vendredi, 26 mai 2017
jeudi, 24 février 2011
Ne touche pas à ma terre! Une manifestation forte des paysannes et paysans de l'Afrique de l'Ouest au Forum social mondial à Dakar, Sénégal.
par Marianne Lerch et Maya Graf 
«Un autre monde est possible.» Telle était la devise du 8e Forum social mondial à Dakar, Sénégal, en ce début de février. Pendant six journées des plus intensives sous un soleil éblouissant, plus de 70 000 personnes de 134 nations ont participé aux conférences, réunions de réseautage et événements autour de sujets comme le changement climatique, l'agriculture et le commerce, la migration, la fiscalité équitable, le droit des femmes, la crise financière et économique. 
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jeudi, 24 février 2011
 Des organisations européennes ont fait une petite vidéo sur la problématique des agrocarburants >visionnez l'animation
Uniterre fait partie d'une plateforme informelle d'ONG, d'organisations environnementales et paysannes qui suivent de près l'évolution des agrocarburants.
jeudi, 24 février 2011
voir campagne: Agrocarburants: des critères plus sevères sont nécessaires
dimanche, 30 janvier 2011
> décembre 2011: toutes et tous à Berne le 2 mars 2012
> novembre 2011: liberté syndicale remise en question
> octobre 2011: marché du porc, sommes-nous en 1960?
> septembre 2011: 265 candidat-e-s ont signé le pacte d'Uniterre
> juillet-août 2011: Défis de l'agriculture; à chacun son tour de piste
> juin 2011; Forum Nyeleni Europe, une priorité pour les paysans
> mai 2011; semences, il y a urgence!
> avril 2011: revenu des paysans en baisse; le temps est venu de revendiquer ensemble des prix équitables
> mars 2011: venez nombreux pour participer à l'action spectaculaire du 4 avril
> février 2011: hommage aux résistant-e-s
> janvier 2011: forum du lait à Swissexpo: l'industrie mêne le bal
mardi, 25 janvier 2011
> Semence: entre menaces et espoirs (novembre 2011)
> Recherche agricole (octobre 2011)
> Forum Européen pour la souveraineté alimentaire (septembre et octobre 2011)
> Emplois agricoles en Afrique (juilet-aout 2011)
> Accaparement des terres (juin 2011)
> Problématiques fourragères et agriculture paysanne (avril 2011)
> Une délégation paysanne investit le Conseil des Droits de l'Homme (mars 2011)
> Politiques publiques et souveraineté alimentaire (février 2011)
> Les droits paysans: une étape cruciale en mars à Genève (février 2011)
 
