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Aujourd’hui le 22 juin 2020 à 11 heures, 59’928 signatures validées ont été remises à la Chancellerie fédérale à Berne. Les dernières semaines ont montré que l'Indonésie n'est pas disposée à mettre en oeuvre des normes
écologiques et sociales pour empêcher la destruction des forêts primaires riches en espèces.

Chaque année, environ un million d'hectares sont défrichés pour la monoculture de l'huile de palme, entre autres. Ce désert "vert" s'étend déjà sur près de 17 millions d'hectares, soit quatre fois la superficie de la Suisse et près de 10 % de l'Indonésie. D'autres lois et ordonnances doivent être mises en place dans la discussion sur les nouvelles concessions aux exploitations minières et d’extraction de charbon, les projets d'infrastructure, la cellulose et la sylviculture avec des conséquences dévastatrices pour le climat et l'environnement, les petits paysans et les peuples indigènes. Ronja Jansen, des Jeunes Socialistes, critique vivement l'accord. "Cet accord de libre-échange est un contrat des puissants. Nous ne devons pas nous laisser tromper : Les belles promesses de
durabilité qu'il contient ne valent pas grand-chose si des contrôles stricts ne sont pas garantis".

Le douteux accord de libre-échange de l'AELE n'apporte guère d'avantages significatifs à l'économie locale
d'exportation. La Suisse ferait bien d'oeuvrer plutôt pour un commerce véritablement équitable et durable.
Willy Cretegny, viticulteur bio et initiateur du référendum, déclare à l'occasion de la remise des signatures :
«Les manifestations pour le climat qui ont rassemblé des milliers de personnes dans le monde doivent
déboucher sur des véritables changements. Nous devons produire autrement, nous devons consommer
autrement, nous devons respecter notre environnement dans sa globalité, c’est-à-dire la nature, les ressources,
le paysage, les droits humains, le tissu qu’il soit social ou économique. Ce référendum est une pierre de ce
nouvel édifice que nous voulons construire ensemble ! »

Dossier de presse

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Uniterre, FRACP, Agrisodu, MAPC, Grassrooted

L’utilisation du féminin est choisie à des fins de lisibilité et inclut toutes les identités de genre.

Le 17 mars, le Conseil fédéral a décidé de fermer tous les marchés jusqu’à nouvel ordre. Cette restriction a aussi réduit les possibilités de livraison des paniers de légumes aux points de livraisons habituels. Seuls sont ouverts « les magasins d'alimentation et les commerces qui proposent des denrées alimentaires et des biens nécessaires à la vie ». Il s’agit d’une inégalité de traitement et d’une aberration car les circuits courts ont un rôle prépondérant à jouer dans l’approvisionnement et la sécurité alimentaire de la population suisse. De plus, cette décision de fermeture des marchés provoque la perte d’aliments produits localement et contrevient à l’article 104 a de la constitution qui stipule que « les exploitations paysannes qui cultivent le sol » doivent être soutenues et encouragées afin de contribuer à la sécurité alimentaire du pays.

En tant que productrices, transformatrices et citoyennes, nous sommes consternées par la décision du Conseil fédéral de fermer tous les marchés. Actuellement quelque 20% des paysannes pratiquent la vente directe qui leur permet d’obtenir des prix rémunérateurs et assure à leur clientèle des produits de proximité, frais, sains, en toute transparence.

Dans cette situation de pandémie mondiale, nous nous trouvons face à un paradoxe :alors que les grandes chaînes de distribution importent des denrées alimentaires et voient leurs rayons se vider intégralement,lesstocksdenourriture produitsettransformés par les productrices localesvont s’accumulerdansleschamps,leschambresfroideset lescelliers !

La commercialisation de nourriture produite localement permettrait de compenser la demande en produits frais, de réduire la pression sur la grande distribution et de diminuer la fréquentation des grandes enseignes. Ces enseignes, qui plus est, sont confinées et permettent difficilement de se conformer aux règles sanitaires en cours.A contrario, un marché en plein air, peut être organisé de manière sûre afin d’éviter les risques de contamination.

