vendredi, 26 mai 2017
mardi, 22 décembre 2009
Reflets des mobilisations en marge du sommet officiel

2 décembre, 14h: visite de Mercuria Energy trading, un trader impliqué dans le commerce des agrocarburants (ainsi que du gaz, du pétrole et du charbon).
Scène de théâtre présentant des paysans cultivant leur blé. A ce moment, 3 traders arrivent et leur confisquent terre et semences pour remplir les réservoirs d'essence des voitures. Pas de nourriture, du carburant!
vendredi, 20 novembre 2009
Uniterre, une ligne cohérente depuis 60 ans
Origine de nos actions et objectifs recherchés
2 mois de révolte paysanne se sont écoulés et jamais les médias n'auront autant parlé de nos objectifs, de nos souhaits. Parmi la population, le soutien aux idées que nous désirons voir se concrétiser est immense. C'est surtout dans le milieu paysan que des interrogations subsistes, voire que des aspirations légitimes des paysans sont remises en question.
jeudi, 12 novembre 2009
La fédération romande de l'agriculture contractuelle de proximité gagne l'AgroPrix 2009 pour l'innovation en agriculture!
La FRACP gagne l'AgroPrix 2009 pour l'innovation en agriculture! Coup de chapeau à toutes celles et ceux qui y ont cru et ont aidé au développement de ces projets! 
Bravo surtout et bonne suite à toutes celles et ceux qui pratiquent l'agriculture contractuelle au quotidien, soit les paysan-ne-s et les consommateurs-trices de plus d'une vingtaine d'initiatives en Suisse.
mardi, 03 novembre 2009

3 novembre 2009 à Berne, une journée sur la souveraineté alimentairePortée par les organisations paysannes, syndicales et de consommateurs.
jeudi, 10 septembre 2009
Tout un chacun peut participer et soutenir le mouvement en:
Participant activement en affichant, collant des étiquettes de soutien au mouvement!

Faites des copies de 3 versions de ces autocollants en achetant des étiquettes d'adresses et en téléchargeant les fichiers appropriés:(lors de l'impression à l'option "mise à l'échelle", choisir: "aucune")
 
3 formats à disposition
Etiquettes "office world" : 64.6mm large x 33.8 de haut (24 étiquettes par pages, 3 colonnes, 8 lignes)
Etiquettes migros : (« papeteria »). hauteur 37.1 mm x 70 mm de large.(24 étiquettes par pages, 3 colonnes, 8 lignes)
Etiquettes Coop : (marque avery zweckform n° 3490 , 33 mm x 70 mm (24 étiquettes par pages, 3 colonnes, 8 lignes)
Etiquettes A6 à coller pour les bouteilles de lait en vente à la ferme. Des étiquettes seront fournies aux assemblées mais si vous pouvez en imprimer chez vous c'est bien.

 
mardi, 08 septembre 2009
Depuis nos villages vers New Delhi et Genève: Les paysans indiens manifestent contre l'OMC
(New Delhi, 8 septembre 2009) Le Comité indien de coordination des mouvements de paysans comprenant des organisations telles que Bhartiya Kisan Union et Karnataka Rajya Ryota Sanghe, membres de La Via Campesina, a organisé une manifestation de plus de 50.000 personnes le 3 septembre à New Delhi.
mardi, 01 septembre 2009
du 11 septembre au 28 octobre 2009
Les paysans en colère!
 
