vendredi, 26 mai 2017
vendredi, 25 juillet 2014
 Coop publicise son nouveau lait bon marché avec une grande campagne. Chose étonnante, puisque ce grand distributeur s'efforce généralement à souligner sa politique d'équité à l'égard des producteurs. Jusqu'alors, seuls quelques initiés savaient que la direction de Coop abuse de son pouvoir de marché pour négocier de façon dure et implacable.
jeudi, 17 juillet 2014
Cause départ à la retraite, paysan cherche pour la reprise de sa ferme à Genève:
Agriculteur diplômé disponible à plein temps dés janvier 2017 pour reprise du bail de la ferme de Fémé à Landecy, commune de Bardonnex dans le canton de Genève. (Possible collaboration avec l'exploitant pendant les années transitoires 2015 et 2016)  
jeudi, 17 juillet 2014
Pour la seconde année consécutive, Uniterre et ses membres dressent la table!
La semaine du Goût est une occasion rêvée d'entrer en contact direct avec la population. Curieuse des goûts à découvrir ou à retrouver, elle est friande d'en comprendre les origines. Une occasion à ne pas manquer.
Que ce soit chez les paysannes et les paysans, en ville, dans les villages ou restaurants, les membres d'Uniterre s'activent pour vous recevoir.
Au menu, brunchs, films, raclettes, fondues, visites, débats, expositions!
De quoi titiller l'esprit et les papilles.
Découvrez le menu!
jeudi, 03 juillet 2014
3 juillet 2014. Victoire pour les droits des paysans à l'ONU : le Conseil des droits de l'homme renouvelle le mandat du groupe de travail intergouvernemental chargé d'élaborer une Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans !
Le Conseil des Droits de l'Homme a adopté une résolution autorisant la poursuite du processus en vue de l'adoption d'une Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysan-ne-s et autres personnes travaillant en zone rurale (pastoralistes, ouvriers agricoles, nomades, pêcheurs, peuples indigènes, sans terre...).
mardi, 01 juillet 2014
Depuis 2010, la Commission internationale d'Uniterre a coordonné deux études sur la dimension de la souveraineté alimentaire dans les projets de coopération au développement, en Amérique du Sud et en  Afrique. Un pas de plus a été franchi début 2014 avec le lancement d'un programme de partage de savoirs élargi à une dizaine d'associations porteuses de projets, toutes réunies au sein de la fédération genevoise de coopération (FGC) . Le point sur ce processus, 10 ans après le premier forum sur la souveraineté alimentaire à la FGC.
lundi, 30 juin 2014
Remise du prix du « cochon doré du mensonge » pour le Conseiller fédéral M. J. Schneider-Ammann
Le syndicat paysan Uniterre remet aujourd‘hui pour la quatrième fois le prix du cochon doré du mensonge. Ce prix récompense des personnalités ou des organisations qui s‘opposent notoirement aux intérêts de la population suisse pour une politique alimentaire durable.
vendredi, 27 juin 2014
Genève, 27 juin 2014 Vendredi 27 juin, l'Assemblée du Conseil des Droits de l'Homme a voté en faveur d'une résolution autorisant la poursuite du processus en vue de rédiger une déclaration internationale sur les droits des paysan-ne-s et autres personnes travaillant en zone rurale. La Bolivie est en charge de démarrer les consultations informelles avec les Etats et la société civile et d'organiser une seconde session du groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée, prévue en novembre 2014.
jeudi, 26 juin 2014
La politique de l'oubli
La transparence de nos assiettes mise au rebut
Cheval ou boeuf? D'Argentine ou du Canada? Peu de temps après le scandale des lasagnes à la viande de cheval, les politiciens et la population étaient outrés et appelaient tous de leurs voeux un contrôle plus sévère et une déclaration plus précise des denrées alimentaires. Le droit à une plus grande transparence a été largement véhiculé par les médias. C'était l'automne dernier.
jeudi, 26 juin 2014
Schneider-Ammann lauréat!
Nous avons le plaisir de vous informer que le jury d'attribution d'Uniterre a unanimement choisi le Conseiller Fédéral M. Johann Schneider-Ammann en tant que gagnant de notre prix du « cochon doré du mensonge ».
Ce prix décerné pour la première fois en 2003 à Me Charles Poncet pour ses déclarations sur la paysannerie suisse, a ensuite été successivement attribué à la direction de Coop et à l'Office Fédéral de l'Agriculture.
jeudi, 26 juin 2014
Le Dutch Dairymen Board (DDB) a présenté aujourd'hui les résultats de l'étude relative aux coûts de production d'un litre de lait aux Pays-Bas. Avec un prix de revient de près de 45 cents en 2013, les coûts de production pour un litre de lait sont bien supérieurs au prix moyen payé au producteur en 2013, qui s'élevait à 37 cents.
 
Cela correspond à un déficit de 16 pour cent au niveau de la couverture des coûts, rien que pour l'année 2013.
jeudi, 19 juin 2014
Des droits paysans. Maintenant!
Une délégation représentant des paysan-ne-s de Suisse, de France, d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne, du Portugal et de Belgique, tous membres de la Coordination européenne  Via Campesina (ECVC) s'est rendue au Conseil des Droits de l'Homme à Genève.
samedi, 14 juin 2014
Pour nourrir l'humanité, l'agriculture paysanne réclame ses droits !
Du 11 au 13 juin, une délégation de La Via Campesina s'est rendue à la 26ème session du Conseil des Droits de l'Homme à Genève pour poursuivre le plaidoyer pour la rédaction d'une Déclaration Internationale sur les Droits des paysan-ne-s et des autres personnes travaillant en zone rurale.
 
