivées a travaillé à la création de l'association proprement dite. Une année après sa fondation et les premiers légumes livrés, Gian Paolo Berta livre son point de vue et analyse les défis pour l'avenir de la jeune structure.
mardi, 23 août 2016

Contre le pouvoir et l'impunité des multinationales de l'agro-business
Un nombre croissant de citoyens de différentes régions du monde voient aujourd'hui l'entreprise américaine Monsanto comme le symbole d'une agriculture industrielle et chimiquequi pollue, accélère la perte de biodiversité et contribue de manière massive au réchauffement climatique.Le modèle agro-industriel promu par Monsanto est à l'origine d'au moins un tiers des émissions de gaz à effet de serre mondiales dues à l'activité humaine ; il est aussi largement responsable de l'épuisement des sols et des ressources en eau, de l'extinction de la biodiversité et de la marginalisation de millions de petits paysans. Il menace aussi la souveraineté alimentaire des peuples par le jeu des brevets sur les semences et de la privatisation du vivant.
Aidez à organiser le Tribunal Monsantohttp://www.monsanto-tribunalf.org 
 
mardi, 23 août 2016
L'inititative pour la souveraineté alimentaire et les paysan-ne-s du syndicat Uniterre se mobilisent avec une large alliance contre les traités TTIP, TISA & Co 
manifestation nationale à Berne le Samedi 8 octobre
La souveraineté alimentaire au lieu du libre-échange!
Nous Paysannes et Paysans, Consommatrices et consommateurs, ne sommes pas d'accord avec l'orientation libre-échangeiste du Conseil Fédéral et du SECO.
vendredi, 19 août 2016
La problématique de l'accès à la terre est un préalable central à toute réflexion sur l'agriculture. Pour permettre l'existence d'une agriculture de proximité, respectueuse de l'environnement et de la santé humaine, il ne suffit pas de sauvegarder des zones agricoles. Il faut encore s'assurer de la répartition des terres et des conditions de leur travail.
mercredi, 17 août 2016
La conférence extraordinaire des ministres de l'agriculture des Länder allemands s'est tenue le 15 juillet à Bruxelles en raison de la crise persistante dans le secteur laitier. Les ministres de l'agriculture de tous les Länder étaient présents ainsi que le ministre fédéral de l'agriculture, Christian Schmidt, et le commissaire européen Phil Hogan. Le ministre français de l'agriculture, Stéphane Le Foll, avait également été invité mais s'est excusé au dernier moment. Le BDM était représenté à ce rendez-vous important par Romuald Schaber et une délégation sur place.
mercredi, 17 août 2016
Dans le contexte de l'incertitude qui continue de planer autour du Brexit, le Président de la fédération irlandaise ICMSA, John Comer, en appelle à l'UE pour qu'elle suspende immédiatement les négociations avec le Mercosur, les négociations du TTIP et d'autres éventuels accords de libre échange dans l'attente d'une vision claire des implications du Brexit et leur prise en considération dans tout accord commercial à venir.
mardi, 16 août 2016
Alors que la Fête du 1er août, donne à nos édiles l'occasion d'enfiler quelques perles au collier des bonnes intentions et des orientations à suivre pour un futur radieux, il faut surtout s'attacher aux citations de ceux qui nous gouvernent au plus haut niveau pour s'assurer de leur crédibilité. Notre président 2016 s'est évidemment, de par sa fonction de magistrat suprême, prêté à l'exercice. «Notre petit pays n'est pas une simple tache sur la carte du monde» s'est-il exclamé sans rire!
Pour un pays qui a autant blanchi d'argent et continue certainement de le faire, l'image de la tache est particulièrement bien choisi et ne prête pas forcément à rire, juste à sourire!
vendredi, 29 juillet 2016
On ne lâche rien! Ensemble, solidaires pour notre paysannerie.
Plus que jamais, les familles paysannes sont esseulées et leurs problèmes niés par les instances politiques, sociales et économiques de notre pays. Même celles censées les défendre. Un coup d'oeil au rapport agricole 2015 publié en novembre par l'OFAG et intégralement disponible sur Internet montre la profondeur et l'ampleur des doutes et des craintes qui secouent l'entier du monde agricole suisse. Les fermes continuent à mettre la clé sous la porte, et les si mal-nommés exploitants agricoles à se suicider.
vendredi, 22 juillet 2016
« La souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation saine, dans le respect des cultures, produite à l'aide de méthodes durables et respectueuses de l'environnement, ainsi que leur droit à définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles. La souveraineté alimentaire met au coeur des systèmes de production et des politiques les aspirations et les besoins de ceux qui produisent, distribuent et consomment les aliments en lieu et place des exigences des marchés et des transnationales. » - Déclaration de Nyéléni sur la souveraineté alimentaire (Mali, 2007)
vendredi, 22 juillet 2016
Participez à la délégation suisse!
Inscrivez-vous!
Du mercredi 26 au dimanche 30 octobre aura lieu à Cluj, en Roumanie, le 2ème forum Nyéléni pour la souveraineté alimentaire. Plus de 1000 personnes venant de 42 pays - paysans- nes, bergers-ères, consommateurs-trices, jardiniers-ières urbains-nes, peuples indigènes, chercheurs-euses, travailleurs-euses agricoles, écologistes, militants-tes pour les droits humains et syndicalistes venant de toute l'Europe se rassemblerons pour une série d'ateliers et de débats sur les moyens de reprendre le contrôle du système agricole et alimentaire.
mercredi, 12 juin 2019