vendredi, 31 juillet 2009
pour ancrer la souveraineté alimentaire dans la future Constitution cantonale.
Entre mi-juin 2009 et fin juillet 2009, 1'207 signatures ont été récoltées pour demander aux élu-e-s de la Constituante de se pencher sur le concept de souveraineté alimentaire. Cette proposition collective a été déposée mardi 25 août 2009 au secrétariat de la Constituante. Les délégués d'Uniterre Genève ont été reçu par la Présidence.
> le texte déposé
lundi, 06 juillet 2009
Selon ce principe européen, les Etats membres de l'Union européenne (UE) sont tenus d'accepter sur leur territoire toutes les marchandises légalement produites et commercialisées dans les autres Etats membres, même si ces produits sont fabriqués selon des prescriptions techniques ou qualitatives différentes de celles imposées par l'Etat importateur. Des exceptions sont possibles pour des motifs de santé publique, de protection des consommateurs et de l'environnement.
lundi, 18 mai 2009
Mot aux producteurs
Chers membres d'Uniterre, d'EMB,Chers collègues
Hier soir à Pringy, entre 150 et 200 producteurs étaient autour de la salle où se réunissaient le conseil d'administration de la Fédération des sociétés fribourgeoises de laiterie (FSFL) et les groupes de négociation.La présence déterminée des producteurs a duré de 20h à 2h du matin.La section d'Uniterre-Fribourg, la commission lait et le comité directeur souhaitent remercier toutes celles et ceux qui se sont déplacés jusqu'à Pringy et ont montré clairement le mécontentement, la force et la détermination des producteurs à un comité peu enclin jusqu'à maintenant de l'entendre.
mercredi, 13 mai 2009
Lire l'article publié en mai 2009 dans Uniterre "Epidémie, Mécanisme grippé"
mercredi, 29 avril 2009
A la veille de la fin du contingentement laitier, Uniterre alerte des dérives potentielles...
L'exploitation laitière idéale des grands distributeurs...loin de l'image marketing «Heidi, petites fleurs et animaux heureux»
Une journée d'actions d'envergure européenne organisée par Uniterre et l'European Milk Board
vendredi, 17 avril 2009
communiqués presse
Uniterre célèbre depuis neuf ans la journée internationale des luttes paysannes initiée par le mouvement paysan international La Via Campesina en 1996 en mémoire de 19 paysans sans terre assassinés.
Cette année, plusieurs activités se sont déroulée à Genève, au Jura et à Neuchâtel pour promouvoir les notions incluses dans le concept de souveraineté alimentaire:
vendredi, 13 mars 2009
Rassemblement devant l'OFAG
samedi, 31 janvier 2009
> décembre 2009: Le Parlement barricadé
> novembre 2009: Uniterre une ligne cohérente depui 60 ans
> octobre 2009: La Grande Peur dans les Campagnes
> septembre 2009: La révolte paysanne est en marche
> juillet-août 2009: Prix des déchets plus élevé que le blé TOP
> juin 2009: Faut-il brûler?
> mai 2009: Trop de lait, de baisses de prix
> avril 2009: Brison le tabou sur les prix
> mars 2009: FAO et souveraineté alimentaire
> février 2009: Unité, régulation, prix
> janvier 2009: en 2009, tordre le cou à l'escroquerie
samedi, 31 janvier 2009
04.12.2009 communiqué suite à la condamnation du Président d'Uniterre par la justice fribourgeoise. >communiqué
03.12.2009 communiqué sur la mesure d'Uniterre pour gérer le marché laitier.  >communiqué >annexes
01.12.2009 invitation pour une conférence de presse mercredi 2 décembre à 14h, rue des Gares, Genève sur la thématique des paysanne. >invitation
01.12.2009 tour de Genève de ses multinationales et autres acteurs détruisant la paysannerie >dossier de presse
30.11.2009 invitation à la presse, conférence de presse mardi 1er décembre à 10h >invitation
29.11.2009 manifestation du 28 novembre, suite des mobilisations contre l'OMC. >communiqué
28.11.2009 3 délégués coréens de La Via Campesina bloqués sur ordre de la police fédérale à l'aéroport de Genève depuis le 27 à 23h . Uniterre et La Via Campesina dénonce avec vigueur cette violation du droit démocratique à manifester. >communiqué
26.11.2009 invitation à la presse pour une conférence de presse sur les mobilisations OMC: présentation de la délégation internationale et des objectifs: vendredi 27 nov à 15h30, 25 rue des Gares/Genève.
24.11.2009 La Via Campesina et Uniterre participent aux mobilisations contre l'OMC entre le 27 novembre et le 3 décembre >communiqué
28.10.2009 Les producteurs de lait veulent connaître les besoins annuels des transformateurs. Ils demandent qu'elles leur transmettent les 95% des quantités totales et annuelles de lait dont elles ont besoin pour faire fonctionner correctement leurs usines. >communiqué
26.10.2009 qui refuse le dialogue, qui n'est pas constructif? >communiqué >Presse Erklärung
23.10.2009 décisions de l'IP lait et du Conseil fédéral sur le marché laitier; réactions. Action à Saignelégier vendredi 23 octobre: "bottons les 20 millions en touche!". >communiqué   >Presse Erklärung
20.10.2009 reflets de la conférence de presse commune entre Uniterre, BIG-M et Alliance sud contre les subventions à l'exportation> communiqué de presse          > dossier de presse Uniterre - BIG-M   > dossier de presse Alliance sud   > texte BIG-M       
15.10.2009 invitation pour une conférence de presse commune l le mardi 20 octobre à 10h30 à Berne d'Uniterre, Alliancesud et BIG-M sur les subventions à l'exportation >invitation
10.10.2009 Prix des céréales, faut-il brûler pour se chauffer/Prix du lait: le chaudron déborde. >communiqué
08.10.2009 Plus de 50 tracteurs et de nombreux producteurs se sont rassemblés devant le site de Cremo à Lucens pour dénoncer les subventions à l'exportation qui sont pour nous une voie erronée pour résoudre le problème actuel du marché laitier. >communiqué
07.10.2009 un camion de l'entreprise Arnold (OP Ostschweiz) est bloqué par des producteurs à Joux du Plâne. >communiqué
