vendredi, 26 mai 2017
mardi, 08 novembre 2016
«Qui ne se défend pas, fait fausse route!»
C'est ce slogan que j'ai choisi comme titre pour la nécrologie de Köbi Alt, dont le décès est survenu de façon soudaine et inattendue le 31 octobre. Il nous manque beaucoup, non seulement comme vice-président d'Uniterre, mais également pour ses multiples talents. Il a toujours pris le temps de s'occuper de nos dossiers, même lorsqu'il était débordé. Il nous rafraîchissait la mémoire, il nous lançait des défis, il nous aiguillonnait sans relâche pour que les projets avancent.
mardi, 08 novembre 2016
Vous êtes paysan.ne.s et êtes en faveur de la sortie du nucléaire et vous voterez OUI le 27 novembre.
Dans ce cas vous pouvez soutenir cette campagne en envoyant un mail à  brigitte.marti@gruene.ch en indiquant:- nom- prénom- type de production (vigne, élevage, grandes cultures, maraîchage, ...)- mode de production (bio, IP, conventionnel)- lieu et canton
Le délai pour vous inscrire est fixé à ce vendredi 11 novembre
lundi, 07 novembre 2016
Uniterre l'a toujours dit, surtout depuis 2009, les problèmes de gestion des quantités dans le secteur du lait industriel rattraperont le secteur du fromage. Raisons pour lesquelles nous avons en permanance appelé à la solidarité paysanne pour une régulation urgente de toute la production laitière suisse, y compris pour le lait destiné aux AOP phares, montrées en exemple durant de nombreuses années.
mardi, 01 novembre 2016
Eurovia: Cluj-Napoca, le 31 octobre 2016 - La lutte contre l'agriculture industrielle et pour un avenir juste et durable pour les paysans et l'agriculture paysanne a fait un bond en avant cette semaine grâce au plus grand Forum sur la souveraineté alimentaire jamais vu en Europe. [1]
mardi, 01 novembre 2016
Aux médias
Le 2e Forum de Nyéléni, le plus grand rassemblement européen de défense du droit à la Souveraineté Alimentaire, s'est terminé dimanche à Cluj-Napoca en Roumanie. Il a réuni du 25 au 30 octobre 2016  plus de 700 personnes en provenance de 40 pays d'Europe. Parmi eux, figurent des membres de la société civile, à savoir des agriculteures-trices, des consommateurs-trices, des ONG, des peuples autochtones et des syndicats.
lundi, 31 octobre 2016

Le licenciement brutal de 24 cadres d'Agroscope au mois d'avril n'a été qu'une étape dans la réorganisation d'Agroscope. Selon M. Lehmann, directeur de l'OFAG ce processus ne pouvait pas se faire de manière 100 % démocratique, sinon il aurait essuyé des blocages depuis le début. Dans cette réorganisation la question de la prise de décision reste cependant essentielle. Est-ce que le Conseil de la recherche agricole par exemple, est plus qu'une simple chambre d'enregistrement et comment y garantir une représentativité plus grande ?
 
vendredi, 28 octobre 2016
Un secteur laitier en état de mort cérébrale
Il y 10 ans, la Suisse entrait dans une phase transitoire de trois ans mettant fin aux quotas laitiers. Quasi simultanément, en 2007, le marché du fromage était entièrement libéralisé entre notre pays et l'Union européenne.
Où en sommes-nous aujourd'hui?
jeudi, 27 octobre 2016
Alors que la revendication claire de 2015 des producteurs de betterave, pour un prix seuil au niveau de la frontière de 600/fr la tonne pour pouvoir garantir un niveau de prix acceptable en Suisse n'est toujours pas mise en oeuvre par le Conseil Fédéral, ce dernier a relevé ce printemps la contribution rétroactive à la surface pour les betteraves sucrières, dont le montant s'élèvera à 1'800 francs par hectare, soit une augmentation de 200 francs.
mardi, 25 octobre 2016
"La souveraineté alimentaire en Afrique: expériences de terrain et nouveaux enjeux de coopération"
Une brochure éditée par la Plateforme Souveraineté alimentaire, avec le soutien de la FGC
 