Historique
Cette déclaration émane du mouvement paysan international La Via Campesina qui travaille sur ce dossier depuis plus de 10 ans.
mardi, 10 juin 2014
5 ans après la fin du contingentement laitier, l'offre et la demande du marché laitier n'est toujours pas en équilibre. Cette année, nous devons encore liquider les excédents de beurre sur le marché mondial. En raison de cette situation, la conseillère fédérale Maya Graf (Verts) a demandé au Conseil fédéral : « Pourquoi ces montagnes de beurre ? ». La réponse du Conseil fédéral est marquée par l'impuissance.
mercredi, 04 juin 2014
Le bénéfice net de l'année dernière de Cremo est ressorti à 5,1 millions de francs, contre 1,3 million en 2012. L'amélioration s'explique par une maîtrise accrue des charges qui ont diminué de 2,9 millions de francs, a indiqué aujourd'hui le groupe en marge de son assemblée générale à Villars-sur-Glâne (FR). Le résultat brut est ressorti en hausse à 27 millions, contre 23,1 millions un an plus tôt. Le chiffre d'affaires s'est en revanche replié de 0,3% pour s'inscrire à 509,9 millions de francs.
mardi, 03 juin 2014
Les paysannes et les paysans ont le pouvoir!
L'initiative de l'Union Suisse des Paysans sur la sécurité alimentaire sera déposée début juillet 2014 à la Chancellerie fédérale. L'USP a réussi l'exploit d'établir un record en ce qui concerne le temps consacré à la collecte des 100'000 signatures exigées. Cela permet de démontrer trois aspects : l'USP a une force de frappe et une capacité de mobilisation, l'agriculture bénéficie d'une grande sympathie dans la population et les questions alimentaires préoccupent de très nombreuses personnes.
lundi, 26 mai 2014
L'Assemblée d'Uniterre a pris la décision formelle de lancer l'initiative populaire sur la souveraineté alimentaire et a accepté à l'unanimité le texte soumis.
Pour mener à bien ce beau projet, nous cherchons des parrains et des marraines prêts à s'engager à :
vendredi, 23 mai 2014
 
Uniterre a tenu son assemblée générale : il lancera son initiative sur la souveraineté alimentaire en septembre 2014
Au menu, l'assemblée statutaire, la situation financière d'Uniterre et les projets prévus pour 2014 et 2015 dont l'initiative populaire sur la souveraineté alimentaire.
jeudi, 22 mai 2014
Non au partenariat transatlantique de commerce et d'investissement
Les producteurs de lait européens exigent un arrêt des négociations en vue d'un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l'UE
(Bruxelles, le 22 mai 2014) : « Le European Milk Board (EMB) suit, avec grande inquiétude, les négociations en vue de l'établissement d'un partenariat transatlantique de commerce et d'investissement. Cet accord menace sérieusement les acquis sociaux, écologiques et économiques de l'Union européenne », affirme le président de l'EMB, Romuald Schaber, dans son résumé de la position des producteurs de lait européens.
lundi, 19 mai 2014
Chers éleveurs, chers intéressés,
Une nouvelle fois, je souhaiterais exprimer ma gratitude à mes collègues des quatre coins de l'Europe pour la marque de confiance qu'il m'ont adressée en m'élisant au conseil d'administration de l'EMB lors de l'assemblée générale d'avril. Après un premier mandat conclu en 2010, j'ai, pour la deuxième fois, l'honneur de participer à cette instance.
dimanche, 18 mai 2014
Uniterre, syndicat paysan vit une situation financière difficle. Les efforts des uns et des autres qui ont versé des dons et l'arrivée de nouvelles adhésions nous permettent d'espérer poursuivre notre activité. NOUS VOUS REMERCIONS!!! Mais l'objectif financier que nous nous sommes fixé pour fin mai n'est pas encore atteint! Il faut poursuivre nos efforts. Pour nos membres, nous vous rappelons notre AG ce vendredi 23 mai 2014 de 11h à 15h. (repas avec les produits des membres) à Yverdon (café le tempo)
jeudi, 15 mai 2014
Le Conseil Fédéral souhaite ouvrir les frontières pour tous les produits laitiers, c'est un fait avéré lorsque l'on prend connaissance des grandes lignes du rapport de l'OFAG. Même si le Parlement doit encore se prononcer, l'OFAG, par l'intermédiaire de son Directeur, donne le ton. Big-M et Uniterre condamnent cette orientation prise par l'administration, mais ne sont pas étonnés.
jeudi, 15 mai 2014
Le Conseil Fédéral souhaite ouvrir les frontières pour tous les produits laitiers, c'est un fait avéré lorsque l'on prend connaissance des grandes lignes du rapport de l'OFAG. Même si le Parlement doit encore se prononcer, l'OFAG, par l'intermédiaire de son Directeur, donne le ton. Big-M et Uniterre condamnent cette orientation prise par l'administration, mais ne sont pas étonnés.
vendredi, 09 mai 2014
Position de l'EMB sur l'accord de libre-échange transatlantique
(Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement - TTIP)
Il faut mettre fin aux négociations sur le TTIP! Le TTIP met l'UE en danger d'un point de vue économique, écologique et social. Ainsi, notamment la souveraineté et la paix sociale dans l'UE dépendent de la capacité de celle-ci de produire des aliments sains en quantité suffisante au sein de ses propres frontières et en maintenant une homogénéité territoriale. L'accord de libre-échange transatlantique porterait sérieusement atteinte à cette capacité.
jeudi, 01 mai 2014
Le 1er mai marquera les 5 ans depuis la suppression des contingents laitiers (quotas) en Suisse. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Dans le Schweizerbauer du 19.3.2014, la porte-parole d'Emmi présente la situation comme suit : « Le problème fondamental du marché laitier est l'imprévisibilité de la production laitière. »
mercredi, 30 avril 2014
Femmes, facteurs de changement
Le 17 décembre 2013, 60 signataires brésiliens s'unissaient pour affirmer qu'il n'y aura pas d'agroécologie sans féminisme. Parmi les voix qui s'élèvent: des chercheurs et des chercheuses, des mouvements de femmes rurales, des professeur-e-s, des militantes, des membres de groupe de travail universitaires, des réseaux, des ONG, etc. Toutes et tous investi-e-s dans l'agroécologie. Cette lettre vise à rappeler la nécessité de prendre en compte les travaux théoriques issus du féminisme, permettant d'expliciter et de combattre les formes d'oppression, afin que l'agroécologie soit en cohérence avec ses objectifs de repenser les agrosystèmes.
* Titre original de l'auteure.
mardi, 03 mai 2022
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L’organisation paysanne Uniterre a pris part à la consultation proposée par le Conseil fédéral. Voici dans les grandes lignes nos revendications.

