lundi, 04 juin 2018
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Le Conseil des Etats débattera le mercredi 6 juin sur trois objets (initiatives cantonales FR, GE ainsi que la motion Nicolet) qui demandent essentiellement tous la même chose: La quantité de lait produit en Suisse doit être adapté à la demande.

Une production laitière excédentaire ne permet pas depuis longtemps de réaliser une valorisation raisonnable. Pour réguler les excédents du marché ces derniers sont exportés sous forme de dumping à l'étranger. Ceci en utilisant à la fois des cotisations obligatoires et des fonds publics. Cela doit cesser.

Ces exportations de dumping sont une honte pour la Suisse!
C'est pour cette raison que BIG-M et Uniterre organisent le lundi 4 juin
une action spectaculaire à Berne. Venez nombreuses et nombreux!


mardi, 29 mai 2018
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lundi 4 juin 2018 à 13h30
Waisenhausplatz, Berne

Le Conseil des Etats débattera le mercredi 6 juin sur trois objets (initiatives cantonales FR, GE ainsi que la motion Nicolet) qui demandent essentiellement tous la même chose: La quantité de lait produit en Suisse doit être adapté à la demande.

Une production laitière excédentaire ne permet pas depuis longtemps de réaliser une valorisation raisonnable. Pour réguler les excédents du marché ces derniers sont exportés sous forme de dumping à l'étranger. Ceci en utilisant à la fois des cotisations obligatoires et des fonds publics. Cela doit cesser.

Ces exportations de dumping sont une honte pour la Suisse!
C'est pour cette raison que BIG-M et Uniterre organisent le lundi 4 juin
une action spectaculaire à Berne. Venez nombreuses et nombreux!


mardi, 08 mai 2018



Les citoyens et citoyennes, paysans et consommateurs ont quelques raisons de s’inquiéter au sujet de l’insécurité alimentaire, des dégâts sociaux et environnementaux engendrés par l’industrialisation et l’agro-business planétaire. Une pseudo rationalité qui induit des pollutions de l’eau, de l’air, érosion des sols, surmortalité des abeilles et autre pollinisateurs, antibiotique dans la viande, résidus de pesticides mais aussi surproduction et déchets.

Santé publique, biodiversité, rapport ville-campagne sont à leur tour affectés. Quant à lui, le principe concurrentiel-débridé associé aux technos-sciences induit une productivité qui ronge les revenus des producteurs et les places de travail. Effectivement, ce modèle agricole nourrit assurément mieux le marchand-globalisé que les centaines de millions de ruraux qui prennent les chemins de l’exil. Ces dégâts collatéraux ont un coût toujours plus élevé pour la société alors que d’autre part ce modèle, dans les pays industrialisé, est largement subventionné par les caisses publiques.

Sommes-nous arrivez à l’apogée du modèle agro-industriel en cours alors que nous sommes à l’orée de 9 milliards d’humains à nourrir? L’agriculture et les sociétés peuvent-elle évoluer séparément sous l’injonction des lois de la concurrence débridée?

C’est sous l’angle de ce constat que Marc Dufumier nous conduit à amorcer une réflexion sur "des alternatives à ce modèle qui s’inspire de l’agro écologie qui nous permet d’éviter ces dommages. Ils reposent sur la gestion en circuit court des cycles du carbone, de l’azote et des éléments minéraux : couverture maximal des sols par la biomasse végétale pour les besoins de la photosynthèse, recours aux engrais de ferme …. Elles visent aussi à réguler les cycles de production d’insecte auxiliaires des cultures et maintenir une grande biodiversité domestique et spontanée…. Ces alternative ne doivent surtout pas être qualifiés d’extensives dans la mesure où elles font souvent un usage intensif des ressources naturelles renouvelable ; énergie lumineuse, carbone, …. n’excluent pas l’obtention de rendements élevé à l’hectare. Mais d’un usage très limité des ressources non renouvelables ; engrais de synthèse, pesticides, antibiotique, etc…"

Cette conférence se veut l’amorce d’une réflexion qui vas au-delà des idées instituées au donne à croire qu’il n’est pas à désespérer.

La conférence est ouverte à tout publique.

Organisé par Uniterre JU-JB.

mardi, 08 mai 2018
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Berne - manifestation devant l'OFAG

par Mathias Stalder, Secrétaire d’Uniterre
photo: Eric Roset

Rudi Berli, président de la section Genève, a vertement critiqué l’Office Fédéral de l’Agriculture (OFAG) lors de la manifestation du 17 avril devant ses bureaux à Berne-Liebefeld.

L’OFAG a bafoué la loi et la Constitution. Rudi Berli a appuyé ses critiques en énumérant divers points de la loi sur l’agriculture qui ne sont pas respectés, comme par exemple la durabilité et les mesures pour améliorer le revenu des agriculteurs.

