vendredi, 26 mai 2017
mardi, 17 décembre 2013
Exercice alibi ?
L'agriculture et l'alimentation sont des thèmes tendance qui suscitent convoitises parmi les organisations agricoles et les partis. À peine la politique agricole 2014 mise sous toit, que de nombreux projets d'initiatives populaires fleurissent. Uniterre a pris le temps de retravailler son texte datant de 2008 qu'il avait retiré au profit d'une initiative parlementaire de Jacques Bourgeois sur la souveraineté alimentaire n'ayant au final rien apporté de concret dans la nouvelle loi sur l'agriculture.
mardi, 17 décembre 2013
Le comité d'Uniterre, les commissions thématiques et l'équipe du secrétariat vous souhaite le meilleur pour 2014. Que cette année vous apporte joie au niveau personnel et famillial, qu'elle vous apporte les améliorations tant attendues au niveau professionnel. Nous y apporterons notre contribution!
Joyeuses fêtes de fin d'année!
mardi, 17 décembre 2013
Les chiffres actuels affichent une légère baisse du coût de la production laitière en Allemagne. Mais cela ne donne pas lieu pour autant à crier victoire.
Comparé aux chiffres du mois d'avril, le coût de la production laitière en Allemagne en juillet a diminué d'environ un centime pour tomber à près de 42 centimes / kilo de lait . Pour la même période, le prix du lait moyen était de 38,55 centimes / kg. Il manquait donc toujours 3,45 centimes pour couvrir les coûts de production.
lundi, 16 décembre 2013
Ce sont les actes de terrain, lorsqu'ils seront suffisamment démultipliés, qui feront changer les politiques publiques. C'est pourquoi cette brochure vous emmène à la rencontre des actrices et acteurs d'initiatives et de projets porteurs de souveraineté alimentaire. Il s'agit de proximité, de fiabilité et de solidarité mondiale.
mercredi, 11 décembre 2013
Pour revendiquer la mise en application d'un règlement adopté par la Fédération des sociétés fribourgeoises de laiterie (FSFL) en avril 2009, plusieurs centaines de producteurs s'étaient retrouvés, en mai de cette même année, à Pringy, devant la maison du Gruyère où se tenait une séance du comité la FSFL. Les producteurs étaient très préoccupés par la production de quantités supplémentaires qui allaient casser le marché.
mardi, 10 décembre 2013
"L'omc tue les paysans”
La nourriture et l'agriculture ont un rôle central dans nos vies de paysans, pay- sannes et petits producteurs. L'agriculture n'est pas seulement notre moyen d'existence ; c'est aussi notre vie, notre culture et notre relation à Mère Na- ture. La logique du libre-échange s'y oppose et transforme la nourriture en une marchandise, un produit qui se vend et s'achète. Le principe du libre-échange est incarné et défendu par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). L'Accord sur l'Agriculture de l'OMC cherche à orienter les politiques agricoles vers les mar- chés afin d'augmenter les échanges commerciaux.
lundi, 09 décembre 2013
(Bali, 7 décembre 2013) La 9ème Conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), s'est poursuivie jusqu'au samedi 7 décembre, pour finalement valider une série d'accords, dit paquet de Bali, au détriment des pays en développement, des populations pauvres et de ceux et celles qui souffrent de la faim.
 