La période récente nous montre de manière évidente l'importance d'un approvisionnement alimentaire sécurisé pour la population, ainsi que le rôle prépondérant que l'agriculture paysanne doit y jouer. L’agriculture paysanne occupe un rôle de premier plan dans la décarbonation du système alimentaire et la transition vers une société plus durable. Mais cette agriculture paysanne est aujourd'hui prise en étau entre un marché alimentaire toujours plus mondialisé avec une pression permanente sur le prix à la production et la nécessité de préserver les ressources naturelles, le climat et la biodiversité. Le renvoi de la politique agricole 22+ n’a pas encore ouvert le débat sur un système alimentaire cohérent qui doit dépasser ces contradictions. Ainsi la destruction de l’agriculture paysanne par l’évolution structurelle, voulue par l’OFAG, n’est toujours pas remise en question par les orientations proposées

Ces dernières années, le nombre de suicides et de burn-out dans l’agriculture est en forte augmentation. C’est pour cela et, vu la situation géopolitique actuelle, que le moment est venu de revaloriser le travail de l’agriculture. Ainsi dans l’Ordonnance sur la Terminologie agricole, Uniterre propose de coupler l’UMOS (Unité main d’oeuvre standard) à l’équivalent temps plein (ETP) appliqué au sein de l’OFAG. Une UMOS devrait donc passer de 2600 h/an, à moins de 2000 h/an. Les facteurs pour le calcul des UMOS devront donc être adaptés et corrigés à la hausse (mais pas les seuils UMOS !).

Uniterre déplore que la protection douanière de la production indigène de céréales fourragères et panifiables, d’oléagineux et de plantes protéiques ne soit pas renforcée. Pour combler ce manque, nous proposons de modifier l’ordonnance sur les importations.

Quant à la production laitière : Uniterre soutient pleinement le versement direct de la prime à la transformation fromagère aux producteur.trice.s. Par contre, Uniterre ne comprend pas que l’OFAG ne soit pas capable de faire appliquer la motion 19.3952 "Améliorer les termes du contrat-type de l'Interprofession du lait ", adoptée par les deux chambres du parlement. Le nouveau contrat cadre de l’IP-Lait ne garantit toujours pas la liberté de livraison, sans pénalisation, du lait du segment B. C’est un déni de notre système démocratique ! Aujourd’hui, nous privilégions l'exportation de fromages produits avec du lait B sans aucune valeur ajoutée, alors que nous devons importer du beurre. Au lieu de pousser les exportations à tous crins, nous devons privilégier l'approvisionnement du marché suisse !

Compte-tenu de l’introduction de nouveaux objectifs (primes aux cultures spéciales, protection des troupeaux, soutien aux races indigènes, soutien aux plantes résistantes, …), Uniterre exige que l’enveloppe budgétaire soit adaptée dans ce sens. Par ailleurs, Uniterre attend que la Confédération présente une politique agricole globale et cohérente, qui englobe aussi les domaines de l’alimentation. De plus, il est clair que l’agriculture a des implications dans de nombreux autres domaines, tels que l’environnement, la santé, le tourisme, la mobilité, l’aménagement du territoire, et les prestations réalisées par l’agriculture devraient jouir du soutien financier des départements concernés.

Cependant, ces considérations ne doivent pas dédouaner les différents acteurs du marché, qui doit être la source principale de rémunération des produits agricoles. En outre, la Confédération ne peut pas être libérée de son devoir moral de créer et de favoriser des conditions-cadre équitables pour une répartition juste et transparente de la valeur ajoutée tout au long des filières.

réponse à la consultation sur le train d'ordonnances agricoles

mercredi, 20 avril 2022
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Prise de position du MAPC, Mouvement pour une Agriculture Paysanne et Citoyenne (Genève)

Ce dimanche 17 avril 2022, journée internationale des luttes paysannes, le Comité du 17 avril a organisé une plantation de patates sur l’ancien emplacement de la coopérative maraîchère du Jardin des Charrotons, aux Cherpines à Genève. Celle-ci avait cessé son activité en 2017 suite au non-renouvellement de son bail agricole par les propriétaires du terrain. Certes, le déclassement de la zone des Cherpines condamnait la pérennité de la coopérative, mais le constat est que cinq ans plus tard, le terrain est toujours en friche, et rien n’a été construit comme initialement prévu.