01.10.2009 Révolte: les laitiers rejoints par les céréaliers et les producteurs de fruits et légumes >communiqué
30.10.2009: La fédération romande d'agriculture contractuelle de proximité nominée à l'AgroPrix 2009. Conf de presse 6 oct. >communiqué
28.09.2009 Poursuite de la révolte: les 2 semaines qui viennent sont axées sur la vente de lait, une action par région, un renforcement des contacts avec la suisse allemande >communiqué
24.09.2009 70 tracteurs à Nyon, la suite à Meyrier le 24 septembre au soir et le 25 septembre à Crémo. >communiqué
21.09.2009 100 tracteurs et 200 paysans ce jour chez Elsa, le programme de la semaine. >communiqué
21.09.2009 action annoncée chez Elsa >communiqué
19.09.2009 info révolte >communiqué
17.09.2009 30-40 tracteurs et vente de lait, actions futures >communiqué
16.09.2009 Ce jour, une centaine de tracteurs et plus de 150 paysans se sont rassemblés à Aigle et ont défilé dans la ville ! A Monthey, 260 litres de lait vendus A Lausanne, 200 litres de lait vendus >communiqué
16.09.2009 la révolte est en marche >communiqué
14.09.2009 la révolte paysanne en route. Certains producteurs se mettent en grève, d'autres imaginent d'autres actions de solidarité >communiqué
11.09.2009 la révolte paysanne est lancée en Suisse! Tous les producteurs sont appelés à participer >communiqué
10.09.2009 L'APLI et l'OP, membre de EMB appellent à la grève du lait en France et cherchent la solidarité en Europe >communiqué
20.08.2009 1'200 personnes souhaitent voir la souveraineté alimentaire dans la future Constitution genevoise >communiqué
18.08.2009: Information concernant la manifestation de Sempachdu samedi 29 août 2009 >communiqué
31.07.2009: Le loup COOP serait-il devenu agneau ? Bizarre...>communiqué
18.05.2009: Uniterre-Fribourg, soutenue par d'autres section d'Uniterre fait le siège d'une réunion de la Fédération des sociétés fribourgeoises de laiterie. >communiqué
29.04.2009: Lait, actions d'envergure européenne. Relai suisse à Ependes (VD) >communiqué  >Presseerklaerung
28.04.2009: Invitation aux médias. A la veille de la fin du contingentement laitier, Uniterre alerte des dérives potentielles... >invit
15.04.2009: Invitation média pour le 17 avril, journée internationale des luttes paysanne pour plus de souveraineté alimentaire :- Brisons le tabou des prix aux producteurs et des prix aux consommateurs. - Recapitalisation de l'UBS? Comment protéger les matières premières agricoles et la terre des spéculations ? - « Rebocalisons » nos cornichons. >invitation médias , >annexes au communiqué de presse
09.04.2009: Les habitants d'Yverdon-les-Bains ont leur association d'agriculture contractuelle de proximité : elle se nomme «TerreFerme»>communiqué
08.04.2009: 17 avril journée internationale des luttes paysannesPour plus de souveraineté alimentaire : -Brisons le tabou; prix aux producteurs, prix aux consommateurs -Recapitalisation de l'UBS? Comment protéger les matières premières agricoles et la terre des spéculations? -« Rebocalisons » nos cornichons >pré-invitation
13.03.2009: Rassemblement des producteurs devant l'Office fédéral de l'agriculture. entre 250 et 300 producteurs de toute la Suisse rassemblé. le cochon doré du plus grand mensonge a été attribué à l'OFAG ainsi qu'un mur de lait. > dossier de presse
dimanche, 25 janvier 2009
> Bunge, Cargill et Migros se font du blé mais les paysans sont sur la paille (décembre 2009)
> Du fromage artisanal au Kirghistan (décembre 2009)
> Au coeur des enjeux, le revenu paysan. Interview de Mamadou Cissokho, Président d'honneur du ROPPA (octobre 2009)
> En mémoire de Lee, la lutte continue (septembre 2009)
> Climat: les peuples indigènes victimes (septembre 2009)
> Engagement de la FAO en faveur des droits paysans? (juin 2009)
> Les fraises de Huelva, la honte (juin 2009)
> Souveraineté alimentaire plutôt que libre-échange (juin 2009)
> Epidemies: mécanisme grippé? (mai 2009)
> L'Afrique en ligne de mire- L'Afrique au coeur d'une nouvelle révolution verte Double article (mars 2009)
> La mystica au sein de La Via Campesina: "Vous pourrez toujours couper les fleurs, vous n'arrêterez jamais le printemps. Voici une phrase de Pablo Neruda qui exprime la dynamique de La Via Campesina. (janvier 2009)
jeudi, 15 janvier 2009
26 novembre au 3 décembre: accueil d'une délégation d'une vingtaine de paysans de La Via Campesina pour les mobilisations contre l'OMC.
7-9 septembre: forum international médias nord-sud. La crise alimentaire mondiale-la faim du monde.  >programme
août: Uniterre a co-financé, avec plusieurs partenaires, une étude sur la production de Jatropha au Mozambique.
mardi, 06 janvier 2009
Janvier 2009. Après nous être adressés aux candidat-e-s au Parlement lors des votations de l'automne 2007, nous sollicitons les citoyennes et citoyens de ce pays (toute nationalité confondue) afin qu'ils prennent connaissance de notre projet de souveraineté alimentaire pour la Suisse et qu'ils s'engagent, selon leur intérêt dans la démarche.
mercredi, 13 avril 2022
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Selon le communiqué de presse du 4 avril 2022 co-signé par les deux organisations susmentionnées, tous les œufs de poules élevées en plein air devront répondre aux exigences du logo à la coccinelle à partir d'août 2022, afin de rester sur les rayons. Leur argument : Migros apporterait ainsi une contribution importante au bien-être des animaux, au climat et à la biodiversité. GalloSuisse - l'association des producteur*trices d'œufs suisses - n'a pas été impliquée dans les négociations, mais mise devant le fait accompli. Elle se montre donc "étonnée et déçue" par cette procédure, comme elle l'a écrit le même jour dans sa lettre ouverte.