lundi, 09 décembre 2013
Le monde a besoin de tous ses paysans
Le 6 juilliet la Suisse a signé un accord de libre-échange avec la Chine. Les jubilations et hochements approbateurs de l'ensemble de la classe politique laissent songeurs. Le soutien de l'Union Suisse des Paysans est encore plus incompréhensible. Alors que cette organisation s'active pour défendre la sécurité de l'approvisionnement, elle ne craint pas de s'enliser dans des contradictions insurmontables en soutenant cet accord de libre-échange.
lundi, 09 décembre 2013
Le monde a besoin de tous ses paysans
Le 6 juilliet la Suisse a signé un accord de libre-échange avec la Chine. Les jubilations et hochements approbateurs de l'ensemble de la classe politique laissent songeurs. Le soutien de l'Union Suisse des Paysans est encore plus incompréhensible. Alors que cette organisation s'active pour défendre la sécurité de l'approvisionnement, elle ne craint pas de s'enliser dans des contradictions insurmontables en soutenant cet accord de libre-échange.
lundi, 09 décembre 2013
Seul l'EMB défend un prix du lait rémunérateur qui couvre les frais et permet une juste rémunération des producteurs. Pour cela, la mise en place d'une agence de surveillance et de régulation, telle que la réclame l'EMB, est primordiale. En outre, nous devons continuer à publier les réels coûts de production d'un litre de lait en Europe et poursuivre les efforts en matière de regroupement des producteurs, d'abord au sein de chaque pays, puis au niveau européen. 
lundi, 02 décembre 2013
Le Conseil fédéral va donner sa position sur ce dossier en fin d'année. L'office fédéral de l'agriculture doit rendre son rapport au printemps 2014. L'actualité concernant ce dossier est brûlante; il s'agit de faire le point.
vendredi, 29 novembre 2013
PA 2014-2017: passons à autre chose!
Les ordonnances liées à la nouvelle politique agricole viennent de sortir. Les réactions des milieux concernés? Fatalisme tinté d'une insatisfaction larvée, commentaires attristés sur ce que les uns perdent et les autres gagnent. Ce qui a toujours été assez clair, c'est que les grandes lignes n'ont pas bougé: évolution des structures, emballage écologique, plus de pouvoir au marché, ouverture des frontières, moins de surveillance de l'Etat; rien n'a changé.
jeudi, 21 novembre 2013
Partout en Europe, des initiatives et des groupes de militants contribuent à l'essor du mouvement pour la souveraineté alimentaire. Dans l'environnement politique et économique actuel, dominé par les cures d'austérité et l'échec de la réforme de la PAC, la croissance de notre mouvement est plus nécessaire que jamais.
mardi, 19 novembre 2013
Madame, Monsieur,
Comme vous le savez, pas moins de quatre initiatives pourraient être lancées dans les prochains mois autour des questions agricole et alimentaire.
Uniterre, depuis un mois, organise des rencontres dans ses sections cantonales pour débattre de la possibilité de lancer son initiative populaire sur la souveraineté alimentaire et en présente le contenu à ses membres.
lundi, 18 novembre 2013
Après quelques années de pause, voici que l'OMC se réveille de ses cendres. Elle tiendra sa conférence ministérielle dès le 3 décembre à Bali en Indonésie. Uniterre appelle à se mobiliser le 3 décembre à Genève.
Parallèlement, de nombreux accords de libre échange se négocient : entre la Suisse et 27 différents pays, entre l'Asie et les Etats Unis, entre l'Europe et les Etats Unis. Ce dernier, au vu du contenu en cours d'élaboration, pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour nous aussi en Suisse. 
lundi, 11 novembre 2013
Le 5 novembre passé les travailleurs de Nestlé à Bugalagrande en Colombie ont commencé une grève de la faim dans un climat d'hostilité du côté de l'entreprise et des groupes d'extrême droite. Une grève de la faim n'est pas une protestation banale; cette mesure, qui nuit très probablement à la santé des grévistes, s'applique quand toutes les autres mesures de protestation ont été utilisées sans que des résultats soient obtenus.
jeudi, 07 novembre 2013
Le Parlement européen va-t-il refermer les quelques portes entrouvertes par la Commission en faveur des semences paysannes et de la biodiversité ?
Dans son rapport sur le nouveau règlement "commercialisation des semences", le député Sergio Silvestris propose au Parlement européen de renforcer toutes les mesures qui offrent un contrôle total du marché des semences à une poignée d'entreprises multinationales.
mercredi, 06 novembre 2013
Lors de l'Assemblée des délégués de la Fédération suisse des producteurs de céréales (FSPC) du 5 novembre 2013, les délégués ont adopté une résolution pour demander une contribution spécifiqueimmédiate aux céréales fourragères. Uniterre soutien la démarche bien qu'il souhaite que la réflexion englobe l'ensemble des fourragères. Uniterre souhaiterait la mise en place dès 2014 d'une plateforme réunissant au moins la FSPC, Bio Suisse, IP Suisse et Uniterre pour développer un plan de relance pour les fourragères. Il en va de l'avenir et de la crédibilité de notre agriculture.
mercredi, 06 novembre 2013
Des paysans africains se réunissent au Zimbabwe pour renforcer leur lutte sur la souveraineté des semences
   Harare, le 6 novembre 2013 - Plus de 40 paysans et paysannes de différents pays africains, représentant les organisations africaines  membres de la Via Campesina, et leurs alliés, se réuniront au Zimbabwe du 12 au 14 novembre 2013 afin de débattre des menaces qui pèsent sur le système de semences des petits paysans du continent.
mercredi, 06 novembre 2013
Communiqué de Presse
Bruxelles, le 6 novembre 2013
Non à la criminalisation de ceux qui luttent pour l'accès à la terre et aux ressources
Le 11 novembre prochain, plus de cinquante militants du Sindicato Andaluz de Trabajadores (SAT-SOC), mouvement de travailleurs et ouvriers agricoles, sont appelés à comparaitre devant le Tribunal supérieur de justice d'Andalousie (tribunal de grande instance) à Grenade, accusés d'usurpation, de dommages et de désobéissance grave. Uniterre et l'autre syndicat, membres suisses de la Coordination européenne Via Campesina apportent leur soutien au Syndicat andalous SAT-SOC.
lundi, 04 novembre 2013
Après plusieurs années de négociations, l'Union européenne et le Canada ont conclu un accord de libre-échange. Personne ne semble cependant réellement satisfait du résultat. « Fromages contre boeuf », résuma le quotidien français Le Monde les résultats de l'accord. Le Canada devrait ainsi étendre ses importations de fromage provenant d'Europe (même si déjà à l'heure actuelle la majorité des importations de fromage au Canada proviennent de l'UE) et l'UE devrait, en contrepartie, importer plus de viande de boeuf.
dimanche, 03 novembre 2013
Ce mardi 29 octobre 2013, la Coordination Européenne Via Campesina et la Fédération Nature et Progrès ont conclu leur premier séminaire Européen sur les semences dans un cadre agroécologique.
mercredi, 16 octobre 2013
Les peuples ont droit à la terre, aux semences, le droit de produire et de consommer des aliments sains, tout en pratiquant la souveraineté alimentaire!
 
