vendredi, 26 mai 2017
mardi, 08 novembre 2016
«Qui ne se défend pas, fait fausse route!»
C'est ce slogan que j'ai choisi comme titre pour la nécrologie de Köbi Alt, dont le décès est survenu de façon soudaine et inattendue le 31 octobre. Il nous manque beaucoup, non seulement comme vice-président d'Uniterre, mais également pour ses multiples talents. Il a toujours pris le temps de s'occuper de nos dossiers, même lorsqu'il était débordé. Il nous rafraîchissait la mémoire, il nous lançait des défis, il nous aiguillonnait sans relâche pour que les projets avancent.
mardi, 08 novembre 2016
Vous êtes paysan.ne.s et êtes en faveur de la sortie du nucléaire et vous voterez OUI le 27 novembre.
Dans ce cas vous pouvez soutenir cette campagne en envoyant un mail à  brigitte.marti@gruene.ch en indiquant:- nom- prénom- type de production (vigne, élevage, grandes cultures, maraîchage, ...)- mode de production (bio, IP, conventionnel)- lieu et canton
Le délai pour vous inscrire est fixé à ce vendredi 11 novembre
lundi, 07 novembre 2016
Uniterre l'a toujours dit, surtout depuis 2009, les problèmes de gestion des quantités dans le secteur du lait industriel rattraperont le secteur du fromage. Raisons pour lesquelles nous avons en permanance appelé à la solidarité paysanne pour une régulation urgente de toute la production laitière suisse, y compris pour le lait destiné aux AOP phares, montrées en exemple durant de nombreuses années.
mardi, 01 novembre 2016
Eurovia: Cluj-Napoca, le 31 octobre 2016 - La lutte contre l'agriculture industrielle et pour un avenir juste et durable pour les paysans et l'agriculture paysanne a fait un bond en avant cette semaine grâce au plus grand Forum sur la souveraineté alimentaire jamais vu en Europe. [1]
mardi, 01 novembre 2016
Aux médias
Le 2e Forum de Nyéléni, le plus grand rassemblement européen de défense du droit à la Souveraineté Alimentaire, s'est terminé dimanche à Cluj-Napoca en Roumanie. Il a réuni du 25 au 30 octobre 2016  plus de 700 personnes en provenance de 40 pays d'Europe. Parmi eux, figurent des membres de la société civile, à savoir des agriculteures-trices, des consommateurs-trices, des ONG, des peuples autochtones et des syndicats.
lundi, 31 octobre 2016

Le licenciement brutal de 24 cadres d'Agroscope au mois d'avril n'a été qu'une étape dans la réorganisation d'Agroscope. Selon M. Lehmann, directeur de l'OFAG ce processus ne pouvait pas se faire de manière 100 % démocratique, sinon il aurait essuyé des blocages depuis le début. Dans cette réorganisation la question de la prise de décision reste cependant essentielle. Est-ce que le Conseil de la recherche agricole par exemple, est plus qu'une simple chambre d'enregistrement et comment y garantir une représentativité plus grande ?
 
vendredi, 28 octobre 2016
Un secteur laitier en état de mort cérébrale
Il y 10 ans, la Suisse entrait dans une phase transitoire de trois ans mettant fin aux quotas laitiers. Quasi simultanément, en 2007, le marché du fromage était entièrement libéralisé entre notre pays et l'Union européenne.
Où en sommes-nous aujourd'hui?
jeudi, 27 octobre 2016
Alors que la revendication claire de 2015 des producteurs de betterave, pour un prix seuil au niveau de la frontière de 600/fr la tonne pour pouvoir garantir un niveau de prix acceptable en Suisse n'est toujours pas mise en oeuvre par le Conseil Fédéral, ce dernier a relevé ce printemps la contribution rétroactive à la surface pour les betteraves sucrières, dont le montant s'élèvera à 1'800 francs par hectare, soit une augmentation de 200 francs.
mardi, 25 octobre 2016
"La souveraineté alimentaire en Afrique: expériences de terrain et nouveaux enjeux de coopération"
Une brochure éditée par la Plateforme Souveraineté alimentaire, avec le soutien de la FGC
 