Nous signataires de ce communiqué, nous demandons au Conseil fédéral et aux autorités cantonales de nous aider à mettre en place des mesures adaptées sur les marchés pour respecter les mesures sanitaires : espacer les stands ; recourir à du personnel supplémentaire pour gérer le service à la clientèle et éviter le contact avec les fruits et légumes et faire appel à la protection civile pour réguler le flux de personnes, etc. Nous exigeons de nos autorités un soutien actif pour que ces productrices puissent continuer l’activité de vente au marché et des mesures en faveur de la production indigène afin d’éviter le gaspillage alimentaire.

Contacts presse :

Michelle Zufferey, Uniterre – 078 640 82 50 (F/D)

Gaëlle Bigler, FRACP - 079 486 59 01 (F)

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Le Corona virus est un phénomène tragique. Mais il peut aussi être un révélateur de constats qui peuvent être utilisées dans le débat actuel sur la politique agricole.

Revenons en arrière : faute d'incitations financières dans leur propre pays, de nombreuses économies, dont celle de la Suisse, ont profité des possibilités offertes par la division internationale du travail et ont externalisé en Chine la fabrication de produits importants tels que les médicaments ou les composants électroniques, etc. Au début de l'année, le monde a été surpris par l'épidémie du corona virus en Chine. Très rapidement, des villes entières ont été bouclées, puis 70 compagnies aériennes ont suspendu leurs vols vers et depuis la Chine. Mais le Corona virus a continué de s'étendre géographiquement. Les limitations destransports par trafic aérien, maritime et terrestre se sont étendues à d’autres pays rendant le flux de marchandises en Asie et en Europe encore plus difficile. Dans certains cas extrêmes, toutes les activités de collecte et de livraison ont été bloquées dans des régions entières. Mais ce ne sont pas seulement les transports qui ont été touchés : le Corona virus a également réduit la production de biens, même en Chine.
D'abord évoquées dans les revues spécialisées en logistique, les préoccupations quant à l’approvisionnement, une fois les stocks épuisés, en médicaments et en pièces électroniques importés jusqu’alors de Chine sont relayées auprès du grand public : quel pays peut livrer en quantité suffisante et en temps voulu ? Et cela, nous amène à nous poser la question du risque que la Chine (ou tout autre pays) n’instrumentalise cette dépendance à des fins politiques.

Même sans pouvoir prévoir l'évolution en cours, le Corona virus nous montre déjà plusieurs choses.

  • Premièrement : les chaînes logistiques internationales sont très vulnérables. Même sans guerre, elles peuvent être perturbées de manière totalement inattendue, voire même simultanément.
  • Deuxièmement, les accords commerciaux sont intéressants, mais ils sont peu utiles si les biens nécessaires ne sont pas disponibles en quantité suffisante à l'étranger.

Cela permet certainement de tirer des conclusions pour l'approvisionnement national, en particulier pour la Politique Agricole 2022+. Nous avons besoin d'une politique agricole qui:

1. ne réduit certainement pas davantage notre degré d'autosuffisance

2. crée pour nos agriculteur.trice.s une véritable incitation financière à produire en Suisse (ce qui ne va pas dans le sens des projets de réductions des paiements directs),

3. part du principe que les autres pays ne disposent pas toujours de nourriture pour nous et

4. que cette nourriture ne peut pas toujours être livrée de l'étranger sans perturbation.

L'amère vérité est que nous avons besoin d'une politique agricole suisse forte d’autant plus que nous sommes dans un monde où, malheureusement, tout ne fonctionne pas toujours !

Hermann Dür, est membre du conseil d'administration de l'Association suisse de l'industrie et de l'agriculture (SVIL) et entrepreneur. Cet article a été publié sous la forme d'une lettre au rédacteur en chef de la NZZ.