mardi, 18 octobre 2016
Un site internet tout simple et convivial dédié aux partages de savoirs sur les pratiques agricoles de paysans à paysans en Europe
"pour chaque problèmatique, des solutions agro-écologiques"...
Le but : faciliter les échanges et le partage de solutions. Vous voulez vous rendre sur le terrain pour découvrir de nouvelles pratiques ? Consultez le programme d'échange FarmErasmus.
lundi, 17 octobre 2016
« Retenez au maximum la vente de vos bêtes, les prix sont très bas... » voici le contenu d'un SMS que de nombreux paysans ont reçu cet été. Uniterre l'a aussi diffusé. Pour Charles-Bernard Bolay, Président d'Uniterre, cette situation de crise aurait pu être moins grave avec un meilleur échelonnement des ventes durant l'été et une meilleure gestion des troupeaux en estivage. Interview :
samedi, 15 octobre 2016
Le samedi 8 octobre, près de deux mille personnes ont manifesté contre les accords de libre-échange TISA et TTIP sur la place fédérale à Berne. L'appel à la manifestation a été lancé par une coalition de 20 organisations contre TTIP, TISA & Cie, dont l'organisation pour la protection de l'environnement Greenpeace, le syndicat SSP, l'organisation de développement Alliance Sud, les JS, les Verts et Uniterre.
vendredi, 14 octobre 2016
Communiqué de presse de la Via Campesina
(Harare, 8 octobre 2016) Le 16 octobre est la Journée mondiale d'action pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les entreprises transnationales de la Via Campesina. Nous poursuivons notre lutte pour mettre fin au contrôle de ces entreprises sur notre alimentation et pour rejeter les accords de libre-échange.
vendredi, 14 octobre 2016
Un groupe de travail se penche sur la réalisation d'un supermarché participatif paysan (SPP) dans un nouveau quartier de 500 appartements dans l'écoquartier des Vergers à Meyrin. Reto Cadotsch, l'un des instigateurs du projet, était au brunch. L'occasion de lui poser quelques questions. 
vendredi, 14 octobre 2016
Au menu : bière genevoise, merguez maison et débat sur les filières alternatives à la grande distribution. C'est la carte attrayante que proposait la Fédération Romande de l'Agriculture Contractuelle de Proximité pour son brunch annuel estival. Une occasion de se rencontrer, d'échanger et de construire l'agriculture citoyenne de demain.
vendredi, 07 octobre 2016

ViaVallesia, groupe suisse, s'engage musicalement aux côtés des Faucheurs d'OGM, dans l'optique de soutenir le Tribunal Monsanto. 
vendredi, 07 octobre 2016
« Dix ans après son dernier dossier sur l'agriculture, Pages de gauche a décidé de s'associer au syndicat paysan Uniterre pour faire le tour des différentes questions qui agitent le monde agricole, en Suisse et dans le monde. Et elles sont nombreuses! Des luttes pour la terre en Amérique latine aux quotas laitiers dans l'Union européenne, en passant par l'initiative pour la souveraineté alimentaire, la gauche doit absolument se préoccuper des problèmes des paysan·ne·s, car ils concernent tout le monde. »
Page Gauche n°159 - octobre 2016
vendredi, 07 octobre 2016
Après une longue phase de préparation, l'Alliance pour la Souveraineté Alimentaire a été fondée le 21 septembre 2016 à Berne. Une trentaine de militant-e-s et membres de diverses organisations ont posé la première pierre d'une alliance la plus large et la plus diversifiée possible pour mener la bataille des votations.
jeudi, 06 octobre 2016
Jeunes/accès à la terre: La coopérative maraîchère «La Clef des Champs» à Courgenay (JU) cherche  collaborateur/trice jardinier/ère entre 60 % et 80 % pour janvier 2017 ou à convenir
Depuis 35 ans, la Clef des Champs produit dans ses serres et en pleine terre des légumes de qualité biologique pour 200 familles membres de la coopérative. La production est assurée par deux jardiniers/ères expérimentés/ées aidés.ées par le travail régulier des consommateurs.trices.
Voir l'annonce complète 
Site de la coopérative
 
mardi, 04 octobre 2016
Communiqué de la Via Campesina
La Via Campesina réclame un groupe de travail incluant les organisations paysannes au sein du Traité international sur les ressources phytogénétiques afin de permettre la mise en oeuvre des droits des paysans.
mardi, 04 octobre 2016
23.09.2016 - Confédération Paysanne - Hier, dans plusieurs départements, des paysans ont déposé plainte contre leurs laiteries pour extorsion. En effet, puisque les entreprises payent en dessous des coûts de production tout en continuant à faire des bénéfices considérables, le délit est clairement identifiable.
mardi, 04 octobre 2016
Déclaration orale de Ndiakhate FALL lors de la 33e session ordinaire du Conseil des Droits de l'Homme 
Monsieur le Président,(Genève, le 20 septembre 2016) Je m'appelle Ndiakhate FALL, paysan sénégalais et représentant africain de La Via Campesina.
mardi, 04 octobre 2016
Jan Slomp, le président de l'Union Nationale des Paysans Canadiens (NFU) a adressé une lettre fin juillet au commissaire européen à l'Agriculture, Phil Hogan, l'encourageant à installer en Europe un système de gestion des quantités en suivant le modèle canadien, afin de résoudre la crise européenne des producteurs de lait.
mardi, 04 octobre 2016

Fête de l'Alliance Agraire pour les 20 ans de l'article constitutionnel sur l'agriculture.
L'Alliance Agraire a célébré... principalement sa propre existence. Nous, paysannes et paysans, nous n'avons aucune raison de fêter, car nous vivons d'autres réalités au quotidien. Nous vivons la disparition de l'agriculture paysanne dans le monde entier, y compris en Suisse.
jeudi, 29 septembre 2016
Les statistiques ne rendent pas le monde meilleur.
Winston Churchill aurait dit : « Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai falsifiées moi-même ». Nous aimons tous citer des statistiques, des comparaisons ou des études pour prouver nos affirmations ou corroborer nos thèses.
mercredi, 29 juin 2022
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Communiqué de presse d'ECVC du 27 juin 2022

La Commission européenne a dévoilé le nouveau plan mercredi 22 juin pour définir les moyens d'assurer la protection du climat, de l'environnement et des droits des travailleur.euse.s dans les accords commerciaux de l'UE avec le monde entier.