Le MAPC, Mouvement pour une Agriculture Paysanne et Citoyenne, prend position aujourd’hui contre le déclassement à tout va des terres agricoles et contre la politique de la Confédération, qui ne protège pas les structures agricoles à taille humaine, qui pratiquent une agriculture extensive et agroécologique respectueuse du vivant et qui font un travail essentiel à la survie de nos sols et à la production agricole des décennies à venir. En effet, à l’heure actuelle 3 fermes par jour disparaissent en Suisse. Les terres sont de plus en plus déclassées pour laisser place bien souvent à la construction de complexes commerciaux non indispensables ou à des locaux commerciaux, qui restent vides ou peu utilisés. Sous la pression de logiques du marché et de l’agroindustrie, les fermes deviennent de plus en plus grandes et de plus en plus mécanisées et technologiques, entrainant la disparition des petites fermes, des paysannes*, remplacées par des machines ou des robots, ainsi que la disparition du savoir paysan et des terres accessibles pour les néopaysannes qui souhaitent se lancer.

Les terres des Cherpines étaient des terres multiséculaires du terroir genevois. Longtemps cultivées selon des pratiques culturales respectueuses des sols, elles étaient parmi les plus fertiles du canton. De même, la coopérative maraîchère du Jardin des Charrotons, organisée en ACP, était une structure qui cultivait biologiquement une grande diversité de légumes permettant la livraison hebdomadaire de 140 paniers, destinés à des mangeuses de la région. C’était aussi un lieu vivant et de rencontres, qui multipliait les savoirs paysans en expérimentant de nouvelles techniques et en accueillant des stagiaires régulièrement. Suite à la fin du bail aux Cherpines, l’aide apportée par l’État au relogement de la coopérative a été très faible et toujours conditionné à une obligation ; un relogement sur des terrains agricoles de l’État n’est possible que si la forme juridique « coopérative » change pour une forme en entreprise individuelle.

Le MAPC se questionne ainsi sur la transparence de l’utilisation des terres agricoles à Genève et de ses méthodes d’attribution. Comment savoir si des terrains agricoles de l’État se libèrent ? Nous estimons qu’à l’avenir, les terrains agricoles appartenant à l’État doivent favoriser en premier l’installation de nouvelles structures et non l’agrandissement de fermes déjà existantes. Mais aussi, et l’exemple du Jardin des Charrotons en témoigne, comment est-il possible de laisser au bon vouloir de propriétaires privées nonagricultrices
l’attribution et les conditions d’utilisation des terres agricoles ?

Parce que le MAPC promeut ce type de structures et pratiques agricoles, aujourd’hui menacées par l’industrialisation du travail de la terre, le MAPC soutient l’occupation du champ des Cherpines de ce 17 avril 2022 et soutiendra le Comité du 17 avril lors des négociations qui vont se tenir ces prochains jours avec le propriétaire du lieu, ce dernier ayant annoncé dimanche qu’il était ouvert à la discussion pour mettre en place un bail d’exploitation.

Uniterre soutient cette prise de position.

Contact : info@mapc-ge.ch / mapc-ge.ch
* Le féminin générique est utilisé à des fins de lisibilité et inclut toute identité de genre.

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Communiqué de presse du comité du 17 avril

https://www.youtube.com/watch?v=S4WZnjoG7tY

mardi, 19 avril 2022
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La Coordination Européenne Via Campesina (ECVC) a publié aujourd'hui une nouvelle publication sur sa vision de l'agroécologie paysanne, capable d'offrir des solutions aux grands défis environnementaux, sociaux, économiques et politiques auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui.

La publication explique les concepts de l'agroécologie paysanne selon ECVC, puis propose diverses études de cas qui illustrent les différentes façons dont l'agroécologie paysanne peut être réalisée en fonction des conditions, des cultures, des ressources et des pratiques locales. Il est important de noter que l'agroécologie paysanne n'est pas un modèle agricole normatif, mais plutôt une pratique vivante qui fonctionne avec la nature et non contre elle, reconnaissant les droits des agriculteur.rice.s et des communauté.e.s à l'autodétermination et à l'autonomie.

D’après la vision de l'agroécologie paysanne d'ECVC, les droits des petit.e.s producteur.rice.s alimentaires, reconnus au niveau international dans la Déclaration des droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP), doivent être une des priorités de son programme. En outre, les petit.e.s producteur.rice.s de denrées alimentaires doivent être respecté.e.s pour leur rôle de premier plan dans l'économie et récompensé.e.s équitablement pour leur travail.

Cela ne peut se faire que par le biais de politiques et de législations au niveau régional, national et local qui conservent et protègent les droits des dit.e.s paysan.ne.s et garantissent le libre accès et les droits de décision sur les semences, les moyens de production, la terre et les biens communs tels que l'eau, l'air, la culture et la connaissance.

Pour y parvenir, ECVC a écrit une lettre ouverte aux décideur.euse.s politiques à l'approche de la Journée internationale des luttes paysannes, demandant des politiques publiques qu’elles facilitent une réelle transition vers l'agroécologie paysanne et la souveraineté alimentaire. Cela pourrait contribuer à atteindre les objectifs en matière d'agriculture et de climat fixés par les institutions européennes dans des politiques telles que les stratégies "de la ferme à la table" et de "biodiversité".