Les exigences plus élevées en matière de biodiversité, de bien-être des animaux, de protection du climat et des ressources, d'alimentation avec du soja certifié en provenance d'Europe, etc. peuvent impliquer des changements sur l'ensemble de l'exploitation ainsi qu'une majoration des coûts. Tout cela, une fois encore, sur le dos des paysan*nes. Le géant orange ne semble, en effet, pas envisager une hausse des prix d'achat aux producteur*trices. Il n'en fait en tout cas nulle mention!

Maurus Gerber, président d'Uniterre, déclare à ce sujet : "La dimension économique et sociale de la durabilité a tout simplement été mise de côté. IP-Suisse, en tant qu'organisation de producteurs comptant environ 20'000 membres, aurait tout intérêt à intégrer ces deux aspects rapidement et de façon systématique ". En effet, l'augmentation des coûts de production réduit de plus en plus la marge de manœuvre des producteur*trices, ce qui représente une menace existentielle pour nos fermes.

Vanessa Renfer, productrice de poulet, précise : "Que ce soit pour le lait des prés, le blé sans herbicide et maintenant pour les œufs, c'est toujours la même manœuvre :

- Pas de consultation préalable des producteur*trices.

- Les paysan*nes sont toujours mis devant le fait accompli

- On ne prend pas en compte les surcoûts que cette transition va engendrer.

- On ne parle pas des prix d'achat de ces produits IP-Suisse. Actuellement, seuls 45 producteurs d'œufs répondent déjà à ces exigences. 60 devront procéder à des adaptations afin de satisfaire la Migros. Il est fort probable que cela ait un impact négatif sur les prix."

Uniterre demande un véritable partenariat plutôt qu'un diktat. Il n'est pas acceptable que l'acheteur fixe lui-même les conditions de production. Il faut un dialogue équitable, notamment sur les prix à la production. Nous attendons de la Migros qu'elle applique les principes qu'elle met en avant dans sa vision, à savoir "être un pont entre consommateurs et producteurs" et "rendre à la paysannerie ce qui lui est dû, principalement en lui payant un prix équitable pour ses produits".

Nous voulons une agriculture paysanne diversifiée qui ait de l'avenir. Nous voulons assurer la souveraineté alimentaire.

Contacts avec la presse :

Maurus Gerber, président, paysan retraité (d/f) : 081 864 70 22

Vanessa Renfer, secrétaire, paysanne (f) : 078 821 24 83.

vendredi, 08 avril 2022
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Réunis en Assemblée générale le 1er avril dernier, les membres d’Uniterre ont longuement échangé sur les tenants et aboutissants de l’initiative populaire lancée par Sentience Politics et qui vise à abolir l’élevage intensif en Suisse. La discussion, animée mais respectueuse, n’a toutefois pas permis d’aboutir à un consensus.

L’organisation paysanne Uniterre reconnaît l’intérêt du texte, qui vise à supprimer les grands élevages industriels au profit d’élevages paysans à taille humaine. Elle salue la volonté des initiants de limiter la consommation de viande et de se soucier du bien-être animal, et se félicite tout particulièrement de constater la volonté d’imposer les mêmes normes aux produits animaux importés.

Cependant, les membres ont jugé que le texte était trop vague pour en estimer pleinement les conséquences sur les familles paysannes. Le cahier des charges de Bio Suisse est cité comme un standard minimal, sans être une règle absolue. Il existe en outre un flou marqué quant à la définition même du terme « intensif », ou du bien-être animal. Par exemple, une vache attachée dans une écurie de montagne connaît-elle un bien-être suffisant, ou cela serait-il remis en question en cas de oui ? Le texte ne le stipule pas de façon suffisamment claire.

Le comportement d’achat des consommatrices et consommateurs a également été remis en question, et pour Uniterre, comme pour beaucoup d’autres organisations, le premier vote citoyen se fait lors des achats quotidiens.

En revanche, si le texte n’a pas été jugé comme adéquat pour venir à bout de la problématique en cause, il n’en demeure pas moins que la problématique de l’élevage industriel est bien réelle. Les membres d’Uniterre reconnaissent dans leur majorité que le système agro-alimentaire n’est pas en mesure de répondre aux défis de demain, tant d’un point de vue climatique, qu’environnemental, social ou sanitaire. Il est urgent d’explorer d’autres chemins pour atteindre un système agricole et alimentaire durable et résilient. Cela passe par la revalorisation du travail des familles paysannes et par la modification de nos comportements de consommation, non seulement pour les produits issus de nos animaux, mais également pour toute notre alimentation.

C’est la raison pour laquelle Uniterre a choisi de laisser à ses membres la liberté de vote. Cependant, notre organisation ne manquera aucune occasion de rappeler ses arguments en faveur d’une agriculture paysanne durable, telle qu’elle est promue par la Via Campesina. Elle appelle l’ensemble de la population à mener une réflexion au sujet de ses attentes vis-à-vis de l’agriculture suisse, et l’encourage à aller à la rencontre des familles paysannes afin de mieux cerner les problèmes, mais aussi les solutions potentielles.

Lausanne, le 8 avril 2022

Contacts presse :

Maurus Gerber, président, paysan retraité (d/f) : 081 864 70 22

Vanessa Renfer, secrétaire, paysanne (f) : 078 821 24 83


Les revendications d’Uniterre :

  • Un cadre politique qui offre un soutien fort aux familles paysannes : aides au financement de bâtiments, par exemple
  • Une consommation de viande raisonnée, strictement indigène, du museau à la queue de l’animal
  • Des prix qui couvrent l’intégralité des coûts de production, car les mesures en faveur du bien-être animal ont un coût
  • Une revalorisation importante des cultures à destination des humains, afin d’encourager les réorientations de production là où c’est possible
  • La transparence dans les filières, et une répartition équitable de la valeur ajoutée pour chaque maillon de la chaîne
  • Une protection douanière efficace

En résumé, un changement de paradigme est nécessaire pour atteindre les buts recherchés, et cela ne se peut se réaliser qu’avec le soutien de toutes et tous. Les familles paysannes ne peuvent supporter à elles seules les contraintes qui découleront de ce changement.

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mercredi, 30 mars 2022
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Communiqué de presse d'Uniterre, ECVC, Solifonds, AGRISODU

Une opération sans précédent contre le droit du travail : EUROSOL est un exportateur de fruits et légumes à Almeria. En 2018, les travailleurs de la ferme "Matías de Níjar " d'EUROSOL ont obtenu, avec le soutien du syndicat SOC-SAT, l'élection d'un Comité d'Entreprise qui a pu faire respecter les clauses de la Convention Collective de l’Agriculture. Dans le but de maintenir des conditions de travail précaires, EUROSOL a organisé en 2021 une opération de représailles sans scrupules, remplaçant son personnel de longue date par des travailleurs fraîchement recrutés, afin de créer et manipuler une majorité docile. En même temps, elle procède aux licenciements progressifs des membres du Comité et des travailleurs qui le soutiennent : 19 travailleurs licenciés depuis juillet 2021 - et la série continue.