mardi, 18 octobre 2016
Un site internet tout simple et convivial dédié aux partages de savoirs sur les pratiques agricoles de paysans à paysans en Europe
"pour chaque problèmatique, des solutions agro-écologiques"...
Le but : faciliter les échanges et le partage de solutions. Vous voulez vous rendre sur le terrain pour découvrir de nouvelles pratiques ? Consultez le programme d'échange FarmErasmus.
lundi, 17 octobre 2016
« Retenez au maximum la vente de vos bêtes, les prix sont très bas... » voici le contenu d'un SMS que de nombreux paysans ont reçu cet été. Uniterre l'a aussi diffusé. Pour Charles-Bernard Bolay, Président d'Uniterre, cette situation de crise aurait pu être moins grave avec un meilleur échelonnement des ventes durant l'été et une meilleure gestion des troupeaux en estivage. Interview :
samedi, 15 octobre 2016
Le samedi 8 octobre, près de deux mille personnes ont manifesté contre les accords de libre-échange TISA et TTIP sur la place fédérale à Berne. L'appel à la manifestation a été lancé par une coalition de 20 organisations contre TTIP, TISA & Cie, dont l'organisation pour la protection de l'environnement Greenpeace, le syndicat SSP, l'organisation de développement Alliance Sud, les JS, les Verts et Uniterre.
vendredi, 14 octobre 2016
Communiqué de presse de la Via Campesina
(Harare, 8 octobre 2016) Le 16 octobre est la Journée mondiale d'action pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les entreprises transnationales de la Via Campesina. Nous poursuivons notre lutte pour mettre fin au contrôle de ces entreprises sur notre alimentation et pour rejeter les accords de libre-échange.
vendredi, 14 octobre 2016
Un groupe de travail se penche sur la réalisation d'un supermarché participatif paysan (SPP) dans un nouveau quartier de 500 appartements dans l'écoquartier des Vergers à Meyrin. Reto Cadotsch, l'un des instigateurs du projet, était au brunch. L'occasion de lui poser quelques questions. 
vendredi, 14 octobre 2016
Au menu : bière genevoise, merguez maison et débat sur les filières alternatives à la grande distribution. C'est la carte attrayante que proposait la Fédération Romande de l'Agriculture Contractuelle de Proximité pour son brunch annuel estival. Une occasion de se rencontrer, d'échanger et de construire l'agriculture citoyenne de demain.
vendredi, 07 octobre 2016

ViaVallesia, groupe suisse, s'engage musicalement aux côtés des Faucheurs d'OGM, dans l'optique de soutenir le Tribunal Monsanto. 
vendredi, 07 octobre 2016
« Dix ans après son dernier dossier sur l'agriculture, Pages de gauche a décidé de s'associer au syndicat paysan Uniterre pour faire le tour des différentes questions qui agitent le monde agricole, en Suisse et dans le monde. Et elles sont nombreuses! Des luttes pour la terre en Amérique latine aux quotas laitiers dans l'Union européenne, en passant par l'initiative pour la souveraineté alimentaire, la gauche doit absolument se préoccuper des problèmes des paysan·ne·s, car ils concernent tout le monde. »
Page Gauche n°159 - octobre 2016
vendredi, 07 octobre 2016
Après une longue phase de préparation, l'Alliance pour la Souveraineté Alimentaire a été fondée le 21 septembre 2016 à Berne. Une trentaine de militant-e-s et membres de diverses organisations ont posé la première pierre d'une alliance la plus large et la plus diversifiée possible pour mener la bataille des votations.
jeudi, 06 octobre 2016
Jeunes/accès à la terre: La coopérative maraîchère «La Clef des Champs» à Courgenay (JU) cherche  collaborateur/trice jardinier/ère entre 60 % et 80 % pour janvier 2017 ou à convenir
Depuis 35 ans, la Clef des Champs produit dans ses serres et en pleine terre des légumes de qualité biologique pour 200 familles membres de la coopérative. La production est assurée par deux jardiniers/ères expérimentés/ées aidés.ées par le travail régulier des consommateurs.trices.
Voir l'annonce complète 
Site de la coopérative
 
mardi, 04 octobre 2016
Communiqué de la Via Campesina
La Via Campesina réclame un groupe de travail incluant les organisations paysannes au sein du Traité international sur les ressources phytogénétiques afin de permettre la mise en oeuvre des droits des paysans.
mardi, 04 octobre 2016
23.09.2016 - Confédération Paysanne - Hier, dans plusieurs départements, des paysans ont déposé plainte contre leurs laiteries pour extorsion. En effet, puisque les entreprises payent en dessous des coûts de production tout en continuant à faire des bénéfices considérables, le délit est clairement identifiable.
mardi, 04 octobre 2016
Déclaration orale de Ndiakhate FALL lors de la 33e session ordinaire du Conseil des Droits de l'Homme 
Monsieur le Président,(Genève, le 20 septembre 2016) Je m'appelle Ndiakhate FALL, paysan sénégalais et représentant africain de La Via Campesina.
mardi, 04 octobre 2016
Jan Slomp, le président de l'Union Nationale des Paysans Canadiens (NFU) a adressé une lettre fin juillet au commissaire européen à l'Agriculture, Phil Hogan, l'encourageant à installer en Europe un système de gestion des quantités en suivant le modèle canadien, afin de résoudre la crise européenne des producteurs de lait.
mardi, 04 octobre 2016

