mercredi, 17 octobre 2018
#

A l'occasion de la journée internationale d'actions pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les multinationales, La Via Campesina relance la « Campagne mondiale pour les semences, un héritage des peuples au service de l'humanité »

(Harare, le 16 octobre 2018)

Les semences paysannes sont un patrimoine des peuples au service de l'humanité. Elles sont la base de la production alimentaire mondiale et permettent aux paysannes et paysans de produire et aux consommateurs et citoyens de trouver une alimentation saine et diversifiée. Elles nous permettent de résister, maintenir nos cultures ancestrales et défendre notre identité paysanne.

Or, ces graines de vie sont menacées par les politiques semencières des pays riches, les accords de libre-échange et l'agribusiness. Sous prétexte "d'améliorer" la productivité des semences, l'agribusiness a créé un système semencier néolibéral qui a homogénéisé, appauvri et monopolisé les semences, provoquant la perte des trois quarts de la diversité semencière et annihilant une diversité que les peuples – grâce aux travail des paysannes et paysans – avaient mis 10000 ans à générer.

Trois entreprises, Monsanto-Bayer, Syngenta-ChemChina et Dupont-Dow, contrôlent plus de 50% des semences commerciales dans le monde – de plus en plus souvent des semences génétiquement modifiées afin de résister aux herbicides et produire des insecticides. Sous l'impulsion de l'OMC, de la banque mondiale et du FMI, et au travers des accords de libre-échange ainsi que des lois brevetant les semences et protégeant les droits des obtenteurs, comme les normes UPOV, ce système semencier n'autorise que la circulation de ses propres semences, criminalisant la sauvegarde, l'échange, le don et la vente des semences paysannes locales.

La situation est telle que les paysans et les paysannes ont perdu beaucoup de leurs semences locales, sont mis en prison pour la défense et l'échange de leur patrimoine semencier, et risquent les rafles et la saisie de leurs graines. La biodiversité est détruite par l'utilisation d'engrais chimiques, de semences hybrides et d'organismes génétiquement modifiés développés par les entreprises multinationales. Les citoyennes et citoyens ont difficilement accès à une alimentation saine, diversifiée et bonne pour leur santé.

La Via Campesina et ses alliés se battent pour changer la donne. Partout dans le monde, La Via Campesina et ses organisations membres multiplient les efforts de formation, d'éducation, de soutien mutuel et d'échange des semences. Nous nous battons pour que les lois nationales et les traités internationaux garantissent les droits des paysans de conserver, utiliser, échanger vendre et protéger leurs semences contre la biopiraterie et les contaminations génétiques, nous rédigeons des livres sur l'histoire des semences, réalisons des études et des cartographies. Nous fondons aussi des écoles d'agroécologie et organisons des foires d'échange de semences paysannes. Nous exerçons notre droit d'autodétermination pour sélectionner les variétés de semences que nous voulons planter et rejeter les variétés dangereuses économiquement, écologiquement et culturellement. Ce sont des droits affirmés par le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l'Alimentation et l'Agriculture et par la Déclaration des Nations unies sur les droits paysans qui vient d'être adoptée par le Conseil des Droits de l'Homme à Genève. C'est également le seul moyen de garantir une alimentation saine aux citoyens, la préservation de la biodiversité et l'atteinte de la souveraineté alimentaire.

C'est dans cet esprit que nous avons lancé en 2001 à Rome la Campagne Internationale des Semences Paysannes, patrimoine des peuples au service de l'humanité, dans l'objectif de promouvoir la récupération des systèmes traditionnels de conservation, d'entretien et d'échange des graines locales et les droits collectifs inaliénables des paysans sur leurs semences. En ce 16 octobre 2018, à l'occasion de la journée mondiale d'Action pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les multinationales, nous relançons cette campagne et l'action « Adoptez une semence ».

Nous appelons chaque agriculteur, famille paysanne ou communauté à s'engager dans l'adoption d'une variété de semences végétale ou animale, à devenir le gardien de cette semence, en assurant sa propagation, sa reproduction et sa distribution et s'engager dans la défense collective de ses droits de les utiliser, les échanger, les vendre et les protéger. Nous créerons ainsi un grand réseau de semences paysannes permettant de sauver celles qui sont devenues rares et d'étendre la production vers la souveraineté alimentaire des peuples.