Le 19 décembre 2018, le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation sur l’avant-projet de loi fédérale relative à l’approbation des accords de libre-échange. Ce projet prévoit la suppression de la soumission au référendum facultatif des accords de libre-échange. Le prétexte invoqué pour ce démantèlement des droits démocratiques est la "lenteur administrative", une "dilution politique" et "l'influence négative sur l'attrait de la place économique et la réputation de partenaire". Si on comprend bien la logique du Conseil Fédéral autant supprimer directement la démocratie. Uniterre se positionne très fermement contre ce projet qui veut limiter les droits démocratiques sur des questions qui touchent les bases de notre vie dans la société.

Les accords de libre-échange ont eu un impact global extrêmement négatif, notamment en termes de dégradation des conditions de travail, mais aussi de destruction environnementale. Aujourd'hui, il est question d'intégrer des critères de durabilité dans ces accords de libre-échange. Mais la logique commerciale dominante, qui s’appuie sur une mise en concurrence acharnée, assigne d'emblée une fonction d'alibi à ses prétendues bonnes intentions. Le droit au travail et aux moyens de production, la protection de l'environnement et un développement porteur d'avenir sont les éléments clés des relations commerciales et pas un annexe en bas de page.

Bien que la planète surchauffe, la Suisse accélère la cadence des négociations sur de nouveaux accords de libre-échange (Indonésie signé en attente de ratification, Malaisie, Mercosur, Etats-Unis, Accord cadre avec l'UE). Chacun de ces projets porte atteinte à la Constitution, à la sécurité et à la souveraineté alimentaire. Que faudra-t-il comme pression populaire pour faire comprendre à notre gouvernement que le local vaut mieux que le global au niveau des transports de marchandises, au niveau environnemental et au niveau de la protection des salaires et des revenus suisses ? Les accords de libre-échange sont une régression par rapport à un système douanier différencié, démocratiquement instauré et qui peut à tout moment évolué et être adapté.

Rudi Berli, secrétaire d'Uniterre


mercredi, 12 juin 2019
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Il y a 37 ans l’article constitutionnel sur l’égalité a été voté et depuis 22 ans la Loi sur l’égalité existe. Pourtant les disparités salariales entre hommes et femmes sont toujours de mise, les retraites des femmes sont souvent misérables. Elles sont en moyenne 37% moindres que celles des hommes.

Les femmes travaillent à temps partiel pour pouvoir s’acquitter des tâches ménagères, du soin des enfants, des proches.

Les femmes paysannes sont dans la même situation. Elles aident leur conjoint en prenant en charge la gestion familiale. Elles soutiennent leur mari sur l’exploitation, en prenant la responsabilité de la comptabilité, elles s’occupent aussi des animaux de la ferme, elles s’engagent aux travaux des champs lors des périodes chargées et font la cuisine pour les ouvrières et ouvriers.