Selon les annonces, ce plan permettrait de s’assurer que les partenaires commerciaux s’engagent à respecter les normes définies selon l'Accord de Paris sur le climat et les principes fondamentaux de l'Organisation Internationale du travail (OIT).


ECVC dénonce la faible ambition de la Commission européenne de s’attaquer qu’aux futurs traités de libre-échange, laissant carte blanche aux anciens traités de continuer leurs ravages environnementaux et sociaux.

Ces accords profitent beaucoup plus aux entreprises agroalimentaire d’import/export, qui s’accaparent des terres, exploitent des ressources, et nourrissent les investissements financiers dont l’intérêt n’est que de spéculer. La Commission ne s’intéresse pas aux causes réelles des problèmes et enjeux mondiaux puisque la base de ces accords est d’être destructeurs pour le climat, l’environnement, et la souveraineté des pays, notamment du Sud.

Alors que l’OMC termine sa 12e réunion ministérielle, il est clairement démontré que la volonté de l’UE est de poursuivre la dynamique des trois décennies passées de déréglementation, de privatisation et de politiques qui ont structurellement violé les droits des paysan.ne.s, décimé les économies rurales, les marchés agricoles internes et la souveraineté alimentaire de nos territoires.

Pour ECVC, il n’est plus possible de signer de nouveaux accords de libre-échange soi-disant durables, sans repenser l’ensemble des règles du commerce international.

De fait, cette libéralisation exacerbée des échanges, empêche la mise en place de nouvelles politiques publiques visant à privilégier les systèmes alimentaires diversifiés du monde et faciliter la relocalisation durable de la production agricole. L’agriculture ne doit plus être vue comme un objet d’échange, mais comme un droit nécessaire à la prospérité des territoires, en privilégiant les stocks publics, la régulation des marchés afin d’assurer un revenu aux paysan.ne.s et un accès sécurisé à une alimentation saine, y compris pour les couches plus pauvres de la société.

Soutenir une production locale, en aidant les pays du Sud à sécuriser leurs approvisionnements plutôt que leurs importations serait un réel pas en avant vers une politique de commerce internationale verte, équitable et juste.

Si l’ambition de la Commission est d’avoir des systèmes alimentaires justes et en ligne avec les Accords de Paris, elle doit changer de paradigme commercial en reconnaissant l’exception agricole pour réellement avancer en matière de climat et d’environnement. Elle doit veiller à ce que les paysan.ne.s qui produisent localement obtiennent un revenu équitable et que leurs droits soient respectés en Europe et dans le monde entier. Par conséquent, la priorité pour l'UE, acteur incontournable du commerce international, devrait être de remettre en cause les règles de l'accord de Marrakech de 1994, plutôt que de tenter d’en minimiser les impacts.

Contacts :
ECVC bureau : press@eurovia.org
Morgan Ody, Comité de Coordination d’ECVC, +33 626 97 76 43 – FR, EN
Andoni García Arriola, Comité de Coordination d’ECVC, +34636451569 – ES, EUS
Antonio Onorati, Groupe de travail sur le commerce et les marchés d’ECVC, +39 3408219456 (EN, FR, IT, ES)

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Quel est le contenu du plan ?


Contexte : Il s'agit d'améliorer, via un mécanisme d’application clair, les chapitres existants TSD (Trade and Sustainable Development - Commerce et développement durable) dans les accords commerciaux de l'UE (Accords de Libre Echange), qui contiennent un ensemble complet de dispositions contraignantes et qui sont ancrées dans des normes multilatérales (conventions de l'Organisation internationale du travail = OIT, les accords multilatéraux sur l'environnement = AME).

Ce qui est nouveau : Pour la première fois, la Commission envisage de recourir à des sanctions contre les pays partenaires qui violent deux accords multilatéraux : l'Accord de Paris sur le changement climatique et la Déclaration de l'Organisation internationale du travail (OIT).

Les autres éléments de nouveauté : la définition d'objectifs adaptés et des feuilles de route pour des résultats plus efficaces, l’intensification des processus de coopération avec pays partenaires pour favoriser le respect des normes internationales en matière de travail et d'environnement et l’ouverture de nouveaux marchés pour l'importation et l'exportation de biens et de services verts et de matières premières, « ce qui est particulièrement important pour réduire les dépendances dans le climat géopolitique actuel » (Communication de la Commission)

mercredi, 29 juin 2022
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Les 21 et 22 juin, une rencontre de la Coordination Européenne de La Via Campesina s’est déroulée à Santiago de Compostelle (Espagne) sur le thème : “Agroécologie ou Barbarie ?”. Y ont participé des organisations engagées dans divers aspects du projet pour une autre agriculture, pour nourrir le monde, atteindre un monde plus juste et donner des réponses aux défis tels que le réchauffement global ou la perte de la biodiversité. Uniterre était partie prenante.