Appel de La Via Campesina
16 octobre - Journée mondiale pour la Souveraineté alimentaire
La Via Campesina lance international à célébrer la Journée mondiale pour la Souveraineté alimentaire, le 16 octobre prochain, journée durant laquelle la FAO célèbre la Journée mondiale de l'alimentation. Le mouvement paysan affirme qu'il n'est possible de mettre fin à la crise  alimentaire et à la faim dans le monde qu'avec la souveraineté alimentaire et la production agroécologique.
mardi, 15 octobre 2013
Un hôtel 4 étoiles pour les animaux, et même pas une écurie pour les travailleurs
A l'initiative de La Via Campesina, organisation internationale des travailleurs de la Terre, des représentants de la Plateforme pour une agriculture socialement durable se sont rendus à Saluzzo, dans le Piémont à 50 km au sud de Turin, en Italie, du 1er au 3 septembre 2013, afin de faire un rapport sur les conditions de travail des ouvriers agricoles.
lundi, 14 octobre 2013
Aux membres d'Uniterre
Vos sections vous invitent
Une initiative populaire autour de la souveraineté alimentaire? Pourquoi? Avec quel contenu? Est-ce une chance de lancer un débat citoyen de fond ou est-ce un projet trop ambitieux? Trouverons-nous des alliés? Y a-t-il des membres ou des sympathisants déjà prêts à faire signer et enchantés par un tel projet? Voilà des questions qui méritent d'être débattues avec vous.
mardi, 02 juin 2020
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En raison de la pandémie de la Covid-19, la collecte de signatures a été suspendue. Avec actuellement 56 500 signatures, nous sommes proches de notre objectif et nous voulons récolter encore 3 000 signatures supplémentaires d'ici le 8 juin 2020, la soumission étant prévue pour le lundi 22 juin 2020.

Le syndicat paysan Uniterre et le viticulteur biologique Willy Cretegny ont officiellement lancé le 27 janvier 2020, le référendum contre l'accord de libre-échange avec l'Indonésie, et il est maintenant soutenu par près de 50 organisations. Les dernières semaines ont montré que l'Indonésie n'est pas disposée à mettre en œuvre des normes écologiques et sociales pour empêcher la destruction des forêts vierges et de leurs richesses :

- Une nouvelle loi minière supprime la limite maximale de 15 000 hectares pour les mines individuelles et prévoit une prolongation automatique des permis pour 20 ans, en partie au profit de l'industrie du charbon. Cette loi renforce la déforestation massive des forêts.

- Selon un nouveau projet de loi, les entreprises d'huile de palme ne devront plus mettre un cinquième de leurs terres à la disposition des petit.e.s paysan*ne.s.

- La loi omnibus adoptée par le gouvernement du président Joko Widodo en février 2020 prévoit des sanctions plus légères contre les infractions à l'environnement, la fin des poursuites contre les plantations qui défrichent la forêt par le feu. En outre, cette loi privera les gouvernements locaux de leur pouvoir de décision sur l’octroi des permis pour des projets sensibles sur le plan environnemental. Le Parlement indonésien se prononcera sur cette loi dans les prochains mois.

Nous savons maintenant que les pandémies comme celle de la Corona sont étroitement liées à l'agro-industrie et à la destruction de nos moyens de subsistance naturels. Au lieu de promouvoir la souveraineté alimentaire et une agriculture diversifiée pour les petits exploitants, les accords de libre-échange alimentent la propagation des monocultures d'huile de palme et ne servent que les intérêts des grandes entreprises locales et multinationales. Kathrin Hartmann, auteur du livre "The Green Lie" et experte en matière d'éco-blanchiment, déclare à propos de l'accord de libre-échange avec l'Indonésie : « L'accord de libre-échange va accroître la souffrance et la destruction ».

Communiqué de presse du 2 juin 2020.

lundi, 01 juin 2020
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Ces derniers mois, le terme de souveraineté alimentaire a été repris en Europe et en Suisse par la société civile mais aussi par des décideurs politiques et des fonctionnaires. Il nous semble important de faire un petit rappel de ce qu’est la souveraineté alimentaire afin d’éviter qu’elle ne devienne un concept vide.

La base de la souveraineté alimentaire est le respect. Respect des hommes et des femmes et de la planète. La solidarité et la justice. La démocratie. La souveraineté alimentaire est une vision humaniste sur le long terme. La souveraineté alimentaire c’est aussi la clairvoyance et le courage de sortir du dogme néolibéral. La souveraineté alimentaire c’est l’espoir d’un monde juste et équitable.