Cependant, à ce jour, l'UE n'a pas réussi à fournir des mécanismes et des outils suffisants pour assurer cette transition, préférant plutôt encourager des pratiques isolées liées à l'agroécologie paysanne tout en maintenant un système de production alimentaire qui n'est pas durable dans son essence même. ECVC demande une régulation du marché et un soutien économique supplémentaire pour garantir une transition vers l'agroécologie paysanne dans le cadre du Pacte Vert. Cela permettra d'assurer la résilience des systèmes alimentaires pour produire une alimentation suffisante et saine, de protéger l'environnement et de promouvoir la cohésion sociale dans les zones urbaines et rurales. ECVC reconnaît également la nécessité d'un nouveau paradigme économique, basé sur les principes de solidarité, de coopération et d'échange, s'efforçant de trouver des alternatives locales et circulaires telles que les systèmes de chaînes alimentaires courtes.

Comme l'a souligné Pier Francesco Pandolfi de Rinaldis, membre de l'Articulation des Jeunes d’ECVC, "Dans l'agroécologie paysanne, les activités économiques doivent se développer dans les limites écologiques et être guidées par les conditions et les besoins locaux plutôt que par les intérêts capitalistes et la croissance à tout prix. Concrètement, cela signifie qu'il faut retirer l'agriculture des accords de libre-échange et de l'OMC et introduire une régulation du marché afin de garantir aux agriculteur.rice.s un revenu décent."

Notes à la rédaction

Lisez la publication complète, disponible en sept langues, ici : Néerlandais, Anglais, Français, Allemand, Italien, Roumain, Espagnol

Suite au lancement de cette nouvelle publication, ECVC organisera un webinaire dirigé par les paysan.ne.s avec la participation de décideur.euse.s politiques afin de faire pression pour la mise en œuvre d'une politique qui facilite sa vision de l'agroécologie. Suivez @ECVC1 sur Twitter pour recevoir plus d'informations.

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jeudi, 14 avril 2022
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Le 1er avril dernier, les membres d’Uniterre étaient conviés à l’Assemblée générale ordinaire qui s’est déroulée sur la ferme de la famille Thévoz à Russy (FR). Au menu (copieux) : validation des comptes 2021, approbation de la révision des statuts et prise de position au sujet de l’initiative contre l’élevage de masse.

Une vingtaine de membres se sont retrouvés à Russy sur la ferme de la famille Thévoz qui conduit une ferme biologique en agroforesterie avec production de fruits, cultures de variétés anciennes de céréales, un peu de maraîchage et une pépinière. Statutaire et en présentiel, l’Assemblée a été menée par Maurus Gerber, notre nouveau président élu le 26 novembre dernier, et a permis aux membres de prendre connaissance du rapport d’activité 2021. Comme le veut la règle, les comptes ont été passés en revue. Présentés dans le journal de mars 2022, rappelons ici que les comptes 2021 ont été bouclés sur un bénéfice d’un peu plus de 6'000.- frs. Le budget 2022 a été présenté avec deux variantes, l’une plus optimiste que l’autre. Dans un cas comme dans l’autre, Uniterre devra de toute façon effectuer une recherche de fonds afin de soutenir ses différents projets.

Les nouveaux statuts ont ensuite été discutés. Elaborés par une commission formée spécialement pour l’occasion, puis approuvés par le Comité directeur lors de sa séance du 24 mars, ils ont été soumis aux membres via notre site internet, et ils étaient également disponibles par courrier sur simple demande. A leur tour, les membres présents à l’AG ont pu les approuver formellement, ce qui a été fait à l’unanimité.

Cette étape importante a permis de confirmer le mode d’élection et la composition du Comité directeur, qui est maintenant en place pour 3 ans dans la composition suivante : Christine Gerber, Christian Hutter, Florian Buchwalder, Laurent Vonwiler, Yves Batardon, Philippe Reichenbach et Maurus Gerber. Deux places sont vacantes, les candidatures sont les bienvenues, tout particulièrement féminines.

Au dernier point de notre assemblée, et non des moindres : la prise de position concernant l’initiative contre l’élevage de masse. Le comité directeur avait choisi de proposer comme mot d’ordre « Oui, mais pas sur le dos des paysans ! ». La discussion a été animée et de nombreux avis ont été exprimés. A l’image des importantes divisions qui ont secoué le monde paysan suite aux initiatives anti-phytos, l’élevage intensif ne laisse personne indifférent. Devant l’impossibilité de mettre tout le monde d’accord, l’Assemblée s’est finalement résolue à proposer la liberté de vote comme mot d’ordre. Toutefois, la communication sera ciblée sur la nécessité de changer le modèle agro-alimentaire en cours, et sur les nombreuses conditions qui devront être appliquées afin de soutenir les familles paysannes. A lire à ce sujet, notre dossier en pages 4 et 5.

La journée s’est terminée autour d’un repas et avec une visite de la ferme de la famille Thévoz, qu’Uniterre remercie ici chaleureusement pour la mise à disposition de ses locaux.

Vanessa Renfer, Paysanne et secrétaire à Uniterre

Rapport d'activité 2021

mercredi, 13 avril 2022
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Selon le communiqué de presse du 4 avril 2022 co-signé par les deux organisations susmentionnées, tous les œufs de poules élevées en plein air devront répondre aux exigences du logo à la coccinelle à partir d'août 2022, afin de rester sur les rayons. Leur argument : Migros apporterait ainsi une contribution importante au bien-être des animaux, au climat et à la biodiversité. GalloSuisse - l'association des producteur*trices d'œufs suisses - n'a pas été impliquée dans les négociations, mais mise devant le fait accompli. Elle se montre donc "étonnée et déçue" par cette procédure, comme elle l'a écrit le même jour dans sa lettre ouverte.