Les participant.es ont abordé les thèmes suivants :

  • Les impacts négatifs de l’agriculture industrielle
  • Les impacts sur le réchauffement climatique (impacts négatifs et pistes de solutions), les ressources en eau, la biodiversité et la santé.
  • Le potentiel de l’agroécologie et de sa promotion
  • La défense des conditions de vie des travailleurs et travailleuses agricoles et des migrant.es,


Les participant.es ont décidé de créer plusieurs groupes de travail qui fonctionnent en réseau et de lancer des projets concrets à partir des thèmes abordés. Pour l’instant, les projets se concentrent sur l’Espagne mais pourront être étendus à d’autres pays afin d’obtenir une vision globale de solutions et pistes possibles pour le développement d’une autre agriculture en impliquant les niveaux tant local que national et international.

mercredi, 29 juin 2022
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Communiqué de presse de la commission lait d’Uniterre

Voici la dernière annonce en date du 16.06.2022* : « L’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) augmente le contingent tarifaire du beurre pour 2022 pour la troisième fois (pour la période courant du 1er juillet 2022 à la fin de l’année). L’Interprofession du lait a déposé une demande dans ce sens. La quantité supplémentaire à importer de 1000 tonnes est nécessaire pour satisfaire la demande intérieure d’ici à la fin de l’année. (…) Comme une grande partie du lait suisse est transformée en fromage, il en reste trop peu pour la fabrication de beurre. »


À ce jour, l’OFAG a libéré 4100 tonnes de beurre pour l’importation dans le contingent en 2022.

On croit rêver ?!? Mais non ! Pourtant, l’Interprofession Lait (IP Lait) a mis en place, début 2021, un nouveau « fond » : la boîte « Exportation de concentrés de protéines de lait MPC », qui devait permettre d’augmenter le soutien à l’exportation de protéines. En effet, un problème récurrent dans la fabrication du beurre est le fait de ne pas savoir que faire de la protéine restante issue de sa fabrication. Voilà pourquoi ce fond a été mis en place, pour aider à se « débarrasser » de cette protéine. Le fond MPC est financé par le fond de « régulation », l’un des deux fonds mis en place comme remplacement de la loi chocolatière au 1er janvier 2019.**

Mais qu’en est-il un an et demi plus tard ? Dans son rapport de 2021 sur les fonds, l’IP Lait reconnaît que « La fabrication de beurre n’a pas augmenté en 2021 malgré le soutien apporté au sous-produit MPC ». Pour nous, c’est inadmissible !

Et pendant ce temps, si l’on compare 2020 à 2021, les exportations de fromages « sans valeur ajoutée » ont encore augmenté : + 13,6 % pour la catégorie « autres fromages à pâte mi-dure » et + 2,2% pour la catégorie « Switzerland Swiss » ! Et là, c’est toujours la même histoire : il est plus intéressant pour les transformateurs de fabriquer du fromage pour l’exportation que du beurre pour le marché indigène car il existe une prime accordée pour la transformation fromagère***. Mais on marche complètement sur la tête !

A quand un peu de bon sens, la priorisation pour une production indigène au travers d’une véritable planification, avant de vouloir à tout prix exporter. C’est ça la Souveraineté alimentaire !

Contacts avec la presse :

Philippe Reichenbach, président de la commission lait d’Uniterre (FR) : 079 640 89 63

Maurus Gerber, président d’Uniterre (DE/FR) : 081 864 70 22

* https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/...

** Plus d’explications sur le financement du fond MPC : https://www.ip-lait.ch/2021_Fonds_rapport.pdf

**Pour plus d’explications sur les problèmes autour de la prime fromagère, cf. https://uniterre.ch/fr/thematiques/communique-de-presse-la-prime-fromagere-doit-etre-versee-dir

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vendredi, 17 juin 2022
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Communiqué de presse Uniterre

La crise alimentaire actuelle montre que le libre-échange n'est pas à même à garantir la sécurité et la souveraineté alimentaire. Uniterre en tant qu’organisation suisse faisant partie du mouvement paysan mondial La Via Campesina appelle le gouvernement suisse à sortir de l’OMC et à créer un nouveau cadre de régulation du commerce et de l’agriculture basé sur la souveraineté alimentaire.

Uniterre demande au Conseil Fédéral d’exiger une suspension immédiate de toutes les règles existantes de l’OMC qui empêchent les pays de développer des stocks publics alimentaires et de réguler le marché et les prix. Les gouvernements doivent avoir le droit de développer leurs propres critères pour protéger et promouvoir leur souveraineté alimentaire. Chaque pays doit pouvoir définir sa politique agricole et alimentaire et défendre les intérêts de ses paysan·nes, sans nuire aux autres pays. Dans ce sens, le Conseil Fédéral doit mettre en œuvre la déclaration des Nations unies sur les droits paysans et des populations rurales en faveur de laquelle la Suisse a voté en 2018.

Yudhvir Singh de l’Union Bhartiya Kisan, qui fait partie des syndicats qui ont formé le fer de lance de la mobilisation historique des paysan·nes indien·nes en 2021, résume l’expérience de son pays avec les stocks publics alimentaires : « Les paysan·nes ont besoin de politiques publiques fortes comme le prix minimum et le stock public pour continuer à vivre décemment en produisant des aliments. » Au sein de l’OMC les pays riches continuent de bloquer depuis neuf ans les propositions concrètes des membres africains et asiatiques du G33 sur cette question des stocks publics à des fins de sécurité alimentaire et la conférence de Genève n’a pas permis d’avancer sur cette question.