Il n’est donc pas question de galvauder la souveraineté alimentaire, car elle est une réponse globale et systémique.

Un concept global

La « souveraineté alimentaire soutient une agriculture qui, dans un espace rural vivant et créateur d’emplois, produit une alimentation saine et de proximité permettant des prix, des conditions de travail et des salaires justes ; elle participe par ailleurs à un commerce international équitable et une exploitation durable des ressources[1]. »

La souveraineté alimentaire se construit dans une économie circulaire, inclusive, coopérative.

Une diversité de fermes à maintenir

Le paysage agricole suisse est composé d’unités agricoles très différentes les unes des autres. Certaines sont spécialisées et hautement mécanisées, elles peuvent être relativement grandes ou petites. D’autres sont plus diversifiées et extensives. Certaines produisent pour la grande distribution, d’autres pour le marché local, certaines encore transforment elles-mêmes leurs produits ou travaillent avec un artisan. Certaines travaillent de manière conventionnelle, conformément aux exigences de la politique agricole, d’autres selon les critères de l’agriculture biologique ou d’IP-Suisse. Et quelques-unes sont en biodynamie, agroécologie ou permaculture.

Il y aurait de la place pour toutes ces formes d’agriculture en Suisse. Mais il faudrait un soutien spécifique aux petites structures et aux collectifs : reconnaissance juridique, formation, recherche, finances et infrastructures, entre autres.

Promouvoir l’agriculture paysanne et les circuits courts

Environ quatre fermes disparaissent par jour en Suisse. Cette érosion est dramatique, car seules perdurent les entités agricoles hautement spécialisées. La souveraineté alimentaire a pour but de maintenir et de renforcer une agriculture paysanne et des collectifs de production qui cultivent (et élèvent leurs animaux) selon les critères de l’agriculture biologique ou de l’agroécologie et qui écoulent leur production en circuits courts. Il est vital socialement, économiquement que la population s’approprie de son alimentation et que le plus grand nombre possible puisse acquérir les compétences et des espaces de production et de transformation destinées à la vente directe.

Le marché c’est nous !

Les demandes et revendications d’Uniterre sont très souvent balayées par les nécessités de s’adapter au « marché ». Il y a bien les directives de l’OMC, les traités de libre-échange, mais en Suisse qui définit les besoins du marché ? Nous pouvons, par nos choix d’achat en tant que consommatrices et consommateurs, influencer les décisions des transformateurs et de la grande distribution. Mais il n’en reste pas moins que le cœur des décisions de ces entreprises est la rentabilité économique. Cela ne suffit pas ! Le commerce doit se mettre au service du développement durable et les coûts environnementaux, sociaux et sanitaires des produits devraient être pris en compte et répercutés sur les prix, ce qui les rendrait non attractifs. Actuellement, les dégâts sur l’environnement et les impacts négatifs sur la santé sont pris en charge par la société tandis que les bénéfices commerciaux restent en main privée !


[1] Voir les documents sur la souveraineté alimentaire sur le site https://initiative-souverainete-alimentaire.ch

lundi, 25 mai 2020

Jeune Couple Suisse cherche ancien verger à acheter en l’état pour réhabilitation.
Toutes communes des districts de Nyon et Morges, et environs
Surface et configuration du terrain libres


Contact :

sandra.rappo@gmail.com
Mme RAPPO 079/715.21.18
M. EGLI 022/519.26.02

jeudi, 14 mai 2020
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Une vidéo à ne pas manquer!

https://www.youtube.com/watch?v=QyxXJEnZt8g

Réalisée par Longo Mai - Montois

mardi, 12 mai 2020
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Lausanne, le 12 mai 2020


Uniterre s’est penché sur le train d’ordonnances agricoles 2020. Voici les points essentiels qui en ressortent :



Améliorations structurelles :

Comme lors de la consultation sur la PA 2022+, Uniterre accueille favorablement les ouvertures proposées en faveur des personnes morales dans le cadre de la LDFR ainsi qu’à des conditions de contrôle et des exigences pour éviter une mise en danger des éléments fondamentaux du droit foncier rural.


Protection à la frontière :

Uniterre estime que les propositions concernant les importations agricoles sont à rejeter en bloc. Elles sont contraires à la sécurité et à la souveraineté alimentaire ! Elles augmentent la pression sur les prix à la production par une concurrence accrue. Elles favorisent les effets négatifs sur l'environnement par une hausse des volumes d'importation et dégradent les conditions cadres assurant l'approvisionnement de la population avec une production indigène durable et de qualité. Les défis que nous imposent le changement climatique, la nécessité de protéger les ressources et l’environnement ainsi que la crise actuelle liée au coronavirus montrent l’importance de maintenir et de développer une production indigène socialement, environnementalement et économiquement durable.