L’initiative pour la souveraineté alimentaire apporte des solutions à ces points et vise le renforcement d’une agriculture paysanne diversifiée. Pierre-André Tombez, président de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire, a insisté sur le déséquilibre du marché : beaucoup de producteurs et peu d’acheteurs qui profitent de leur pouvoir. Il vaut la peine de renverser ce rapport de force en imposant des conditions-cadre, avec des prix équitables, des contrats-types à long terme et une gestion des quantités, pour réellement satisfaire les besoins de la population. Pour sa part, Ulrike Minkner, vice-présidente d’Uniterre, a souligné l’importance de produire des aliments plus sains et de construire des ponts entre les consommateur-trice-s et les producteur-trice-s. La manifestation s’est terminée autour d’un apéro et en musique avec le groupe "Los Hermanos Perdidos". •︎


Lausanne - table ronde "Souveraineté alimentaire : vers la concrétisation d’une société meilleure."

par Michelle Zufferey, Secrétaire d’Uniterre

Une table ronde organisée par Le Courrier et Uniterre à la Maison de Quartier Sous-Gare. Avec la participation d'Alice Glauser-Zufferey, parlementaire nationale ; Giulia Onori, semaine du goût ; Cyril de Vries, géographe et consommateur ; Michelle Zufferey, Uniterre. Modération : Philippe Bach, du journal Le Courrier.

Dans le public, des citoyennes et citoyens "consomm’Acteurs". Et c’est bien autour du fait que tout le monde est concerné par l’agriculture dont il a été question : le droit à des aliments sains, régionaux et de saison, non dénaturés par des processus industriels, le droit à la traçabilité et à la transparence.

Les questions ont également porté sur la mise en place concrète de la souveraineté alimentaire. Au final, tout le monde était d’accord avec le constat que le système alimentaire actuel n’est pas durable, que nous sommes soumis à un diktat de l’agro-industrie et de la grande distribution qui transforme la culture des goûts des consommateurs dès leur plus jeune âge et dépouille l’acte de se nourrir des savoir-faire traditionnels et de son importance sociale et culturelle. Les moyens de l’agro-industrie et de la grande distribution sont énormes, ainsi que leur influence sur le politique. Les paysannes et paysans ne peuvent pas à eux seuls changer le système. Il faut le soutien et le lobby des citoyen-ne-s et pour que cela puisse avoir lieu, il faut une information libre et indépendante et donc une presse indépendante !

voir le film de la soirée www.uniterre.ch/17avril-LS •︎


Genève - Cerro Libertad

par Romain Houlmann, coordinateur Alliance pour la Souveraineté Alimentaire

Le 17 avril, journée des luttes paysannes, Maria Montavez du syndicat andalou des journaliers agricoles (SOC/SAT) était à Genève pour échanger autour de l'accès à la terre des paysan-ne-s en Espagne et en Europe.

Maria a partagé son expérience dans la province de Jaen, qui témoigne de la vitalité des initiatives paysannes en Europe. Maria occupe depuis plus d'un an un terrain utilisé pour la spéculation par une grande banque espagnole où, avec 200 autres journaliers agricoles, elle a retravaillé la terre et cultive des oliviers et des cultures vivrières.Mais, alors que la banque empoche les subventions européennes, les paysan-ne-s sont criminalisé-e-s pour leur action.

La soirée s'est conclue par un appel à la résistance et à la solidarité des luttes pour la souveraineté alimentaire des peuples !

La tierra no se vende, el Cerro se defiende ! •︎



Bruggen (SG) - créer des petites cellules

par Alice Froidevaux, membre d'uniterre

Le comité régional St. Gall / Appenzell d’Uniterre a convié cette rencontre thématique et de mise en réseau à Bruggen. Après une introduction de Jörg Rechtsteiner du comité d’initiative pour la souveraineté alimentaire, la discussion s’est centrée sur le futur de notre politique agricole et alimentaire. Pour la bonne ambiance, le Trio Spindle a joué son métissage de musiques du monde et musique appenzelloise traditionnelle. Tout à fait dans le ton, puisque la souveraineté alimentaire concerne autant le local que le reste du monde ! "Penser global, agir local !" fut à nouveau la conclusion de la table ronde. "Il nous faut constituer beaucoup de petites cellules afin de devenir un grand mouvement", dixit Jörg Rechtsteiner. Et pour conclure cette soirée : un apéro concocté avec amour par Liliane Küenzle avec des produits de paysannes et paysans de la région, accompagnés d’une bière locale. •︎



Zürich - brunch

par Mathias Stalder, Secrétaire d’Uniterre

Le dimanche 15 avril, le groupe régional de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire a organisé un brunch à Zürich. Par un temps magnifique, environ 70 personnes ont pris le chemin du Wandellust.