mardi, 04 janvier 2011
22.12.2011  Souveraineté alimentaire: tirons tous à la même corde tissée par La Via Campesina >communiqué
12.12.2011 Un intergroupe parlementaire Souveraineté alimentaire est créé. Déjà 15 conseillers nationaux et aux Etats y sont inscrits. >communiqué
09.12.2011 Action des producteurs sur la place fédérale à Berne! Marre de cette mafia laitière! Pour la force obligatoire en main des producteurs >communiqué
02.12.2011 19 organisations regroupées au sein de la plateforme nationale pour la souveraineté alimentaire co-signent des critères minimum de la souveraineté alimentaire. >communiqué   >critères
29 novembre: Action de protestation des producteurs de lait suisses et européens : pas d'exportations de dumping avec les montagnes de beurre - Il ne faut pas les produire. >communiqué
08.11.2011 Affaire de Pringy. La justice fribourgeoise a condamné injustement quatre producteurs. La liberté syndicale paysanne est remise en cause >communiqué
07.11.2011 invitation à un rassemblement de solidarité avec des producteurs d'Uniterre inculpés >invitation
25.10.2011 31 élu-e-s au Parlement suisse ont signé le pacte d'Uniterre pour une agriculture citoyenne basée sur la souveraineté alimentaire >communiqué >liste nominative
20.10.2011 Rassemblement international devant l'UPOV à Genève. Alors que l'UPOV fête ses 50 ans, les paysans protestent contre une institution au service de l'industrie semencière >communiqué  > photos >vidèo
30.09.2011 Les producteurs veulent pouvoir réguler leurs production afin de ne plus devoir payer des soutiens aux exportations. Communqué conjoint avec AllianceSud et EMB >communiqué
27.09.2011 lait: baisse de 4 ct/kg du prix indicatif >communiqué
26.09.2011 251 candidat-e-s signent le pacte d'Uniterre pour une agriculture basée sur la souveraineté alimentaire >communiqué Etat au 18 octobre (275 candidats) >liste >réserves
13.09.2011 : déjà 200 candidat-e-s ont signé le pacte d'Uniterre pour une agriculture citoyenne basée sur la souveraineté alimentaire >communiqué
21.06.2011 la chute de l'euro au coeur du débat politico-médiatique >communiqué
27.06.2011 position d'Uniterre sur PA 2014-17 >communiqué
21.06.2011 Assemblée Générale 2011 d'Uniterre >communiqué
07.06.2011 non à l'accaparement des terres >communiqué  >dossier spécial
19.05.2011 évacuation en cours du champ des filles, zone industrielle Genève >communiqué
10.05.2011 soutien à la valorisation agricole de 3 ha de friche industrielle à Genève >communiqué
21.04.2011 Baisse des revenu: le temps est venu de revendiquer ensemble des prix équitables >communiqué
15.04.2011 luttes paysannes du 15-17 avril:
15.04.2011 Scandale: Les grands distributeurs Coop et Migros empêchent les consommateurs genevois d'acheter des produits régionaux équitables! 17 avril: Récupérons des terres abandonnées ! >communiqué
13.04.2011 Politique laitière dans Migros Magazine: la rétention d'informations règne en maître >communiqué  >pages du Migros Magazine
04.04.2011 LE PRINTEMPS DES FAMILLES PAYSANNESLes membres et sympathisant-e-s d'Uniterre se retrouvent à Berne ce 4 avril 2011 à la Münsterplatz pour interpeller différents acteurs >communiquéAnnexe 1: Ne cherchez pas à vendre le nouveau projet de politique agricole PA 2014-17 sous un pseudo label de la souveraineté alimentaire: c'est un leurre! >dossier presse Annexe 2: Politique laitière: pour un réel pouvoir de négociation et des prix équitables sur les marchés >dossier de presse Annexe 3: revitaliser la production de grandes cultures dans une vision de souveraineté alimentaire >dossier de presse
22.03.2011 les récentes décisions de l'interprofession du lait sont de la «comm'» rien d'autre! >Communiqué
18.03.2011 actions les 22 et 23 mars contre les importations de la misère >communiqué
17.03.2011 La souveraineté énergétique va de pair avec la souveraineté alimentaire  >communiqué
21.02.2011 Pas d'importation de pommes de terre d'Egypte >communiqué
16.02.2011 l'assiette avant le réservoir! 60'000 signatures contre les agrocarburants! >communiqué
17.01.2011 Déjà avant la suppression du contingentement laitier, Uniterre a soutenu une gestion nationale des quantités.  >communiqué
mardi, 16 juin 2020
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Ce lundi 15 juin a eu lieu à Berne la conférence de presse qui lançait la nouvelle étude de la plateforme pour une agriculture socialement durable. Deux historiens, Gilles Bourquin et Jan Chiarelli, se sont penchés sur les conditions de travail dans le domaine de l’agriculture.

L'étude, bilingue est basée sur neuf cantons et couvre la période de 2000 à 2018.Cette étude reflète une réalité pas très reluisante de notre agriculture et des conditions de vie de toutes les personnes travaillant jour après jour pour produire notre alimentation.

Retrouvez le communiqué de presse ci après:
Si l'on examine les conditions de travail des salariés agricoles, un patchwork se dessine : de Genève à la Thurgovie, de Bâle au Tessin, les contrats-types de travail cantonaux sont très variés. Cela s'applique aux pauses (seuls 9 des 26 cantons accordent des pauses rémunérées de 15 minutes par demi-journée), aux heures supplémentaires (il peut être nécessaire de faire des heures supplémentaires) et aux jours de congé, ainsi qu'à la durée du travail hebdomadaire : le canton de Glaris se distingue par une semaine de 66 heures (mai - septembre) et le pendule oscille entre 50 et 55 heures par semaine dans la plupart des autres cantons. Seul le canton de Genève est en avance avec une semaine de 45 heures. L'assujettissement de l'agriculture au code du travail fixerait une durée hebdomadaire de travail de 45 heures (article 9) et représenterait une première amélioration.