En adoptant une semence, les familles paysannes préservent leur identité et leur territoire et affirment leur mode de vie paysan. Elles revendiquent la mémoire historique et la culture ancestrale de la gestion des semences, en promouvant une agriculture écologique urbaine et rurale qui reproduit le miracle des semences et des aliments plus nombreux et de meilleure qualité, goût et valeur nutritionnelle.

Aucune mesure gouvernementale ne peut limiter les droits collectifs des paysans d'utiliser d'échanger et de vendre leurs des semences. Le consentement libre entre paysannes et paysans devrait être appliqué sans restriction.

La Via Campesina

Sans semences, il n'y a pas d'agriculture ; sans agriculture, il n'y a pas de nourriture ; et sans nourriture, il n'y a pas de peuples.

Nous nourrissons nos peuples et construisons le mouvement pour changer le monde !

mardi, 02 octobre 2018
#

Cette année encore, les producteur.trice.s de lait ont vu, dans de très nombreux cas, leur récolte de fourrages fortement impactée par la sécheresse persistante. Les conséquences en sont désastreuses : la production laitière de l’été a été réduite, de nombreuses exploitations ont dû entamer leur réserve hivernale (réserve rendue bien maigre à cause des conditions climatiques), et pour beaucoup d’entre elles, l’envoi prématuré de bétail à l’abattoir s’est avéré être une double peine, car le prix du bétail de boucherie a subi la loi de l’offre et la demande, conduisant à son effondrement. Pendant ce temps, les importations de viande ont continué, au contraire de ce que nous dicte le bon sens.

Il est dès lors consternant d’apprendre que l’IP lait, au cours de deux séances qui se sont tenues à la fin de l’été, a refusé d’entrer en matière pour offrir une hausse du prix indicatif du lait d’industrie aux producteur.trice.s. Le prix du lait proposé est déjà insuffisant en temps normal, il est devenu honteux en l’état actuel des choses. Quelle que soit la direction où on regarde, le paysan.ne est puni.e.

Dans la série des tristes nouvelles, l’IP lait se targue d’avoir défini un cahier des charges pour la production de lait durable. Une liste de critères que les productrices et producteurs doivent respecter afin d’obtenir un supplément de prix. A la lecture de ces éléments, on ne sait si l’on doit rire ou pleurer. Plusieurs de ces points découlent du bon sens, mais certains sont à la limite de la farce :

  • il est interdit d’affourager de l’huile de palme. Bravo ! Mais on continuera de concurrencer le beurre et l’huile de colza par des importations massives pour l’alimentation humaine, au détriment de la santé, de l’écologie, et du revenu agricole suisse.
  • La vache doit porter un nom. Ou comment tenter de masquer la détresse de nos paysannes et paysans sous couvert du respect de l’animal.

Pour cela et pour 8 autres exigences, les producteur.trice.s peuvent espérer toucher 2 centimes de plus par kilo. Cette hausse dérisoire est grotesque. Elle n’empêchera pas la disparition et la restructuration de nos fermes laitières, et fera de ce lait durable une coquille vide de plus dans la jungle des labels. Nous le rappelons ici, un lait ne saurait être durable sans être équitable, et avec ce projet, nous en sommes très loin.

De plus, nous pouvons légitimement nous interroger sur les intentions de la Fédération Suisse des Producteurs de Lait (FPSL) ; la promotion du lait durable engendrera des recettes confortables pour la grande distribution, alors que les paysan.ne.s devront une fois de plus se contenter des miettes; à quand une répartition équitable de la plus-value dans la filière ? C’est là que se situe le véritable enjeu.

Nous saluons toutefois la récente décision du Conseil national d’examiner la possibilité d’un retour du contingentement laitier, qui permettrait, comme Uniterre l’affirme depuis son abandon en 2009, la régulation des quantités produites, et qui mettrait un terme aux surplus saisonniers exportés à vil prix. Nous suivrons ce dossier avec attention.