Les exigences plus élevées en matière de biodiversité, de bien-être des animaux, de protection du climat et des ressources, d'alimentation avec du soja certifié en provenance d'Europe, etc. peuvent impliquer des changements sur l'ensemble de l'exploitation ainsi qu'une majoration des coûts. Tout cela, une fois encore, sur le dos des paysan*nes. Le géant orange ne semble, en effet, pas envisager une hausse des prix d'achat aux producteur*trices. Il n'en fait en tout cas nulle mention!

Maurus Gerber, président d'Uniterre, déclare à ce sujet : "La dimension économique et sociale de la durabilité a tout simplement été mise de côté. IP-Suisse, en tant qu'organisation de producteurs comptant environ 20'000 membres, aurait tout intérêt à intégrer ces deux aspects rapidement et de façon systématique ". En effet, l'augmentation des coûts de production réduit de plus en plus la marge de manœuvre des producteur*trices, ce qui représente une menace existentielle pour nos fermes.

Vanessa Renfer, productrice de poulet, précise : "Que ce soit pour le lait des prés, le blé sans herbicide et maintenant pour les œufs, c'est toujours la même manœuvre :

- Pas de consultation préalable des producteur*trices.

- Les paysan*nes sont toujours mis devant le fait accompli

- On ne prend pas en compte les surcoûts que cette transition va engendrer.

- On ne parle pas des prix d'achat de ces produits IP-Suisse. Actuellement, seuls 45 producteurs d'œufs répondent déjà à ces exigences. 60 devront procéder à des adaptations afin de satisfaire la Migros. Il est fort probable que cela ait un impact négatif sur les prix."

Uniterre demande un véritable partenariat plutôt qu'un diktat. Il n'est pas acceptable que l'acheteur fixe lui-même les conditions de production. Il faut un dialogue équitable, notamment sur les prix à la production. Nous attendons de la Migros qu'elle applique les principes qu'elle met en avant dans sa vision, à savoir "être un pont entre consommateurs et producteurs" et "rendre à la paysannerie ce qui lui est dû, principalement en lui payant un prix équitable pour ses produits".

Nous voulons une agriculture paysanne diversifiée qui ait de l'avenir. Nous voulons assurer la souveraineté alimentaire.

Contacts avec la presse :

Maurus Gerber, président, paysan retraité (d/f) : 081 864 70 22

Vanessa Renfer, secrétaire, paysanne (f) : 078 821 24 83.

vendredi, 08 avril 2022
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Réunis en Assemblée générale le 1er avril dernier, les membres d’Uniterre ont longuement échangé sur les tenants et aboutissants de l’initiative populaire lancée par Sentience Politics et qui vise à abolir l’élevage intensif en Suisse. La discussion, animée mais respectueuse, n’a toutefois pas permis d’aboutir à un consensus.

L’organisation paysanne Uniterre reconnaît l’intérêt du texte, qui vise à supprimer les grands élevages industriels au profit d’élevages paysans à taille humaine. Elle salue la volonté des initiants de limiter la consommation de viande et de se soucier du bien-être animal, et se félicite tout particulièrement de constater la volonté d’imposer les mêmes normes aux produits animaux importés.

Cependant, les membres ont jugé que le texte était trop vague pour en estimer pleinement les conséquences sur les familles paysannes. Le cahier des charges de Bio Suisse est cité comme un standard minimal, sans être une règle absolue. Il existe en outre un flou marqué quant à la définition même du terme « intensif », ou du bien-être animal. Par exemple, une vache attachée dans une écurie de montagne connaît-elle un bien-être suffisant, ou cela serait-il remis en question en cas de oui ? Le texte ne le stipule pas de façon suffisamment claire.

Le comportement d’achat des consommatrices et consommateurs a également été remis en question, et pour Uniterre, comme pour beaucoup d’autres organisations, le premier vote citoyen se fait lors des achats quotidiens.

En revanche, si le texte n’a pas été jugé comme adéquat pour venir à bout de la problématique en cause, il n’en demeure pas moins que la problématique de l’élevage industriel est bien réelle. Les membres d’Uniterre reconnaissent dans leur majorité que le système agro-alimentaire n’est pas en mesure de répondre aux défis de demain, tant d’un point de vue climatique, qu’environnemental, social ou sanitaire. Il est urgent d’explorer d’autres chemins pour atteindre un système agricole et alimentaire durable et résilient. Cela passe par la revalorisation du travail des familles paysannes et par la modification de nos comportements de consommation, non seulement pour les produits issus de nos animaux, mais également pour toute notre alimentation.

C’est la raison pour laquelle Uniterre a choisi de laisser à ses membres la liberté de vote. Cependant, notre organisation ne manquera aucune occasion de rappeler ses arguments en faveur d’une agriculture paysanne durable, telle qu’elle est promue par la Via Campesina. Elle appelle l’ensemble de la population à mener une réflexion au sujet de ses attentes vis-à-vis de l’agriculture suisse, et l’encourage à aller à la rencontre des familles paysannes afin de mieux cerner les problèmes, mais aussi les solutions potentielles.

