Aux membres d'Uniterre
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Une initiative populaire autour de la souveraineté alimentaire? Pourquoi? Avec quel contenu? Est-ce une chance de lancer un débat citoyen de fond ou est-ce un projet trop ambitieux? Trouverons-nous des alliés? Y a-t-il des membres ou des sympathisants déjà prêts à faire signer et enchantés par un tel projet? Voilà des questions qui méritent d'être débattues avec vous.
Depuis le dépôt par Jean-René Germanier (conseiller national) d'une motion en été 2012 demandant un rapport approfondi du Conseil fédéral sur l'opportunité de libéraliser la ligne blanche, les débats vont bon train. Les études et contre-études se succèdent. Les commissions ad hoc du Parlement suivent le sujet. Les industries laitières comme les organisations de producteurs sont divisées. Certains observateurs disent ce risque de libéralisation déjà enterré, d'autres sont plus suspicieux.
Malgré un chiffre d'affaires en repli, le groupe alimentaire lucernois Hochdorf a vu sa rentabilité bondir au premier semestre 2013. Le groupe lucernois a vu son bénéfice net plus que doublé (+108,2%) à 1,8 million de francs au 1er semestre 2013. Au niveau opérationnel, le résultat avant intérêts et impôts s'est amélioré de 38,4% à 4,4 millions de francs.
Après la suppression d'une gestion des quantités publique (contingents laitiers) et quatre années de crises laitières aux conséquences désastreuses pour les familles paysannes, l'administration fédérale, par l'intermédiaire de l'OFAG, pousse à une nouvelle étape de libéralisation. Cette fois, il s'agit de d'ouvrir le marché suisse pour l'ensemble des produits laitiers (le secteur du fromage étant déjà libéralisé). En organisant une consultation écrite des acteurs industriels du marché laitier dans laquelle elle présente cette libéralisation comme un fait accompli (voir question 5), l'OFAG marque le rythme de cette dernière et veut porter un nouveau coup à la production laitière paysanne en Suisse. Elle ignore une fois de plus la réalité de 25'000 entreprises laitières paysannes de ce pays.
Selon une étude ISOpublic recente, faite sur l'ensemble du territoire et par téléphone, 80 % des producteurs de lait sont très insatisfait du prix de lait et 40 % veulent même arrêter la production laitière dans l'année si rien ne change rapidement. La situation est donc dramatique.
Cela montre que les producteurs de lait ont besoin et aussi vite que possible, d'une perspective fiable. Dorénavant, la politique n'a plus d'excuses pour se dérober. Elle doit reprendre pieds et mettre des garde-fous dans ce marché laitier unilatéral.
En Suisse comme à l'étranger, le lait est à nouveau très recherché. Le prix du lait en poudre a littéralement explosé. Toutefois, les familles paysannes ne le remarquent qu'à peine. En Suisse, le prix du lait devait augmenter très légèrement en juin au plus tôt. Ce qui est sûr, c'est que l'augmentation des prix est déjà en vigueur partout actuellement, même sur les fermes
Depuis de nombreuses années, Uniterre s'engage pour que les familles paysannes puissent obtenir des prix rémunérateurs pour leurs produits. Ces prix doivent obligatoirement au moins couvrir les coûts de production. Sans cela, le marché ne remplit pas son rôle. Si nous voulons maintenir une agriculture vivante, transmissible de génération en génération, à taille humaine, de proximité et écologique, il n'y a pas d'autres voies que la rémunération juste et équitable des personnes qui travaillent la terre. 
 
Du 15 au 17 avril 2013, l'Hôtel Beau Rivage Palace à Lausanne accueille la deuxième édition du « Sommet mondial des matières premières »  organisé par le « Financial Times » (FT- Global Commodities Summit 2013) qui réunit les plus grandes sociétés de trading, banques d'investissement et groupes spécialisés dans le secteur des matières premières à l'échelle mondiale.
Sur la RTS, GeoPolitis
Les sections d'Uniterre avec BIG-M organisent des tables rondes dans les régions afin de relancer le débat de la gestion de l'offre. Les divers problèmes liés à la segmentation des marchés et les discussions autour de la libéralisation de la « ligne blanche » font craindre une aggravation prochaine de la crise laitière déjà extrêmement violente aujourd'hui pour la très grande majorité des exploitations.
Peter Gfeller et Albert Roesti démissionnent de la Direction de la FPSL. Pour Uniterre, cette débâcle est directement liée au système de gestion en place depuis quelques années maintenant, à savoir la segmentation du volume de lait en trois prix différents.