Fête de l'Alliance Agraire pour les 20 ans de l'article constitutionnel sur l'agriculture.
L'Alliance Agraire a célébré... principalement sa propre existence. Nous, paysannes et paysans, nous n'avons aucune raison de fêter, car nous vivons d'autres réalités au quotidien. Nous vivons la disparition de l'agriculture paysanne dans le monde entier, y compris en Suisse.
jeudi, 29 septembre 2016
Les statistiques ne rendent pas le monde meilleur.
Winston Churchill aurait dit : « Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai falsifiées moi-même ». Nous aimons tous citer des statistiques, des comparaisons ou des études pour prouver nos affirmations ou corroborer nos thèses.
mercredi, 10 juin 2020
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Notre courrier à l'Office fédéral de l’agriculture (OFAG) du 27 avril contre l'importation du beurre aura été vain. En effet, l’OFAG a accepté la demande déposée par l’interprofession du lait en relevant de 1000 tonnes le contingent d’importation de beurre au 1er juin 2020.

Au vue de la réponse de l'OFAG à notre courrier (à retrouver ici), cela n'est malheureusement pas surprenant. Comme toujours, la Confédération ne veut pas prendre ses responsabilités et mettre un cadre là où l'IP Lait ne fait pas son travail!

Alors, maintenant, l'octroi de cette autorisation nous amène quelques questions (pdf ici), que nous avons posé à l'OFAG:

  • Quels sont les acheteurs des parts de contingent mises aux enchères jusqu’au 26 mai 2020 ainsi que les quantités attribuées à ces acheteurs ?
  • D’où proviendra ce beurre ? Dans quelles conditions, avec quel cahier des charges ce dernier sera-t-il fabriqué ?
  • L'OFAG peut-il nous assurer que ce beurre importé respectera l’alinéa d. de l’article 104a. sur la sécurité alimentaire, à savoir « des relations commerciales transfrontalières qui contribuent au développement durable de l’agriculture et du secteur agroalimentaire » ?
  • Ce beurre sera-t-il soumis à des conditions strictes d’affichage lors de sa vente ? Y a-t-il une obligation de déclarer son origine étrangère sur les emballages ou étiquettes de vente ? Les acheteurs peuvent-ils le mélanger à de la production indigène pour l’écouler sans qu’il en soit expressément fait mention sur les produits concernés ?
  • Comment l'OFAG compte assurer que le lait utilisé pour la fabrication du beurre importé ne proviendra pas d’animaux nourris aux OGM, que ce lait sera produit selon les exigences du cahier des charges suisse ? Quels contrôles seront mis en place pour assurer la traçabilité de la production de ce beurre importé ?

Nous vous tiendrons informer du retour de l'OFAG à ces questions.

Nous ne baissons pas les bras et prévoyons d'autres actions à venir! La suite au prochain épisode!

lundi, 08 juin 2020
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L’initiative pour des multinationales responsables sera soumise à votation ! Une épreuve de force s’est tenue au parlement et le lobby des grandes multinationales s’est imposé sur tous les plans (voir ci-dessous pour plus de détails).

Soutenir maintenant le crowdfunding !

Uniterre soutient l’initiative pour des multinationales responsables, car elle vise une évidence: lorsque des multinationales comme Glencore polluent des rivières ou détruisent des régions entières, elles doivent en assumer les conséquences.

Afin de gagner la votation contre la campagne à 8 millions du lobby des grandes multinationales, nous avons besoin de votre soutien. Avec le lancement d’un grand crowdfunding, nous nous sommes fixés l’objectif de récolter un million de francs ! Participez dès maintenant au crowdfunding : www.initiative-multinationales.ch/crowdfunding


Un million de francs est un objectif très ambitieux que très peu de campagnes ont atteint en Suisse. Si nous voulons gagner, nous dépendons urgemment de ces fonds :

  • Nous avons besoin de 130'000 CHF au moins pour la production et la publicité de vidéos en ligne afin de mobiliser les jeunes durant la dernière phase.
  • Il nous faut 220'000 CHF au moins afin de publier des annonces dans les grands journaux.
  • Nous avons besoin de 650'000 CHF au minimum pour des affiches, sinon nous n’aurons aucune visibilité face à la campagne d’affichage étendue des grandes multinationales.