La Suisse a signé le Rapport agricole mondial qui place l’agriculture familiale au centre d’un modèle agricole durable organisé autour des économies locales. L’adoption d’une politique alimentaire basée sur la souveraineté alimentaire exige l’abrogation des traités en vigueur sur l’agriculture, notamment ceux de l’OMC mais également ceux avec l’Union Européenne. Les échanges commerciaux doivent obéir à des règles qui empêchent le dumping économique, social et environnemental et qui favorisent un approvisionnement indigène.

Le Conseil Fédéral doit d’urgence adopter une politique qui renforce les économies locales, la souveraineté alimentaire et un système alimentaire durable basé sur les ressources locales disponibles, l’agriculture paysanne et l’accès à une nourriture saine et suffisante pour toute la population.

Contacts presse : Rudi Berli 078 70 77 883 (fr/dt), r.berli@uniterre.ch

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mercredi, 15 juin 2022
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Communiqué de presse Avenir Alimentaire Suisse


- L’Assemblée Citoyenne pour la Politique Alimentaire de la Suisse s’est réunie pour la première fois ce week-end
- Lors du week-end de lancement à Olten, des représentant·es des milieux scientifiques, de l’agriculture et de la protection de l’environnement ont exposé leur point de vue sur le système alimentaire actuel de la Suisse


Olten, le 12 juin 2022

L’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire de la Suisse a pris ses fonctions ce week-end. Pour la première fois dans le pays, des personnes venant de toute la Suisse examinent ensemble comment rendre notre système alimentaire plus durable. L’assemblée formulera des recommandations d’ici à la fin de l’année puis les remettra aux décideur·euses politiques.

Sélectionné·es sur la base de critères représentatifs, les membres de l’assemblée citoyenne sont âgé·es de 20 à 79 ans et viennent de toutes les régions de Suisse. Il·elles représentent toutes les sensibilités politiques, de l’UDC aux Verts, mais aussi la population qui se considère apolitique. Les personnes intéressées ont été démarchées par DemoSCOPE, un institut spécialisé dans les enquêtes de marché et la recherche sociale, selon un procédé aléatoire. Sur cette base, 85 personnes ont été tirées au sort. « Nous avons réussi à mobiliser des résident·es de tout le pays et à atteindre une bonne représentativité de la population suisse. C’est une occasion inédite de lancer de nouvelles impulsions pour la politique alimentaire suisse », explique Daniel Langmeier, le responsable du projet chez Biovision.

Différent·es acteur·trices du système alimentaire ont été invité·es à s’exprimer devant l’assemblée lors du week-end de lancement. Les membres de l’assemblée ont pu se faire une idée globale de la situation grâce aux interventions du politologue Lukas Fesenfeld (Université de Berne et EPF Zurich), qui représente le point de vue scientifique, ainsi que de membres de groupes d’intérêt tels que l’Union suisse des paysans le CI du commerce de détail suisse ou encore l’Alliance-Environnement (liste complète en annexe). L’enthousiasme des membres de cette première Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire de la Suisse est au rendez-vous. « Je suis ravie de participer à cette première assemblée citoyenne nationale et de rencontrer les autres personnes pour échanger avec elles sur l’avenir de notre système alimentaire », se réjouit par exemple Ruth Zurbrügg (55 ans), mère au foyer de deux enfants à Sumiswald (BE).


Réunions en ligne, rencontres en présentiel et visites de terrain
Le week-end de lancement sera suivi de huit réunions en ligne. En petits groupes, les défis concrets de notre système alimentaire seront mis en lumière. Cinq grands domaines seront abordés : l’environnement, le social, la santé, l’économie et la production. Durant l’été, les membres de l’assemblée citoyenne auront la possibilité de réaliser des visites de terrain.

Ces sorties leur permettront d’acquérir des connaissances concrètes sur des pratiques exemplaires sur le plan de la durabilité dans des domaines divers, de la production et la transformation à la vente. L’accent sera mis sur une représentation équilibrée des différentes approches : systèmes de culture conventionnelle ou biologique, régions de montagne ou de plaine, etc. Les expériences réalisées et les connaissances acquises serviront à alimenter les discussions au sein de l’assemblée.

La deuxième rencontre en présentiel aura lieu le 1er octobre 2022 à Lausanne, la troisième et dernière le week-end des 5 et 6 novembre à Zurich. À cette occasion, l’assemblée finalisera ses recommandations et délibèrera. Le résultat de ce processus prendra la forme d’un catalogue de mesures concrètes pour un système alimentaire durable. Le 2 février 2023, à Berne, les recommandations formulées seront remises aux acteur·trices de la politique, de l’administration et de la pratique, mais aussi au grand public.

Daniel Langmeier se félicite du lancement de l’assemblée citoyenne à Olten : « Il existe en Suisse un intérêt fondamental pour la question de savoir comment la transformation de nos systèmes alimentaires peut s’opérer pour plus de durabilité. Au travers de cette assemblée citoyenne, nous voulons connaître l’avis de la population sur les contours que doit revêtir un système alimentaire durable. Nous avoir hâte de connaître le résultat ! ».