Les salaires standards publiés annuellement par l'Union suisse des paysans (USP) s'élèvent actuellement à 3 300 francs bruts pour les auxiliaires saisonniers pour 55h semaine et à 2 625 francs bruts pour les stagiaires de moins de 4 mois (desquels sont déduits les frais de logement et de nourriture, à hauteur de 990 francs par mois). Un bref aperçu de l'évolution du salaire cible : depuis 2010, il n'a augmenté que de 395 CHF pour le personnel auxiliaire saisonnier et de 135 CHF pour les stagiaires. Une Convention Collective du Travail nationale peut fixer des salaires obligatoires. Avec la conférence de presse d'aujourd'hui, nous ouvrons le débat sur cette question urgente.

Mais ce débat ne peut être mené sans tenir compte de la situation des revenus des paysannes et paysans. La discussion sur la pression exercée sur les prix à la production par Coop et Migros vient de reprendre. Ce qui est en jeu, ce n'est rien de moins qu'une communauté agricole diversifiée et familiale, qui compte encore 50 000 exploitations. 2 à 3 fermes ferment leurs portes chaque jour. La baisse des prix à la production (-30% au cours des 30 dernières années) combinée à une forte pression de production est critique pour de nombreuses exploitations. Selon l’USP, l'agriculture représente 32 centimes du franc de consommation. L'étude menée par Agrisodu identifie également de graves lacunes dans les paiements directs, car "en 2018, les agriculteurs suisses n'ont effectivement bénéficié que de la moitié des 3,6 milliards. L'autre moitié va aux grandes chaînes de transformation et de vente au détail".

En 2018, le revenu agricole par unité de travail était d'un peu moins de 52’000 CHF (70’600 CHF par exploitation), ce qui correspond à 4’340 CHF bruts par mois. Le salaire médian suisse était de 6’538 francs bruts. Le revenu est encore plus faible pour les exploitations de montagne (40’580 et 34’321 francs respectivement). Ceci est contraire à l'article 5 de la loi sur l'agriculture, selon lequel les exploitations agricoles "peuvent, sur plusieurs années, atteindre un revenu comparable à celui de la population active d'autres secteurs économiques de la même région". Et au paragraphe 2, que "lorsque le revenu est nettement inférieur au niveau de référence, le Conseil fédéral prend des mesures temporaires pour l'améliorer". Mais rien ne se passe ! En outre, le temps de travail hebdomadaire est de 67 heures pour les hommes et de 63 heures pour les femmes. De plus, les agricultrices travaillent en moyenne 11 heures par semaine à titre accessoire. Au total, une charge de travail immense, avec une dette élevée d'environ 30 000 CHF par hectare et des salaires de misère. La situation est encore exacerbée par le dumping à l’importation, qui sape nos normes en matière de bien-être animal, de responsabilité sociale et d'écologie et entraîne une concurrence déloyale pour notre production intérieure.

Uniterre a déjà fait campagne pour la normalisation des conditions de travail et des prix équitables dans le cadre de l'initiative pour la souveraineté alimentaire.

L'Espagne montre la voie : Il est interdit par la loi de fixer des prix inférieurs aux coûts de production dans les contrats de vente de produits agricoles.

Nous pouvons briser cette spirale négative en défendant enfin un changement social avec les agriculteurs, les consommateurs et les travailleurs agricoles.

Mathias Stalder, secrétaire syndicale Uniterre


Plus d'infos sur le site de la plateforme : http://www.agrisodu.ch/


Commandez le livre pour 10.- sur le site du Centre Europe - Tiers Monde (CETIM) https://www.cetim.ch/product/25676/


dimanche, 14 juin 2020

Rudi Berli, maraîcher, secrétaire d'Uniterre


Dans son introduction à la réforme de la politique agricole, le Conseil Fédéral affirme que les objectifs ont été atteints dans différents domaines : "En effet, les revenus ont augmenté dans l’agriculture, …" mais quelques pages plus loin, il précise son propos: "L’amélioration de la compétitivité du secteur agroalimentaire suisse est un objectif prioritaire de la politique agricole"!