Voici 4 thèses de base sur le sujet :

LA POLITIQUE DE LA SOUVERAINETÉ COMME DIMENSION DU LIBRE-ÉCHANGE AGRICOLE

  • Le pouvoir et la souveraineté peuvent être liés aux accords de libre-échange agricole - Pourquoi ? Les denrées alimentaires de base sont indispensables et donc des biens sensibles pour toute la population. Celui qui a le pouvoir de disposer de la nourriture a le pouvoir sur les autres.
  • Si tant est que le libre-échange remplace la production agricole nationale par des importations, alors les aliments de base pourront d’autant plus mettre en gage la souveraineté de l’importateur
  • Il en ressort que plus la dépendance à l'égard des importations d'aliments de base est élevée (c'est-à-dire plus le degré d'autosuffisance est faible), plus le jeu de pouvoir international sur les denrées alimentaires sera efficace.
  • L'expérience montre que les instruments possibles d'application peuvent se traduire par:

a) la suppression effective des livraisons ou - plus probablement aujourd'hui –

b) le chantage (par le biais de listes noires, d'allusions vagues, de clauses guillotines, etc.)


Extrait de la conférence donnée par Hermann Dür au Club agricole du Parlement fédéral le 7 mars 2018.

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S’il est bien un refrain que les productrices et producteurs suisses de lait ont entendu depuis la fin des contingents laitiers, c’est bien qu’il y avait surproduction de lait et que cela a contraint les acheteurs et transformateurs à trouver une parade pour faire face à cette offre pléthorique. Des montagnes de beurre se sont matérialisées, de la poudre de lait a été massivement préparée puis stockée. Devant les difficultés à écouler ces denrées sur le marché suisse, les industriels ont eu recours à l’exportation. Cependant, afin d’être concurrentiels sur le marché européen, voire mondial, ces produits ont vu leur prix réduit artificiellement, et le manque à gagner a été mis en grande partie sur le dos des producteur.trice.s. Ainsi, chacune et chacun a vu sa maigre paie de lait amputée de quelques centimes supplémentaires (0,35 centimes/litre de lait pour tous les producteur.trice.s de lait et 0,45 centimes/litre de lait pour les producteur.trice.s de lait de centrale entre 2014 et 2016 via Fromarte), afin de financer l’écoulement du surplus. Certes, les transformateurs ont aussi participé financièrement, cependant ils ne sont pas dans une situation aussi précaire que les familles paysannes.

Des consommateur.trice.s averti.e.s ont signalé ces derniers jours via les réseaux sociaux la présence, dans les rayons Migros, de plaques de beurre de cuisine comportant la mention « Lieu de production temporaire : EU ; pénurie de matières premières ». Ainsi donc, lorsqu’il y a surproduction, les productrices et producteurs passent à la caisse ; et lorsqu’il y a un manque, ce sont les consommatrices et consommateurs qui trinquent, car le prix pour ce beurre, tiré d’un lait produit selon des normes moins sévères, n’a pas été baissé. Et bien évidemment, les familles paysannes n’en tireront aucun avantage non plus. Personne en effet n’envisage actuellement une augmentation du prix indicatif.

L’objectif de nos chers distributeurs est on ne peut plus clair. Par une pression continue sur les prix, on force les paysannes et paysans à cesser la production laitière. Puis la pénurie venue, on peut en toute légitimité demander l’ouverture des frontières pour pallier le manque. Ne restera plus qu’à faire d’une situation temporaire un acquis permanent, et l’ouverture de la ligne blanche sera consommée. Qui aura alors les reins assez solides pour continuer la production laitière en Suisse, avec toutes les contraintes qui en découlent ?