Dans le secteur laitier, au lieu de faciliter l'importation de beurre, nous demandons le maintien du système actuel et et la mise en œuvre de mesures privilégiant une production suffisante de beurre indigène, plutôt que la production de fromages bon marché d’exportation. Dans le domaine des productions végétales, il faut rehausser les prix seuils, baissés par l'OFAG, pour rendre plus attractive la production indigène de fourrages. Concernant le blé panifiable, il ne faut pas modifier le système actuel, mais au contraire mettre un frein à l'importation massive de pains préfabriqués qui ne sont pas pris en compte dans le contingent d'importation de blé panifiable. Le système de mise aux enchères doit être maintenu.


Protection des végétaux :

Nous saluons l’adaptation au droit européen en matière de retrait de substances actives. L'homologation de produits autorisés en agriculture biologique devrait être accélérée par une réciprocité avec le droit européen. Uniterre rappelle qu’il s’oppose à la culture et l’utilisation d’OGM dans l’agriculture de même qu’aux techniques de mutagénèse faisant recours à l’ADN recombinant


Simplification administrative:

Certaines simplifications administratives sont bienvenues, mais dans l'ensemble, la densité de la charge administrative devrait être réduite.


Supplément pour la transformation laitière

Uniterre se bat depuis des années pour que la prime fromagère soit versée directementaux producteurs conformément à l’ordonnance sur le soutien du prix du lait (OSL Art. 6b) ! Aujourd’hui cette prime est versée aux transformateurs qui devraient la reverser aux producteurs or, nous savons qu’une partie de cette prime reste dans les poches des transformateurs et de la grande distribution,

La transparence du marché laitier doit être améliorée par une application plus rigoureuse de l'art. 37 sur les contrats laitiers, y compris le droit de livraison volontaire du lait du segment B. Aujourd’hui les producteurs ne peuvent pas décider dans quel segment leur lait sera vendu (pour rappel lait segment A : prix indicatif 71ct/l ; lait segment B : env. 45 ct/l).

Les interprofessions (art.7,8 Lagr) doivent garantir une représentation démocratique des producteurs, selon le principe 1 producteur = 1 voix. Ce renforcement est nécessaire afin que la position des producteurs soit améliorée vis-à-vis des transformateurs et de la grande distribution. Les prix indicatifs devraient avoir valeur départ ferme et des prix minimaux devraient être fixés.

En revanche, Uniterre est contre le fait de verser le supplément de non-ensilage également pour le lait bactofugé et pasteurisé transformé en fromage. La Confédération doit au contraire soutenir les mesures pour favoriser une production durable de qualité. Un prix du lait équitable de Fr. 1.- est une condition qui doit être soutenue dans les efforts de la branche.


Contact presse : Rudi Berli, r.berli@uniterre.ch, 078 707 78 83 (D/F)


lundi, 11 mai 2020

Neuchâtel, zone montagne. Vaches allaitantes.

Profil : expérience agricole et bétail. Maniement tracteur et machines. Capacité de travailler de manière autonome.

Possibilité de reprise graduelle de l’exploitation.

Pour plus de renseignements : 079 201 90 85

mercredi, 06 mai 2020
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De Big-M et Uniterre

Les producteurs laitiers de nombreux pays européens vont manifester demain contre le train de mesures de la Commission européenne, impuissante face à la crise laitière actuelle. Les agriculteurs de l'EMB (European Milk Board) prennent note de cette décision avec incompréhension. Ce n'est certainement pas une solution au problème si les excédents de lait sont simplement stockés sous forme de beurre et de lait en poudre. Les crises de ces dernières années ont montré que ces stocks empêchent une augmentation du prix du lait après la crise jusqu'à ce que ces stocks soient vides. Si les ventes stagnent, il n'y a qu'une seule solution raisonnable : produire moins de lait !

Nous connaissons une situation similaire en Suisse. Ici, les agriculteurs sont obligés de livrer du lait segment B bon marché, qui est payé à peine 45 centimes ! À ce prix, même les meilleurs agriculteurs perdent de l'argent. Et ce qui est absurde, c'est que ce lait moins cher ne sert pas à faire du beurre mais des produits bon marché.Et au final, ce manque de beurre est compensé par des importations. Cela suffit !

Nous nous demandons : est-il juste que les conditions cadres du marché du lait soient telles que les laiteries travaillent à plein régime alors que les producteurs laitiers doivent livrer leur lait à des prix de dumping ? N'est-ce pas précisément cette pression permanente sur les prix qui pousse les agriculteurs à adopter des méthodes de production qui ne sont pas du tout souhaitables pour la société ? Comment les agriculteurs sont-ils censés faire face aux coûts supplémentaires des nouvelles exigences environnementales alors que le prix du lait ne couvre même pas le prix actuel ?Obliger les agriculteurs à fournir du lait bon marché est une mauvaise stratégie. Si les agriculteurs cessent de produire du lait, ce sera aussi la fin des transformateurs.

Avec les actions de demain, l'EMB appelle la société civile à s'exprimer enfin d'une voix forte (voir communiqué de presse). Il est temps que les intérêts des grandes entreprises passent au second plan.