Le 14 juin 2019, toutes les femmes, quelles que soient leur profession, leur rôle, leur appartenance sociale et politique sont appelées à manifester pour démontrer leur solidarité envers les autres femmes. Mais aussi pour que le travail des femmes soit reconnu, pour qu’elles soient visibles, car nombreuses sont les femmes qui travaillent dans l’ombre.

Dans les cantons, les femmes organisent des soirées de discussion, des conférences à la suite de la diffusion d’un film, des fêtes, des ventes de soutien, etc.

Informez-vous sur les activités prévues dans votre canton ! La coordination romande de la grève des femmes vous donnera les contacts et coordonnées nécessaires. Voir : grevefeministe@gmail.com, mais aussi Facebook : Grève des femmes, grève féministe.

Ce serait magnifique que les femmes paysannes soient visibles et qu’elles démontrent leur solidarité envers toutes les autres femmes ! Une remarque encore : la grève vise un système patriarcal, elle n’est pas une grève contre les hommes, qui sont bienvenus s’ils veulent témoigner leur soutien à la cause des femmes.

Extrait de la Déclaration sur les droits des paysan.ne.s en lien avec le rôle des femmes.

« Les paysannes et les autres femmes vivant en milieu rural jouent un grand rôle dans la survie économique de leur famille et dans l’économie rurale et nationale, notamment par leur travail dans les secteurs non monétaires de l’économie, mais se voient souvent refuser la jouissance et la propriété de la terre, un accès équitable à la terre, aux ressources productives, aux services financiers, à l’information, à l’emploi ou à la protection sociale, et sont souvent victimes de violence et de discrimination sous des formes et dans des manifestations diverses »

Michelle Zufferey, secrétaire à Uniterre

vendredi, 07 juin 2019
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La multinationale suisse Interholco, basée dans le canton de Zoug, possède une énorme concession forestière dans le nord du Congo. Cette zone correspond au type de forêt nécessitant une protection particulière (« critical habitat »). Interholco ouvre des routes dans la forêt tropicale intacte pour abattre du bois et met ainsi en danger l’habitat naturel du gorille des plaines, une espèce menacée.

Interholco détruit la forêt tropicale sur l’équivalent d’un quart de la surface de la Suisse. Cette zone correspond au type de forêt nécessitant une protection particulière («critical habitat»). La déforestation s’avère très grave, car la zone présente une très grande biodiversité. Grâce à l’initiative pour des multinationales responsables, nous pouvons mettre un terme à cette déforestation.

Avec cette lettre de protestation, le comité de l'initiative multinationales responsables exige d’Interholco de ne plus abattre aucun arbre pour construire de nouvelles routes dans la forêt tropicale intacte !

Lien vers la lettre de protestation à signer : https://initiative-multinationales.ch/lettre-de-protestation


samedi, 25 mai 2019
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Le bas de laine


Le nombre d'éleveuses et éleveurs d'ovins ne cesse de diminuer. La viande d’agneau est très populaire, mais environ la moitié de la consommation est importée. Au premier semestre 2016, ce chiffre atteignait 4035 tonnes. 60 pour cent des importations proviennent de Nouvelle-Zélande ou d'Australie. Ce sont surtout les morceaux nobles que l'on mange en Suisse. La production indigène, en revanche, est en baisse ; en 2015, elle représentait 4 415 tonnes. En Suisse, l'agneau est surtout consommé au printemps et en automne après l'alpage. Beaucoup de gens ne savent pas que la viande a aussi une saison.

Les contributions de la Confédération à la transformation de la laine, ces dernières années, ont au moins empêché que la laine ne devienne un déchet en Suisse. Aujourd'hui, ces contributions sur le recyclage font à nouveau l'objet d'un débat. Une mauvaise idée et une mauvaise nouvelle pour les nombreuses initiatives, petites et grandes, qui ont essayé avec créativité de rendre la laine populaire en tant que produit naturel suisse.

Non, les moutons ne sont pas bêtes. En troupeau, les moutons valorisent de manière idéale nos Alpes et de nombreuses petites "parcelles marginales". Ce sont des animaux attachants qui ont un lien étroit avec leur progéniture et leurs congénères.

Mais attention, il faut veiller à distinguer le vrai mouton du loup déguisé en agneau! Au risque de se mettre en péril.