Un grand merci d’avance pour votre contribution. Qu’il s’agisse de 5, 50 ou 200 francs, tout don nous rapproche un peu plus de notre but : www.initiative-multinationales.ch/crowdfunding


Au fait, que s’est-il passé au parlement ?
Après presque trois ans de débats parlementaires s’est tenue la « conférence de conciliation » des deux chambres. Les grandes multinationales et leurs associations de lobbying se sont à nouveau imposées sur tous les plans lors de cette dernière étape. Cela signifie qu’il n’y aura pas de réglementation à l’égard de multinationales comme Glencore et Syngenta et qu’elles ne devront pas répondre de leurs actes lorsqu’elles polluent des fleuves ou détruisent des régions entières.


Nous avons maintenant besoin d’un Oui dans les urnes en faveur de l’initiative pour des multinationales responsables ! Pouvez-vous aussi soutenir le crowdfunding par un don ? Un grand merci d’avance : www.initiative-multinationales.ch/crowdfunding

mardi, 02 juin 2020
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En raison de la pandémie de la Covid-19, la collecte de signatures a été suspendue. Avec actuellement 56 500 signatures, nous sommes proches de notre objectif et nous voulons récolter encore 3 000 signatures supplémentaires d'ici le 8 juin 2020, la soumission étant prévue pour le lundi 22 juin 2020.

Le syndicat paysan Uniterre et le viticulteur biologique Willy Cretegny ont officiellement lancé le 27 janvier 2020, le référendum contre l'accord de libre-échange avec l'Indonésie, et il est maintenant soutenu par près de 50 organisations. Les dernières semaines ont montré que l'Indonésie n'est pas disposée à mettre en œuvre des normes écologiques et sociales pour empêcher la destruction des forêts vierges et de leurs richesses :

- Une nouvelle loi minière supprime la limite maximale de 15 000 hectares pour les mines individuelles et prévoit une prolongation automatique des permis pour 20 ans, en partie au profit de l'industrie du charbon. Cette loi renforce la déforestation massive des forêts.

- Selon un nouveau projet de loi, les entreprises d'huile de palme ne devront plus mettre un cinquième de leurs terres à la disposition des petit.e.s paysan*ne.s.

- La loi omnibus adoptée par le gouvernement du président Joko Widodo en février 2020 prévoit des sanctions plus légères contre les infractions à l'environnement, la fin des poursuites contre les plantations qui défrichent la forêt par le feu. En outre, cette loi privera les gouvernements locaux de leur pouvoir de décision sur l’octroi des permis pour des projets sensibles sur le plan environnemental. Le Parlement indonésien se prononcera sur cette loi dans les prochains mois.

Nous savons maintenant que les pandémies comme celle de la Corona sont étroitement liées à l'agro-industrie et à la destruction de nos moyens de subsistance naturels. Au lieu de promouvoir la souveraineté alimentaire et une agriculture diversifiée pour les petits exploitants, les accords de libre-échange alimentent la propagation des monocultures d'huile de palme et ne servent que les intérêts des grandes entreprises locales et multinationales. Kathrin Hartmann, auteur du livre "The Green Lie" et experte en matière d'éco-blanchiment, déclare à propos de l'accord de libre-échange avec l'Indonésie : « L'accord de libre-échange va accroître la souffrance et la destruction ».

Communiqué de presse du 2 juin 2020.

lundi, 01 juin 2020
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Ces derniers mois, le terme de souveraineté alimentaire a été repris en Europe et en Suisse par la société civile mais aussi par des décideurs politiques et des fonctionnaires. Il nous semble important de faire un petit rappel de ce qu’est la souveraineté alimentaire afin d’éviter qu’elle ne devienne un concept vide.

La base de la souveraineté alimentaire est le respect. Respect des hommes et des femmes et de la planète. La solidarité et la justice. La démocratie. La souveraineté alimentaire est une vision humaniste sur le long terme. La souveraineté alimentaire c’est aussi la clairvoyance et le courage de sortir du dogme néolibéral. La souveraineté alimentaire c’est l’espoir d’un monde juste et équitable.