Lausanne, le 2 octobre 2018

PDF

vendredi, 28 septembre 2018
#

Le Conseil des droits de l’homme a voté en faveur de la déclaration sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales.

Cela après 6 années de négociation au sein du CDH menées avec beaucoup d’engagement de la part de la Mission de Bolivie à Genève, de La Via Campesina, du Cetim et de FIAN et Pain pour le prochain, l’EPER et Swissaid.

Nous saluons le soutien constant de la Suisse durant tout le processus de négociation et son vote positif aujourd’hui : le seul vote positif d’un pays européen !

Communiqué de presse commun Pain pour le Prochain, Swissaid, Uniterre, CETIM, etc

Communiqué de presse de la Coordination Européenne Via Campesina

jeudi, 27 septembre 2018
#

Un Appel en faveur de la Déclaration sur les droits des paysan.ne.s et autres personnes travaillant dans les zones rurales a été rédigé par Olivier de Schutter, ancien Rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation (2008-2014) et Professeur à l’Université catholique de Louvain (UCL), Belgique. Il est signé par des personnalités européennes. Cette déclaration sera mise au vote au Conseil des Droits de l’Homme ce vendredi 28 septembre à Genève. La Suisse a joué un rôle important tout au long du processus d’élaboration de cette déclaration. Des personnalités de notre pays soutiennent également cet appel à l’Union européenne de voter en faveur de ce texte.

Nous voulons des paysans

Cette semaine à Genève, le Conseil des Droits de l'Homme doit prendre position sur les suites à donner à un projet de Déclaration sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales. La déclaration a été négociée depuis 2013 au sein d'un groupe de travail intergouvernemental, dans un climat parfois tendu. Le moment qui arrive est décisif....

Appel entier

jeudi, 27 septembre 2018
#

25 septembre 2018 - ATS


L'huile de palme ne devrait pas être exclue de futurs accords de libre-échange avec la Malaisie et l'Indonésie. Le Conseil des Etats a balayé mardi une motion de Jean-Pierre Grin (UDC/VD) et deux initiatives cantonales de Genève et de Thurgovie l'exigeant.

Bannir totalement l'huile de palme et ses produits dérivés mènerait à l'échec des négociations avec ces deux pays, ont estimé les sénateurs.

Pour Jean-Pierre Grin, la suppression des droits de douane pour l'huile de palme, prévue dans le cadre d'un accord de libre-échange, serait désastreuse pour la production d'oléagineux en Suisse, surtout l'huile de colza. De plus, l'huile de palme, principale cause de déforestation et de violations de droits humains, n'est pas sans risque pour la santé.

Conscient des problèmes écologiques et sociaux découlant de l'huile de palme, le Conseil des Etats considère toutefois qu'exclure l'huile de palme de l'accord ne serait pas fructueux. Par 21 voix contre 20 avec la voix décisive de la présidente du Conseil Karin Keller-Sutter (PLR/SG), il a rejeté le texte auquel le Conseil national avait pourtant donné suite au printemps.

Les sénateurs ont réservé le même sort à deux initiatives cantonales allant dans le même sens. Ils les ont rejetées par 21 voix contre 17.

Commerce durable

Le Conseil des Etats a en revanche adopté de justesse une motion de commission proposant de n'octroyer aucune concession pour l'huile de palme qui réduise la production suisse d'oléagineux.

Elle charge en outre le gouvernement de prévoir dans l'accord des dispositions contribuant à la production et le commerce durable d'huile de palme, ainsi que de participer à l'élaboration de standards internationaux. Le texte passe à la chambre du peuple.


La Malaisie est le deuxième producteur mondial d'huile de palme, derrière l'Indonésie. Elle fournit à elle seule près de 50% des importations suisses et, avec l'Indonésie, plus de 80% de l'huile de palme consommée dans le monde.