Le revenu de l’activité agricole réalisé en 2018 atteint 70’600 francs par exploitation, marquant une augmentation de 4,1 % par rapport à l’année précédente. C'est une bonne nouvelle, mais elle est toute relative ! Les exploitations agricoles suisses comptent en moyenne 1,36 unité de travail plein temps.Par unité de travail, le revenu agricole est donc de 51'911 francs. Rappelons que le salaire médian brut suisse se situe à 78’000 francs. Au niveau mensuel, cela représente pour le salaire médian 6’502 francs bruts en 2016 et pour le revenu paysan mensualisé, 4’340 francs en 2018. Sachant que le temps de travail moyen en Suisse est de 41,5h par semaine alors que dans l'agriculture, il est en moyenne de 60h, cela représente une rémunération horaire de 39 francs, respectivement 18 francs pour les paysan.ne.s! Cette différence est encore beaucoup plus marquée dans les régions de collines et de montagne. (cf. tableau)

État comparatif des salaires 2016/2018 par région

Région

Revenu du travail par UTAF

Salaire de référence


Francs par an

Francs par an

Région de plaine

57 343

74 664

Région des collines

40 580

69 773

Région de montagne

34 321

66 599

Source : Agroscope, Dépouillement centralisé des données comptables ; échantillon « Situation du revenu »

L'article 5 de la Loi sur l'agriculture prescrit pourtant à l'alinéa 1 que "les mesures prévues dans la présente loi ont pour objectif de permettre aux exploitations remplissant les critères de durabilité et de performance économique de réaliser, en moyenne pluriannuelle, un revenu comparable à celui de la population active dans les autres secteurs économiques de la même région" et dans l'alinéa 2 que "si les revenus sont très inférieurs au niveau de référence, le Conseil fédéral prend des mesures temporaires visant à les améliorer." Qu'en est-il alors ?

Dans son message sur la nouvelle politique agricole 22+, le Conseil Fédéral ne mentionne, sur l'ensemble des 250 pages, aucune mesure pour remédier à cette situation !

Le revenu du travail à l'extérieur est souvent la seule planche de salut pour pouvoir continuer à survivre financièrement. Il se monte en moyenne à 31’800 francs. Les fermes spécialisées dans la transformation, de même que celles qui sont actives dans les cultures végétales (cultures spéciales ou grandes cultures), comptent parmi celles qui réalisent le revenu moyen le plus élevé. Par contre, l’élevage de vaches laitières, celui de vaches mères et celui de divers bovins (c’est-à-dire de bovins et d’une petite proportion de vaches laitières) ainsi que l’élevage de chevaux, de moutons et de chèvres génèrent un revenu de 15 à 30 % inférieur à la moyenne agricole suisse.

Les paiements directs

Au niveau comptable, les paiements directs représentent en moyenne environ 25% des produits d'une ferme. Ce qui nous amène au paradoxe qu'à part l'évolution structurelle, c'est-à-dire le démantèlement progressif de l'agriculture paysanne, aucune mesure n'est prévue pour améliorer les revenus paysans sur le marché dans la nouvelle politique agricole ! En effet, c'est à cause de la destruction des fermes, que le revenu sectoriel du travail par unité de travail annuel augmente. Certains agriculteurs vont, en plus de leur exploitation, travailler jusqu'à 100%à l'extérieur pour tenter de renflouer les comptes courants qui plongent, qu'ils ont consolidés par des emprunts à moyen terme et qui retombent assez vite dans le rouge.

L’endettement

Rappelons dans ce contexte que l'endettement moyen des fermes suisse est de près de 500'000 francs en 2017 soit un pourcentage d'environ 50% par rapport aux actifs. Par hectare de surface agricole, cet endettement est de 20'000 francs. ( source Agroscope 2014) En effet, les agriculteurs souffrent également financièrement des calendriers de paiement de leurs récoltes et de leur travail. Alors que les paiements directs sont versés en juin et novembre, les comptes courants sont fortement sollicités entre janvier et mai, et entre juillet et octobre. Le paiement des céréales, des betteraves sucrières en juillet de l’année suivant la récolte et même les paies laitières arrivent après livraison (environ 15 jours après la fin d’un mois). Pour certaines productions, le paiement arrive jusqu'à une année après. Le problème, ce n’est donc pas seulement les prix trop bas, mais également l'échelonnement des paiements directs, bisannuels au lieu d'être mensuels et l'absence d'acomptes de production.

Quel autre secteur économique pourrait absorber une telle incertitude et une telle hypothèque financière permanente ?

Payer le prix équitable, bien manger, un luxe ?