Attitude équivoque de Migros:Interpellée dès l’été 2021, Migros a organisé un « audit social » pour « enquêter » sur son fournisseur EUROSOL. Or, le rapport de cet audit ignore le contexte et réduit la situation à un "conflit entre deux groupes de travailleurs". UNITERRE, SOLIFONDS, AGRISODU et la FÉDÉRATION ROMANDE DES CONSOMMATEURS ont conclu sur la base des documents à leur disposition qu’en fait, Migros utilise ce rapport d’audit pour ne rien entreprendre !

Evaluation des réponses de Migros :

Ce que Migros nous dit: Pour ses contrôles, elle utiliserait les services d’organismes expérimentés et compétents - En vérité : Les documents démontrent que l’audit a été conduit de manière à démontrer que le fournisseur de Migros était en tous points conforme.

Ce que Migros nous dit:Elle ne tolère pas les violations des droits dans sa chaîne d’approvisionnement, se base sur le droit du pays concerné et les jugements des tribunaux, et exige des mesures correctives de ses fournisseurs lorsque les rapports d’audits démontrent des violation des droits - En vérité : Migros veut gagner du temps et comme les rapports des audits « ne démontrent pas de violation des droits », elle attend les jugements des tribunaux. Et, comme elle sait que ceux-ci se font attendre, elle trouve là un bon prétexte pour ne pas agir, aidant ainsi ses fournisseurs à établir des faits accomplis en licenciant les travailleurs !

UNITERRE, SOLIFONDS et les organisations de LA VIA CAMPESINA maintiennent que Migros n’est pas crédible et ne contrôle pas la situation dans sa chaîne d’approvisionnement. Pour être crédible, Migros devrait prendre les mesures suivantes :

  • Suspendre ses achats chez Eurosol tant que les 19 travailleurs licenciés ne sont pas repris
  • Se distancer de l’audit non crédible d’octobre 2021 au vu des preuves éclatantes
  • S’engager à remplacer des systèmes de contrôle non crédible (par exemple : GRASP) par des modules vraiment indépendant.
  • S’engager aussi pour la transparence en impliquant les parties prenantes (associations de con- sommateurs, ONG etc.) dans un dialogue continu et ouvert sur les impacts sociaux et écolo- giques dans sa chaîne d’approvisionnement

UNITERRE, SOLIFONDS, AGRISODU et les organisations de LA VIA CAMPESINA soutiennent le communiqué de presse de la Fédération Romande des Consommateurs sur le même sujet : https://www.frc.ch/postpratique/migros-le-gout-amer-de-la-ratatouille-espagnole/

Contacts presse :

Uniterre, Mathias Stalder, 076 409 72 06

SOLIFONDS, Aurora Garcia, 079 944 53 73

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vendredi, 18 mars 2022
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Dans un quotidien de plus en plus accéléré, la nourriture devient un point de repère fondamental : prendre le temps de cuisiner en respectant les saisons, de se nourrir avec des produits issus de l’agriculture locale, ça veut dire contribuer durablement à la santé des humains, des animaux et de notre planète.

Organisez un événement et participez à la Semaine suisse du Goût, qui aura lieu cet automne du 15 au 25 septembre. Ateliers, balades gourmandes, marchés, dégustations… célébrons ensemble le retour de la convivialité !

Inscriptions ouvertes jusqu'au 15 mai 2022 sur le site www.gout.ch

Participation gratuite pour les membres d'Uniterre

vendredi, 11 mars 2022
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L'Alliance suisse pour une agriculture sans génie génétique (ASGG) salue la décision du Conseil national de prolonger le moratoire jusqu'en 2025, mais regrette que le régime d’homologation souhaité par le Conseil national ne soit pas clairement ancré dans la Loi sur le génie génétique. Ceci crée une insécurité juridique problématique pour garantir la sécurité des êtres humains, de l’environnement et de l’économie.


La variante adoptée aujourd’hui laisse sous-entendre que l'édition du génome sans introduction de matériel génétique étranger à l'espèce est sans danger. Mais le fait de renoncer à l'introduction de gènes étrangers n'offre pas une plus grande sécurité car le risque ne dépend pas uniquement de l’ADN introduit mais aussi et surtout de la technique utilisée. Ces NTGG augmentent la rapidité et les possibilités de modification des génomes - entre autres la possibilité de modifier plusieurs gènes à la fois (multiplexing) et d'accéder à des zones du génome qui sont autrement protégées des mutations naturelles. Ceci a pour conséquence un risque accru et non évalué et exige une réglementation plus stricte et une évaluation des risques qui n’est permise que dans le cadre de la LGG.


Il est important de mettre à profit la période du moratoire pour définir les critères qui définiront le risque liés à ces techniques et ainsi établir un régime d’homologation qui permette de garantir la sécurité des êtres humains, de l’environnement et de l’économie. Ce délai permettra aussi d’attendre les éventuels changements de législation dans l'UE avant d'élaborer un régime d’homologation et permettra également la tenue d’un débat sociétal sur la question de l’utilisation de ces techniques.


Avec le délai fixé pour l'élaboration d'une réglementation d'autorisation basée sur les risques jusqu'à mi-2024, le Conseil fédéral dispose du temps nécessaire pour clarifier les opportunités et les risques que présente la culture des nouveaux OGM. Ce délai permettra aussi d’attendre les éventuels changements de législation dans l'UE avant d'élaborer un régime d’homologation et permettra également la tenue d’un débat sociétal sur la question de l’utilisation de ces techniques.