Il n’est donc pas question de galvauder la souveraineté alimentaire, car elle est une réponse globale et systémique.

Un concept global

La « souveraineté alimentaire soutient une agriculture qui, dans un espace rural vivant et créateur d’emplois, produit une alimentation saine et de proximité permettant des prix, des conditions de travail et des salaires justes ; elle participe par ailleurs à un commerce international équitable et une exploitation durable des ressources[1]. »

La souveraineté alimentaire se construit dans une économie circulaire, inclusive, coopérative.

Une diversité de fermes à maintenir

Le paysage agricole suisse est composé d’unités agricoles très différentes les unes des autres. Certaines sont spécialisées et hautement mécanisées, elles peuvent être relativement grandes ou petites. D’autres sont plus diversifiées et extensives. Certaines produisent pour la grande distribution, d’autres pour le marché local, certaines encore transforment elles-mêmes leurs produits ou travaillent avec un artisan. Certaines travaillent de manière conventionnelle, conformément aux exigences de la politique agricole, d’autres selon les critères de l’agriculture biologique ou d’IP-Suisse. Et quelques-unes sont en biodynamie, agroécologie ou permaculture.

Il y aurait de la place pour toutes ces formes d’agriculture en Suisse. Mais il faudrait un soutien spécifique aux petites structures et aux collectifs : reconnaissance juridique, formation, recherche, finances et infrastructures, entre autres.

Promouvoir l’agriculture paysanne et les circuits courts

Environ quatre fermes disparaissent par jour en Suisse. Cette érosion est dramatique, car seules perdurent les entités agricoles hautement spécialisées. La souveraineté alimentaire a pour but de maintenir et de renforcer une agriculture paysanne et des collectifs de production qui cultivent (et élèvent leurs animaux) selon les critères de l’agriculture biologique ou de l’agroécologie et qui écoulent leur production en circuits courts. Il est vital socialement, économiquement que la population s’approprie de son alimentation et que le plus grand nombre possible puisse acquérir les compétences et des espaces de production et de transformation destinées à la vente directe.

Le marché c’est nous !

Les demandes et revendications d’Uniterre sont très souvent balayées par les nécessités de s’adapter au « marché ». Il y a bien les directives de l’OMC, les traités de libre-échange, mais en Suisse qui définit les besoins du marché ? Nous pouvons, par nos choix d’achat en tant que consommatrices et consommateurs, influencer les décisions des transformateurs et de la grande distribution. Mais il n’en reste pas moins que le cœur des décisions de ces entreprises est la rentabilité économique. Cela ne suffit pas ! Le commerce doit se mettre au service du développement durable et les coûts environnementaux, sociaux et sanitaires des produits devraient être pris en compte et répercutés sur les prix, ce qui les rendrait non attractifs. Actuellement, les dégâts sur l’environnement et les impacts négatifs sur la santé sont pris en charge par la société tandis que les bénéfices commerciaux restent en main privée !


[1] Voir les documents sur la souveraineté alimentaire sur le site https://initiative-souverainete-alimentaire.ch

lundi, 25 mai 2020

Jeune Couple Suisse cherche ancien verger à acheter en l’état pour réhabilitation.
Toutes communes des districts de Nyon et Morges, et environs
Surface et configuration du terrain libres


Contact :

sandra.rappo@gmail.com
Mme RAPPO 079/715.21.18
M. EGLI 022/519.26.02

jeudi, 14 mai 2020
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Une vidéo à ne pas manquer!

https://www.youtube.com/watch?v=QyxXJEnZt8g

Réalisée par Longo Mai - Montois

mardi, 12 mai 2020
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Lausanne, le 12 mai 2020


Uniterre s’est penché sur le train d’ordonnances agricoles 2020. Voici les points essentiels qui en ressortent :



Améliorations structurelles :

Comme lors de la consultation sur la PA 2022+, Uniterre accueille favorablement les ouvertures proposées en faveur des personnes morales dans le cadre de la LDFR ainsi qu’à des conditions de contrôle et des exigences pour éviter une mise en danger des éléments fondamentaux du droit foncier rural.