L’ex-conseiller fédéral, M. Schneider-Ammann fait partie de la deuxième catégorie. Sous son apparence affable, il a néanmoins défendu une politique libérale très dure privilégiant les intérêts des compagnies suisses, reléguant l'éthique et la morale à un rang secondaire – et mêmes les voix critiques ont relevé qu’il a su redonner le sourire à l'économie suisse. Au cours de son mandat de ministre de l'Économie, M. Schneider-Ammann a conclu des accords de libre-échange avec 11 pays, dont le plus récent avec l'Indonésie. Les problèmes liés à la déforestation des forêts tropicales ont, une fois de plus, été occultés par les intérêts des entreprises (notamment agro-alimentaires, agro-chimiques). Pour M. Schneider-Amman et les lobbyistes, ces accords permettront de développer des affaires très lucratives pour la Suisse. Reste à voir aussi comment ces buts économiques pourront être conciliés avec les objectifs climatiques.

M. Guy Parmelin a repris le dossier économique à la suite de M. Schneider-Amman. Un successeur à la tête de l'Office fédéral de l'agriculture est également recherché, pour remplacer le directeur actuel, M. Lehmann. On peut changer les têtes, mais il faut plus que cela pour mettre la politique agricole sur une nouvelle voie. •

vendredi, 24 mai 2019
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Nous avons besoin de votre soutien - producteur.trice.s, consommateur.trice.s - pour la pétition de solidarité du marché laitier!

Les revendications de cette pétition:

  1. Les prix indicatifs de l’Interprofession Lait (IP Lait) doivent avoir valeur départ ferme (et non franco rampe*)
  2. Les indications de quantités pour la segmentation doivent être faits obligatoirement en kilos
  3. La segmentation doit aussi s’appliquer à l’échelon producteur.trice – acheteur de lait
  4. La livraison de lait en-dessous du prix indicatif-A doit être volontaire pour les producteur.trice.s

* Franco rampe signifie le prix transport compris jusqu'à la laiterie ou l'usine de transformation

Regardez la vidéo ci après: https://www.uniterre.ch/download_file/view/874

Signez la pétition : rdv sur www.farmersolidarity.com/ch ou

remplissez le coupon ci joint à envoyer.

Cette pétition fait partie d'une pétition de solidarité pour tous les producteur.trice.s de lait européen, pétition lancée par l'EMB (European Milk Board). Cette pétition sera lancée à l'ensemble de l'Europe très prochainement.


Explications:

Une production laitière sur mesure – pas de surplus !

Depuis 10 ans la production laitière suisse dépasse les quantités qui peuvent être vendues à un prix raisonnable. Et depuis 10 ans le lait excédentaire est dégagé sur le marché mondial à des prix de dumping. Pour ce lait, le prix payé aux producteur.trice.s signifie des pertes nettes.

La segmentation

La segmentation sépare le lait selon les utilisations en trois segments :

Le segment A : produits laitiers avec une bonne valorisation (protégé par des tarifs douaniers ou des primes de soutien)
Le segment B : produits laitiers avec une valorisation limitée càd. plus de pression de concurrence (pas de protection, pas de soutien), à l’exception de lait d’industrie transformé en fromage pour l’exportation
Le segment C : produits de régulation, de dégagement sans soutien

La segmentation devrait remplir deux fonctions :

  1. Elle sépare sur le marché le lait vendu dans le segment protégé, ou les quantités au bénéfice d’une prime de soutien direct. Ce lait est désigné par lait A (voir règlement Interprofession Lait).
  2. Elle devrait donner une liberté de choix aux producteur.trice.s pour leur permettre de décider s’ils.elles veulent produire du lait mal payé. Pour pouvoir garantir cette liberté la livraison de lait C devrait être volontaire pour les paysan.ne.s. La segmentation est aujourd’hui contournée, puisque le lait C a quasiment disparu et que le lait excédentaire est déclaré comme lait B. Car à ce moment le.la paysan.ne n’a plus le choix. Dans ce système, les paysan.ne.s livrent forcément des quantités de lait, souvent soutenues par des primes fédérales, mais qui doivent être dégagés à des prix de dumping sur des marchés étrangers.