Les nouvelles techniques de génie génétique (NTGG) doivent être réglementées dans la loi sur le génie génétique (LGG) afin de garantir la sécurité des denrées alimentaires et de l'environnement par une évaluation des risques appropriée et d'assurer la coexistence et la liberté de choix pour les producteurs et les consommateurs ainsi que de clarifier la question de la responsabilité en cas de contamination. Il s'agit notamment de répondre aux questions suivantes : quels sont les coûts liés à une coexistence des cultures génétiquement modifiée et conventionnelle et bio en Suisse, comment continuer à garantir la liberté de choix des consommatrices et consommateurs et des productrices et producteurs, comment évaluer les risques des nouvelles techniques de modification génétique, à qui incombe la responsabilité en cas de contamination et de dommages à l’environnement ou de contamination des filières ou d’exploitations conventionnelles ou bio.

Les réponses aux divers postulats en suspens ainsi que le processus législatif au sein de l'UE, dont le résultat est attendu en 2023, constitueront la base de la discussion sur les opportunités et les risques que présentent ces nouvelles techniques. Sans cette base, il ne sera pas possible de garantir un régime d’homologation basé sur les risques, conformément au principe de précaution. Les NTGG et leurs produits n’ont pas encore été testés et les risques liés à leur dissémination ou consommation pratiquement pas étudiés. De même pour les opportunités qu’ils sont censés représenter : aucune preuve n’a jamais été apportée jusqu’à présent. Tous les organismes miracles promis ne sont en tout cas pas dans le pipeline de recherche des grands groupes qui possèdent les brevets d’utilisation de Crispr/Cas.


La variante adoptée aujourd’hui laisse sous-entendre que l'édition du génome sans introduction de matériel génétique étranger à l'espèce est sans danger. Mais le fait de renoncer à l'introduction de gènes étrangers n'offre pas une plus grande sécurité, car le risque ne dépend pas uniquement de l’ADN introduit mais aussi et surtout de la technique utilisée. C’est pour cela que le droit sur le génie génétique suisse et européen se base sur le processus de modification et non le produit. C’est aussi pour cela que ces nouvelles techniques de génie génétique sont régulées aujourd’hui selon la LGG comme l’exige le Conseil fédéral, mais aussi la Cour de justice de l’UE. Les NTGG augmentent la rapidité et les possibilités de modification des génomes - entre autres la possibilité de modifier plusieurs gènes à la fois (multiplexing) et d'accéder à des zones du génome qui sont autrement protégées des mutations naturelles - a pour conséquence un risque accru et non évalué. Cela exige une réglementation plus stricte et une évaluation des risques qui n’est permise que dans le cadre de la LGG. C'est la seule façon de préserver l’environnement, la santé, mais aussi la stratégie de qualité de l'agriculture et de l'industrie alimentaire suisses.


Complément d’information

- Luigi D’Andrea, Secrétaire exécutif de l’Alliance suisse pour une agriculture sans génie génétique, tél. 077 400 70 43, l.dandrea@stopogm.ch
- Fabien Fivaz, Vice-président de l’ASGG, tél. 079 627 92 30

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vendredi, 11 mars 2022
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Nous avons 2 postes qui se libèrent à Uniterre:

Secrétaire permanent*e syndical*e (60%) pour le 1er juillet 2022

Secrétaire permanent*e syndical*e (40%) pour le 1er juin 2022 pour la Suisse alémanique


Merci d'envoyer votre dossier de candidature à info@uniterre.ch sous format électronique uniquement d’ici au 20.03.2022

jeudi, 10 mars 2022
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Communiqué de presse de la commission lait d’Uniterre

L’Interprofession Lait (IP Lait) a annoncé jeudi 3 mars une augmentation du prix du lait de centrale sur le segment A de 5 cts, passant ainsi de 73 cts à 78 cts.

La commission lait d’Uniterre salue cette augmentation du prix du lait segment A de 5 cts. Il était plus que temps que l’IP Lait réagisse aux différents cris d’alerte de la profession.

Cependant, cette augmentation reste encore trop faible ! Elle est bien loin de la couverture des coûts de production, qui tournait aux alentours de 1 fr. le kg avant la hausse des intrants. En effet, cette augmentation va à peine permettre de couvrir la hausse des coûts de l’énergie, des intrants, que le monde est en train de vivre en ce moment. Et cela ne va pas aller en s’arrangeant avec la guerre actuelle.

De plus, il faut maintenant s’assurer que la grande distribution accepte cette hausse du prix du lait et arrête de mettre la pression sur les transformateurs et au final les producteurs !

Prime fromagère enfin payée directement aux producteurs à partir de 2024 !

Dans la consultation sur le train d’ordonnances agricole 2022, ouverte jusqu’au 2 mai 2022, il est indiqué que la prime à la transformation fromagère sera payée directement aux producteurs à partir de janvier 2024. Nous saluons cette décision ! Cela fait des années qu’Uniterre se bat pour que cette prime soit payée directement aux producteurs.

En effet, malheureusement, une partie de cette prime n’est jamais retournée aux producteurs, ce qui est scandaleux, alors qu’il est écrit noir sur blanc dans l’ordonnance sur le soutien au prix du lait que cette prime doit revenir aux producteurs. De plus, nous ne comprenons pas pourquoi le versement de cette prime directement aux producteurs inquiète tant nos organisations et l’IP Lait, à moins qu'elles ne craignent pour les dizaines de millions annuels qui se perdent quelque part sur le chemin des producteurs...