Protection à la frontière :

Uniterre estime que les propositions concernant les importations agricoles sont à rejeter en bloc. Elles sont contraires à la sécurité et à la souveraineté alimentaire ! Elles augmentent la pression sur les prix à la production par une concurrence accrue. Elles favorisent les effets négatifs sur l'environnement par une hausse des volumes d'importation et dégradent les conditions cadres assurant l'approvisionnement de la population avec une production indigène durable et de qualité. Les défis que nous imposent le changement climatique, la nécessité de protéger les ressources et l’environnement ainsi que la crise actuelle liée au coronavirus montrent l’importance de maintenir et de développer une production indigène socialement, environnementalement et économiquement durable.

Dans le secteur laitier, au lieu de faciliter l'importation de beurre, nous demandons le maintien du système actuel et et la mise en œuvre de mesures privilégiant une production suffisante de beurre indigène, plutôt que la production de fromages bon marché d’exportation. Dans le domaine des productions végétales, il faut rehausser les prix seuils, baissés par l'OFAG, pour rendre plus attractive la production indigène de fourrages. Concernant le blé panifiable, il ne faut pas modifier le système actuel, mais au contraire mettre un frein à l'importation massive de pains préfabriqués qui ne sont pas pris en compte dans le contingent d'importation de blé panifiable. Le système de mise aux enchères doit être maintenu.


Protection des végétaux :

Nous saluons l’adaptation au droit européen en matière de retrait de substances actives. L'homologation de produits autorisés en agriculture biologique devrait être accélérée par une réciprocité avec le droit européen. Uniterre rappelle qu’il s’oppose à la culture et l’utilisation d’OGM dans l’agriculture de même qu’aux techniques de mutagénèse faisant recours à l’ADN recombinant


Simplification administrative:

Certaines simplifications administratives sont bienvenues, mais dans l'ensemble, la densité de la charge administrative devrait être réduite.


Supplément pour la transformation laitière

Uniterre se bat depuis des années pour que la prime fromagère soit versée directementaux producteurs conformément à l’ordonnance sur le soutien du prix du lait (OSL Art. 6b) ! Aujourd’hui cette prime est versée aux transformateurs qui devraient la reverser aux producteurs or, nous savons qu’une partie de cette prime reste dans les poches des transformateurs et de la grande distribution,

La transparence du marché laitier doit être améliorée par une application plus rigoureuse de l'art. 37 sur les contrats laitiers, y compris le droit de livraison volontaire du lait du segment B. Aujourd’hui les producteurs ne peuvent pas décider dans quel segment leur lait sera vendu (pour rappel lait segment A : prix indicatif 71ct/l ; lait segment B : env. 45 ct/l).

Les interprofessions (art.7,8 Lagr) doivent garantir une représentation démocratique des producteurs, selon le principe 1 producteur = 1 voix. Ce renforcement est nécessaire afin que la position des producteurs soit améliorée vis-à-vis des transformateurs et de la grande distribution. Les prix indicatifs devraient avoir valeur départ ferme et des prix minimaux devraient être fixés.

En revanche, Uniterre est contre le fait de verser le supplément de non-ensilage également pour le lait bactofugé et pasteurisé transformé en fromage. La Confédération doit au contraire soutenir les mesures pour favoriser une production durable de qualité. Un prix du lait équitable de Fr. 1.- est une condition qui doit être soutenue dans les efforts de la branche.


Contact presse : Rudi Berli, r.berli@uniterre.ch, 078 707 78 83 (D/F)


lundi, 11 mai 2020

Neuchâtel, zone montagne. Vaches allaitantes.

Profil : expérience agricole et bétail. Maniement tracteur et machines. Capacité de travailler de manière autonome.

Possibilité de reprise graduelle de l’exploitation.

Pour plus de renseignements : 079 201 90 85

mercredi, 06 mai 2020
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De Big-M et Uniterre

Les producteurs laitiers de nombreux pays européens vont manifester demain contre le train de mesures de la Commission européenne, impuissante face à la crise laitière actuelle. Les agriculteurs de l'EMB (European Milk Board) prennent note de cette décision avec incompréhension. Ce n'est certainement pas une solution au problème si les excédents de lait sont simplement stockés sous forme de beurre et de lait en poudre. Les crises de ces dernières années ont montré que ces stocks empêchent une augmentation du prix du lait après la crise jusqu'à ce que ces stocks soient vides. Si les ventes stagnent, il n'y a qu'une seule solution raisonnable : produire moins de lait !

Nous connaissons une situation similaire en Suisse. Ici, les agriculteurs sont obligés de livrer du lait segment B bon marché, qui est payé à peine 45 centimes ! À ce prix, même les meilleurs agriculteurs perdent de l'argent. Et ce qui est absurde, c'est que ce lait moins cher ne sert pas à faire du beurre mais des produits bon marché.Et au final, ce manque de beurre est compensé par des importations. Cela suffit !