Si nous y regardons de plus près, nous voyons comment le modèle agricole actuel est déterminé par les intérêts financiers et commerciaux des grandes entreprises (du secteur agro-industriel et de la grande distribution), qui cherchent à profiter de quelque chose d’aussi essentiel que l’alimentation. Ce système de marché dérégulé, dans sa course pour transformer les besoins en marchandises, les droits en privilèges, transforme aussi la cuisine, et en particulier les produits alimentaires de qualité, en un luxe. La malbouffe et les maladies qui y sont liées touchent aujourd'hui principalement les plus pauvres et la différence entre l’alimentation pour les riches et celle pour les pauvres est renforcée.
Une production agricole et un système alimentaire durables permettent au contraire par des contrats de production et de prise en charge négociés préalablement entre producteur.trice.s et acheteurs, d'approvisionner toute la société avec des aliments de qualité et de développer un modèle agricole qui respecte les ressources environnementales et les paysan.e.s. Ces négociations peuvent se faire à tous les échelons, entre voisins, autour d'une crèche, une école, un village ou un quartier.Les contrats peuvent aussi être négociés pour l'ensemble d'une filière par une organisation des producteurs de la branche avec les distributeurs et les transformateurs. A la Confédération, il appartiendra cependant de fixer un cadre qui permette un exercice de négociation démocratique, transparent et équitable. Ce sont la qualité, la quantité, le prix, les modalités de paiement et de livraison et les paiements d'acomptes de production qui doivent être déterminés à l'avance. Ce système permet une transparence sur les marges du commerce et rend accessible une alimentation de qualité produite dans des conditions durables, équitables pour les producteur.trice.s et pour les consommateur.trice.s. Telle devrait être la vision sociale qui doit guider la politique agricole. (journal uniterre avril 2020)

mercredi, 10 juin 2020
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Notre courrier à l'Office fédéral de l’agriculture (OFAG) du 27 avril contre l'importation du beurre aura été vain. En effet, l’OFAG a accepté la demande déposée par l’interprofession du lait en relevant de 1000 tonnes le contingent d’importation de beurre au 1er juin 2020.

Au vue de la réponse de l'OFAG à notre courrier (à retrouver ici), cela n'est malheureusement pas surprenant. Comme toujours, la Confédération ne veut pas prendre ses responsabilités et mettre un cadre là où l'IP Lait ne fait pas son travail!

Alors, maintenant, l'octroi de cette autorisation nous amène quelques questions (pdf ici), que nous avons posé à l'OFAG:

  • Quels sont les acheteurs des parts de contingent mises aux enchères jusqu’au 26 mai 2020 ainsi que les quantités attribuées à ces acheteurs ?
  • D’où proviendra ce beurre ? Dans quelles conditions, avec quel cahier des charges ce dernier sera-t-il fabriqué ?
  • L'OFAG peut-il nous assurer que ce beurre importé respectera l’alinéa d. de l’article 104a. sur la sécurité alimentaire, à savoir « des relations commerciales transfrontalières qui contribuent au développement durable de l’agriculture et du secteur agroalimentaire » ?
  • Ce beurre sera-t-il soumis à des conditions strictes d’affichage lors de sa vente ? Y a-t-il une obligation de déclarer son origine étrangère sur les emballages ou étiquettes de vente ? Les acheteurs peuvent-ils le mélanger à de la production indigène pour l’écouler sans qu’il en soit expressément fait mention sur les produits concernés ?
  • Comment l'OFAG compte assurer que le lait utilisé pour la fabrication du beurre importé ne proviendra pas d’animaux nourris aux OGM, que ce lait sera produit selon les exigences du cahier des charges suisse ? Quels contrôles seront mis en place pour assurer la traçabilité de la production de ce beurre importé ?

Nous vous tiendrons informer du retour de l'OFAG à ces questions.

Nous ne baissons pas les bras et prévoyons d'autres actions à venir! La suite au prochain épisode!

lundi, 08 juin 2020
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L’initiative pour des multinationales responsables sera soumise à votation ! Une épreuve de force s’est tenue au parlement et le lobby des grandes multinationales s’est imposé sur tous les plans (voir ci-dessous pour plus de détails).

Soutenir maintenant le crowdfunding !

Uniterre soutient l’initiative pour des multinationales responsables, car elle vise une évidence: lorsque des multinationales comme Glencore polluent des rivières ou détruisent des régions entières, elles doivent en assumer les conséquences.