En attendant que la défense professionnelle FPSL (Fédération des Producteurs Suisse de Lait) et que l’Interprofession Lait (IP Lait) réagissent, nous invitons les consommatrices et consommateurs à boycotter ce beurre importé, et à favoriser l’achat auprès des producteur.trice.s directement, ainsi que des fromageries artisanales. Et bien évidemment, nous demandons une adaptation immédiate du prix du lait, avec effet rétroactif au 1er novembre 2019. Il en va de la sauvegarde d’une part importante de notre patrimoine, et de la survie des quelques 19'000 familles paysannes à préserver ce savoir-faire unique.

Contacts presse :

Philippe Reichenbach (FR) – Commission lait d’Uniterre – 079 640 89 63

Maurus Gerber (DE/FR) - 024 454 18 05


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A la suite de la crise que traverse la production viti-vinicole et agricole, plusieurs paysans et paysannes d’Uniterre ont lancé l’idée d’un Manifeste.

Son objectif ? Réveiller les milieux politiques et alerter les élus à Berne de l’importance capitale de maintenir une agriculture indigène, diversifiée, familiale, respectueuse des humains, de la terre et des animaux.

Comment ? En récoltant le plus possible de signatures des paysans et paysannes suisses !

Peut-être n'avons-nous pas toutes et tous la même vision sur le devenir de l’Agriculture. L'important n'est pas d'avoir raison mais de fédérer ce qu'il reste encore de l'agriculture paysanne en Suisse. Aujourd'hui, au vu de la situation, il nous faut avancer ensemble en ne nous focalisant pas sur nos divergences mais en nous unissant autour de toutes les valeurs communes contenues dans ce Manifeste. Ceci simplement pour que nous tous, paysan.ne.s, nous retrouvions le courage et la force d’affronter l’avenir.

Alors signez ce manifeste au lien suivant ! (Attention: vous pouvez le signer si vous êtes paysanne ou paysan).

Merci !


Manifeste des paysannes et paysans suisses pour un marché juste et équitable

Nous, paysannes et paysans suisses, sommes unis dans cette action

Nous, paysannes et paysans, vigneronnes et vignerons, maraîchères et maraichers, éleveuses et éleveurs, productrices et producteurs de lait, arboricultrices et arboriculteurs, horticultrices et horticulteurs, nous toutes et tous qui travaillons la terre, demandons plus de respect et de reconnaissance sur le caractère indispensable de notre métier. Aujourd'hui, nous exigeons des prix équitables pour nos produits, un marché transparent et une concurrence loyale.

Aujourd’hui, un nombre croissant de citoyennes et citoyens s’engagent pour le climat et le développement durable et de nombreux politiciens reprennent leurs discours.
Pourtant le Conseil Fédéral s’acharne avec l’appui de certains d’entre eux à négocier tous azimuts des accords de libre-échange en pleine contradiction avec ses engagements et ses prises de positions en faveur du climat, de la durabilité, de la sécurité et de la souveraineté alimentaire.

Par ce manifeste nous dénonçons le libre marché qui détruit, dans le monde entier, la paysannerie et le climat, ceci en déstabilisant la société dans son ensemble !

Le Conseil Fédéral facilite les importations, et le marché n’arrive pas à absorber la production locale de denrées alimentaires.

Nous ne pouvons pas respecter les normes suisses de rémunération et de durabilité, et à la fois être concurrentiels avec les importations étrangères. Le marché globalisé pèse sur tous les secteurs de la production agricole, bio y compris. L’agriculture suisse s’en trouve affaiblie et quasi au bord de l’implosion.

Les importations de pain industriel et autres surgelés à base de céréales en provenance de trusts agroalimentaires des pays de l'Est (tout particulièrement de Pologne) ont doublé en 10 ans. Elles représentent 120’000 t par an, écoulées majoritairement par la grande distribution, alors que les céréales et oléagineux cultivés selon les normes IP-Suisse, extenso et bio sont déclassés, car le marché est saturé.