À propos de l’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire

L’Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire s’inscrit dans le cadre d’« Avenir Alimentaire Suisse », un projet commun de la Fondation Biovision, du Réseau de solutions pour le développement durable (SDSN) Suisse et d’Agriculture du Futur. L’Office fédéral de l’agriculture (OFAG), l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) ainsi que l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) soutiennent le projet financièrement. Les Fondations Mercator, SNL (Stiftung für nachhaltige Landwirtschaft), Minerva et Drittes Millennium participent également au financement.

Informations complémentaires :

Assemblée Citoyenne pour la Politique Alimentaire : www.assemblee-citoyenne.ch
Avenir alimentaire de la Suisse : www.avenir-alimentaire.ch

Dossier de presse


Contact :

Loïc Schwab, responsable Communication Avenir alimentaire de la Suisse, l.schwab@biovision.ch,+41 44 512 58 65 / 079 766 96 20
Daniel Langmeier, responsable de projet Avenir alimentaire de la Suisse, d.langmeier@biovision,ch, 044 512 58 62 / 079 510 09 08

Avenir Alimentaire Suisse - Assemblée Citoyenne pour une Politique Alimentaire
medias@assemblee-citoyenne.ch
Tel. 044 512 58 62
c/o Biovision Fondation pour un développement écologique

Photographe: Caroline Krajcir, Zürich

Droit d'image : Avenir Alimentaire Suisse

mercredi, 08 juin 2022
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Du 31 mai au 2 juin 2022 s'est tenu à Palexpo Le Carrefour des métiers de la transition, organisé dans le cadre de la 23ème édition des Assises européennes de la transition énergétique.

Cet événement invitait des jeunes élèves français et suisses, âgés de 14 à 17 ans, à découvrir, avec leurs enseignant.es, des perspectives de formations et d'emplois compatibles avec un futur souhaitable.

Or, certains choix effectués par les organisateurs étaient hautement problématiques : des thèmes sélectionnés rarement compatibles avec une réduction massive des émissions de gaz à effet de serre (par exemple le numérique et la robotique), tandis que d'autres thématiques étaient insuffisamment traitées voire complètement absentes, comme l'agriculture, alors même que c'est un domaine incontournable de la transition énergétique !

Une douzaine de collectifs et associations pour la défense du climat (MAPC, Uniterre, Agriculture du futur Romandie, Grève du Climat Genève, Grève pour l'Avenir Genève, Collectif des enseignant·es pour le climat, BreakFree, Extinction Rebellion Genève, SIT, groupe écosocialiste de solidaritéS, Grève féministe Genève, SSP) se sont donc mobilisés pour rédiger un courrier pointant ces écueils et proposant de participer à l'événement pour pallier à ces manques en tenant un stand d'information sur l'agriculture et l'alimentation durables.

En réponse, les organisateurs ont, pour commencer, invité les membres des différents collectifs à participer à des ateliers ayant pour objectifs de créer une plateforme pérenne d'échanges d'expériences et d'informations entre acteurs de l’emploi, de l’orientation, des formations et de la transition énergétique à l’échelle du Grand Genève, ainsi que d’ébaucher un plan d’actions pour chacune des thématiques. Cette invitation a été acceptée et, malgré les délais plus que serrés, ce sont six membres (sur les huit places accordées) qui ont pu participer aux discussions. S'iels ont été écoutés, il reste encore à vérifier, dans les prochains mois, que leur voix aura été entendue.

Les organisateurs ont également laissé carte blanche aux collectifs pour organiser le stand proposé, le jeudi après-midi, dans le cadre des “Zoom Métier” de l’événement. Grâce aux contacts pris par les militants, les filières agriculture et gestion de la nature proposées par l'HEPIA ont ainsi pu être présentées, et des maraîchEres et sympathisants du MAPC ont pu sensibiliser les jeunes à l’importance d’une agriculture locale et respectueuse de l'environnement.

En conclusion, nous demandons que TOUS les prochains Carrefours des métiers, liés aux Assises de la transition énergétique ou non, présentent des formations compatibles avec un futur souhaitable et privilégient les secteurs stratégiques tels que l’agriculture durable, la réparation des objets électriques et électroniques, ou encore les métiers du travail social et de la santé. Que chacun.e soit rassuré.e, nous veillerons à ce que cela soit le cas !




mercredi, 08 juin 2022
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Voilà le printemps !

La terre se réchauffe.Pourtant il est difficile de nous réjouir. Fin février, la Migros a retiré de ses rayons le lait équitable Faireswiss et GRTA et tente de bâillonner toute velléité des producteurs d’être acteurs de la fixation des prix. Tous les paysans devraient se sentir consternés par cet affront.

Il est temps de reprendre le contrôle de la valeur de nos productions.

L’initiative contre l’élevage intensif en votation cette année nous questionne. Comment ne pas être déchiré, entre nos peurs de contraintes encore plus grandes, et l’envie de répondre aux attentes de la société ? Le libre-marché essaie de s’affranchir de ces maux par de multiples labels. Bio Suisse labélise des milliers de produits venant d’ailleurs. Toutefois, ce système n’est pas fiable, au vu des dernières révélations sur l’huile de palme labellisée, mais produite dans des conditions sociales scandaleuses. Et comment se projeter avec la crise énergétique déclenchée par la guerre en Ukraine ? L’agriculture globalisée, intensive et gourmande en intrants ne peut pas répondre aux impératifs alimentaires et climatiques. Pourtant rien de sérieux n’est encore entrepris.