Afin de gagner la votation contre la campagne à 8 millions du lobby des grandes multinationales, nous avons besoin de votre soutien. Avec le lancement d’un grand crowdfunding, nous nous sommes fixés l’objectif de récolter un million de francs ! Participez dès maintenant au crowdfunding : www.initiative-multinationales.ch/crowdfunding


Un million de francs est un objectif très ambitieux que très peu de campagnes ont atteint en Suisse. Si nous voulons gagner, nous dépendons urgemment de ces fonds :

  • Nous avons besoin de 130'000 CHF au moins pour la production et la publicité de vidéos en ligne afin de mobiliser les jeunes durant la dernière phase.
  • Il nous faut 220'000 CHF au moins afin de publier des annonces dans les grands journaux.
  • Nous avons besoin de 650'000 CHF au minimum pour des affiches, sinon nous n’aurons aucune visibilité face à la campagne d’affichage étendue des grandes multinationales.

Un grand merci d’avance pour votre contribution. Qu’il s’agisse de 5, 50 ou 200 francs, tout don nous rapproche un peu plus de notre but : www.initiative-multinationales.ch/crowdfunding


Au fait, que s’est-il passé au parlement ?
Après presque trois ans de débats parlementaires s’est tenue la « conférence de conciliation » des deux chambres. Les grandes multinationales et leurs associations de lobbying se sont à nouveau imposées sur tous les plans lors de cette dernière étape. Cela signifie qu’il n’y aura pas de réglementation à l’égard de multinationales comme Glencore et Syngenta et qu’elles ne devront pas répondre de leurs actes lorsqu’elles polluent des fleuves ou détruisent des régions entières.


Nous avons maintenant besoin d’un Oui dans les urnes en faveur de l’initiative pour des multinationales responsables ! Pouvez-vous aussi soutenir le crowdfunding par un don ? Un grand merci d’avance : www.initiative-multinationales.ch/crowdfunding

mardi, 02 juin 2020
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En raison de la pandémie de la Covid-19, la collecte de signatures a été suspendue. Avec actuellement 56 500 signatures, nous sommes proches de notre objectif et nous voulons récolter encore 3 000 signatures supplémentaires d'ici le 8 juin 2020, la soumission étant prévue pour le lundi 22 juin 2020.

Le syndicat paysan Uniterre et le viticulteur biologique Willy Cretegny ont officiellement lancé le 27 janvier 2020, le référendum contre l'accord de libre-échange avec l'Indonésie, et il est maintenant soutenu par près de 50 organisations. Les dernières semaines ont montré que l'Indonésie n'est pas disposée à mettre en œuvre des normes écologiques et sociales pour empêcher la destruction des forêts vierges et de leurs richesses :

- Une nouvelle loi minière supprime la limite maximale de 15 000 hectares pour les mines individuelles et prévoit une prolongation automatique des permis pour 20 ans, en partie au profit de l'industrie du charbon. Cette loi renforce la déforestation massive des forêts.

- Selon un nouveau projet de loi, les entreprises d'huile de palme ne devront plus mettre un cinquième de leurs terres à la disposition des petit.e.s paysan*ne.s.

- La loi omnibus adoptée par le gouvernement du président Joko Widodo en février 2020 prévoit des sanctions plus légères contre les infractions à l'environnement, la fin des poursuites contre les plantations qui défrichent la forêt par le feu. En outre, cette loi privera les gouvernements locaux de leur pouvoir de décision sur l’octroi des permis pour des projets sensibles sur le plan environnemental. Le Parlement indonésien se prononcera sur cette loi dans les prochains mois.

Nous savons maintenant que les pandémies comme celle de la Corona sont étroitement liées à l'agro-industrie et à la destruction de nos moyens de subsistance naturels. Au lieu de promouvoir la souveraineté alimentaire et une agriculture diversifiée pour les petits exploitants, les accords de libre-échange alimentent la propagation des monocultures d'huile de palme et ne servent que les intérêts des grandes entreprises locales et multinationales. Kathrin Hartmann, auteur du livre "The Green Lie" et experte en matière d'éco-blanchiment, déclare à propos de l'accord de libre-échange avec l'Indonésie : « L'accord de libre-échange va accroître la souffrance et la destruction ».