(Pour simplifier, la forme masculine est employée pour désigner autant les femmes que les hommes)


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vendredi, 01 mai 2020
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La pandémie COVID-19 s'ajoute et renforce les persécutions historiquement pratiquées contre les peuples. Et cette pandémie ne peut nous faire oublier la violence systémique et systématique à l'encontre des paysans et paysannes, et autres travailleurs ruraux, ainsi que les violations de leurs droits. À la recherche d'un revenu décent et pour assurer leurs moyens de production, les travailleurs ruraux dans différentes parties du monde sont constamment confrontés à des hostilités, à la violence, à la persécution et à la criminalisation. Cette situation est exacerbée par la mise en place des mesures exceptionnelles contre la maladie.

Les sociétés transnationales minières, agroalimentaires et hydro-industrielles, harcelaient déjà les populations des campagnes, des eaux et des forêts ; avec la pandémie, les gouvernements assujettis à ces grandes entreprises justifient leurs actes de persécution et même d’extermination. Car en réalité, leur préoccupation n'est pas de sauver des vies, mais d'essayer de sauver l'économie capitaliste, qui repose sur le sang de milliers de personnes dans le monde.

Pour les paysans et paysannes, les peuples de pêcheurs et des forêts, la lutte quotidienne dans le contexte du COVID-19 n'est pas facile. Dans plusieurs pays, lorsqu'ils tentent d'accéder aux marchés pour vendre leurs récoltes ou leurs produits, les paysans et autres producteurs de denrées alimentaires sont confrontés à des sanctions économiques ou pénales pour tout déplacement hors de leur communauté. Les marchés locaux, les marchés paysans, etc. ont été fermés à titre préventif, mais les supermarchés sont encouragés à poursuivre leurs activités, en exploitant leurs travailleurs et en spéculant parfois sur les prix des denrées alimentaires et d'autres produits tels que les masques. Nous affirmons que le monde paysan est capable d'adopter des mesures d'hygiène rigoureuses afin d'éviter la contamination et d'être contaminé.

Dans le secteur agricole, les personnes qui ont été amenées à utiliser des produits toxiques, tels que les pesticides, insecticides et autres, comptent aujourd'hui parmi les groupes les plus exposés au COVID-19, en raison de la faiblesse physique et des maladies que ces produits chimiques provoquent.

Les communautés d'ascendance africaine, les peuples autochtones, les migrants, les personnes LGBTI, les populations urbaines en situation de pauvreté et les femmes sont parmi les personnes qui souffrent de l'impact disproportionné de la crise sanitaire, sociale et économique.

La violence domestique s'est intensifiée avec le confinement ; les foyers sont devenus plus dangereux pour les femmes, les enfants et les personnes âgées qui étaient déjà victimes de violence. Les groupes féministes qui soutiennent les personnes confrontées à la violence voient leur action limitée par l'enfermement forcé et subissent des atteintes à leur liberté d'expression dans les médias numériques.

La situation touche également les migrants internationaux et les déplacés internes, notamment dans les camps de réfugiés surpeuplés. Les adultes et les enfants sont confrontés à une détention arbitraire et prolongée et à des traitements abusifs dans des conditions insalubres et dégradantes, en plus des abus policiers. Les personnes impliquées dans l'aide alimentaire ont été condamnées à des amendes dans les pays du Nord et persécutées dans les pays à régime autoritaire.

Depuis l'apparition du COVID-19, les gouvernements du monde entier ont appliqué des restrictions plus ou moins drastiques à la liberté de mouvement et à la liberté de réunion. Une pandémie est combattue par l'information, les soins, la santé publique universelle et gratuite, et non par la police et l'armée qui s'attaquent aux gens. Certains gouvernements se cachent derrière cette crise pour attaquer ou laisser attaquer spécifiquement les leaders sociaux et les défenseurs des territoires. De nombreux journalistes ou écrivains ont également été attaqués pour avoir diffusé des critiques sur les gouvernements, certain.e.s ont disparu ou ont été réduit.e.s au silence. Dans le même temps, les grands médias ont continué à jouer un rôle important dans la diffusion de la discrimination et des discours de haine contre certains groupes sociaux.

Il y a toujours des cas d'emprisonnement arbitraire, de détention au secret de prisonniers politiques et des mesures de quarantaine qui ont entraîné la suspension des services judiciaires, ce qui a servi de prétexte pour empêcher la libération de personnes, ainsi que les plaintes et l'accès à des recours judiciaires par les personnes qui ont été menacées ou attaquées. Les revendications pour de meilleures conditions sanitaires pour les prisonniers, face au Coronavirus, ont été durement réprimées dans plusieurs pays. Les états d'alerte, la militarisation accrue et la présence policière sont devenus la nouvelle norme dans de nombreuses régions du monde, ce qui fait craindre que ces pouvoirs continuent d'être exercés une fois la crise passée.