Balthasar Glättli, Conseiller National des Verts, a abordé les thèmes de l’agriculture et des subventions à l’exportation. "L’industrialisation de l’agriculture a conduit les paysannes et paysans du Sud - qui auparavant produisaient pour eux-mêmes, pour leur village ou leur région (économie de subsistance) - à perdre leurs moyens de subsistance de base." Les subventions à l’exportation détruisent les marchés locaux. Peter Kunz, sélectionneur, a insisté sur l’importance de l’indépendance de la sélection des variétés et l’indépendance de la recherche. Et ce, également dans le domaine du Bio, car là aussi un petit nombre de multinationales des semences dominent et peu de consommateur-trice-s en ont conscience. Tina Siegenthaler a présenté son travail dans l’organe de coopération pour l’agricuture solidaire et a souligné que notre initiative améliore également les conditions-cadre pour l’agriculture contractuelle.

La chanteuse et compositrice Irene Mazza a accompagné de sa musique cette soirée très réussie.


Trogen : en Appenzell aussi un événement a eu lieu pour mieux faire connaître l’initiative. Une discussion engagée, de la nourriture locale délicieuse et de la musique de "Gad’ase" à l’auberge Schäfli de l’hôte Ueli Künzle.



Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui ont participé à l’organisation ou qui ont assisté à ces événements ! •︎


jeudi, 03 mai 2018
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Uniterre était présent aux différents défilés du 1er mai: Genève, Lausanne, Neuchâtel, Fribourg, etc.

Nous étions là, visibles et fiers, avec nos bannières "Souveraineté alimentaire-23 septembre". Et c'était émouvant d'être avec toutes ces associations d'horizons différents, qui défendent toutes le même combat: plus de justice sociale et de solidarité! Nous avons aussi eu l'occasion de prendre la parole à Genève, Lausanne et Neuchâtel!

Ci après, photos et discours!

Discours du 1er mai Michelle - Lausanne

Flyer distribué

mardi, 17 avril 2018

mardi, 17 avril 2018
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Une agriculture durable, la sécurité de l'approvisionnement, la conservation des ressources naturelles, l'occupation décentralisée et le bien-être des animaux. Des conditions cadres propices à la production et à l'écoulement. Une évolution acceptable sur le plan social. Soutien à la recherche agricole. Dans le respect des principes de la souveraineté alimentaire.Un revenu comparable. Des mesures pour améliorer les revenus. Conditions cadres pour tirer une recette aussi élevée que possible de la vente des produits. Des Organisations de producteurs qui adaptent la production et l'offre au marché par des contrats-types. Des mesures décidées à titre collectif par des organisations d'entraide représentatives. Le soutien à des mesures collectives pour favoriser la qualité et la durabilité. Le soutien à l'innovation et la coopération. Des droits de douane qui tiennent compte de l'approvisionnement et des débouchés des produits suisses. L'interdiction des importations ou le relèvement des droits de douanes en cas de modes de production interdits.

Ce n'est pas Uniterre qui a inventé cela, mais c'est le texte de la loi en vigueur! Uniterre exige que cette loi soit appliquée dans une société démocratique et appelle la population à en imposer le respect!

Car au lieu de favoriser et de soutenir une agriculture paysanne durable, l'Office fédéral de l'agriculture continue la destruction de cette agriculture paysanne diversifiée. Chaque jour, 3 fermes et 6 postes de travail disparaissent. Aucun des objectifs de durabilité n'est atteint ! Ni sur le niveau économique, ni social, ni écologique. Malgré un soutien du revenu paysan par des paiements directs qui représentent 25% du revenu des fermes, le revenu paysan est 35% en dessous du revenu moyen, alors que la charge de travail est de 25% supérieur. Sous cette pression la destruction est quotidienne et nous nous éloignons d'un système alimentaire durable. Combien de temps cela doit encore durer?

Que fait notre Office fédéral de l'agriculture?

L'Office fédéral de l'agriculture baisse continuellement les prix seuils pour les céréales fourragères ainsi que les tarifs douaniers pour le blé. Au niveau du sucre, le prix est lié à celui de l'UE et est en baisse constante. Au niveau du lait, l'OFAG a créé un prix politique avec la formule prix mondial, plus prime à la transformation fromagère, plus 10% de Swissness. Les prix du lait touchent le fond, en Suisse il y a du lait qui est payé 21 cts. Il y a dix ans, 80% des producteurs de lait se sont prononcés pour une organisation nationale de vente. Malgré cela, l'OFAG tolère une interprofession qui est dominé par le commerce et qui empêche par tous les moyens d'adopter des contrats clairs et une gestion des quantités. L'OFAG ferme les yeux alors que la loi n'est pas respectée.