Nous nous demandons : est-il juste que les conditions cadres du marché du lait soient telles que les laiteries travaillent à plein régime alors que les producteurs laitiers doivent livrer leur lait à des prix de dumping ? N'est-ce pas précisément cette pression permanente sur les prix qui pousse les agriculteurs à adopter des méthodes de production qui ne sont pas du tout souhaitables pour la société ? Comment les agriculteurs sont-ils censés faire face aux coûts supplémentaires des nouvelles exigences environnementales alors que le prix du lait ne couvre même pas le prix actuel ?Obliger les agriculteurs à fournir du lait bon marché est une mauvaise stratégie. Si les agriculteurs cessent de produire du lait, ce sera aussi la fin des transformateurs.

Avec les actions de demain, l'EMB appelle la société civile à s'exprimer enfin d'une voix forte (voir communiqué de presse). Il est temps que les intérêts des grandes entreprises passent au second plan.


(Pour simplifier, la forme masculine est employée pour désigner autant les femmes que les hommes)


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vendredi, 01 mai 2020
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La pandémie COVID-19 s'ajoute et renforce les persécutions historiquement pratiquées contre les peuples. Et cette pandémie ne peut nous faire oublier la violence systémique et systématique à l'encontre des paysans et paysannes, et autres travailleurs ruraux, ainsi que les violations de leurs droits. À la recherche d'un revenu décent et pour assurer leurs moyens de production, les travailleurs ruraux dans différentes parties du monde sont constamment confrontés à des hostilités, à la violence, à la persécution et à la criminalisation. Cette situation est exacerbée par la mise en place des mesures exceptionnelles contre la maladie.

Les sociétés transnationales minières, agroalimentaires et hydro-industrielles, harcelaient déjà les populations des campagnes, des eaux et des forêts ; avec la pandémie, les gouvernements assujettis à ces grandes entreprises justifient leurs actes de persécution et même d’extermination. Car en réalité, leur préoccupation n'est pas de sauver des vies, mais d'essayer de sauver l'économie capitaliste, qui repose sur le sang de milliers de personnes dans le monde.

Pour les paysans et paysannes, les peuples de pêcheurs et des forêts, la lutte quotidienne dans le contexte du COVID-19 n'est pas facile. Dans plusieurs pays, lorsqu'ils tentent d'accéder aux marchés pour vendre leurs récoltes ou leurs produits, les paysans et autres producteurs de denrées alimentaires sont confrontés à des sanctions économiques ou pénales pour tout déplacement hors de leur communauté. Les marchés locaux, les marchés paysans, etc. ont été fermés à titre préventif, mais les supermarchés sont encouragés à poursuivre leurs activités, en exploitant leurs travailleurs et en spéculant parfois sur les prix des denrées alimentaires et d'autres produits tels que les masques. Nous affirmons que le monde paysan est capable d'adopter des mesures d'hygiène rigoureuses afin d'éviter la contamination et d'être contaminé.

Dans le secteur agricole, les personnes qui ont été amenées à utiliser des produits toxiques, tels que les pesticides, insecticides et autres, comptent aujourd'hui parmi les groupes les plus exposés au COVID-19, en raison de la faiblesse physique et des maladies que ces produits chimiques provoquent.

Les communautés d'ascendance africaine, les peuples autochtones, les migrants, les personnes LGBTI, les populations urbaines en situation de pauvreté et les femmes sont parmi les personnes qui souffrent de l'impact disproportionné de la crise sanitaire, sociale et économique.

La violence domestique s'est intensifiée avec le confinement ; les foyers sont devenus plus dangereux pour les femmes, les enfants et les personnes âgées qui étaient déjà victimes de violence. Les groupes féministes qui soutiennent les personnes confrontées à la violence voient leur action limitée par l'enfermement forcé et subissent des atteintes à leur liberté d'expression dans les médias numériques.

La situation touche également les migrants internationaux et les déplacés internes, notamment dans les camps de réfugiés surpeuplés. Les adultes et les enfants sont confrontés à une détention arbitraire et prolongée et à des traitements abusifs dans des conditions insalubres et dégradantes, en plus des abus policiers. Les personnes impliquées dans l'aide alimentaire ont été condamnées à des amendes dans les pays du Nord et persécutées dans les pays à régime autoritaire.