Le lait est en crise, dans un marché piloté au profit des transformateurs et de la grande distribution, au détriment des productrices et producteurs qui, ne parvenant plus à couvrir leurs frais, abandonnent la production laitière.

Le vin produit en 2018 est encore dans les cuves et que trouve-t-on dans les grandes surfacesoudans le réseau de distribution Landi de Fenaco (sauf Genève)? Des vins étrangers en action et au commerce beaucoup plus rémunérateur. Près de 40% des vins importés le sont à moins de 1.50 CHF le litre. Les vins suisses, face à cette concurrence déloyale, perdent des parts de marché et ne représentent plus que 35 % des ventes. Tandis que, depuis 20 ans, les principales solutions proposées sont la promotion et l’exportation.

Les tomates d’Almería inondent les grandes surfaces depuis des années, et comme par enchantement, elles deviennent bio, marché oblige !Les entreprises qui y gèrent les serres sont régulièrement mises en cause pour non-respect des droits humains par exploitation esclavagiste des ouvrières et ouvriers agricoles, pour pollution, contamination et assèchement des nappes sous-terraines et des sources.

Malgré cette situation, notre gouvernement continue à signer des accords de libre-échange qui vont faciliter les importations de produits agricoles.

La production industrielle de viande dégage quatre fois plus de CO2 que la viande suisse issue de bétail nourri à l’herbe. L’élevage industriel est complice des incendies de la forêt amazonienne par l’utilisation de maïs et de soya provenant de ces régions sinistrées réaffectées à la production de masse.

Un accord de libre-échange pour l’huile de palme a été signé avec l’Indonésie, un autre est en cours de négociation avec la Malaisie. La production d’huile de palme est responsable de la déforestation, elle saccage les ressources des populations locales et elle concurrence la production d’huiles végétales suisses !

Un nouvel accord avec le Mercosur (Amérique du Sud) permettra d'importer encore plus facilement de la viande industrielle, du vin, des fruits et des fleurs d'Amérique du sud sur plus de 12’000 km ! Un projet similaire est en discussion avec les Etats-Unis.

La libéralisation du marché des fleurs coupées, en 2017, a fait grimper l’importation de fleurs provenant de l’étranger, notamment du Kenya et de la Colombie. Aujourd’hui les fleurs suisses ne représentent que 3% de celles vendues en grandes surfaces.

La volonté du peuple suisse de favoriser une agriculture familiale dans un marché juste et équitable n’est pas respectée. Nous ne voulons plus être divisés par les promesses non-tenues de la Confédération. Nous exigeons des règles de marché équitables.

Par ma signature je reconnais le bien-fondé des valeurs exprimées dans ce Manifeste et m’engage à les promouvoir afin que soit pris en compte le péril qui menace aujourd’hui les paysannes et les paysans. Je souhaite que me soient rendus le respect et la dignité dans le métier que j’exerce au service de la communauté.

Pour signer ce Manifeste, rdv au lien suivant !

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Peu de gagnants, beaucoup de perdants : les secteurs industriels transnationaux de la viande, de l'agriculture et de l'agrochimie sont sans aucun doute les gagnants de l'accord signé ce vendredi 23 août entre la Suisse et le Mercosur. Les perdants sont les exploitations agricoles familiales, les agriculteur.trice.s et les petites entreprises de transformation alimentaire du Sud et d'ici. L'organisation faîtière "Coordinadora de Centrales Sindicales del Cono Sur" (CCSCS), une association de vingt syndicats d'Argentine, de Bolivie, du Brésil, du Chili, du Paraguay, du Paraguay, d'Uruguay et du Venezuela, critique le fait que les puissantes entreprises européennes bénéficient avant tout de la baisse, voire de la suppression des droits de douane, ce qui menace la production nationale. Uniterre rejette cet accord, comme tous les autres accords de libre-échange.