De même on importe de plus en plus de viande et de céréales panifiables sous forme transformée en dehors des contingents douaniers. En 2017, il s'agissait de 140'000t de spécialités boulangères. Ainsi l'OFAG force les producteurs de céréales à déclasser près de 100'000t de blé panifiable et à le rendre impropre à la consommation humaine. De cette manière, on détruit la valorisation paysanne et une agriculture respectueuse des ressources en poussant les producteurs dans un spirale productiviste sans issue. Toujours plus grand, toujours plus spécialisé, toujours plus dépendant des acheteurs. Personne n'a envie d'une agriculture industrielle, bien que le commerce et la grande distribution s'en frottent les mains. Mais même ces secteurs ont besoin de perspectives à long terme que rend possible un système alimentaire véritablement durable et démocratique.

La communauté scientifique nous dit clairement que l'avenir appartient à une agriculture paysanne, diversifiée et que l'industrialisation des systèmes alimentaire nous mène dans le mur.

Il est temps pour la souveraineté alimentaire!

L'administration et le gouvernement doivent prendre leurs responsabilités pour un système alimentaire tourné vers l'avenir. Nous voulons un système alimentaire fondé sur une agriculture paysanne durable qui produit localement ce qui peut l'être!

Le système alimentaire appartient aux populations et ne peut être laissé dans les mains de requis de la finance, de l'industrie ou des grands distributeurs.


flyer de la manif du 17 avril 2018 devant l'OFAG


vendredi, 13 avril 2018
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Nous manifestons le 17 avril devant l'Office Fédéral de l'Agriculture (OFAG) pour dénoncer la politique agricole erronée de la Suisse et pour défendre un prix juste.

Mardi 17 avril 2018 pour la journée internationale des luttes paysannes, 11h devant l'OFAG, Schwarzenburgstrasse 165, Berne-Liebefeld

Dans le monde, la protection des frontières n'est pas une exception mais la règle. Les accords de libre-échange (pays du Mercosur, l'Indonésie, la Malaisie et l’UE) menacent l'agriculture locale. La démocratie et l'autonomie sont affaiblies par la libéralisation effrénée et impitoyable des échanges ! Les accords de libre-échange menacent l’approvisionnement du pays, car ils ne donnent pas de droits invocables, alors que la Suisse est déjà aujourd'hui le pays qui importe le plus d'aliments par habitant.

Le changement structurel et les prix à la production dépendent de la volonté politique (prix indicatifs, prix seuils). L’objectif est un accès sans entraves aux matières premières au prix le plus bas. La standardisation des normes et des régulations commerciales favorisent l’industrialisation du secteur alimentaire. Ainsi la baisse des prix et un secteur agricole sans cesse plus orienté vers le marché profite unilatéralement à l’agro-industrie. Au cours des 30 dernières années, le prix à la production a reculé de 30% alors que le prix à la consommation a augmenté de 15%. Pour chaque franc que vous dépensez au supermarché, environ 20 centimes vont aux paysannes et paysans tandis que 80 centimes finissent dans les poches de la grande distribution, du transports et de l’industrie de la transformation. Le revenu agricole se situe toujours 35% en-dessous de la moyenne nationale.

Aujourd’hui, le « marché », et l’évolution structurelle administrée détruisent trois fermes et six places de travail par jour en Suisse, et a entraîné la disparition de 150'000 places de travail et de 30'000 fermes au cours des 30 dernières années !

Avec notre initiative nous revendiquons un renforcement du pouvoir de négociation des paysan-ne-s et nous exigeons l'abandon du dogme de libre-échange pour favoriser une agriculture de proximité, régionale, équitable, transparente, diversifiée et durable !"


>> Communiqué de presse (pdf)


jeudi, 12 avril 2018
jeudi, 05 avril 2018
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Entre lait cru ou lait pasteurisé, que choisir ? Peut-on encore boire du lait à l’âge adulte ?

Intervenants :

- Sally Fallon Morell, présidente de la fondation The Weston A. Price*, Etats-Unis, initiatrice de la campagne « Le vrai lait »

- André Muller, producteur de lait, au Mont sur Lausanne


Une dégustation de lait cru vous sera proposée à la suite de la conférence.

Entrée libre – chapeau.

Pour plus d’information, b.darras@uniterre.ch ou 079 904 63 74

* Association à but non lucratif américaine qui se consacre à la "ré-introduction d'une alimentation riche en nutriments dans le régime alimentaire américain, par l'éducation, la recherche et toutes activités militantes."

Organisé par la section Uniterre Vaud


> flyer