Plus de transparence et d’obligations

La différence entre le prix indicatif décidé et communiqué par l’IP-Lait et le prix payé aux producteur.trice.s est énorme. Le prix communiqué dans les médias vaut franco rampe. Le prix payé aux producteur.trice.s se situe aujourd’hui entre 10 à 20 centimes en dessous de ce prix ! Les innombrables déductions faites sur chaque litre ne peuvent pas être comparées et ne sont pas transparentes. Le prix franco rampe n’a aucune pertinence.. A l’avenir l’IP-Lait doit fixer le prix indicatif départ ferme. C’est ce prix qui est déterminant pour les paysan.ne.s !

Moins de lait à un meilleur prix

Chaque producteur.trice doit pouvoir choisir s’il.elle veut produire du lait (excédentaire) bon marché ou s’il.elle veut y renoncer. S’il.elle renonce à la production de lait bon marché, le prix de son lait livré doit s’améliorer. De nombreuses fermes surtout dans des zones topographiques moins favorables retrouveraient une perspective. Celui.celle qui veut tout de même livrer ce lait excédentaire bon marché pourra toujours le faire. Mais il.elle devra assumer de son côté tout le coût de « valorisation ». Il n’est pas tolérable de faire payer aux producteur.trice.s qui renoncent à la production d’excédents, les coûts engendrés par la production de ces excédents. Il est inadmissible que des fonds publics soient abusivement utilisés pour ces quantités de lait.

C’est un non-sens absolu de forcer les producteur.trice.s de lait à livrer du lait, qui doit par la suite être dégagé sur le marché mondial. Cela ne sert qu’à amortir les surcapacités des transformateurs laitiers. Ce n’est pas défendable du point du vue économique et écologique très élevé. Ça suffit définitivement!

C’est le travail de traite des vaches qui doit générer de l’argent et pas l’exploitation des paysan.ne.s.

jeudi, 09 mai 2019
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Lausanne, le 9 mai 2019

Modification de l’ordonnance sur l’importation de produits agricoles (OIAgr)

Lors de sa séance de comité du 3 mai 2019, l’organisation paysanne Uniterre s’est penchée sur ladite consultation. Dans son ensemble, le projet tel qu’il est formulé n’a pas suscité d’opposition, à l’exception notable de la proposition de suppression du régime d’importation sur divers produits végétaux.

Même en l’absence de taxes douanières, le permis général d’importation (ci-après PGI) doit rester un privilège que la Confédération peut accorder ou refuser. Il porte notamment sur l’importation de fleurs coupées, de semences céréalières et autres et plants. La production de semences céréalières et de fleurs coupées subit déjà de très fortes pressions en Suisse, à cause de la concurrence étrangère. Se passer de cet instrument permettant de réguler les importations, c’est risquer de porter un coup fatal à nos productions locales. Ce serait également contraire aux accords de Paris que la Suisse a signés et porte préjudice à la réalisation des objectifs climatiques qu’elle s’est fixés.

L’importation des fleurs coupées doit être limitée et non pas promue. En effet, la production de fleurs coupées pose problème en termes de justice sociale et de santé pour les travailleuses et travailleurs et en termes d’environnement du fait de l’utilisation massive de produits phytosanitaires et des longs transports
S’agissant de la production de plants et de semences, ce sont des activités fondamentales d’un point de vue de sécurité et souveraineté alimentaires: protection et promotion de la diversité biologique des variétés locales, traçabilité et circuits courts. Il est du devoir de la Confédération, conformément à l’article 104a de la constitution, de faire son maximum non seulement pour maintenir les variétés locales, mais aussi pour les promouvoir. Le PGI est en ce sens un indispensable outil de régulation et de protection.

Ce sont les raisons pour lesquelles Uniterre plaide pour que l’obtention d’un PGI reste obligatoire et rejette la proposition de suppression du régime du permis d’importation pour divers produits végétaux.

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lundi, 29 avril 2019

L'UNI et l’EPFL recherchent ensemble des passionnés d’agro-écologie participative pour faire revivre leur 7 hectares de terre agricole et leur Ferme de Bassenges au cœur du campus, relier les producteurs et la communauté universitaire et créer un activateur de durabilité forte au centre de l’agglomération de l’Ouest lausannois.

L’appel à candidature est publié sur : www.unil.ch/unibat

Délai de rendu des candidatures : 30 juin 2019

Visite du site : 10 mai de 13h00 à 17h00 (sur inscritpion)

mercredi, 17 avril 2019

Bruxelles, le 17 avril 2019 - Le poing levé et l’autre main dans la terre, nous nous unissons depuis l’Europe au choeur international de ce 17 avril, affirmant que seules la Réforme agraire et la Justice sociale permettront d’obtenir des droits paysans.