L'exemple du Brésil : La concentration des grands domaines est favorisée par l'expansion des monocultures, par exemple pour l'exportation du soja et l'élevage de masse. Déjà maintenant, 1 % de la population possède 46 % des terres agricoles, alors que 4 millions de petits exploitants ne possèdent pas de terres. Depuis l'arrivée au pouvoir du président populiste de droite Jair Bolsonaro, la déforestation s'est poursuivie massivement : + 88 % et + 278 % respectivement en juin et juillet 2019 (source : Institut de recherche spatiale INPE). De plus en plus de violations des droits de l'homme et d'attaques contre des mouvements sociaux tels que notre organisation sœur MST (Movimento dos Sem Terra), les peuples indigènes, les LGBTQ et d'autres communautés traditionnelles sont observées.

Aucune trace de durabilité : Depuis juin 2017, la Suisse négocie un accord de libre-échange avec les pays du Mercosur dans le cadre de l'AELE. Uniterre a critiqué l'accord dès le début et a appelé à une plus grande durabilité avec les organisations de développement et de consommateur.trice.s : la mise en œuvre de l'Agenda 2030 et des objectifs de l'ONU pour le développement durable (SDG), le respect de l'article constitutionnel suisse sur la sécurité alimentaire et le commerce durable (article 104a Const., lettre d), ainsi que la protection animale, l'application des accords sur les droits des paysan.ne.s et la Déclaration des Nations Unies sur le climat.

En signant cet accord avec le Mercosur, la Suisse torpille tous les accords susmentionnés. Les négociations à huis clos et le manque de transparence sur le contenu de l'accord sont indignes d'une démocratie.

Les quotas d'importation en franchise de droits pour le bœuf, le poulet bon marché, le blé, le soja, les fruits et le vin font baisser les prix à la production en Suisse, menacent les moyens de subsistance des agriculteur.trice.s et compromettent la sécurité alimentaire.

Uniterre continue de plaider en faveur d'une agriculture diversifiée et durable en Suisse et demande au Conseil fédéral de cesser de bafouer la Constitution en sacrifiant la production alimentaire indigène pour des intérêts commerciaux.

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La COORDINATION EUROPÉENNE VIA CAMPESINA (ECVC) appelle le Parlement européen et les États membres à rejeter l'accord


Vendredi dernier, la Commission européenne a signé l'accord dit de libre-échange avec les pays du Mercosur.
L'accord avec le Mercosur s'ajoute à d'autres accords de libre-échange tels que le CETA, qui détruisent le modèle d'agriculture durable des petit.e.s et moyen.ne.s agriculteur.rice.s, la souverainetéalimentaire et les modèles alimentaires sains et durables.
La signature de cet accord - selon Andoni García Arriola, membre du comité de coordinaton de l'ECVC) - montre clairement l'hypocrisie de la CE et des États-membres qui se cachent derrière elle :
Comment est-il possible, dans un contexte de crise climatique, de signer un accord qui promeut le modèle d'industrialisaton de l'agriculture plutôt que la localisation des systèmes agricoles, etce en totale contradiction avec les objectifs de l'accord de Paris sur le changement climatique?

Comment est-il possible de signer un accord qui aura un impact négatif évident sur les revenus des agriculteur.rice.s en Europe alors que les revenus des ces dernier.ère.s sont déjà très faiblespar rapport à ceux d'autres secteurs de la société européenne et qu'aucun mécanisme sérieux de réglementaion interne à l'UE n'est mis en place pour faire changer la situation? .....

Lire la suite : pdf


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La Confédération envisage d’abolir l'obligation de déclarer l’origine des bois.

Cela va à l'encontre des préoccupations des consommatrices et consommateurs ! Nous voulons pouvoir décider, lors de nos achats, en fonction de l’origine des bois.

Grâce à cette déclaration, la consommation en Suisse de bois tropicaux est passée de 12’000 t (2010) à 7’000t (2018) par an!