De plus, une partie des forces politiques prône le retour à un plan Wahlen, et demande l’intensification de la production et l’abandon des surfaces extensives et de compensation écologique (la remise en culture de ces surfaces ne permettrait que 0,4 % de production supplémentaire). La confédération ferait mieux de tenir compte du travail éclairant de scientifiques spécialisés de l’alimentation : quatre axes doivent absolument être suivis pour assurer la sécurité alimentaire sur le long terme. Premièrement, la diminution de la consommation de produits animaux dans les pays riches. Deuxièmement, l’augmentation de la part des légumineuses pour l’alimentation humaine dans les assolements. Troisièmement, la poursuite de la stratégie européenne dite Farm2Fork, gravement menacée par les lobbies agro-industriels, et qui comprend notamment la réduction de la dépendance aux engrais de synthèse. Finalement, la réduction du gaspillage alimentaire.

Ce que nous vivons doit nous inciter à retrouver nos liens avec la tradition, en nous diversifiant pour acquérir un maximum d’autonomie et de lien avec la population.

Tout cela ne peut qu’encourager Uniterre à promouvoir une agriculture paysanne résiliente, où la nature, la valeur du travail, les liens de proximité et l’entraide donnent sens à nos actions, et cela dans le respect de nos différences.

En 1976 pendant la crise du pétrole, la Suisse avait instauré les dimanches sans voiture. Aujourd’hui quel confort sommes-nous prêts à abandonner? Quelles sont les actions radicales et collectives que nous sommes prêts à appliquer au vu de l’urgence climatique ? Il est temps d’imaginer une nouvelle voie. Changer le récit de nos sociétés et de nos vies, avec fraternité, coopération et entraide.

Nous vous partageons avec confiance cette pensée de Théodore Monod :

« Si l’Homme n’a pas la sagesse de respecter la vie, le monde ne risque-t-il pas de continuer sans lui ? »

Christine Gerber, Paysanne JU

Yves Batardon, Paysan Vigneron GE

Commission climat

mercredi, 08 juin 2022


INVITATION POUR LES JOURNALISTES

Dans le cadre de la 12e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les petit·es producteur·rices alimentaires ont organisé – par le biais de La Via Campesina, de la Coordination Européenne Via Campesina et de nombreuses organisations nationales – une mobilisation à Genève pour dénoncer l’impact des accords de libre-échange (ALE) et leur lien avec la crise alimentaire mondiale.

En tant que paysan·nes, travailleur·euses ruraux·ales et petit·es agriculteur·rices et fondateur·rices du concept de souveraineté alimentaire, nous invitons les médi

as à assister aux différents moments de la mobilisation. Découvrez en première main les engagements mondiaux du mouvement pour la souveraineté alimentaire et pour des systèmes de commerce équitable et comprenez mieux comment l’OMC et les ALE imposent la pauvreté, la faim, l’instabilité et les crises dans le monde entier.

  • 15 Juin — Conférence de presse avec des déléguées de La Via Campesina dont des représentantes paysannes d’Asie, d’Afrique, d’Europe et d’Amériques.
    • Lieu : Parc Chateaubriand (Trouver sur la carte)
    • Heure : 11 h CEST
    • La conférence de presse sera également diffusée en direct sur Zoom et une interprétation sera assurée en EN/ES/FR.

Les déléguées réagiront aux résultats de la 12e réunion ministérielle de l’OMC. Ils et elles présenteront également des demandes et des propositions concrètes pour faire face à la crise alimentaire et mettre en place un mécanisme commercial mondial équitable, fondé sur les principes de la souveraineté alimentaire et de la solidarité alimentaire.

Veuillez remplir vos coordonnées ici pour indiquer si vous êtes intéressée par l’évènement ou envoyer un email à press@viacampesina.org en cas de question ou pour plus d’informations.

Contact sur place : e.muller@uniterre.ch +41 78 824 8501

mardi, 07 juin 2022
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Communiqué de presse du 7 juin 2022

L'OMC tient une conférence ministérielle du 12 - 15 juin à Genève. La Via Campesina, Uniterre, ainsi que de nombreuses organisations de la société civile, appellent à une grande manifestation paysanne et citoyenne le samedi 11 juin à 14h, Place Lise Girardin à Genève, pour sortir l'OMC de l'agriculture.


La situation actuelle montre que le libre-échange n'est pas à même de garantir la sécurité et la souveraineté alimentaire. La probabilité que le monde continue à être secoué par des crises est très élevée. Il est temps de prendre un virage résolu pour renforcer les marchés locaux et un approvisionnement indigène. Cela passe nécessairement par une protection douanière. Cette protection doit être tarifaire pour empêcher le dumping économique, mais elle doit également respecter les critères et standards de production adoptés par chaque pays pour éviter le dumping social ou écologique. Ce sont les accords de l’Organisation mondiale du commerce qui sont en permanence invoqués par le Conseil Fédéral pour refuser toute augmentation des droits douaniers pour les importations agricoles ! Certes l’OMC est bloquée suite aux nombreuses mobilisations paysannes, pourtant les accords existants exercent quand même un effet très négatif sur les prix de nos productions indigènes. Le cadre de régulation de l’OMC sert de modèle pour tous les accords de libre-échange. Les dernières décennies de libre-échange ont détruit des millions de fermes paysannes dans le monde. Avec pour résultat, une aggravation des problèmes de sécurité alimentaire, de pression sur la biodiversité et les écosystèmes et l’emballement de la dérégulation climatique.