Lausanne, le 8 avril 2022

Contacts presse :

Maurus Gerber, président, paysan retraité (d/f) : 081 864 70 22

Vanessa Renfer, secrétaire, paysanne (f) : 078 821 24 83


Les revendications d’Uniterre :

  • Un cadre politique qui offre un soutien fort aux familles paysannes : aides au financement de bâtiments, par exemple
  • Une consommation de viande raisonnée, strictement indigène, du museau à la queue de l’animal
  • Des prix qui couvrent l’intégralité des coûts de production, car les mesures en faveur du bien-être animal ont un coût
  • Une revalorisation importante des cultures à destination des humains, afin d’encourager les réorientations de production là où c’est possible
  • La transparence dans les filières, et une répartition équitable de la valeur ajoutée pour chaque maillon de la chaîne
  • Une protection douanière efficace

En résumé, un changement de paradigme est nécessaire pour atteindre les buts recherchés, et cela ne se peut se réaliser qu’avec le soutien de toutes et tous. Les familles paysannes ne peuvent supporter à elles seules les contraintes qui découleront de ce changement.

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mercredi, 30 mars 2022
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Communiqué de presse d'Uniterre, ECVC, Solifonds, AGRISODU

Une opération sans précédent contre le droit du travail : EUROSOL est un exportateur de fruits et légumes à Almeria. En 2018, les travailleurs de la ferme "Matías de Níjar " d'EUROSOL ont obtenu, avec le soutien du syndicat SOC-SAT, l'élection d'un Comité d'Entreprise qui a pu faire respecter les clauses de la Convention Collective de l’Agriculture. Dans le but de maintenir des conditions de travail précaires, EUROSOL a organisé en 2021 une opération de représailles sans scrupules, remplaçant son personnel de longue date par des travailleurs fraîchement recrutés, afin de créer et manipuler une majorité docile. En même temps, elle procède aux licenciements progressifs des membres du Comité et des travailleurs qui le soutiennent : 19 travailleurs licenciés depuis juillet 2021 - et la série continue.

Attitude équivoque de Migros:Interpellée dès l’été 2021, Migros a organisé un « audit social » pour « enquêter » sur son fournisseur EUROSOL. Or, le rapport de cet audit ignore le contexte et réduit la situation à un "conflit entre deux groupes de travailleurs". UNITERRE, SOLIFONDS, AGRISODU et la FÉDÉRATION ROMANDE DES CONSOMMATEURS ont conclu sur la base des documents à leur disposition qu’en fait, Migros utilise ce rapport d’audit pour ne rien entreprendre !

Evaluation des réponses de Migros :

Ce que Migros nous dit: Pour ses contrôles, elle utiliserait les services d’organismes expérimentés et compétents - En vérité : Les documents démontrent que l’audit a été conduit de manière à démontrer que le fournisseur de Migros était en tous points conforme.

Ce que Migros nous dit:Elle ne tolère pas les violations des droits dans sa chaîne d’approvisionnement, se base sur le droit du pays concerné et les jugements des tribunaux, et exige des mesures correctives de ses fournisseurs lorsque les rapports d’audits démontrent des violation des droits - En vérité : Migros veut gagner du temps et comme les rapports des audits « ne démontrent pas de violation des droits », elle attend les jugements des tribunaux. Et, comme elle sait que ceux-ci se font attendre, elle trouve là un bon prétexte pour ne pas agir, aidant ainsi ses fournisseurs à établir des faits accomplis en licenciant les travailleurs !

UNITERRE, SOLIFONDS et les organisations de LA VIA CAMPESINA maintiennent que Migros n’est pas crédible et ne contrôle pas la situation dans sa chaîne d’approvisionnement. Pour être crédible, Migros devrait prendre les mesures suivantes :

  • Suspendre ses achats chez Eurosol tant que les 19 travailleurs licenciés ne sont pas repris
  • Se distancer de l’audit non crédible d’octobre 2021 au vu des preuves éclatantes
  • S’engager à remplacer des systèmes de contrôle non crédible (par exemple : GRASP) par des modules vraiment indépendant.
  • S’engager aussi pour la transparence en impliquant les parties prenantes (associations de con- sommateurs, ONG etc.) dans un dialogue continu et ouvert sur les impacts sociaux et écolo- giques dans sa chaîne d’approvisionnement

UNITERRE, SOLIFONDS, AGRISODU et les organisations de LA VIA CAMPESINA soutiennent le communiqué de presse de la Fédération Romande des Consommateurs sur le même sujet : https://www.frc.ch/postpratique/migros-le-gout-amer-de-la-ratatouille-espagnole/

Contacts presse :

Uniterre, Mathias Stalder, 076 409 72 06

SOLIFONDS, Aurora Garcia, 079 944 53 73

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vendredi, 18 mars 2022
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Dans un quotidien de plus en plus accéléré, la nourriture devient un point de repère fondamental : prendre le temps de cuisiner en respectant les saisons, de se nourrir avec des produits issus de l’agriculture locale, ça veut dire contribuer durablement à la santé des humains, des animaux et de notre planète.

Organisez un événement et participez à la Semaine suisse du Goût, qui aura lieu cet automne du 15 au 25 septembre. Ateliers, balades gourmandes, marchés, dégustations… célébrons ensemble le retour de la convivialité !