Communiqué de presse du 2 juin 2020.

lundi, 01 juin 2020
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Ces derniers mois, le terme de souveraineté alimentaire a été repris en Europe et en Suisse par la société civile mais aussi par des décideurs politiques et des fonctionnaires. Il nous semble important de faire un petit rappel de ce qu’est la souveraineté alimentaire afin d’éviter qu’elle ne devienne un concept vide.

La base de la souveraineté alimentaire est le respect. Respect des hommes et des femmes et de la planète. La solidarité et la justice. La démocratie. La souveraineté alimentaire est une vision humaniste sur le long terme. La souveraineté alimentaire c’est aussi la clairvoyance et le courage de sortir du dogme néolibéral. La souveraineté alimentaire c’est l’espoir d’un monde juste et équitable.

Il n’est donc pas question de galvauder la souveraineté alimentaire, car elle est une réponse globale et systémique.

Un concept global

La « souveraineté alimentaire soutient une agriculture qui, dans un espace rural vivant et créateur d’emplois, produit une alimentation saine et de proximité permettant des prix, des conditions de travail et des salaires justes ; elle participe par ailleurs à un commerce international équitable et une exploitation durable des ressources[1]. »

La souveraineté alimentaire se construit dans une économie circulaire, inclusive, coopérative.

Une diversité de fermes à maintenir

Le paysage agricole suisse est composé d’unités agricoles très différentes les unes des autres. Certaines sont spécialisées et hautement mécanisées, elles peuvent être relativement grandes ou petites. D’autres sont plus diversifiées et extensives. Certaines produisent pour la grande distribution, d’autres pour le marché local, certaines encore transforment elles-mêmes leurs produits ou travaillent avec un artisan. Certaines travaillent de manière conventionnelle, conformément aux exigences de la politique agricole, d’autres selon les critères de l’agriculture biologique ou d’IP-Suisse. Et quelques-unes sont en biodynamie, agroécologie ou permaculture.

Il y aurait de la place pour toutes ces formes d’agriculture en Suisse. Mais il faudrait un soutien spécifique aux petites structures et aux collectifs : reconnaissance juridique, formation, recherche, finances et infrastructures, entre autres.

Promouvoir l’agriculture paysanne et les circuits courts

Environ quatre fermes disparaissent par jour en Suisse. Cette érosion est dramatique, car seules perdurent les entités agricoles hautement spécialisées. La souveraineté alimentaire a pour but de maintenir et de renforcer une agriculture paysanne et des collectifs de production qui cultivent (et élèvent leurs animaux) selon les critères de l’agriculture biologique ou de l’agroécologie et qui écoulent leur production en circuits courts. Il est vital socialement, économiquement que la population s’approprie de son alimentation et que le plus grand nombre possible puisse acquérir les compétences et des espaces de production et de transformation destinées à la vente directe.

Le marché c’est nous !

Les demandes et revendications d’Uniterre sont très souvent balayées par les nécessités de s’adapter au « marché ». Il y a bien les directives de l’OMC, les traités de libre-échange, mais en Suisse qui définit les besoins du marché ? Nous pouvons, par nos choix d’achat en tant que consommatrices et consommateurs, influencer les décisions des transformateurs et de la grande distribution. Mais il n’en reste pas moins que le cœur des décisions de ces entreprises est la rentabilité économique. Cela ne suffit pas ! Le commerce doit se mettre au service du développement durable et les coûts environnementaux, sociaux et sanitaires des produits devraient être pris en compte et répercutés sur les prix, ce qui les rendrait non attractifs. Actuellement, les dégâts sur l’environnement et les impacts négatifs sur la santé sont pris en charge par la société tandis que les bénéfices commerciaux restent en main privée !


[1] Voir les documents sur la souveraineté alimentaire sur le site https://initiative-souverainete-alimentaire.ch

lundi, 25 mai 2020

Jeune Couple Suisse cherche ancien verger à acheter en l’état pour réhabilitation.
Toutes communes des districts de Nyon et Morges, et environs
Surface et configuration du terrain libres


Contact :

sandra.rappo@gmail.com
Mme RAPPO 079/715.21.18
M. EGLI 022/519.26.02

jeudi, 14 mai 2020
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Une vidéo à ne pas manquer!

https://www.youtube.com/watch?v=QyxXJEnZt8g

Réalisée par Longo Mai - Montois

mardi, 12 mai 2020
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Lausanne, le 12 mai 2020


Uniterre s’est penché sur le train d’ordonnances agricoles 2020. Voici les points essentiels qui en ressortent :



Améliorations structurelles :

Comme lors de la consultation sur la PA 2022+, Uniterre accueille favorablement les ouvertures proposées en faveur des personnes morales dans le cadre de la LDFR ainsi qu’à des conditions de contrôle et des exigences pour éviter une mise en danger des éléments fondamentaux du droit foncier rural.