Les militants et les dirigeants d'organisations populaires, hommes et femmes, attirent également l'attention sur les conséquences et les implications à long terme de la surveillance numérique accrue qui est mise en place dans le monde entier pour soi-disant contenir la propagation du virus. Non seulement elle mettrait en danger les droits numériques et la vie privée de la société dans son ensemble, mais elle permettrait également un plus grand contrôle du travail et des mouvements des personnes, et des attaques - en ligne sur leur liberté d'expression, et hors ligne sur leur vie - sur eux, leurs familles, leurs communautés et leurs organisations. Dans le même temps, les personnes qui n'ont pas accès aux technologies et aux différents outils de communication se retrouvent isolées et incapables de communiquer sur leur situation et de s'organiser en collectifs.

En quelques semaines, la situation d'exclusion et d'inégalité a été mise en évidence pendant la pandémie. Le système agroalimentaire hégémonique s'est révélé incapable de lutter contre la faim, la précarité et les terribles conditions de travail. Si les causes structurelles des nombreuses crises que connaît l'humanité ne sont pas traitées, les mobilisations sociales et les protestations s'intensifieront et avec elles les mesures de répression et de contrôle de la part de ceux qui maintiennent le monopole politique et économique. La pandémie a précipité une crise structurelle du capitalisme déjà annoncée.

Nous devons renforcer les alliances entre les organisations populaires, en préservant la vie des personnes qui se battent pour leur territoire, pour leur culture, pour une façon de produire qui ne détruise pas la planète. Nous devons rendre visibles et faire prendre conscience des menaces qui pèsent sur les personnes et leurs organisations, en particulier les plus isolées. Nous devons dénoncer de toutes les manières possibles la violence subie, en ciblant les gouvernements, les entreprises, les propriétaires terriens et les autres personnes qui sont impliquées dans la persécution, la criminalisation, la disparition et l'assassinat de militants et de dirigeants de mouvements et d'organisations populaires. La violence est, et reste, un phénomène structurel plutôt qu'un phénomène d'urgence, et doit être traitée comme telle par le déploiement des ressources nécessaires.

La construction collective est fondamentale pour faire face au monde d'aujourd'hui et de demain. La crise a également mis en évidence la solidarité et la construction d'alternatives, existantes et nouvelles, qui doivent être le moteur de nos futures actions collectives. Nous ne reviendrons pas à la "normalité" de la violence, aux situations précaires. Le capitalisme n'a rien à offrir à nos peuples, seulement la violence, l'exploitation et la mort. Ce que nous disons aujourd'hui était fondamental hier et le sera encore demain. Il est temps de promouvoir de nouvelles valeurs, il est temps d'organiser la résistance, de renforcer les connaissances locales et la création de connaissances et l'apprentissage participatifs, de produire sur nos territoires, de nourrir le monde et de préserver la planète et l'humanité.

Il est temps de renforcer la solidarité, d'exercer la résistance, de cultiver l'espoir.

jeudi, 30 avril 2020
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Alors que plus que jamais, nous constatons qu’une agriculture indigène est indispensable à la sécurité de l’approvisionnement de notre pays et à la souveraineté alimentaire ; que les consommateurs prennent conscience de l’importance d’une agriculture de proximité et dévalisent les marchés à la ferme, self-services et autres, la demande de l’IP lait du 23 avril d’importer 1000 tonnes de beurre tombe totalement à rebours du bon sens et elle est choquante en cette période de crise historique.

Nous vous demandons de refuser catégoriquement cette demande. La fabrication de beurre à partir de matière première suisse est possible et plus que souhaitable ! Comme indiqué dans notre précédent courrier adressé à M. Parmelin, le 14 avril dernier, il est temps de mettre fin aux aberrations que la production laitière subit depuis des années: le système de segmentation du lait en place aujourd’hui est opaque et profite surtout aux acheteurs de lait qui utilisent tous les stratagèmes possibles pour acquérir cette précieuse matière première au prix le plus bas possible. Voici quelques exemples :

- Entre septembre 2019 et janvier 2020, la part de lait segment B chez l’un des plus gros acheteurs - Mooh - est passée de 10 à 40%. Et comme par hasard, cette augmentation du lait en segment B s’est faite en parallèle de la mise en place du « Tapis vert » (Swissmilk green).

- Une partie du lait segment B sert à la fabrication de fromage à pâte molle vendu à l’exportation environ 3 Fr.-/kg. Comment cela est-il possible ? Parce que le supplément pour le lait transformé en fromage est également versé sur ce lait segment B, ce qui est contraire à la loi : ce supplément ne doit aller que sur du lait segment A.Pour rappel, le lait segment B a été payé en moyenne 45,42 centimes par litre de lait en 2019.

- De plus, l’acheteur Mooh a annoncé dans son bulletin d’avril 2020 qu’à cause de l’effondrement brutal des prix internationaux du lait et de la poudre de lait lié à la crise du corona virus, le prix du lait segment B est impacté et a déjà diminué de 3 centimes sur le mois d’avril pour arriver à 42 centimes. Et que l’on peut s’attendre à une nouvelle baisse importante en mai.

Comment ce secteur déjà fortement ébranlé va-t-il pouvoir faire face à une nouvelle baisse des prix ?