Inscriptions ouvertes jusqu'au 15 mai 2022 sur le site www.gout.ch

Participation gratuite pour les membres d'Uniterre

vendredi, 11 mars 2022
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L'Alliance suisse pour une agriculture sans génie génétique (ASGG) salue la décision du Conseil national de prolonger le moratoire jusqu'en 2025, mais regrette que le régime d’homologation souhaité par le Conseil national ne soit pas clairement ancré dans la Loi sur le génie génétique. Ceci crée une insécurité juridique problématique pour garantir la sécurité des êtres humains, de l’environnement et de l’économie.


La variante adoptée aujourd’hui laisse sous-entendre que l'édition du génome sans introduction de matériel génétique étranger à l'espèce est sans danger. Mais le fait de renoncer à l'introduction de gènes étrangers n'offre pas une plus grande sécurité car le risque ne dépend pas uniquement de l’ADN introduit mais aussi et surtout de la technique utilisée. Ces NTGG augmentent la rapidité et les possibilités de modification des génomes - entre autres la possibilité de modifier plusieurs gènes à la fois (multiplexing) et d'accéder à des zones du génome qui sont autrement protégées des mutations naturelles. Ceci a pour conséquence un risque accru et non évalué et exige une réglementation plus stricte et une évaluation des risques qui n’est permise que dans le cadre de la LGG.


Il est important de mettre à profit la période du moratoire pour définir les critères qui définiront le risque liés à ces techniques et ainsi établir un régime d’homologation qui permette de garantir la sécurité des êtres humains, de l’environnement et de l’économie. Ce délai permettra aussi d’attendre les éventuels changements de législation dans l'UE avant d'élaborer un régime d’homologation et permettra également la tenue d’un débat sociétal sur la question de l’utilisation de ces techniques.


Avec le délai fixé pour l'élaboration d'une réglementation d'autorisation basée sur les risques jusqu'à mi-2024, le Conseil fédéral dispose du temps nécessaire pour clarifier les opportunités et les risques que présente la culture des nouveaux OGM. Ce délai permettra aussi d’attendre les éventuels changements de législation dans l'UE avant d'élaborer un régime d’homologation et permettra également la tenue d’un débat sociétal sur la question de l’utilisation de ces techniques.


Les nouvelles techniques de génie génétique (NTGG) doivent être réglementées dans la loi sur le génie génétique (LGG) afin de garantir la sécurité des denrées alimentaires et de l'environnement par une évaluation des risques appropriée et d'assurer la coexistence et la liberté de choix pour les producteurs et les consommateurs ainsi que de clarifier la question de la responsabilité en cas de contamination. Il s'agit notamment de répondre aux questions suivantes : quels sont les coûts liés à une coexistence des cultures génétiquement modifiée et conventionnelle et bio en Suisse, comment continuer à garantir la liberté de choix des consommatrices et consommateurs et des productrices et producteurs, comment évaluer les risques des nouvelles techniques de modification génétique, à qui incombe la responsabilité en cas de contamination et de dommages à l’environnement ou de contamination des filières ou d’exploitations conventionnelles ou bio.

Les réponses aux divers postulats en suspens ainsi que le processus législatif au sein de l'UE, dont le résultat est attendu en 2023, constitueront la base de la discussion sur les opportunités et les risques que présentent ces nouvelles techniques. Sans cette base, il ne sera pas possible de garantir un régime d’homologation basé sur les risques, conformément au principe de précaution. Les NTGG et leurs produits n’ont pas encore été testés et les risques liés à leur dissémination ou consommation pratiquement pas étudiés. De même pour les opportunités qu’ils sont censés représenter : aucune preuve n’a jamais été apportée jusqu’à présent. Tous les organismes miracles promis ne sont en tout cas pas dans le pipeline de recherche des grands groupes qui possèdent les brevets d’utilisation de Crispr/Cas.


La variante adoptée aujourd’hui laisse sous-entendre que l'édition du génome sans introduction de matériel génétique étranger à l'espèce est sans danger. Mais le fait de renoncer à l'introduction de gènes étrangers n'offre pas une plus grande sécurité, car le risque ne dépend pas uniquement de l’ADN introduit mais aussi et surtout de la technique utilisée. C’est pour cela que le droit sur le génie génétique suisse et européen se base sur le processus de modification et non le produit. C’est aussi pour cela que ces nouvelles techniques de génie génétique sont régulées aujourd’hui selon la LGG comme l’exige le Conseil fédéral, mais aussi la Cour de justice de l’UE. Les NTGG augmentent la rapidité et les possibilités de modification des génomes - entre autres la possibilité de modifier plusieurs gènes à la fois (multiplexing) et d'accéder à des zones du génome qui sont autrement protégées des mutations naturelles - a pour conséquence un risque accru et non évalué. Cela exige une réglementation plus stricte et une évaluation des risques qui n’est permise que dans le cadre de la LGG. C'est la seule façon de préserver l’environnement, la santé, mais aussi la stratégie de qualité de l'agriculture et de l'industrie alimentaire suisses.


Complément d’information

- Luigi D’Andrea, Secrétaire exécutif de l’Alliance suisse pour une agriculture sans génie génétique, tél. 077 400 70 43, l.dandrea@stopogm.ch
- Fabien Fivaz, Vice-président de l’ASGG, tél. 079 627 92 30

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vendredi, 11 mars 2022
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Nous avons 2 postes qui se libèrent à Uniterre:

Secrétaire permanent*e syndical*e (60%) pour le 1er juillet 2022

Secrétaire permanent*e syndical*e (40%) pour le 1er juin 2022 pour la Suisse alémanique


Merci d'envoyer votre dossier de candidature à info@uniterre.ch sous format électronique uniquement d’ici au 20.03.2022