Concrètement, en Europe, cela implique notamment une réforme paysanne de la gestion et du contrôle des terres. Sans quoi, le niveau extrêmement fort de leur concentration dans la région, où 2,7% des fermes contrôlent 50% des terres cultivables, poursuivra son intensification et l’on continuera de promouvoir un modèle agroindustriel qui porte en lui le conflit social, l’exploitation du travail, la destruction de l’environnement, les dégâts sur la santé et la pauvreté rurale.

La question des terres est essentielle dans le cadre des droits des paysan.ne.s et de la lutte pour la souveraineté alimentaire.

C'est pourquoi ECVC continue de lutter pour une réforme de la gestion des terres en Europe. Plus concrètement, il faut une Directive européenne sur les régimes fonciers conforme d’une part avec l’article 17 de la Déclaration des droits des paysan.ne.s approuvée récemment par les Nations Unies et basée d’autre part sur les Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers avalisées par le Comité de la Sécurité Alimentaire Mondiale de l’ONU.

Une réforme de l’orientation actuelle de la PAC (Politique agricole commune européenne) devient, à cet égard, une tâche fondamentale. Les subventions provenant de celle-ci favorisent la concentration des terres et les grandes exploitations tout en marginalisant les petites. De plus, elle bloque de plus l’accès des futur.e.s agriculteur.rice.s à la terre en en faisant augmenter le prix.

Dans ce contexte profondément inégalitaire, pour protéger l’accaparement et la marchandisation des terres à des fins spéculatives, les États criminalisent et répriment les usages alternatifs des fermes et villages abandonnés, par de jeunes paysan.ne.s sans terres enthousiastes à l’idée de mettre en place un autre modèle d’agriculture et de société pour se nourrir et nous nourrir

Pour perpétuer l’héritage de nos 19 camarades du MST assassiné.e.s il y a 23 ans à Eldorado de Carajás au Brésil, en cette Journée internationale des luttes paysannes, nous ranimons notre clameur et notre lutte pour la défense des paysannes et des paysans dans le monde entier.

Des Droits paysans MAINTENANT! Par la Réforme agraire et la Justice sociale!

Lire ici le communiqué de La Via Campesina International

jeudi, 11 avril 2019
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Les producteurs de lait africains et européens réclament de l’UE une politique responsable.

(Bruxelles, 10 avril 2019) Ils ont parcouru des milliers de kilomètres de l’Afrique jusqu’au quartier européen : Aujourd’hui, lors de la manifestation de solidarité près du bâtiment du Conseil de l’UE, des producteurs de lait du Burkina Faso et du Mali ainsi que de trois autres États d’Afrique de l’Ouest se tiennent aux côtés d’agriculteurs de toute l’Europe. Dans une déclaration commune, ils réclament une production durable en Europe et en Afrique afin de ne pas détruire les structures importantes qui existent dans l’agriculture. La surproduction européenne et l’orientation actuelle de l’UE à l’export ont des conséquences désastreuses sur la production laitière locale en Afrique de l’Ouest ; c’est dans ce contexte qu’ils se mobilisent.

« Ne détruisons pas les structures locales ! »

« Chez nous, plusieurs centaines de milliers de personnes vivent de la production et de la transformation du lait », déclare Christian Dovonou, directeur pays de Vétérinaires Sans Frontières au Burkina Faso pour expliquer le poids économique de la production laitière en Afrique de l’Ouest. « Ces structures locales seront menacées si les importations à bas prix en provenance de l’UE continuent de croître », ajoute Mr. Dovonou. Depuis 2016, les exportations de mélange de lait écrémé et de graisses végétales en poudre de l’UE vers l’Afrique de l’Ouest ont augmenté de 24 %. « Le mélange de lait écrémé en poudre et de graisse végétale est vendu sur les marchés africains comme lait entier en poudre à un prix 30 % inférieur, donc à un niveau qui nuit au développement du lait local et qui s’assimile à du dumping. »

« L’UE produit beaucoup de lait. Trop. Jusqu’ici, on n’a pas essayé de régler ce problème avec des instruments adaptés, mais seulement en augmentant les exportations, surtout pour les produits à bas prix », explique Thierry Kesteloot de l’organisation belge de développement Oxfam-Solidarité. « Les personnes lésées sont celles, surtout des femmes, qui travaillent dans la production laitière et ne peuvent pas faire face à la concurrence à bas prix venue d’Europe », indique M. Kesteloot.