La Suisse importe entre 30'000 et 40'000 tonnes d'huile de palme. Ente 80% et 90% de ces importations sont destinées à l'industrie alimentaire et servent à réaliser des biscuits, des pâtes ou encore des sachets de soupe

mardi, 25 septembre 2018

LA FONDATION DES FERMES COMMUNAUTAIRES LIBRES CHERCHE EXPLOITANTS POUR LA BERGERIE DE FROIDEVAUX


29 ha SAU, 35 ha forêt en agriculture bio-dynamique et des bâtiments protégés dans le hameau de Froidevaux à Soubey, Clos du Doubs, Canton du Jura.

Troupeau de 400 moutons, 58 ha d'alpage en Gruyère, transhumance hivernal bio dans le Jura, vente directe de la viande et tannerie.

La gestion peut être rediscutée en fonction des intentions des nouveaux exploitants et des nouveaux projets sont les bienvenus.

Toutes propositions à bergerie.froidevaux@gmail.com ou à Claudia 079 9535595

mardi, 25 septembre 2018
#

ATS, 25 septembre 2018


Le contingentement laitier pourrait faire son retour en Suisse. Contrairement au Conseil des Etats, le Conseil national a donné suite mardi à trois initiatives cantonales visant à réintroduire cet instrument destiné à parer à la crise du lait.

Ces propositions, qui émanent des cantons du Jura, de Fribourg et de Genève, veulent régler la gestion du volume de la production laitière et les prix du lait face à la situation actuelle. Toni Brunner (UDC/SG) les a défendues contre l'avis de la commission.

Pour lui, la nouvelle politique agricole et la crise traversée par le secteur nécessitent de prendre des mesures. Une gestion des volumes permettra de relever le niveau des prix.

Beaucoup d'exploitants abandonnent la production de lait pour d'autres domaines, car ils n'arrivent plus à couvrir leurs frais, a expliqué l'agriculteur saint-gallois. Si on ne prend pas de mesures maintenant, la production laitière sera du ressort de grandes exploitations industrielles comme c'est le cas à l'étranger, a-t-il mis en garde.

Le contingentement proposé ne constitue pas l'instrument adéquat pour contrecarrer les déficits structurels actuels, a expliqué Christian Lüscher (PLR/GE) au nom de la commission. Il faudrait plutôt mettre en place une stratégie en matière de qualité plutôt qu'un nouveau contingentement et l'introduction d'un prix fixe.

Le Conseil national ne l'a pas suivi et a finalement décidé de donner suite à ces textes. L'initiative fribourgeoise, acceptée par 88 voix contre 75 et 22 abstentions, exige que le Conseil fédéral rende obligatoire à tous les échelons un contrat-type sur les prix du lait. Le gouvernement devrait intervenir si l'interprofession n'arrive pas à imposer un tel contrat et assurer la surveillance de son respect.

Le texte du canton de Genève, qui exige que le Parlement fédéral réorganise la gestion des volumes et impose le prix du lait, a obtenu 89 voix contre 72 et 25 abstentions. Visant le même objectif, l'initiative du canton du Jura a été acceptée par 91 voix contre 70 et 21 abstentions.

Le dossier retourne au Conseil des Etats.

dimanche, 23 septembre 2018
#

Appelés à se prononcer ce dimanche 23 septembre 2018 sur l’initiative pour la souveraineté alimentaire, les citoyens suisses ont rejeté ce nouvel article constitutionnel à 68 %. Au niveau des cantons, ce sont 4 cantons romands qui se sont prononcés en sa faveur.

Uniterre et l’Alliance pour la souveraineté alimentaire souhaitent en tout premier lieu exprimer leur plus profonde gratitude aux nombreuses organisations, associations, partis, personnalités et individus qui ont fait naître cet extraordinaire mouvement de mobilisation et qui nous ont accompagné depuis le début de l’aventure, il y a de cela 4 ans. Grâce à vous toutes et tous, nous avons réussi à amener ce débat sur la place publique, nous avons permis aux citoyen.ne.s de se questionner et surtout, nous avons pu mettre notre système agro-alimentaire face à ses incohérences et ses échecs.