Préservons l’obligation de déclaration! Préservons les forêts! Préservons le climat!

Pour signer la pétition, voir ci-dessous :

https://www.bmf.ch/holzdeklaration/fr/home/

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>> écouter les émissions - RTS Couleur3

En Suisse, 2 à 3 exploitations agricoles ferment chaque jour. Une diminution qui frappe davantage les petits paysans, qui ont moins de 30 hectares de surface agricole, que les grandes exploitations, plus rentables. Ce métier, l’un des plus vieux au monde, devient de plus en plus désavantageux ( le revenu moyen d’un paysan a baissé de 30% depuis 1980 pour atteindre, en moyenne 44'000 francs par an) et rare: (le nombre de paysans a diminué de moitié en Suisse en l’espace de 30 ans).

Plus grave et inquiétant encore: un vague de suicides meurtrit la paysannerie dans notre pays. De 60 en 2009, elle est passé à 153 en 2015.

Ce jeudi, la 3 cherchera à comprendre pourquoi ce secteur, indispensable à notre alimentation, écologie et société est en difficulté. Et quelles sont les solutions pour lui venir en aide.

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Communiqué de presse de la coalition suisse sur l'huile de palme

Berne/Zurich, le 2 février 2018

L'huile de palme doit être exclue de l'accord de libre-échange entre la Suisse et l'Indonésie. C’est ce qu’exigent les organisations suisses de défense de l'environnement, des droits humains et des consommateurs, ainsi que plusieurs organisations paysannes, dans une lettre ouverte adressée au conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann.

L'huile de palme est au cœur de l'accord de libre-échange entre la Suisse et l'Indonésie qui est sur le point d'être conclu. La culture à grande échelle de cette denrée en Indonésie et le commerce de graisses végétales bon marché causent d'énormes dégâts environnementaux et conduisent à de graves conflits dans les domaines des droits humains, des terres et du travail. Une large coalition d'organisations a adressé une lettre ouverte au Ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann et au gouvernement indonésien. Ces ONG sans but lucratif et organisations paysannes, alliées à l’organisation non-gouvernementale indonésienne WALHI qui défend les droits humains et l'environnement, demandent donc que l'huile de palme soit exclue de l'accord de libre-échange.

Dans cette lettre, la coalition met en garde contre les conséquences de l’importation d’huile de palme à bas prix qui pourrait découler de cet accord : tout signal d’augmentation de la demande entraînerait en effet de nouvelles usurpations des terres, le déplacement de la population locale et de graves dommages environnementaux. Un accord commercial n’est pas une occasion appropriée de résoudre les problèmes liés à l'huile de palme. Les organisations concernées appellent donc à un dialogue ouvert afin d'aborder la question de manière démocratique, transparente et globale.

Dans leur lettre, les organisations signataires exposent clairement que les engagements volontaires dans le cadre de systèmes de certification tels que RSPO (Roundtable on Sustainable Palmoil) sont insuffisants et donc inacceptables pour justifier l’abandon des barrières douanières. Ils se réfèrent à la plainte contre la RSPO, rendue publique il y a quelques jours, que des villageois indonésiens ont déposée auprès du point de contact de l'OCDE en Suisse. Les organisations préviennent en outre du fait que l'augmentation des importations d'huile de palme entraînera une perte de revenus significative pour les petits exploitants agricoles suisses dépendant de la production de colza ou de tournesol.

Renseignements :

  • En Français : Fédération romande des consommateurs ; Laurianne Altwegg, responsable Environnement, Agriculture & Energie ; l.altwegg@frc.ch ; 078 878 73 81
  • En Allemand : Pain pour le prochain : Miges Baumann, responsable de la politique de développement ; baumann@bfa-ppp.ch ; tél. 079 489 38 24

Documentation :

Communiqué de presse (pdf)

Contenu de la lettre ouverte (anglais)

Plainte à l'OCDE contre RSPO (anglais)