Depuis l'apparition du COVID-19, les gouvernements du monde entier ont appliqué des restrictions plus ou moins drastiques à la liberté de mouvement et à la liberté de réunion. Une pandémie est combattue par l'information, les soins, la santé publique universelle et gratuite, et non par la police et l'armée qui s'attaquent aux gens. Certains gouvernements se cachent derrière cette crise pour attaquer ou laisser attaquer spécifiquement les leaders sociaux et les défenseurs des territoires. De nombreux journalistes ou écrivains ont également été attaqués pour avoir diffusé des critiques sur les gouvernements, certain.e.s ont disparu ou ont été réduit.e.s au silence. Dans le même temps, les grands médias ont continué à jouer un rôle important dans la diffusion de la discrimination et des discours de haine contre certains groupes sociaux.

Il y a toujours des cas d'emprisonnement arbitraire, de détention au secret de prisonniers politiques et des mesures de quarantaine qui ont entraîné la suspension des services judiciaires, ce qui a servi de prétexte pour empêcher la libération de personnes, ainsi que les plaintes et l'accès à des recours judiciaires par les personnes qui ont été menacées ou attaquées. Les revendications pour de meilleures conditions sanitaires pour les prisonniers, face au Coronavirus, ont été durement réprimées dans plusieurs pays. Les états d'alerte, la militarisation accrue et la présence policière sont devenus la nouvelle norme dans de nombreuses régions du monde, ce qui fait craindre que ces pouvoirs continuent d'être exercés une fois la crise passée.

Les militants et les dirigeants d'organisations populaires, hommes et femmes, attirent également l'attention sur les conséquences et les implications à long terme de la surveillance numérique accrue qui est mise en place dans le monde entier pour soi-disant contenir la propagation du virus. Non seulement elle mettrait en danger les droits numériques et la vie privée de la société dans son ensemble, mais elle permettrait également un plus grand contrôle du travail et des mouvements des personnes, et des attaques - en ligne sur leur liberté d'expression, et hors ligne sur leur vie - sur eux, leurs familles, leurs communautés et leurs organisations. Dans le même temps, les personnes qui n'ont pas accès aux technologies et aux différents outils de communication se retrouvent isolées et incapables de communiquer sur leur situation et de s'organiser en collectifs.

En quelques semaines, la situation d'exclusion et d'inégalité a été mise en évidence pendant la pandémie. Le système agroalimentaire hégémonique s'est révélé incapable de lutter contre la faim, la précarité et les terribles conditions de travail. Si les causes structurelles des nombreuses crises que connaît l'humanité ne sont pas traitées, les mobilisations sociales et les protestations s'intensifieront et avec elles les mesures de répression et de contrôle de la part de ceux qui maintiennent le monopole politique et économique. La pandémie a précipité une crise structurelle du capitalisme déjà annoncée.

Nous devons renforcer les alliances entre les organisations populaires, en préservant la vie des personnes qui se battent pour leur territoire, pour leur culture, pour une façon de produire qui ne détruise pas la planète. Nous devons rendre visibles et faire prendre conscience des menaces qui pèsent sur les personnes et leurs organisations, en particulier les plus isolées. Nous devons dénoncer de toutes les manières possibles la violence subie, en ciblant les gouvernements, les entreprises, les propriétaires terriens et les autres personnes qui sont impliquées dans la persécution, la criminalisation, la disparition et l'assassinat de militants et de dirigeants de mouvements et d'organisations populaires. La violence est, et reste, un phénomène structurel plutôt qu'un phénomène d'urgence, et doit être traitée comme telle par le déploiement des ressources nécessaires.

La construction collective est fondamentale pour faire face au monde d'aujourd'hui et de demain. La crise a également mis en évidence la solidarité et la construction d'alternatives, existantes et nouvelles, qui doivent être le moteur de nos futures actions collectives. Nous ne reviendrons pas à la "normalité" de la violence, aux situations précaires. Le capitalisme n'a rien à offrir à nos peuples, seulement la violence, l'exploitation et la mort. Ce que nous disons aujourd'hui était fondamental hier et le sera encore demain. Il est temps de promouvoir de nouvelles valeurs, il est temps d'organiser la résistance, de renforcer les connaissances locales et la création de connaissances et l'apprentissage participatifs, de produire sur nos territoires, de nourrir le monde et de préserver la planète et l'humanité.

Il est temps de renforcer la solidarité, d'exercer la résistance, de cultiver l'espoir.