Contacts presse :

Philippe Reichenbach : 079 640 89 63

Maurus Gerber : 081 864 70 22

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mercredi, 09 mars 2022
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Communiqué de presse d'ECVC

Le 8 mars 2022, journée internationale des femmes qui travaillent, aux côtés de La Via Campesina internationale, la Coordination Européenne Via Campesina salue les luttes historiques des femmes qui travaillent organisées dans les campagnes et les villes pour leurs droits et pour vivre dignement.

Les femmes nourrissent la population, préservent la mémoire collective, et mènent la résistance à travers le monde. Pourtant, la valeur et le poids de leur rôle sociétal continuent d’être négligés et sous-estimés, tant dans les campagnes que dans les villes. Dans un scénario de violence brutale et d’exploitation capitaliste, patriarcale et raciste qui opprime les femmes, les paysannes, les sans-terre, les migrantes, les travailleuses de l’économie parallèle, les enfants, les femmes autochtones, les femmes noires et les personnes LGBTQ+, nous appelons à une action unie. Nous cherchons à rendre visible et à dénoncer le système politique et économique utilisé pour exploiter le travail des femmes, leur corps et les ressources naturelles au nom du profit. Ce qui provoque le chômage, la faim, l’appauvrissement et des logements de plus en plus précaires, laissant la santé et l’éducation uniquement pour quelques privilégiés.

Les graves crises politiques, économiques et sociales que connaissent nos sociétés accentuent les contradictions du système capitaliste et menacent les conditions de vie réelles et la survie non seulement des femmes et des personnes sexuellement diverses et des genres diverses, mais de toute vie humaine et de la planète elle-même.

Il est honteux de constater que si les choses ont empiré pour la plupart des gens pendant la pandémie, le fossé entre les riches et les pauvres s’est également creusé, selon un rapport d’Oxfam. Alors que les mesures néolibérales et d’urgence sont jetées en pâture aux travailleurs, faisant sérieusement reculer les programmes sociaux, le pouvoir économique est concentré aux mains de moins en moins de personnes.

2021 a été une année record pour l’agrobusiness en termes de production et de commercialisation de cultures d’exportation, malgré son modèle de mort insoutenable basé sur les monocultures, l’utilisation excessive d’agrotoxines, les OGM et l’expulsion des paysans de leurs terres. Au lieu d’apporter le développement à nos territoires, elle ne fait que polluer et laisser les gens affamés, pauvres et malades.

Ces problèmes et inégalités touchent souvent et de manière plus violente les femmes, la communauté LGBTQI+ et d’autres groupes marginalisés en premier lieu. Réfléchissant à la situation des femmes qui vivent en zones rurales, des agricultrices et des travailleuses agricoles en Europe. Les membres d’ECVC soulignent les difficultés et les inquiétudes contre lesquelles elles luttent : « Pendant cette crise sanitaire, nous, les paysannes, avons reculés dans nos droits, nous avons connu la faim et le chômage. Nous sommes revenus trente ou quarante ans en arrière, même en Europe. C’est pourquoi il est si important de nous réorganiser et de nous renforcer en tant qu’ECVC et LVC et de nous connecter avec les femmes dans leur vie quotidienne. Nous, les paysannes, subissons la violence, l’accaparement des terres, et la prise en charge des soins continue d’être préoccupante en cette période post-pandémique », Sonia Vidal du Sindicato Labriego Gallego et membre de l’articulation des femmes d’ECVC et de la section des femmes de LVC.

Ces préoccupations sont devenues encore plus concrètes ces dernières semaines, avec la réalité dramatique de la situation en Ukraine. Des milliers de personnes meurent, des millions de personnes sont en danger et des centaines de milliers d’autres fuient pour trouver refuge en raison de la guerre en Ukraine déclenchée par l’invasion de la Russie. En outre, à ce stade, les agriculteurs ukrainiens ne seront probablement pas en mesure de planter cette année. Ce 8 mars nous appelons nos organisations membres et alliées à faire entendre leur voix et à montrer leur solidarité pour exiger la fin de la guerre et trouver une solution diplomatique pour rétablir la paix dans la région. Nous sommes avec les paysans et les autres personnes vivant dans les zones rurales et urbaines en Ukraine qui continuent à résister pour défendre les droits humains.

Tout au long de 2022, ECVC et LVC continueront à défendre la réforme agraire populaire, la souveraineté alimentaire, l’agroécologie et le féminisme paysan et populaire. Il s’agit de propositions spécifiques de dialogue et de solutions pour établir un ensemble de politiques publiques qui pourraient promouvoir un véritable développement basé sur des actions concrètes telles que la redistribution des terres et des bénéfices, et la promotion de la justice sociale et de la paix dans les zones rurales et urbaines.

Au cours de cette journée d’action, nous appelons nos organisations membres, nos alliés et nos amis à exiger un engagement fort et des actions concrètes pour autonomiser, protéger et soutenir les femmes par un changement de politique et de paradigme. Nous demandons la fin de toutes les formes de violence et d’oppression, tant en Europe qu’en solidarité avec nos sœurs du monde entier. Nous demandons la mise en place de programmes, de campagnes d’éducation et de communication pour construire des sociétés et des relations entre les sexes plus saines et plus justes. Nous demandons des revenus équitables pour les agricultrices, en tant qu’élément clé de la valorisation du travail des agricultrices du monde entier. Nous demandons l’accès à la terre pour les femmes, afin de garantir la sécurité et la souveraineté alimentaire des générations futures. Et nous appelons à l’unité et à l’action des alliés, des institutions et des individus pour faire avancer la lutte pour l’égalité des femmes partout dans le monde.