Dans une déclaration commune, les représentants des différentes organisations d’Afrique et d’Europe ont donc réclamé de l’Union européenne une politique agricole et commerciale équilibrée, qui garantisse des conditions équitables aux producteurs de lait en Afrique et en Europe. En plus des représentants venus du Mali, Burkina Faso, Sénégal, de Mauritanie et du Niger ainsi que des producteurs européens de l’European Milk Board (EMB – l’association faîtière de 20 organisations laitières européennes), la manifestation d’aujourd’hui est aussi organisée et mise en oeuvre par les ONG de coopération Oxfam, SOS Faim et Vétérinaires Sans Frontières.

Même s’il n’y a plus de subventions européennes aux exportations, il y a quand même du dumping, car :

1. Les producteurs européens reçoivent des financements sous forme de paiements directs, ce qui baisse le prix des exportations ;

2. La forte surproduction dans l’UE fait que les prix payés par les laiteries aux producteurs de l’UE sont très inférieurs au niveau des coûts de production. Cela permet aussi d’exporter à prix réduit ;

3. Par le procédé d’enrichissement en matières grasses végétales, les produits laitiers sont constitués d’ingrédients à bas prix, ne correspondant pas au produit naturel. Cela réduit aussi le prix des produits.

Développer la production laitière locale plutôt qu’alléger les droits de douane

Le lait en poudre est souvent importé en sacs de 25 kg qui bénéficient du tarif extérieur commun très avantageux, à 5 %, fixé au niveau de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Pour François Graas de l’organisation SOS Faim, les importations ne doivent pas être condamnées en bloc car la production locale ne peut actuellement pas répondre à la demande en produits laitiers. « Mais il doit y avoir un équilibre et les importations à bas prix ne doivent pas dominer. Il est également nécessaire d’appuyer les structures locales via la politique de coopération au développement, car la production laitière représente un grand potentiel d’emplois et de possibilités de revenus. »

Comme le souligne Ibrahima Aliou de Niger, une production laitière bien développée est la meilleure protection contre la pauvreté et l’exode rural. De plus, elle offre des perspectives aux jeunes. « Les pays du Nord comme du Sud devraient donc encourager la production, la collecte et la transformation du lait local, plutôt que de miser sur les importations d’excédents subventionnés », explique Ibrahima Aliou. Il existe déjà un nombre croissant d’initiatives visant à favoriser la production locale de lait en Afrique de l’Ouest.

Dans quelle mesure les éleveurs laitiers européens profitent-ils du grand business avec l’Afrique ?

Avec la disparition des quotas laitiers, les producteurs de lait se sont vus promettre de grands débouchés à l’export. La réalité est que les prix au producteur dans l’UE sont inférieurs de 10 centimes aux coûts de production et que le secteur laitier se retrouve sans un instrument efficace de gestion de crise. Ce ne sont donc pas les éleveurs laitiers européens qui profitent de la croissance du marché mondial.

La politique agricole commune : une opportunité pour les agriculteurs ici et là-bas

Erwin Schöpges, le président de l’European Milk Board (EMB), souligne l’importance d’un instrument efficace de gestion de crise dans la future politique agricole de l’UE. « Nous n’avons pas le droit d’exporter les problèmes de la surproduction européenne en Afrique » affirme M. Schöpges en solidarité avec ses collègues africains. L’EMB réclame un Programme de responsabilisation face au marché qui observe le marché et qui soit capable de réagir précocement aux crises qui s’annoncent, par exemple au moyen d’une renonciation volontaire aux livraisons. « En tant que producteur de lait, j’aimerais obtenir des prix rémunérateurs, afin de ne plus être dépendant des paiements directs qui subventionnent indirectement nos exportations vers les pays tiers. » M. Schöpges salue le vote, début avril, du rapport modifiant les règlements de l’organisation commune des marchés dans le cadre de la réforme de la PAC. Selon lui, avec son programme de réduction volontaire des volumes, la commission agriculture du Parlement européen a exprimé un vote clair en faveur de mesures efficaces de gestion de crise en cas de perturbations du marché.