Nous demandons donc : une revalorisation du prix départ ferme, un transfert d’une majorité du lait segment B, utilisé à la fabrication de pâtes molles, de poudre de lait écrémé, yogourts, autres produits frais pour l’exportation vers le segment A pour la fabrication de beurre pour le marché Suisse.

Comme nous pouvons le constater ses dernières semaines, la Confédération a su nous montrer, qu’en temps de grave crise, elle est capable de jouer son rôle et de prendre ses responsabilités, même au prix de nombreux sacrifices. Nous demandons que l’Office Fédéral de l’Agriculture prenne aussi ses responsabilités et mette en place de véritables mesures pour encadrer la production laitière suisse et garantir le maintien de cette dernière. L’heure est grave également pour la production laitière suisse ! Et force est de constater que la Fédération des Producteurs Suisses de Lait ainsi que l’Interprofession Lait ont montré depuis des années et montrent encore aujourd’hui, en temps de crise, leur incapacité à défendre et mettre en place de réelles solutions en faveur des producteurs de lait suisses.

N’oublions pas que si nous en sommes arrivés là - à manquer de matière première pour fabriquer du beurre -, c'est avant tout à cause de l’hécatombe du nombre de producteurs de lait en Suisse, qui est la conséquence d’un prix du lait tous segments confondus couvrant à peine la moitié des coûts de production.

De nombreux producteurs sont au bord du gouffre et de plus en plus de consommateurs se rebiffent contre cette libéralisation des importations particulièrement en ces temps de semi-confinement qui exacerbent les réactions. Accepter cette demande d'IP Lait est indigne d'un pays qui dit soutenir ces producteurs. Cela pourrait, de plus, amener ces producteurs qui n'ont plus rien à perdre à des réactions en chaîne. Plusieurs d'entre eux ont déjà parlé de vider les rayons de beurre étrangers dans les magasins qui en vendraient. Des consommateurs semblent de plus en plus prêts à les appuyer. La situation est déjà tendue et ce serait un non sens que de mettre de l'huile sur le feu.

Il est temps d’agir en faveur des producteurs !

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de croire, Monsieur Hofer, à l’assurance de nos salutations distinguées.

(Pour simplifier, la forme masculine est employée pour désigner autant les femmes que les hommes)


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mardi, 28 avril 2020
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Protection

Parlons du libre-échange. Il ne s'agit jamais de libre-échange sur un pied d'égalité ou de relations commerciales égalitaires, mais bien de faire prévaloir les énormes intérêts des multinationales et des investisseurs. Dans le cas des droits sur la propriété intellectuelle ou dans celui des semences, par exemple, ils sont très protectionnistes ; l'accord économique avec l'Indonésie ne fait pas exception. La sociologue allemande Maria Mies analyse avec justesse le contexte : "Cette inégalité croissante entre les pays et au sein de ceux-ci n'est toutefois pas fortuite, mais constitue un élément structurel nécessaire à la mondialisation néolibérale. Pour les multinationales, cette inégalité constitue un "avantage comparatif" dans leur lutte pour obtenir la main-d'œuvre la moins chère et les conditions environnementales les plus laxistes." Selon le critique de la mondialisation Noam Chomsky, contrairement au Premier Monde, le Tiers Monde est contraint de se libéraliser. Avec des conséquences dévastatrices pour les humains et l'environnement.
Une autre particularité du libre-échange est que, dans la mesure du possible, tous les processus décisionnels démocratiques sont contournés. Le libre-échange ne doit pas passer l'écueil du peuple et les négociations sont totalement opaques. Ce fut notamment le cas dans le cadre de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT, adhésion en 1966) et également pour l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995. L'accord (Suisse-Indonésie) met en avant la durabilité et le nouvel article constitutionnel (art. 104 d) met l'accent sur des "relations commerciales transfrontalières qui contribuent au développement durable de l’agriculture et du secteur agroalimentaire". Pour la première fois, les valeurs fondamentales des Nations Unies en matière de développement durable sont inscrites dans le préambule de l'accord économique, ainsi que des dispositions sur les questions environnementales, les normes de travail et la gestion durable du secteur des huiles végétales, pour n'en citer que quelques-unes. Que de belles paroles ! Il manque des moyens pratiques de contrôle et de sanction. Nous préférons protéger notre agriculture indigène et, dans la mesure du possible, nous passer de l'huile de palme, qui détruit l'environnement en Indonésie et dont les risques pour la santé sont connus. Le comité d'Uniterre a décidé le 14 janvier 2020 de soutenir le référendum contre l'accord de libre-échange avec l'Indonésie, qui a été approuvé par le parlement le 20 décembre 2019. C'est la première fois en Suisse qu'un référendum est lancé contre un accord de libre-échange. Il ne nous reste cependant pas beaucoup de temps : le délai pour le dépôt des signature est fixé au 9 avril 2020. Signez maintenant la feuille de signature ci-jointe et renvoyez-la immédiatement.

Mathias Stalder, Uniterre Sekretär