Avec la souveraineté alimentaire et la solidarité, nous récoltons des droits et une vie digne ! Les femmes et les filles paysannes sèment la paix !

https://www.eurovia.org/fr/8-mars-larticulation-de...

mardi, 08 mars 2022
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Uniterre a le plaisir d'annoncer que le dialogue avec Bio Suisse sur la question de l'huile de palme évolue dans une direction positive : des organisations membres de Bio Suisse avaient décidé début février de présenter une motion sur l'huile de palme à l'attention de l'Assemblée des Délégués de printemps. Parallèlement, Uniterre a déposé auprès de Bio Suisse une proposition pour la poursuite du développement du dialogue sur l'huile de palme. Bio Suisse a réagi positivement aux demandes et à la proposition, de sorte qu’une discussion très ouverte s'est ensuite développée entre Bio Suisse, les associations requérantes et Uniterre.

Cette première discussion permettra de lancer un processus d'échange commun sur ce thème. Uniterre attend que les interlocuteurs abordent sans tarder des thèmes centraux en rapport avec la durabilité des matières premières critiques. Elle est confiante que le dialogue portera ses fruits !

Par ailleurs, Uniterre communique que le géant brésilien de l'huile de palme Agropalma (43'000 ha de cultures, dont 4'000 en bio, certifié Bio Suisse) a été condamné en 2020 par le Tribunal de Justice de l’État du Parà dans le Nord-est du Brésil pour avoir falsifié entre 1987 et 2006 des titres de propriété pour des dizaines de milliers d’hectares. Par ce biais, de nombreuses communautés indigènes ont été expulsées de leurs terres. Depuis plusieurs semaines, plusieurs communautés ont occupé une partie des plantations qu’Agropalma prétend posséder et exigent qu’on leur rende leur terres! Agropalma a bloqué toutes les routes vers les terres reconquises, sa police privée encercle les communautés et leur campement de fortune. Les journaux brésiliens en parlent presque quotidiennement, Uniterre pense qu'Agropalma va perdre cette partie malgré de nombreuses manœuvres pour essayer de légaliser ce vol de terres sur une grande échelle.

Uniterre a proposé à Bio Suisse et son organisme de certification d’examiner le cas pour prendre sans délai des mesures afin que la propriété des communautés locales sur les territoires qui leur ont été volés soit reconnue et que les terres soient immédiatement restituées aux communautés qui en furent expulsées. Nous nous réjouissons d’avoir appris de Bio Suisse qu’elle entrait en matière et a ouvert une enquête sur ce cas.

Uniterre se réjouit de la discussion avec Bio Suisse. Elle remercie également Pain pour le Prochain (aujourd'hui intégrée dans l’ »EPER »), "Friends of the Earth", FIAN et "Heidi's Mist", pour leur soutien constant dans toutes les recherches sur l'huile de palme depuis 2020 : ce travail a porté ses fruits et en portera encore !

vendredi, 04 mars 2022
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Chère lectrice, cher lecteur,

L’Assemblée générale du 26 novembre 2021 m’a confié la présidence d’Uniterre. J’ai un grand respect pour cette tâche, mais je sais que j’ai l’appui d’un secrétariat et d’un comité performants et engagés. Je ressens mon rôle surtout comme serviteur d’Uniterre et de ses visions, et non pas comme celui d’un grand chef.

Je vois le travail d’Uniterre sur trois axes :

  • La Souveraineté Alimentaire telle que définie par La Via Campesina
  • La Durabilité avec les volets social, économique et écologique
  • La coopération avec les consommatrices et consommateurs

Il est bien évident que la Souveraineté alimentaire est absolument incompatible avec le crédo néolibéral et globaliste de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).C’est pour cela qu’Uniterre doit se battre pour sortir le secteur agro-alimentaire des accords de libre-échange et de l’OMC.

La durabilité sociale doit assurer au monde rural des salaires, une couverture sociale et des conditions de travail corrects.

Cela ne peut se faire que si la durabilité économique du secteur est garantie par des prix rémunérateurs qui couvrent les frais de production et qui permettent de créer les réserves nécessaires à des investissements futurs.

Quant à la durabilité écologique, la protection du climat est primordiale. L’agriculture est la première à faire les frais du réchauffement climatique. En même temps, elle est culpabilisée pour ses émissions de gaz à effet de serre (CO2 par les carburants fossiles, et méthane, ammoniac et gaz hilarant par l’élevage et la fumure).

Si, nous voulons stopper l’hémorragie de l’agriculture et viser des structures plus durables et équitables, nous serons obligés de responsabiliser les consommatrices et consommateurs. Souveraineté alimentaire et durabilité sont indispensables, mais elles ont un prix. Et les 12 % que le ménage suisse consacre en moyenne à la nourriture ne permettront pas d’atteindre cet objectif de prix. D’où la nécessité de travailler main dans la main avec les consommateurs.

Je me réjouis de pouvoir mener en équipe le bateau d’Uniterre à bon port, malgré vents et marées.

Maurus Gerber

Je me présente brièvement :

Je suis né en 1955 à Goldau / SZ, et au bout de ma formation, j’ai obtenu le diplôme d’Agro-Ingénieur ETS du Technicum Agricole Suisse TAS (aujourd’hui HAFL) à Zollikofen. Dès 1989, j’ai géré et développé avec ma famille un domaine laitier à Ste-Croix/VD. Fin octobre 2020, nous avons pu le remettre à un jeune couple motivé qui continue dans la même lancée. Depuis, nous vivons à Scuol en Basse Engadine.