Protection à la frontière :

Uniterre estime que les propositions concernant les importations agricoles sont à rejeter en bloc. Elles sont contraires à la sécurité et à la souveraineté alimentaire ! Elles augmentent la pression sur les prix à la production par une concurrence accrue. Elles favorisent les effets négatifs sur l'environnement par une hausse des volumes d'importation et dégradent les conditions cadres assurant l'approvisionnement de la population avec une production indigène durable et de qualité. Les défis que nous imposent le changement climatique, la nécessité de protéger les ressources et l’environnement ainsi que la crise actuelle liée au coronavirus montrent l’importance de maintenir et de développer une production indigène socialement, environnementalement et économiquement durable.

Dans le secteur laitier, au lieu de faciliter l'importation de beurre, nous demandons le maintien du système actuel et et la mise en œuvre de mesures privilégiant une production suffisante de beurre indigène, plutôt que la production de fromages bon marché d’exportation. Dans le domaine des productions végétales, il faut rehausser les prix seuils, baissés par l'OFAG, pour rendre plus attractive la production indigène de fourrages. Concernant le blé panifiable, il ne faut pas modifier le système actuel, mais au contraire mettre un frein à l'importation massive de pains préfabriqués qui ne sont pas pris en compte dans le contingent d'importation de blé panifiable. Le système de mise aux enchères doit être maintenu.


Protection des végétaux :

Nous saluons l’adaptation au droit européen en matière de retrait de substances actives. L'homologation de produits autorisés en agriculture biologique devrait être accélérée par une réciprocité avec le droit européen. Uniterre rappelle qu’il s’oppose à la culture et l’utilisation d’OGM dans l’agriculture de même qu’aux techniques de mutagénèse faisant recours à l’ADN recombinant


Simplification administrative:

Certaines simplifications administratives sont bienvenues, mais dans l'ensemble, la densité de la charge administrative devrait être réduite.


Supplément pour la transformation laitière

Uniterre se bat depuis des années pour que la prime fromagère soit versée directementaux producteurs conformément à l’ordonnance sur le soutien du prix du lait (OSL Art. 6b) ! Aujourd’hui cette prime est versée aux transformateurs qui devraient la reverser aux producteurs or, nous savons qu’une partie de cette prime reste dans les poches des transformateurs et de la grande distribution,

La transparence du marché laitier doit être améliorée par une application plus rigoureuse de l'art. 37 sur les contrats laitiers, y compris le droit de livraison volontaire du lait du segment B. Aujourd’hui les producteurs ne peuvent pas décider dans quel segment leur lait sera vendu (pour rappel lait segment A : prix indicatif 71ct/l ; lait segment B : env. 45 ct/l).

Les interprofessions (art.7,8 Lagr) doivent garantir une représentation démocratique des producteurs, selon le principe 1 producteur = 1 voix. Ce renforcement est nécessaire afin que la position des producteurs soit améliorée vis-à-vis des transformateurs et de la grande distribution. Les prix indicatifs devraient avoir valeur départ ferme et des prix minimaux devraient être fixés.

En revanche, Uniterre est contre le fait de verser le supplément de non-ensilage également pour le lait bactofugé et pasteurisé transformé en fromage. La Confédération doit au contraire soutenir les mesures pour favoriser une production durable de qualité. Un prix du lait équitable de Fr. 1.- est une condition qui doit être soutenue dans les efforts de la branche.


Contact presse : Rudi Berli, r.berli@uniterre.ch, 078 707 78 83 (D/F)


lundi, 11 mai 2020

Neuchâtel, zone montagne. Vaches allaitantes.

Profil : expérience agricole et bétail. Maniement tracteur et machines. Capacité de travailler de manière autonome.

Possibilité de reprise graduelle de l’exploitation.

Pour plus de renseignements : 079 201 90 85