Uniterre et l’Alliance pour la souveraineté alimentaire prennent ainsi acte de la décision populaire. La campagne, brève mais intense, a néanmoins permis de mettre en lumière les nombreux défis qui jalonnent la production alimentaire en Suisse, mais aussi dans le monde. Si la solution que l’Alliance a proposé n’a malheureusement pas été retenue, les problématiques demeurent, les enjeux sont capitaux, et les solutions restent à trouver pour aboutir, ici et ailleurs, à une agriculture véritablement durable, ce qui n’est pas le cas actuellement. La Suisse a consenti de nombreux efforts, il demeure cependant une large marge de progression. A noter tout particulièrement que les nombreux avis exprimés par voie de presse, à la télévision ou sur les réseaux sociaux, semblent tous converger vers un seul et même constat : le système actuel n’est pas en mesure d’apporter les réponses que la société attend, et les paysannes et paysans restent dans une situation précaire, malgré les divers soutiens apportés au niveau étatique ou privé.

Nous regrettons que la campagne des opposants ait été menée presque exclusivement sur la peur, la peur de payer plus cher, la peur de manquer, la peur de voir sa liberté restreinte, sans essayer de comprendre que notre projet se veut, dans son essence même, un antidote à la peur, une ouverture vers un nouveau paradigme, une libération de nos productions alimentaires, loin du joug néo- libéral.

Et rappelons encore que nous avons fait campagne avec des moyens historiquement limités (59'000.- frs, et beaucoup, beaucoup de bénévoles) et que nous avions en face de nous une poignée de représentants de l’économie (et non de la population) dotés de moyens plus que conséquents. Cela pose la question de l’égalité des chances et de la représentativité dans les processus de démocratie directe.

Confronté à l’échec dans les urnes, Uniterre et l’Alliance pour la souveraineté alimentaire vont néanmoins continuer leur combat pour une agriculture solidaire et durable. Même sans le poids d’un article constitutionnel, les buts restent et les ambitions gardent toute leur légitimité. Paysan.ne.s et consommateur.trice.s peuvent œuvrer main dans la main pour développer, au moins à l’échelle locale, leurs idéaux. Coopération, échange d’idées, mouvement citoyen, les moyens ne manqueront pas pour appliquer la souveraineté alimentaire. C’est pourquoi nous lançons cet appel : cette étape est perdue, mais l’avenir nous appartient ! Que toutes les personnes qui ont soutenu l’initiative ne baissent pas les bras et rejoignent maintenant nos rangs ! Faisons nôtre le changement, pour bâtir un projet à la hauteur de nos rêves !

Merci à toutes et tous !
Lausanne, le 23 septembre 2018

Uniterre et l’Alliance pour la souveraineté alimentaire

Communiqué de presse (pdf)

vendredi, 21 septembre 2018
#

Uniterre appelle ses membres à se mobiliser ce samedi 22 septembre à l'occasion de la manifestation nationale pour l'égalité salariale et contre les discriminations, organisée par l'Union Syndicale Suisse.


Un tronçon souveraineté alimentaire est prévu, afin de rappeler une dernière fois à la population de voter et de visibiliser le rôle des paysannes et les oppressions subies par les femmes rurales.

Rappelons que, selon la FAO, dans les pays du Sud les femmes sont à l'origine de 60% à 80% de la production vivrière. Et que le travail des paysannes suisses n'est que très peu et très mal reconnu.


Pour la solidarité, pour des conditions de travail décentes et des prix rémunérateurs pour toutes celles qui cultivent la terre, votons OUI le 23 septembre.


Globalisons la lutte! Globalisons l'espoir!


Rendez-vous à 13h30 à la Schützenmatte, Berne. Trains gratuits depuis les principales villes de Suisse. Amenez vos ami.e.s, vos drapeaux, vos fourches et tous les tracts, banderoles et autocollants qu'il vous reste.

Toutes les informations ici https://www.uss.ch/themes/egalite-des-sexes/articl...


Contact pour le tronçon souveraineté alimentaire Eline Müller, bénévole Uniterre, e.muller@uniterre.ch 078 824 85 01


#ENOUGH18


jeudi, 20 septembre 2018
#

Olivier De Schutter, ancien rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation du Conseil des droits de l'homme à l'ONU (2008-2014) soutient l'initiative pour la souveraineté alimentaire.

Vidéo à ne pas manquer!