Pour ces raisons, l'Accord sur l'Agriculture de l'OMC doit être abrogé maintenant et l'OMC doit sortir des marchés agricoles!

C'est ce message que la Via Campesina veut délivrer aux ministres présents à Genève ainsi qu'à l'opinion publique. La pression doit être faite sur nos gouvernements afin qu’ils prennent en compte ces revendications dans les négociations commerciales agricoles. Les paysan.ne.s et les citoyen.ne.s seront dans la rue avec une délégation de leaders paysans de tous les continents. Il y aura notamment des délégués d'Indonésie, de Corée du Sud, d'Inde, d'Afrique de l'Ouest, du Brésil pour n’en citer que quelques-uns ayant un intérêt particulier pour l'agriculture suisse.

Cette mobilisation doit être forte pour que le Conseil fédéral comprenne que nous serons là pour le pousser à adapter ses choix politiques dans le but de renforcer les économies locales, la souveraineté alimentaire et un système alimentaire durable basé sur les ressources locales disponibles, l’agriculture paysanne et l’accès à une nourriture saine et suffisante pour toute la population.

Contacts médias Uniterre : Rudi Berli 078 70 77 883 (fr/dt), r.berli@uniterre.ch

La Via Campesina donnera une conférence de presse le mercredi 15 juin à 11h, à l'occasion de la clôture de la conférence ministérielle.

Contact médias La Via Campesina : Eline Müller 078 824 85 01 e.muller@uniterre.ch

Par ailleurs une conférence publique intitulée "L’avenir de l’agriculture ne doit pas se discuter à l’OMC – stratégies de lutte pour la souveraineté alimentaire des peuples" aura lieu le lundi 13 juin à 18h30 à l’Université de Genève, Unimail, salle MR280, avec des intervenant·e·s de La Via Campesina, ECVC, FIAN, Uniterre (en partenariat avec la CUAE)


vendredi, 20 mai 2022
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Courrier adressé à l'organisme de révision de la formation agricole, formation qui est actuellement en cours de révision.

Il est indispensable que l’agriculture biologique et d’autres formes de production telles que l’agroécologie, l’agroforesterie soient mieux prises en compte dans la révision de la formation agricole de base !

Quel est le rôle d’une formation agricole ? Elle doit préparer les futur.e.s paysannes et paysans à mener à bien les nombreuses activités de leur ferme. L’apprentissage des techniques agronomiques pour les différents secteurs de production est essentiel, de même que les connaissances des lois, de la fiscalité, etc. mais cela ne suffit pas. Aujourd’hui, il faut conjuguer le travail agricole avec la durabilité, le respect des animaux, les attentes des consommatrices et consommateurs, la guerre des prix. Le métier des paysans s’est complexifié et la formation agricole doit leur donner une large palette de connaissances afin qu’iels puissent relever les défis actuels et futurs : crise climatique, dégradation des sols, de l’environnement, perte drastique de biodiversité… Les pandémies qui touchent autant les animaux que les humains et la guerre en Ukraine (et dans de nombreux autres pays) prouvent que nous ne pouvons plus aveuglement compter sur les importations d’intrants pour notre agriculture suisse. Nous devons donc impérativement développer une agriculture plus résiliente, plus durable, plus autonome. L’agriculture biologique et l’agroécologie apportent des solutions pour plus de résilience.

Nous pensons qu’une formation a le devoir de faire découvrir aux apprenant.es tous les champs des possibilités afin qu’ils puissent décider de leur stratégie entrepreneuriale en toute connaissance de cause. Il n’y a pas qu’une agriculture en Suisse ! Il faut que la formation agricole reflète les différentes tendances. Elle n’a pas le droit moral de ne promouvoir qu’un seul type d’agriculture. Au contraire, elle doit non seulement renforcer l’agriculture biologique, mais encore légitimer l’agroécologie, l’agroforesterie.

De nombreuses personnes souhaitent se former dans ces domaines : plusieurs formations en maraîchage biologique par exemple se développent actuellement de façon autonome, faute de formation adéquate. Des centaines de personnes sont sur liste d’attente pour pouvoir suivre ces nouvelles formations.

Vous nous répondrez que la demande des consommateur.trice.s n’est pas au rendez-vous concernant la consommation de produits biologiques ou d’autres labels. C’est un fait, mais le problème est ailleurs : Ce n’est pas le bio qui coûte trop cher, c’est le conventionnel qui ne couvre pas tous ses frais, parce que jusqu’à présent, la majorité des empreintes écologiques, sanitaires et sociales sont mises à la charge de la société. En plus, une nourriture, vitale, mérite plus que 7 % du budget de nos ménages.

Une formation qui mérite son nom doit permettre d’anticiper, de développer de nouvelles voies, d’oser sortir du moule !

Nous comptons sur le soutien de l'OrTra Agrialiform pour que ce besoin d’ouverture soit reconnu dans la révision actuelle de la formation, pas seulement dans les premières années de formation mais aussi au travers de spécialisations.

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