Les représentants venus d’Afrique et leurs collègues européens sont unanimes dans leur appel à la politique de l’UE : « Pour avoir des structures saines dans l’agriculture, nous avons besoin de producteurs engagés et d’une politique responsable. S’il vous plaît, profitez de la réforme actuelle de la PAC pour vous montrer à la hauteur de cette responsabilité : mettez en place de bons instruments pour lutter contre les excédents nocifs et le dumping ! »


Pdf communiqué de presse

Déclaration

Chiffres sur la production laitière dans l’UE et en Afrique

Plus de photos disponibles sur : https://we.tl/t-6kxzz7duxV

Vidéo de l'événement : https://youtu.be/T5Se4nuw-z4

lundi, 08 avril 2019
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Appel à l'action de La Via Campesina


(Harare, 3 avril 2019) Ce 17 avril, Journée internationale des luttes paysannes, avec notre mémoire vivante et la rébellion héritée de nos 19 camarades Sans Terre assassinés en toute impunité lors du massacre de l'"Eldorado dos Carajás" au Brésil; nous appelons comme chaque année nos membres, ami.e.s et allié.e.s à unir leurs efforts au niveau mondial en affirmant que les droits paysans ne peuvent être protégés que par la réforme agraire et la justice sociale.

Le 17 décembre 2018, la 73e session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York a adopté la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales; dès lors, la déclaration est un instrument juridique international. En tant que Via Campesina, nous nous mobilisons pour une véritable mise en œuvre de la déclaration dans les territoires. Cela implique que les États garantissent l'accès à la terre, la protection des semences contre la mercantilisation, l'arrêt des expulsions et des meurtres; et appliquent des mesures contre les agrotoxiques. La justice sociale signifie que celles et ceux qui nourrissent la planète vivent dans la dignité et dans la paix, sans se faire persécuter pour la défense leurs droits et territoires.

Dans ce sens là, et dans un contexte alarmant d'extractivisme et d'accaparement de terres, la réforme agraire devient urgente et stratégique, puisque l'offensive néolibérale dans toute la planète est accompagnée de la perte des droits de la classe ouvrière et, par conséquent, de la paysannerie aussi.

C'est pourquoi nous nous mobilisons ce 17 avril, et appelons à la lutte et à la résistance dans tous les territoires, nous appelons également à l'action les autres mouvements sociaux organisés, les syndicats, les universités, les médias et les gouvernements populaires qui priorisent leurs peuples, parce que les droits paysans acquis ne peuvent être remplacés par des politiques publiques basées sur les intérêts du marché mondial et de l'agrobusiness. Nous dénonçons ce modèle qui non seulement déracine les populations paysannes, mais s'approprie aussi leurs droits, leurs biens communs et leur vie, au nom de la productivité et du développement du système capitaliste dans les campagnes.

Nous appelons donc à lever les poings de manière unifiée, dans les campagnes comme dans les villes, pour les droits paysans, la souveraineté alimentaire et l'agroécologie, tout en globalisant la lutte et l'espoir des peuples face à ce modèle de la mort.

Mobilisation sociale CONSCIENTE !

Ce #17avril, rejoignez-nous dans les multiples actions organisées à l'échelle mondiale. Organisez des actions dans les territoires, des mobilisations de dénonciation, des forums, des séminaires, des foires paysannes, des projections de films, toutes les expressions sont importantes pour exiger la mise en œuvre des droits paysans par la réforme agraire et la justice sociale.

Envoyez-nous toutes les actions prévues pour cette journée à notre adresse lvcweb@viacampesina.org, nous voulons les rendre visibles sur notre carte d'action mondiale. Envoyez-nous aussi des articles, audios, photos et vidéos de toutes les actions pour les diffuser sur notre site web et sur ViaCampesinaTV.

Pendant cette journée d'action globale, nous voulons dire que les Droits paysans ne seront garantis qu'avec une réforme agraire urgente dans toute la planète, par opposition à la forte concentration de terres qui existe à l'échelle mondiale.

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Les droits paysans maintenant ! Réforme agraire et justice sociale !